L. Derôhe
Qu'on peut rôfuicr par des railleries les erreurs ridicules. Précautions avec lesquelles on le doit faire; qu^elles ont été observées par Montalte, et qu'elles ne Tout point été par les Jésuites. Bouffonneries impies du père Le Moine et du père Garasse*.
Du 18 août lt556.
Mes révérends pères, J'ai vu les Lettres que vous débitez contre celles que
1. «Écrite par TAuteur des Lettres au Provincial aux Révérends Pères Jésuites », lit-on dans le texte in-4*. Ainsi, dans Tintention primitive de Pascal, une série finissait là ; il en commençait une autre. « La Onzième, dit Sainte-Beuve {Pori-Royal, t. IH, p. 146 de la 4« édition) des Provinciales a pour objet de justifier la raillerie en matière sérieuse. C'est le mémo sujet qu*Arnauld a traité dans sa Réponse à la Lettre d'une Personne de Condiliony dans laquelle il défendait les Enluminures; c'est le môme mot de TertuUien commenté : Bien n*est plus dû à la vanité que la risée; ce sont les mêmes matériaux qu'Arnauld aura fournis à Pascal. Mais quelle mise en œuvre incomparable! quelle raison supérieure que celio qui maintient et démontre les droits de Tenjouemont sans l'écraser, et le pousse encore au même moment et le fait jouer devant elle! On peut mesurer an just»), en lisant la Lettre d'Arnauld et celle de Pascal, en quel sens il est Trai que le grand docteur a contribué et aidé aux Proinncm^e^. Cette Onzième Lettre pourrait servir de préface justificative au Tartufe» Pascal y dit d'après TertuUien : « CiO que j*ai fait n'est qu'un jeu avant un véritable combat. J'ai montré les blessures qu'on vous peut faire, plutôt que je ne vous en ai fait. » Et vraiment il semble, à la nouveauté et à la fraîcheur des coups, que le combat seulement commence.»