‹ Lettres écrites a un provincial (volume 3)Chapitre 10 sur 89 · PAR F. DE NEUFCHATEAU · texte numérisé non relu

PAR F. DE NEUFCHATEAU

Le titre de Lettres Provinciales est consacré par le temps ; mais il ne signifie rien, et n'a 'aucun rapport avec l'objet de l'ouvrage. Nicole^ qui a traduit ces lettres en latin^ les a mieux caractérisées en les intitulant Litterœ de morali et poHtica ksuitarum disciplina. Les jésuisles vouloient arriver à une sorte de domination universelle. Leurs constitutions les y portoient ; mais c'étoit encore un secret : ces constitutions n'étoient pas connues alors, et ne l'ont été que beaucoup plus tard. Leur conduite et leurs écrits révéloient seuls le mystère de leur ambition : et ce mystère a été dévoilé d'une manière éclatante dans les Lettres Fravinciales.

Ainsi la morale et la politique des jésuites sont le vrai sujet de ees Lettres. La censure prononcée par une partie de la Sorbonne contre le docteur Arnauld n'en a été que le prétexte. Le père Gabriel Daniel, jésuite, qui a voulu réfuter les Provinciales quarante ans après leur publication, convient que « ce livre « seul a fait plus de jansénistes que l'Augustin de Jansénius, et « que tous les ouvrages de M. Arnauld ensembW*, y> *\\ ^\^n«v\.^w oaire que aies jésuites se sentiront longtemps Ae c^ cwv^ ^^

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