UE L’AMOUR UE DIEU
«le J«îSUs-Clii-i.st. C’est le couroniicnient «le cette «loctrine. Vous y verrez «loue que cette dispense de l’oblifjution fâcheuse d'aimer Dieu est le privilège de la loi évangélique par-dessus la judaïque. « Il a été « raisonnable , dit-il , que dans la loi de grâce du « nouveau Testximent , Dieu levât l’obligation l'à- « cbeiise et difficile , qui étoit en la loi de rigueur, 0 d’exercer un act«! de parfiiite conti'ition pour être O justifié , et qu’il instituât des sacrements pour supo pléer à son défaut, à l’aide d’une disposition plus «Facile. Autrement, certes, les chrétiens, qui sont « les enfants, n’auroient pas maintenant plus de (â- « cilité à ,se remettre aux bonnes gr;«ccs de leur père « que les JuiFs, qui étoient les esclaves, pour obtenir « miséricorde de leur Seigneur. »
O mon père ! lui dis-je , il n’y a point de patience «jue vous ne mettiez à bout, et on ne peut ouïr sans horreur les choses que je viens d’entendre. Ce n’est pas de moi-même, dit-il. Je lésais bien, mon père, mais vous n’en avez point d’aversion ; et bien loin de dét«:ster les auteurs de ces maximes, vous avez de l’estime pour eux. Ne craignez-vous pas que votre consentement ne vous rende participant de leur crime? Et pouvez-vous ignorer que .saint l’aul juge « dignes de mort , non seulement les auteurs des « maux, mais aussi ceux qui y consentent? • Ne suFfisoit-il pas d’avoir permis aux hommes tant de chos«îs déFeiidiics, jiar les palliations que vous y avez apportées? Falloit-il encore leur donner l’occasion de commettre U;s crimes mêmes «pie vous n’avez pu excu.ser
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pr la facilité et l’assurance de l’absolution que vous leur en offrez , en détruisant à ce dessein la puissance des prêtres, et les obligeant d’absoudre, plutôt en esclaves qu’en juges, les pécheurs les plus envieillis , sans cbangeiuent de vie , sans aucun signe de regret, que des promesses cent fois violées; sans pénitence, s'ils n’en veulent point accepter; et sans quitter les occasions des vices , s'ils en reçoivent de f incommodité ?
Mais on passe encore au-delà, et la licence qu on a prise d’ébranler les i-égles les plus saintes de la conduite chrétienne se porte jusqu au renversement entier de la loi de Dieu. On viole le grand commandement , gui comprend la loi et les prophètes ; on attaque la piété dans le cœur; on en ôte l’esprit qui donne la vie ; on dit (jue l’amour de Dieu n’est pas nécessaire au salut; et on va même jusqu’à prétendre que cette dispense cf aimer Dieu est f avantage que Jésus-Christ a apporté au monde. C’est le comble de l’impiété. Le prix du sang de Jésus-Christ sera de nous obtenir la disj)ense de l’aimer 1 Avant l’incarnation , on étoit obligé d’aimer Dieu ; mais depuis que Dieu a tant aimé le monde, gu il lui a donné son jils unique , le monde, racheté par lui, sera déchargé de 1 aimer! Étrange théologie de nos jours ! On ose lever f anathème que saint Paul prononce contre ceu.t gui n aiment pas le Seigneur Jésus! On ruine ce que dit saint Jean, que gui n'aime jioint , demeure en la mort; et ce que dit Jésus-Christ même, que gui ne l’aime point , ne garde point ses préceptes! Ainsi on rend dignes de jouir de