DES
On sait que la censure prononcée contre le docteur ArnauUl, par une partie de la Sorbonne, fut ce qui donna lieu auxLettres Provinciales. On a vu que Pascal, en prenant la défense de son ami, n’épargna pas les jésuites, qui, quoique secrètement, avaient eu upe patt fort active à cette condamnation; et il sut leur faire expier chèrement la joie que ce succès leur avait causée.
I.es jésuites abandonnèrent bientôt unelutte qui deve- Doit pour eux une source de mortifications ; et pour se venger d’un adversaire qui leur avoit porté de si furieux coups, ils commencèrent par obtenir, en ifiS^, de la cour de Home la condamnation des Lettres Provinciales.
Il ne sera pas inutile de faire ici une remarque qui doit fournir à l’observateur un exemple de plus des bizarreries de l’esprit humain : c’est que cette même cour de Home, par une inconséquence trop fréquente dans les jugements des hommes, condamna, en septenAre i665 et mars |66C, les memes maximes que l’illustre auteur des Provinciales avoit si éloquemment combattues.
Ce premier acte de vengeance, loin de profiter aux jésuites, ne fut considéré, par la saine |>artiedu public, que comme un nouveau triomphe pour leurs ennemis; et V Apologie de leurs casuistes, que ces religieux avoient pu-