LU INTRODUCTION
tion^ », s'exercer aux passions dont il sentait dans son cœur « des sources si vives et si profondes ». C'est à cette heurelà qu'il écrit : a La vie tumultueuse est agréable aux grands esprits, mais ceux qui sont médiocres n'y ont aucun plaisir^. » Eh bien, oui! La carrière de Retz le tente. Il en a bientôt assez. C'est une révolte du moi. Le moi, c'est la vie agitée et tumultueuse qui est agréable aux grands esprits. C'est le jeu, c'est l'amour, c'est l'ambition. Après qu'il en est revenu, il proclame ce moi haïssable. «Vous, Miton, dit-iP, le couvrez; vous ne l'ôtezpas: vous êtes donc toujours haïssable. » Il est légitime de lui faire la guerre au nom de la raison : « Cette guerre intérieure de la raison contre les passions^ a fait que ceux qui ont voulu avoir la paix se sont partagés en deux sectes. Les uns ont voulu renoncer aux passions et devenir dieux, les autres ont voulu renoncer aux passions et devenir bêtes brutes (Débarreaux). » Méré, Miton et Desbarreaux ne lui sortent pas de la mémoire.
Dans ce pèlerinage à travers la vie d'action, il a fréquenté d'autres milieux que celui de Miton. Quels étaientils? Il serait difficile de les indiquer. 11 n'a pas vu Christine à laquelle il écrit en 1650, et qui faisait du bruit parmi les gens de lettres; l'hôtel de Rambouillet était fermé; on a un billet de lui à M™« de Sablé, a En 1652, dit Victor Cousin", M"» de Sablé, M"" de la Suze, M»® de La Fayette, M"' Scarron, M"» Cornuel, M"»» de Coulanges, M"* de Sévigné, et dans les régions plus élevées, mais voisines, M*°* de Longueville, M™« de Guéméné, la Palatine, M"'® de Lesdiguières, étaient ou dans l'éclat de la jeunesse, ou très belles encore et passionnées pour la gloire en tout genre. » 11 y avait aussi Retz et Mazarin dont le duel politique était le