SUR LES LIITTRËS ECRITES A
Les dix-huit lettres provinciales parurent dans le délai de quatorze mois. La première est du 23 janvier 1656, la dernière du 2li mars 1657. C'étaient des feuilles volantes imprimées par cahiers de huit pages. Les quinze premières lettres ont huit pages in-/i»; la seizième en a douze. L'auteur avertit qu'il «n'a pas eu le loisir de la faire plus courte». La dix-septième retombe à la dimension de huit pages ; mais la dix-huitième remonte à douze. Bien qu'elles aient toutes huit pages, à l'exception de deux, elles ne sont pas toutes d'égale étendue. On serre le texte selon le plus ou moins d'abondance des matières.
Les trois premières sont en assez gros caractères, avec des lignes espacées; les caractères deviennent plus serrés et plus fins à partir de la quatrième. A mesure qu'il avance, l'auteur, • de plus en plus écrivain et maître de sa plume, dit Sainte-Beuve, s'était fait une loi de réduire et de faire tomber juste, à une certaine mesure, chaque petit acte, observant en cela une idée de proportion et de nombre. »
Les Contemporains ont fait de ces petits cahiers, ayant chacun une pagination séparée, un recueil factice dont on connaît un assez grand nombre d'exemplaires dans plusieurs desquels des pièces, qui ne sont pas de Pascal, mais qui ont trait à la polémique engagée par lui avec les Jésuites, sont intercalées. Pendant la publication, ou immédiatement après qu'elle fut ter-