‹ Lettres écrites a un provincialChapitre 67 sur 97 · U NOTICE SUR LES LETTRES · texte numérisé non relu

U NOTICE SUR LES LETTRES

minée, les Jansénistes, de leur côté, ont réuni les dix-huit lettres en un recueil factice pourvu d'un titre à part, d'un Avertissement anonyme, mais qu'on sait être de Nicole, d'un Rondeau mu Rfl. PP. Jésuites sur leur morale accommodante^, et la plupart des exemplaires de cette dernière catégorie portent la rubrique de Cologne, chez Pierre de la Vallée.

Ces premières impressions sont îrôs diverses. On les a réunies à l'aventure; il y a souvent des cahiers de trois ou quatre impressions diflFércntcs dans le même exemplaire. Il est rare de trouver deux exemplaires identiques, il en existe des impressions simultanées, des réimpressions textuelles et non textuelles. Il est avéré maintenant que les deux premières provinciales ont été imprimées par Petit, un des libraires de Port-Royal. Savreux, qu'on avait arrêté comme le vrai coupable, n'eut pas de peine à démontrer que ce n'était pas lui qui «avait fait le coup ». On lit dans les mémoires manuscrits de Beaubrun : « Comme les deux premières lettres provinciales rendoient la censure ridicule — la censure d'Arnauld par la Sorbonne — et ruinoient tout le fruit que la Cour et les ennemis de M. Arnauld s'étoient proposés d'en retirer, on fit une recherche exacte pour découvrir qui en étoit l'auteur. On courut partout chez les imprimeurs, et comme M. Charles Savreux étoit connu pour très lié à Messieurs de Port- Royal, on ne manqua pas de jeter les yeux sur lui, et sur quelques soupçons on l'arrêta (2 février 1656). On saisit tout ce

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