Voici ce rondeau
Retirez-vous, péchés; l'adresse sans seconde De la troupe fameuse eu Bscobars féconde Mous laisse vos douceurs sans leur mortel Teoio. On les goûte sans crime; et ce nouveau chemin Mène sans peine au ciel dans une paix profonde.
L'enfer y perd ses droits; et si le diable en gronde. On n'aura qu'à lui dire : Allez, esprit immonde; Do par Bauny, Sanchoz, Castro, Oans, Tambourin,
Retirez-vous.
Mais, d pères flatteurs, sot qui sur vous se fonde, Car l'auteur inconnu qui par lettres vous frouJc, De votre politique a découvert le fin ; Vos probabilités sont proches de leur Un; On en est revenu : cherchez un nouveau monde. Retirez-vous.
Cette pièce, assez plate, est le fond sur lequel La Fontaine a brode sa Dalla de d'Escobar.
qu'on trouva chez lui; on lui prit bien des choses et entre autres un paquet sur lequel étoit écrit le nom de M. l'abbé de Pontchûteau, qui, effectivement, lui appartenoit, dans lequel il se trouva une lettre de M. le cardinal de Richelieu, son oncle*. » Savreux fut arrêté trois fois.
M. de Saint-Gilles* écrit à la date du 18 août 1656 : <t Depuis environ trois mois en ça, c'est moi qui, immédiatement, ai fait imprimer par moi-même les quatre dernières Lettres au Provincial, sçavoir : la ?•», 8% 9® et iO^ D'abord il falloit fort se cacher et il y avoit du péril; mais depuis deux mois, tout le monde et les magistrats eux-mêmes prenant grand plaisir à voir dans ces pièces d'esprit la Morale des Jésuites naïvement traictée, il y a plus de liberté et moins de péril; ce qui n'a pourtant pas empêché que la dépense n'en ait été et n'en soit encore extraordinaire ^ »
On colportait aussi les Provinciales manuscrites, comme beaucoup de pamphlets et de chansons qu'il ertt été dangereux de livrer à l'impression. Messieurs de Port-Royal faisaient exécuter ces copies et les envoyaient eux-mêmes, ce qui arriva pour M. d'Andiily à Fabert alors en garnison à Sedan. Fabert écrit à M. d'Andiily (9 avril 1656) : « Je vous renvoie la copie des lettres jointes à la vôtre du trois de ce mois, que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire avec tant de bonté que je ne puis assez vous en remercier; je puis vous assurer qu'elles n'ont été vues de personne parce que vous me l'avez défendu; car autrement, j'ai des amis ici auxquels je les aurois fait voir, les empêchant d'en prendre des copies; mais c'est assez, monsieur, que vousm'ayiez ordonné d'en user autrement. » Le 8 mal suivant, Fabert écrit de nouveau à M. d'Andiily, de sa maison de campagne de Nanteuil, près Paris: «Je vous rends, monsieur, très humbles grâces des copies des lettres que vous m'avez envoyées; j'userai des unes discrètement, et des autres selon Tintention avec laquelle