‹ Lettres écrites a un provincialChapitre 93 sur 97 · Cette dernière phrase et ajoutée dans le texte in-S · texte numérisé non relu

Cette dernière phrase et ajoutée dans le texte in-S

achetez, prenez de ceux de Lyon, où il y a à l'entrée • une image d'un agneau qui est sur un livre scellé de sept sceaux, ou de ceux de Bruxelles de 1651. Comme ceux'-là sont les derniers, ils sont meilleurs et plus amples que ceux des éditions précédentes de Lyon, des années 1644 et 1646*.

■ Textes in-P et iD-12 : a où à rentrée, il y a a, an lien de : « où il y a i Tentréo •.

1. « Depuis tout ceci, oa en a imprimé une nouyelle édition à Paris, « chez Piget, plus exacte que tontes les autres. Mais on peat encore bieo « mieux apprendre les sentiments d*Escobar dans la Grande Théologie « morale, imprimée à Lyon*. »

■ Les textes in-4* et io-lS n'ont pas ce g, qui paraît 6tre de la rédaction de Nicole, qui a sans doute jugé à propos de modifier le texte in-8* qui n'était pins exact et qu'il n'est pourtant pas inutile de reproduire : « Mais on pent encore bien mieux apprendre les sentiments d'Escobar dans la grande Théologie morale, dont il y a drjd deux volumes in-folio impriméi à Lyon. Ils font très dignes d'être via, poiwr connoilrt Vlujrrihle renversement que les Jésuites font de la MorcUe de l'Église. ■

De la fausse Dérotion à la sainte Vierge que les Jéeuites ont introduite. Diverses facilités qu'ils ont inventées pour se sauver sans peine, et parmi les douceurs et les commodités de la vie. Leurs maximes sur l'Ambition, TEnvie, la Gourmandise, les Équivoques, les Restrictions mentales, les Libertés qui sont permises aux filles, les Habits des femmes,, le Jeu, le Précepte d'entendre la messe.

De Paris, co 3 juillet 1056.

Monsieur,

Je ne vous ferai pas plus de compliment que le bon père m'en fit la dernière fois que je le vis. Aussitôt qu'il m'aperçut, il vint à moi et me dit, en regardant dans un livre qu'il tenoit à la main : « Qui vous ouvriroit le Paradis, ne vous obligeroit-il pas parfaitement? Ne donneriezvous pas des millions d'or pour en avoir une clef, et entrer dedans quand bon vous sembleroit? Il ne faut point entrer en de si grands frais ; en voici une, voire cent à meilleur compte '. » Je ne savois si le bon père lisoit, ou s'il par-

1. Neuvième Lettre écrite à un Provincial par un de ses amis. — « Le plan de cette Lettre fut fourni à M. Pascal par M. Nicole. » Note de Tabbé Goujet.

2. Ces paroles sont extraites du livre du père Barry, intitulé : le Paradis ouvert à Philagie par cent dévotions à la mère de Dieu, Le père Barry (Paul de), jésuite et écrivain ascétique, né à Leucate en 1587, est mort en 1661 à Avignon. 1\ fut Provincial des Jésuites de la Province de Lyon. Il est l'auteur de quelques ouvrages mystiques, écrits sans talent, mais dont quelques-uns se distinguent par la bizarrerie de leur titre. Il y en a un, le Pensez-y bien, qui n*est pas encore sorti de la circulation. La citation de Pascal n'est pas tout à fait textuelle. Le père Barry écrit : « Qui vous ou-

loit de lui-même. Mais il m'ôta de peine en disant : Ce sont les premières paroles d'un beau livre du père Barrj' de notre Société, car je ne dis jamais rien de moi-même. Quel livre, lui dis-je, mon père? En voici le titre, dit-il : « Le Paradis ouvert à Philagie, par cent dévotions à la mère de Dieu, aisées à pratiquer. » Eh quoi I mon père, chacune de ces Dévotions aisées suffit pour ouvrir le ciel? Oui, ditil; voyez-le encore dans la suite des paroles que vous avez ouïes : « Tout autant de Dévotions à la mère de Dieu que vous trouverez en ce livre sont » autant de clefs du ciel qui vous ouvriront le Paradis tout entier, pourvu que vous les pratiquiez » : et c'est pourquoi il dit dans la conclusion, « qu'il est content si on en pratique une seule ».

Apprenez-m'en donc quelqu'une des plus faciles, mon père. Elles le sont toutes, répondit-il : par exemple, ce saluer la sainte Vierge au rencontre de ses images ; dire le petit chapelet des dix plaisirs de la Vierge; prononcer souvent le nom de Marie ; donner commission aux Anges de lui faire la révérence de notre part ; souhaiter de lui bâtir plus d'églises que n'ont fait tous les monarques ensemble ; lui donner tous les matins le bonjour, et sur le tard le bonsoir; dire tous les jours Y Ave Maria^ en l'honneur du cœur de Marie ». Et il dit que cette Dévotion-là assure, de plus, d'obtenir le cœur de la Vierge. Mais, mon père, lui dis-je, c'est pourvu qu'on lui donne aussi le sien? Gela n'est point

o II y a dans Barry : c en ce livret, ce sont v, an lieu de : < en ce livre sont *.

vriroit le Paradis, ne vous obligeroit-il pas parfaitement? Que ne donnericzvous pas pour en avoir une clef et pour entrer dedans quand bon tous Hcmbleroit? Si vous êtes amoureux du ciel, je tiens pour assuré que vous donneriez des millions d*or s*ils étoient en votre possession, pour avoir cotte précieuse clef. Il ne faut point entrer en de si grands frais ; en toicî une et même cent, à meilleur compte. »

nécessaire, dit-il, quand on est trop attaché au monde. Écoutez-le : « Cœur pour cœur, ce seroit bien ce qu'il faut; mais le vôtre est un peu trop attaché et tient un peu trop aux créatures : ce qui fait que je n'ose vous inviter à offrir aujourd'hui* ce petit esclave que vous appelez** votre cœur. )) Et ainsi il se contente de VAve Maria^ qu'il avoit demandé. Ce sont les Dévotions des pages 33, 59, 145, 156, 172, 258 et 420 de la première édition. Cela est tout à fait commode, lui dis-je, et je crois qu'il n'y aura personne de damné après cela. Hélas I dit le père, je vois bien que vous ne savez pas jusqu'où va la dureté du cœur de certaines gens ! Il y en a qui ne s'attacheroient jamais à dire tous les jours ces deux paroles, bonjour ^ bonsoir^ parce que cela ne se peut faire sans quelque application de mémoire. Et ainsi il a fallu que le père Barry leur ait fourni des Pratiques encore plus faciles, « comme d'avoir jour et nuit un chapelet au bras en forme de bracelet, ou de porter sur soi un rosaire, ou bien une image de la Vierge ». Ce sont là les Dévotions des pages 14, 326 et 447. «Et puis dites que je ne vous fournis pas des Dévotions faciles pour acquérir les bonnes grâces de Marie » , comme dit le père Barry, page 106. Voilà, mon père, lui dis-je, l'extrême facilité ^ Aussi, dit-il, c'est tout ce qu'on a pu faire,

" « Ce jourd'hui », dit Barrjr.

*> « Nommez », daos Barry.

1. Cette critique, innocente autant que légère et spirituelle, de la Dévotion féminine fait bondir de colère l'auteur de V Apologie vour Us Casuistes, qui écrit, p. 132 : « Quel châtiment ne méritent point les Jansénistes et leurs secrétaires, qui, dans leur Neuvième Lettre, ont composé un libelle diffamatoire contre la mère de Dieu? Quelle peine peut expier le crime des libraires qui impriment des blasphèmes contre la Reine du ciel, et quelle excuse peuvent avoir ceux des habitants de Paris qui ont entendu publier par les mes ces impiétés, qui les ont lues dans leurs maisons et qui ont pris plaisir à ces bouffonneries ? Les historiens nous apprennent

et je crois que cela suffira ; car il faudroit être bien misérable pour ne vouloir pas prendre un moment en toute sa vie pour mettre un chapelet à son bras, ou un rosaire dans sa poche, et assurer par là son salut avec tant de certitude, que ceux qui en font l'épreuve n'y ont jamais été trompés, de quelque manière qu'ils aient vécu, quoique nous conseillons de ne laisser pas de bien vivre. Je ne vous en rapporterai que l'exemple de la page 3i, d'une femme qui, pratiquant tous les jours la Dévotion de saluer les images de la Vierge, vécut toute sa vie en péché mortel, et mourut enfin dans cet état, et qui ne laissa pas d*être sauvée par le mérite de cette Dévotion. Et comment cela? m'é— criai-je. C'est, dit-il, que notre Seigneur la fit ressusciter exprès. Tant il est sûr qu'on ne peut périr quand on pratique quelqu'une de ces Dévotions.

En vérité , mon père, je sais que les Dévotions à la Vierge sont un puissant moyen pour le salut, et que les moindres sont d'un grand mérite, quand elles partent d'ua mouvement de foi et de charité, comme dans les Saints qui les ont pratiquées. Mais de faire croire à ceux qui en usent sans changer leur mauvaise vie, qu'ils se convertiront à la

que Dieu a souvent vengé le déshonneur qu*on faisoit à sa mère, par des châtiments extraordinaires : les Lettres nous donnent sujet d'en appréhender de pareils... Paris ressent déjà de grandes maladies^qui peut-être ne sont que des dispositions à de plus dangereuses. Le vrai moyen de les prévenir, c'est de demander pardon à la Vierge du déshonneur qu'elle a reçu de ces Lettres, lui promettant de dissiper Port-Royal et d'exterminer le Jansénisme; et pour cet impie secrétaire, il devroit craindre ce qu'autrefois on pratiquoit à Lyon envers ceux qui avoient composé de méchantes pièces. On les condutsoit sur le pont et on les précipitoit dans le Rhône : Vae mundo a scandalis; melius est ut suspendatur mola asinaria collo ejus et demergatur in profundum maris, » Pascal n'entendait offenstir la piété de personne; mais il en avait une idée un peu sévère. « La piété, écrit-fl dans les Pensées (art. xxiv, éd. Havet), est différente de la superstition; soutenir la piété jusqu'à la superstition, c'est la détruire.» Celle de l'Apologiste des Casuistes ressemble d'ailleurs fort à celle de Tartufe.

LETTRE IX. îîl

mort, ou que Dieu les ressuscitera, c'est ce que je trouve bien plus propre à entretenir les pécheurs dans leurs désordres, par la fausse paix que cette confiance téméraire apporte, qu'à les en retirer par une véritable conversion que la Grâce seule peut produire. « Qu'importe, dit le père, par où nous entrions dans le Paradis, moyennant que nous y entrions " ? » comme dit sur un semblable sujet notre célèbre père Binet S qui a été notre Provincial, en son.excellent livre De la marque de Prédestination, n. 31, page 130 de la quinzième édition. « Soit de bond ou de volée, que nous en chaut-il, pourvu que nous prenions la ville de gloire? » comme dit encore ce père au même lieu. J'avoue, lui dis-je, que cela n'importe; mais la question est de savoir si on y entrera. La Vierge, dit-il , en répond : voyez-le dans les dernières lignes du livre du père Barry : « S'il arrivoit qu'à la mort l'ennemi eût quelque prétention sur vous, et qu'il y eût du trouble dans la petite république de vos pensées, vous n'avez qu'à dire que Marie répond pour vous, et que c'est à elle qu'il faut s'adresser. »

Mais, mon père, qui voudroit pousser cela vous embarrasseroit ; car enfin qui nous a assuré que la Vierge en répond? Le père Barry, dit-il, en répond pour elle,

* Dans le texte de Binet : « Que nous importe par où, moyennant que nous entrions en Paradis > ?

1. Binet (René-François), Jésuite français, né à Dijon en 1569, mort à Paris en 1639. C'était un homme remarquable dont le livre le plus connu : Essai sur les merveilles de la nature y 1 vol. in-4*, Rome 1621. eut une vingtaine d'éditions. Il est l'auteur d'autres écrits, un entre autres — Traité sur la question de savoir si chacun peut se sauver dans sa Religion — qui fut vivement discuté. Pascal cite de lui la Marque de Prédestination et la Consolation des malades. Dans ses œuvres latines, Binet signait Bis NatuSy ce qui était un jeu de mots sur son nom.

page Aô5 : <( Quant au profit et bonheur qui vous en reviendra, je vous en réponds, et me rends pleige * pour la bonne mère. » Mais, mon père, qui répondra pour le père Barry? Gomment ! dit le père, il est de notre Compagnie. Et ne savez-vous pas encore que notre Société répond de tous les livres de nos Pères ? Il faut vous apprendre cela ; il est bon que vous le sachiez. 11 y a un ordre dans notre Société, par lequel il est défendu à toutes sortes de libraires d'imprimer aucun ouvrage de nos Pères sans l'approbation des Théologiens de notre Compagnie, et sans la permission de nos Supérieurs. C'est un règlement fait par Henri III, le 10 mai 1583, etconfirmé par Henri IV, le 20 décembre 1603, et par Louis XIII, le 14 février 1612 : de sorte que tout notre corps est responsable des livres de chacun de nos Pères. Cela est particulier à notre Compagnie; et de là vient qu'il ne sort aucun ouvrage de chez nous qui n'ait l'esprit de la Société. Voilà ce qu'il étoit à propos de vous apprendre*. Mon père, lui dis-je, vous m'avez fait plaisir,

1. Pleige, caution, du bas latin plegium. C'est un vieux terme de Jurisprudence encore très employé au xvii« siècle :

Ma tôte sur co point vous sarvira de pleige.

P. Co&N., Mel, II, 5,

et même au xYin*^ : « Ils — les Pythagoriciens — poussoient si loin la charité que Tun d'eux, condamné au supplice par Denys le Tyran, trouva un pleige qui prit sa place dans la prison. »

Diderot. Op. des anc. phil.

2. « Il ne sort aucun ouvrage de chez nous qui n'ait Tesprit de la Société. Voilà ce qu'il étoit à propos de vous apprendre. » C'est pourquoi la Compagnie est responsable des doctrines émises par chacun de ses membres. On répond à cela que l'autorisation d'imprimer un livre, nécessaire sous l'Ancien Régime, ne rendait pas l'autorité responsable du contenu de ce livre. Elle tolérait ce contenu sans rappi*ouver. L'autorisation n'était qu*un passeport. Un Institut comme celui des Jésuites n^était pas dans le cas

et je suis fâché seulement de ne l'avoir pas su plus tôt, car cette connoissance engage à avoir bien plus d'attention pour vos Auteurs. Je l'eusse fait, dit-il, si Toccasion s'en fût offerte ; mais profitez-en à Tavenir, et continuons notre sujet.

Je crois vous avoir ouvert des moyens d'assurer son salut assez faciles, assez sûrs et en assez grand nombre ; mais nos Pères souhaiteroient bien qu'on n'en demeurât pas à ce premier degré, où Ton ne fait que ce qui est exactement nécessaire pour le salut. Comme ils aspirent sans cesse à la plus grande gloire de Dieu*, ils voudroient élever les hommes à une vie plus pieuse. Et parce que les gens du monde sont d'ordinaire détournés de la Dévotion par l'étrange idée qu'on leur en a donnée, nous avons cru ■ qu'il étoit d'une extrême importance de détruire ce premier obstacle ; et c'est en quoi le père Le Moine * a acquis beau-

• Textes iQ-i» et io-12 : « Nos Pères ont cru m ; f nous avons cru » est la leçon in-S".

d*un gouvernement qui a toutes sortes dMntérêts contradictoires à ménager. De fait, la Compagnie de Jésus n'autorisait chez les siens que des opinions conformes à l'esprit de la Société. Quand ils refusaient de se soumettre à cet esprit, aile les expulsait. On attribue même à la sévérité qa*elle déployait à cet égard l'absence d'originalité chez ses membres. l\ leur est permis d'avoir du talent et du savoir tant qu'ils veulent, d'originalité point. Ils manqueraient à la formule; ils auraient ce qui effraye tant la Société : Vesprit particulier. Les Jésuites ne l'auraient pas pardonné même à Bourdaloue. Ils n'auraient peut être pas expulsé Machiavel ou Guicbardin. Mais Lacordaire l'aurait été au bout de huit jours.

i . La devise de la Compagnie de Jésus est : Ad majorem Dei gloriam.

2. Le Moyne (Pierre)» jésuite, bel esprit, moraliste, poète, né à Chaumont en 1602, mort à Paris en 1071. Il était d'une très bonne famille et entra en 1619 chez les Jésuites qui l'envoyèrent professer la philosophie à Dijon. Ses succès de prédicateur, dus à une facilité d'élocution remarquable et à une puissance d'imagination dont la bizarrerie n'éteignait pas le feu, ne le mirent pas seulement en relief, mais lui inspirèrent une confiance en lui-même qu'il perdit plus tard, quand il vit son imagination

tn LETTRES A UN PROVINCIAL.

coup de réputation par le livre de la Dévotion aisée ^^ qu'il a fait à ce dessein. C'est là qu'il fait une peinture tout à fait charmante de la Dévotion. Jamais personne ne l'a connue comme lui. Apprenez-le par les premières paroles de cet ouvrage : « La vertu ne s'est encore montrée à personne; on n'en a point fait de portrait qui lui ressemble, il n'y a rien d'étrange qu'il y ait eu si peu de presse à grimper sur son rocher. On en a fait une fâcheuse qui n'aime que la solitude; on lui a associé la douleur et le travail ; et enfin on l'a faite ennemie des divertissements et des jeux qui sont la fleur de la joie et l'assaisonnement de la vie. » Cest ce qu'il dit, page 92.

Mais, mon père, je sais bien au moins qu'il y a de grands saints dont la vie a été extrêmement austère. Cela

l'abandonner, n écrivait dans une lettre au marquis de LouviUe sur h yieillesse :

J'ai changé comme vous, et cette riche source D''où mes vert descendoient d'une si prompte course, Bt tratnoient en roulant, d'un bruit harmonieux, Perles ou diamants et rubis curieux.

Maintenant desséchée...

Il eut des ambitions trop diverses : professer la philosophie, briller dans la chaire, être polémiste, casuiste, moraliste, outre qu'il avait le tempérament d'un viveur. S*il avait pu se contenter d'être poète, il aurait laissé des œuvres et acquis une gloire qui durerait encore. On ne lit guère plus son poème épique intitulé Saint Louis ou la sainU couronné reconquise (1653, in-folio), mais les amateurs recherchent encore de lui sa Galerie des femmes fortes (1647, in-folio), de l'édition elzévir (1660, in-W, qui se paye cher, et ses OEuvres poétiques (1671, in-folio) où sont contenus, outre le poème de saint Louis, les Hymnes de la sagesse et de Vamour de Dieu, les Peintures morales, les Entretiens et lettres poétiquesy ainsi que plusieurs autres pièces.

On a réimprimé récemment sa Dévotion aisée qui est an petit chefd'œuvre dans son genre.

Selon Voltaire {Siècle de Louis XIV), le père Le Moyne, né avec d» talents, mais n'ayant « ni goAt. ni connaissance du génie de sa langue, ni des amis sévères », a manqué une grande carrière dans les lettres.

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