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nrr, qu'ils lllll entrepris île li.tnmi I i I i que de ||..t|
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qu'ils ne se *-< -nt désisté , il«< . i*lt»« l< nu rite, mal
hommes plus sag< s qu'eux, que lorsqu'ils ont vu le mécontent* m< nt ili qui
entourent le roi et d< le plus en ffcveoi . \ otl i i
ment des hommes qui ont en g m, m lai t . dom qui irons • de tels ip '«'':!' Ii s, ei qui itooi entendu de dos propres on ni
Il eu est t(iii , :i ce que j'ai BOpril . H'00( .il i.i- |u.- aussi mol . disant qu«- j '« lais l<-
fbndsteur de ce nouveau xénùwu et U t i . pré< epteui de nos b< lien ânes.
rinvoquc Dieu et le système ceiesie qui im s. m <i. les suppli
permettra mimes, ;i de lois eimeinis île l'amour ilu I
•le nouveau cette résurrection des études grecques, le plus l»< i omcm< ni de notre siècle, et te rétablissement de It bonne éducation par eDes« Nom avons néanmoins
quelques-uns île ceux qui se soûl appliques ici 8 II théolo aptitude, <|ui M
sont point d*aCCOIti avee OCUX-ci sur ces points; mais ([tu embrassent, ;i\ee l'ainour île la siiiuee, ee que nous ont transmis les GreCS. Ainsi, nous defOM 00 IVOil l'es-
péranee, tan ûVieoreui progrts cette philosophie appliquée i la théologie, du nos coopérateurs établis i Roterdam. c'est ce que je sais qui" vous apprendn i vu <
plaisir, et que, lorsque VOUS Mendie/, ni, fOOS VOl n I a\t . mie joie infinie, VOUS qui a\e/ éprouve do si mauvais traileun uls puiir l'amour îles études RTeOqm
v Nous avons aussi appris tout a l'heure tOUS iesdétails relatifs a l'injure que vons avei
soufferte de la part de ces gens-là, et sons avons bien sympathisé avec tous, de coque,
avec l'aiile de Dieu, vous \offs en êtes débarrassé d'une manière non fà< In use, comme OU dit, et non sans gloire , ayant lire île la sottise de ces hommes l'avantage de pouvoir, à ce qoe j'ai su, vous livrer i \os travaux avec plus d'agrément et de fai ilité que preeeilenunent. Que eela aille toujours de mieux en mieux. Car je me suis enlietenu avee des -eus qui m'ont dit que vous aviei éprouvé beaoconp de laibk par Miiie des mauvais traitements auxquels vous ave/ été soumis; mais que maintenant vous étiei mieux, l'orlilie/.-vous de corps, mon bien elier ami, fortiiei vous d'âme, et vons consolent votre instruction et la noble manière de penser ht i ditaire dans voue famille. Vous savei quelle grande récompense le Sauveur, l'auteur du courage religieux, a promise à ceux qui ont souffert avec lui, à ceux qui ont été en butte aux malheurs , et certes nous vous regardons heureux du choix de vie que vous avez l'ait, puisque, après avoir souffert, vous vous êtes sacrifié pour votre ordre, ne nous parlant pas d'abord de 08 dont j'ai ressenti pour vous tant de chagrin quand je l'ai entendu dire; car voire vie, comme tout ce qui tient de l'humanité . est remplie de motifs de confiance et de régularité, si on la compare avee la noire. Noua, nous ressemblons à des gens enveloppés de bouleversements et d'agitations , étant
iij • . .1 une rouir <l<- ■ Ii"- i uiiii.inl ik-ii , h il uYu •
■MU dC nous qae I' un . i I M hUNI| M [»i «n kiiiii-, :i\ :hj t qu'il
\. h. ,ii. m. ut .1 < i dei ui'-i 10] > Adieu i boooe noté, <t porlei de mol bleo dei foii I Haliftais , <<t homme si
instruit il dOOé d'une nntiiir || liruini |ffl \.,i\, |Q|| p§j 1er
» Paris, le m\ de février loleeeol i >. »
Vous savez le resta. — Rabelais, délié de ses vœux par le pape Clément \ll. à la sollicitation de Geoffn ic3 prit l'habit de
bénédictin et se retira i Ifaillezais, puisé I — Pierre Lamj
finit, de son côté, par abandonner un monastère, od il ne pouvait ; vivre « n paix.
Le ridicule, imprimé par cette misérable aventure sur le front des Cordeliers fontenaisiens, les a sauvés de l'oubli; mata tels les avaient connus les deux hellénistes égarés au milieu d'eux, tels ils demeurèrent après leur départ. En vain virent-ils sortir de la «'Unie. l'envoyé d'Henrj Estienne s'assit un instant, tout une génération de lettrés, à laquelle succédèrent des hommes plus remarquables encore : en vain les guerres de religion détruisirent-elles leur demeure, et les forcèrent-elles d'en bâtir une nouvelle sur le col qui les abritait jadis; rien ne put les arracher â cette torpeur intell tuelle, qu'ils léguèrent pieusement à leurs héritiers. Lorsqu'au bout (l'une longue suite d'années, la Révolution vint enfin rendre les derniers de ceux-ci â la vie sociale, elle les trouva recouverts d'une'
COUclic tout aussi épaisse de cr;i>se et d'ignomnce qu'au bon temps
de François Ier.
Je reviendrai quelque jour sur ce sujet, et vous dirai ce qu'étaient les autres moines du Poitou, au commencement du wi siècle.
Adieu et bon courage dans vos propres travaux.
Sainl-Cyr-cn-Talmondais , Z septembre 186 1.
(1) Lettres grecques de Budè, publiées de 1526 à 1531 par J. Tusan. Il en existe une traduction latine imprimée en 1574.
(i) V. Poitou et Vendée, article Pooteoay, p. i~>. Je crois avoir apporté, jAêBt UiTiil, qoelqaefl renseignement* nouveaux sor le séjour dr Rabelais nay.
TROISIÈME LETTRE Bernard Palissy ti toi Partfienay V Irctk
i i Mm m dont r ' ron entretenu
M,,, , . ..m de ceui que voui m hi n h<
Quelqui un d'i ntre eux v< tout pi
ii, ni Bernard Palissy, cet homme ;i<lim r.ihli- <pn .1 • 1- <!•• \<»irr p.n 1 , le sujet c 1 " 1 1 1 1 « * étude toute péciale. Il ervironl de complément à votre iniércssani ,u in le . \wsù\ fl à I 1 1 d< 1 1 eptième année d<
1 rc/uves de l'art franni
II. Me trouvant il j 1 peu <le jours, A 1 1 Rochelle, j< rotrai .
chei nu revendeur <le vieilles ferrailles, un dossier assez mince, composé .1 peine d'une quinzaine de pièces, qui me causèrent uni
surprises, trop rares dans la vie du chercheur. Formé une main intelligente, il contenait :
i" Une lettre de Jean d'Auheterre, seigneur de Saint-Martin <!• la Coudre, où il e&\ question de Palissj ;
w2" Un manuscrit de neuf pages in-4° de cet illustre artiste;
3° Cinq documents, ayant trait â l'établissement d'une fabrique de poteries fines à Fontenay, au milieu du wr siècle, qui feront le sujet de la lettre suivante;
•4° Une note sur une Mie de la Rochelle peinte en 1622 par un rertain Jacob Denys (1);
(H Voici cette note, écrite au siècle dernier :
t Monsieur Yvon lit faire, en l'année 10-2-2, un tableau de la ville de la Rochelle, vue tic rentrée du port, par Jacob Denys, rouennais qui avait longtemps dea en Hollande. Dea navires, menaces d'un gros temps, se hâtent dans la passe, avec des barques à voiles rouges do sndiniers , et, sur la rite, force gens ont l'air de regagner les remparts* Dans le ciel est une femme avec des ailes, armée d'une épee et d'un bouclier, qu'elle étend sur la ville, en signe de protection. Ce tableau, plus large que haut, a six pieds sur trois. C'est monsieur Pascaud qui le possède présentement. »
Cette peinture semble être une allégorie, faisant allusion à l'attaque de la Rochelle par le comte de Soissons, en 1622. — Qu'est-elle devenue?
., i i , opie de deui lettres de Joseph \ en i tableau
(lil poil «le relie liiêllie \ille;
i ne lettre oi i{ mile du mêm I l'un de d mpa-
triotes, an sujet d'ex tistiques découvertes sur le? propriétés de
celui-ci; plu-, un certifical «le l'académie de peinture «i m» aul <le Chardin . <léli\ rés A l'occasion «le l'essai de ces oen
~ Quelques extraits «In 1 i n re do père \i i
i i mots . tracés sur l'eni eloppe : R à l'histoire des arts, m'apprirent qu'on devait à Jouyneaa des 1 l'auteur des Affiches du Poitou, qui séjourna longtemps B la formation du précieux dossier.
Je fis aussitôt part à Thomas arnauldet de ma trouvaille, et le priai de fous en prévenir.
II!. Je transcris d'abord la lettre «le Jean d' kubeterre :
i Madame ma seur, ie preni le < i porteur, envoi défera roua, pour tous
faire entendre ce qui etl adunu de \<>/. mdres et < nni;ni<Jf iimiis et de ceux que
moua*. d, s Lyadiéres (I) m'a btiUes de \nsii,- paît. Honsr. Bamelln et Pâlit] ont besoigné ciocq fours durant et esté d'adrys qu'il lut laid ainsj que partout Vos a acoQustumé l'aire. Par le devys que a dresse- Palis] rerrei ce qui raisonableusenl est despart] i ceoli de Soubizef et, comme iceluj Palisj el Bamelio août bommei en-
teodoa en ceste afaire, ci aultant portea de justice qu*aoltrea bommesj
estreasseurée (juc proeez ne s'en ensuyvera.
le rous vculx assertaioer (juo, quant vous aurez entendu cornent lis « lies, s, que je vous laisse à penser, ont esté passées, et quel besoin il estait et pour vous et pour nous, vous diries qu'il debvoit ainsi estK t. net. Je vous lepette qu'il n'y asait < st.rien faiet de moy, quant la Rivière alla en Normandie, ni de longtemps après, le vouldrois avoir parlé à vous, pour vous faire tout le discours de ce et de Padrancemcnl de la moisson de l'Ksglise de Dieu en ces! quartier et devers les maroys de par de 15.
Madame ma seur, le vous mercie humblement de la bonne aouTenenee que ares
de moy et de la pêne que prenes a me mander de voz nouvelles, vous asseurant que ïm h Btes onques part à parent que ajei qui de mielleur eueur se cmpiniaal à vous faire plesir et service, que je ferai toute ma vie, en tous les endroietz que me commanderez, et, espérant que ne doublerez de ma bonne aflection, je chargerai de propos pour vous dire je suis bien marri de vostre mal. le desirerois, si le plesir du seigneur estoit tel, que fussiez en très bonne santé; mais, puisque son sainct veuloir est que seies affligée par maladie, il fjull se retourner à hrj et l'invoquer en voz tribulations, atendant l'issue tille qu'il lui plera vous envoier, vous asseurant qu'il est begnin et très bon père , qu'il n'envoie rien que pour noslre bien et salut, et qu'il
l) Homme de confiance d'Antoinette d'Aubeterre.
i ni mil uh ■ | m. i, h. i |»;n ilivi
i kmhIi' , qui i .1 i ml I. i vc*nt I • nl\ , i|u
nbn iivcï ili w , i i • hout • ■ '•
, I i . 1 1 1 . 1 1 . huinlilr m i|ii
on l'a nlallon du touti lu m ili< il» i
nmmind ml i ■ ■•. M
s;iull
• Vo if lirs huinlilr « I "I" • • Hit ili
Il II I M M 1 I I,
Vu .' . i . .i.i I madame ma mur. madami dt > I
Cette lettre, qui respire l< u d< att i om i< lion du q< ophyte pi sente plusieurs genres d'intérêt. Non leulemenl elle nous montre Palissy, appelé comme arbitre dans un partage de t< n entre le
lieur de Soultise el ses vassaux ; mais elle lui dmiiie ;ni^i [unir ;i^n-
il.nis ce travail , Philebert Hamelin i . l'apôtre du protestantisme en Saintonge. — Empi isonné à Saintes en i i 16, comme entai hé d'hérésie, Hamelin avait échappé au supplice et B'étail rél ( I oti il s'était fait imprimeur; ce qui ne l'avait pas empêché de parcourir de temps à autre le royaume , etd'j semer ses doctrines. Notre lettre nous apprend qu'il était passagèrement en Saintonge, pendant le cours de 1555. Deux ans après, il revint b'j fixer de nouveau, pour compléter sou œuvre de prosélytisme. Lrrêté une seconde fois, il fut conduit à Bordeaux et pendu le 8 avril 1557. Vous avez lu un touchant récit de ce drame dans la Recepte véritable par laquelle tout les hommes de France pourront apprendre à multiplier ri augmenter leurs trésors, imprimée à la Rochelle en 1563, l.i première des œuvres littéraires de Paliss] .
Quant à l'auteur de la lettre, ce fui un intrépide champion du calvinisme eu armes. Antoinette d'Aubeterre, se sœur, à laquelle il écrit, se distingua, de son côté, par son intelligence et sa prédilection pour la compagnie des savants et des gens de lettres de la même religion. Mariée â Jean de Parthenay-l'Archevesque , seigneur de Soubise, l'un
(i) Quoique le pronom de Philebert ne se. trouve pas mentionné dans la lettre, tout porte à croira qu'il s'agit réellement ici de ce personnage.
,i. hommes de guerre i< pltu influent* du parti, il la rendit n la ramenée Catherine i , ans i remarquable par son mâle cours par les talenti et iea rei ti
Toute cette maiaon de Parthenay-V in bevi [ue aimait le j rei iendrons bientôt.
l\. Noua venons de Toir l'inventeur des rustiques figulines faire
métier d'arpenteur. Voua allez le trouver maintenant occupé de
choses plus <'ii rapport avec sa vocation réelle.
a La Rojm mère m*i donné charge entendra ri fo i luj sçanricê donner ejneiojne dcNi.-. nu portraict ou pMHlelle de quelque ordonnance ei façon • qu'elle a fouloir faire conatmlre en quelque lieu (i<-i«-<-t:iiii«- «i«- s» s tems, i.n |u< 1 1«* grotte elle prétend édirjer, enrichir et aorner de pluaieora jai l de
marbrée, poarflree, «Minai/, et diverses qùoquilles, eu la forme et man que monaeigneor le cardinal de Lorraine i Met eonatraire I Mudon - ,
i B/uponse*
» S'il plaist a la Hoyne me commander ïuj tere aerriee à tel chose, je luy donnera] la plue rare Invention de grotte que jusques icy aye enté inventée , et si ne sera en rien semblable à celle de Mndonu
» Dnimnth .
» Je vous prie me fere entendre de quelle Chose VOUS vouldiies aorner et enrichir rostre grotte, affin que feu face le recyt à ladicte Roy m-.
» Iiesponse.
y La grotte que je vouldrois conseiller fere, elle scroit toute , par le dehors, de
(i) Catherine de Parthenay eut pour précepteur le grand mathématicien François Viéle. Je publierai quelque jour une vie inédite du père de l'élève écrite par le maître. Viéte historien sera quelque chose de piquant et de tout à fait neuf.
(2) Philibert De l'orme bâtit, au plus tard, Meudon en 1Ô5G. La grotte, à laquelle Palissy fait allusion , dut être construite avant 1
Puisque le nom de De l'orme se rencontre ici, je profiterai de l'occasion pour rectifier une erreur échappée i M. Adolphe BertJ, dans son article sur ce grand architecte , publié au tome i\ de la Gazelle des Beaux-Arls. Il le dit abbé de I veton (p. 82); c'est Geneston ou Genéton qu'il faut lire. — Celte abbaye était situé l sur les confins de la Bretagne et du Poitou. — Je lui signalerai, en outre, un document relatif au même artiste, qui se trouve aux archives de la mairie de Nantes. Il l trait à la nomination de son frère à la place de directeur des fortifications de I!r. -tagne , dont il avait été pourvu antérieurement. — Il trouvera également la mention d'une quittance donnée à l'occasion du prix de l'un des monuments élevés par lui , dans le catalogue de la vente des autographes de M. Garnier, président du tribunal de Melle (Deux-Sèvres), faite à Paris en 1847.
A. de Moutaiglon me communique à l'instant une curieuse description, faiie au
pH'l ; IIMUlli ., . |, | ,
I i ut - In, un. iiI|m- • t
■ Voln
qu'il n'\ i i "H i ' ' !»•«' M'"' ' ' ''
» Ri |o vou I-i li">ni
l'invi quYli.- ncroll de plu 'lui' •• • <ni !
du Mudon , cir « i uli qui disent que la i
M OUp plus iIllM1 , (|liatlil (II.- est lu
plei i i e qui la Ml app< loi frai
qui soni ici \> g mais m elle . i
|.i< nés, il ii v i i Imiii |. i i. ment <|ill lie lut soudain u>.- i'll les l.iill.m! ['OU l.ullr 1rs |li< : SI si l'ull f.lis.lll (1rs \.usst>.iUV llr p
. ii i vos que . cul de i <'"'•, Ils m trou w OUp pi
p.|S CCll\ <l< II!
I) » Ki pourquoi .iis-m qu'elle teroK de plus longue durée que i
» Parce que les emicli en dedans de i Mudon
placqués, rapportas '!«• plusieurs pièces, Icsqueli seront sub
changement des seigneurs du lieu; mais il ne sera pas ainsi de celle qui h
de mon ait, ptree que lOUte l'œuvre fie terre qui sera |»:ir dedans
avecques la muraille du dehors, et, par tel moyen, \'^u ne pool de n parure, que premièrement on ne rompe toute la muraille.
» Demande.
» il nuldrolt, pour ceste cause, que m u, un discours bien au long de l*<
milieu du xnr siècle, de lagroUe de Meudon, qui montre, aillai QJ SUS pi—
eiies de Sttvestre, combien l'ordonnance de celle que Psliss] proposait d semblait peu à la sienne*
« A deux lieues de Paria est Meudon, où se voit, dans le bois, une admirable cl
merveilleuse grot?, enrichie d'appuis et d'amortissemens de pierre taillée à jour,
de petites tourelles tournées et massounées i cul de lampe, pavée d'un pavé de porphire bastard, moucheté de taches blanches, rouges, vertes, crises et de cent i - différentes, nétoyée par des ssgouta laits à gargouilles et à inutiles de lyon. Il
y a îles colonnes, figures et statues de marbre, des peintures groteSQUl pev-
timens et images d'or et d'asur et aultres coulleurs. Le frontispice i si .1 grandes colonnes cannelées et rudentées, garnies de leurs bases, chapiteaux, architraves, fi l coi niches et moulures de bonne grâce et juste proportion; le vase et taillouer soustenu sur les testes des vertus, approchantes à la moyenne proportion des colosses, enrichies de feuilles d'acante et de branche-ursine, pour soustenir la pleinte du bastiment, très bien conduit et bien achevé; mais les troubles y ont fait d'irrépar. I ruines, et surtout aux tuyaux qui ont été rompus. ■ (Bxt. d'un voyage en France, conservé dans les manuscrits du fonds Saint-Germain
• loitnnin *• <l. •• que lu vouldrois cnlrcprendn n,.
ii donné par eei rit , j'
lt> jionsc.
• S'A plalioil ;i la Royne me mandai dm grotte, j1, la rouldrol q ia
(orme d*nne grande esvi ma d*ua afin que la grotte bit delectaba
i.i vouldrois n aoaea qu'il aanaa
» Et premièrement, au dedans da rentrée da la port* . |e vouldrois faire <• ti" m. s da lermea dh ara( leaqoeh \ pieda aTeatrai pom
\ir «le colonne, et, au dessus des lesti ! y luroil eOTtJdna arqui-
trave, frl be, Umpans et fron t le tont inacnlpé d'une telle invention
qieja voua feraj entendra cy-sprès» et les dem costés dn longta de la muraille, a deitra
1 1 ;t lenaatre, j'- vouJdroia qu'il tut tout ganj da niches que aulcuns appellent douleyera, lea queliea Dvchea an dowcyera eerviroienl an cbascun d'nne chaii leaqneUea nkfaea il J avait un pilastre et une colonne taisant la division des deoi i.icbes; anaai, an dcaaonba d'une chaacune roiname, il j aurait au pied d'estants au
ensuivant l'ordre des astiquée al le tout enrieby en la manière que je nous diraj par
api.
» Et quant au pignon qui leroit :i Paultre bout de la grotte, je vouldrois l'enrichir da pllMiailll termes, lesquels s. roient portez sur un rochier qui conticndrf.it tout.- la largeur de la grotte et de la haulleur aultant qu'un bOUBUM pourroit toucher de la
main, duquel rochier sortiroienl plusieurs pissures de fontaines en la maniera que je m. us dira] . \ après, 1 1. au dessus dea testai <i i termes, il \ aursll une arquiti flrise et cornische, qui regnerolt tout à l'entour de ladicte grotte, et, au dessus de la COrniacbe, il y auroit, tout à l'entour, un grand nombre de fenestres, qui monteroient jusquea à un pied près du commencement des voultes, lesquelles feneatrea seroient fort estranges, comme pourrez entendre cy après. Aussi je voua ferai entendre ey après le discours des voultes; mais premièrement je vous veulx fere eutcudre l'enricliissenient et beaulté des choses que je vous ay nommé ty dessus.
» De la bcaullc cl aorncmcnl de la grotte»
» Notez que le grand rochier, qui seroit au pignon opposite du portai, seroit insculpé par un nombre infini de bosses et concavités, lesquelles bosses et conca\ seroient enrichies de certaines mousses et de plusieurs espèces d'herbes qui ont accoustumé croislre es rochiers et lieux aquatiques, qui sont communément escolopandre, adienton, politricon, capillis veneris, et anllres telles espèces d'herbes que l'on adviseroit eslre convenables, et, depuis le tiers du rochin eu haut, je vouldrois mettre plusieurs lézars, langroltes, serpens et vipères, qui ramperoient au long dudict rochier, et le surplus dudict rochier seroit aOfé et enrieby d'un nombre inûni de greuoilles, chancres, escrevisses, tortues et yraignes de mer, et aussi de toutes espèces de coquilles maritimes; aussi sur les bosses et coneavité> il y auroit certains serpens, aspiez et vipéies couchez et entortillez en telle sorte que la propre nature enseigne, et au bas, joignant ledict rochier, il y auroit un foussé contenant la largeur de ladicte grotte, lequel foussé seroit tout entièrement aorné de toutes les espèces de poissons que nous avons en usaige , lequel poisson seroit ordinairement couvert d'un nombre infiny de pissures d'eau qui tomberoient dudict rochier dans le foussé, tellement que les pissures qui tomberoient feroient mouvoir l'eau du foussé , et, par certains éblouissemens ou mouvement de l'eau, on perdroit de veue par intervalles le poisson , en telle sorte que l'on penscroit que ledict poisson se fut démené ou couru
.Lin i i mMi M ■ il fouit ■ m m
l'Illj tll-11 1 1. ' S SI |.|- . <l.l II il" II" I • | ■ i " 1 1 • ' 1 1 1 1 1 '
• II. <|ll.llll lll\ l. Mil. S Ijlll
un qui
•III <l' ir.li.M |
» I . tstu) Ij, il y eu iuri.il .m niitlrr qu
i n - . i ■ . 1 1 1 ■ , .m long duquel il \ nui nii |
nombre de bran, lu- «I.- Ilrrrr, qui rauipi roli ni ti i - ni l'I
le antiquité.
» h. in , ipi j i.i , il \ .n .mi. .a un ultra «iiii
louveul l'on trouve .1. s pierres que, en qu droit qu'elli
\ trouve un grand nombre de quo.piiii. s er.u.s .i i..i i.ms de h m
m -m s'\ iroiivr un- nombre .1.- cbillloux , lesqueli chtlUoui «i quoq
sont boaUCOlip plus dura <|n<' non p.is le résidu île I.i in. i II. mii , il J en animt un .uillir .|iii s. nul tout fi I
tUMt| i IVOU I -l l.'s .1. u\ yeux île deux coquilles; I.- n. / , I Il- . m. ni. .n. i
loues, i.' t"tn .i.' coquillet , voire tout le résidu «in corps; et, si (pni.pi . (.ni. t que ce n*est pss Iroytef nature, j.- prouvera] que il, par ce que Je me si besoing est, plusieurs roehiers cl pierriéres tpii, en quelque endroi» t qm puisse coopper, • !l.s se trenveot toutes pleines de qun.piilli
«pi-. 'il. ^ m toui boni l'une a l*euti
» Item, pour I. m.' . Mii.'i \rill.r les linminrs, j.- eu VOUld
M'sius et coiffés de modes estrangoi, lesqueli habillemeni et coiAires seroient de divers linges, toiles ou substances rayées, si très ipprochani île II nature, qui! n'j
lUrOit homme qui ne pensast que ce l'ut I.i nu-Mue ehOM QUI r<>u\n<r MfOil VOUlu
imyter.
» Kt, quml iux nyeJiei) colomnes, piedi dTestraci el pilutres, j«' les vouldi fcre île diverses couleura de pierres rares, comme sont pourpliires, ja issi-
doinei et de diverses SOrteft d'iglthes, marbres et | madré/, en imitant les
natures les plus plaisantes <pii se pourroieu] 1ère et imaginer*
» Et, quant iux deux quadrature! qui seroieoi à la dextre et Benestre de l'eut
de la porte, s'il plaisoit à la Rovne mcre,je y vouidrois 1ère certateei Bgun i iprei
le naturel, VOire imitant de si pics la nalure, jusqu'aux petis poil/, dei I
soursflx, de la mesme grosseur qui est en la nature, ieroient observes.
* Et, quant aux fisnestres qui regneroient a Pentour, elles seroient d'une invention fort monstreuse et besulté indicible; car je les vouidrois t'ere fort longue^, estroites et biaises, ne tenant lulcune ligne perpendiculaire ne directe; car elles seroient formées comme si un rochier avoit esté couppé indirectement pour passer un homme , en telle sorte que les fenesiros M trouveraient biaises, tortues, bossues et contrefaites, et néantmoins elles seroient aornées, insculpées, madrées et jaspées de toutes les beaullés dessus dictes.
v Et. quant aux voultes, elles seroient tortues, bossues et enrychies de semblable parure que dessus, et tout ainsi que l'on voit ez vieulx bastimens que les pigeons, grolles, arondelles, fouyncs et bellétes font leurs nydz, je vouidrois aussi insculper plusieurs de telles espèces d'animaulx ausdictes voultes.
» Et, quant au pavement du dessoubz, je le vouidrois fere d'une invention toule nouvelle, non moins admirable que les aultres choses que dessus.
» Aussi, parce qu'il y imroit une table de mesme matière, je vouidrois aussi luv
un luiii IM4 oéi j-i^iunl leg ft
» J)i hinmlt .
ullei édifyer an tel bastimeot m mi lien qa*D n'y i l i <ivau, ut toi rootaii
> Encorei pourroient ellei lerrtr beaucoup, perce que» si l'on vouloit banqn I m liiii , l'nii poorroil fore pister les fontaines durant le baoqu< quantité (Têtu anc l'on RMCtrotten un caotl lecrei qui leroil par le defeon de 1.1 grotte. »
Ne Yoilà-t-il pas la rédaction première du chapitre de >epte
véritable, consacré an dessein d'un jardin (m m ni délectable et d'niilr invention qu'il en fui oncqui — [ci to bixar-
reries, enfantées parmi cerveau quelque peu fiévreux, sont accumu-
i dans une seule grotte; tandis qu'elles ont été répartie entre plusieurs. On sent que Palissy, ■ sublime ouvrier mais pauvre artiste, » tenait surtout à frapper, par les séductions de la fantaisie, l'imagination mal réglée d'une femme, qui portait, dans son goût pour rts, l'incontinence d< >ns politiqo
V. Ce manuscrit, quoique non signé, me semble autographe, l'écriture ayant beaucoup d'analogie avec celle de pâture de Palissy, placée au bas d'une pièce que j'ai possédée autrefois . et dont je vous parlerai dans ma prochaine lettre. Les caractères, encore gothiques et non cursifs italiens, en sont passablement nets el corn les lettres capitales sont jetées avec hardiesse, l'orthographe est quelque peu fantaisiste el sans régularité. Le même mot apparaît sous deux formes différentes à quelques lignes d'intervalle. En somme. Pen-
iible a ce cachet d'originalité propre à tout ce qui sort de la main des hommes d'élite. S'il n'est pas de Palissy. il a été mis au net sous S( - veux. — On lit sur la feuille servant de couverture : is d'une grotte pour laRoijnr. mère du Roy, note qui a tout l'air d'être de Catherine de Parthenay, nièce de Jean d'Aubeterre, auteur de la missive , où Paliss) apparaît employé à lever un plan avecPhilebert Hamelin. Il ressort des lors de là que l'un des membres de cette famille servit d'intermédiaire entre la reine et l'artiste. Or.
aucun d'eu* ne fui mieux A poi léc de n mpli | i
»lf l'.n iiiriuv , qui eul en 1561 I M
breu i untrevui 'lui l< qui m <•• un
i.mi le dé n- d'ombi i erle§< roj mi mu h \ igi lance de - chel icnot. P
le potier de Sainte «lui n.iiun iinn.ni on entrepi un compati iotc 1 1 îonnaii i
I i date de L561 insi au dei il lui convient d'ailleui
ne peul mieux : pui wjuc d'une pai i . il < i po léi i< ui tion de la grotte <l<i Meudon . achetée entn 1556 < I i l'autre, il es! aéee virement antérieui I >63 année de la publication de la Recepte i éritable, < 1 < > 1 1 1 l'une i paraphrase de son texte. I de religion , surven
après 9 empêchèrent de donner suite an projet de PaJissy. il ne fal repris qu'en 1570, mais avec des modifications profondes, si le de sin, retrouvé par vous, esl réellemenl celui de la grotte ui.v par Catherine de Médicia i
\l. Les biographes ne nous ont pas <iii. d'une manièi une,
quel avait été le sort de Paliss] . pendant cette période de neuf ann i >61-1570)3 et de quelle manière il avait été appelé à Paris. Jei tenter, après eux, de fournir quelques éclaircissements de natui roua mettre sur la voie de découvertes plus précis
Le premier documenl qui me tombe sous la main est un extrait d'un journal tic dépenses de Jacques bnbert, seigneur de Boislambert, bourgeois de la Rochelle, pour l'année 1564 2). Il po:
(1) Arch. de l'art français, \n" année, p. 1 '..
laeques Imbert, seigneur de Boislambert, avocat, était fils du jurisconsulte
Jean bnbert, lieutenant criminel au siège de Fontenay. Kbtlier, Pline des lilk--. qu'il eut de Marie Rousseau, sa le m me , mourut victime de son amour pour H de Navarre. 11 y a incertitude sur la date de sa naissance; car on peut la confondre avec l'une de ses sœurs , qui reçut au baptême le même prénom qu'elle. Ce l'ut donc ou à la Laudière, près de Veluire, sur les bords de la Vendée qn1 reçut le jour, le 19 septembre 1500, ou bien à Fontenay, le 11 décembre ! Quoi qu'il en soit, elle était très jeune, 1«>î - Béarnais la \it pour la premièi
du i J aoûl : • Quatre • > 'ù Paît En m i
est écrit : ■ Receu U 8Q dud. moys. >• Vom ce doutai pai ■lotnc moi qu'il q< e i< i de Etei Dard.
\.r second est la procuration rivante l) :
l*i-i l'iiiH-r cs!:ili!> S" I lauçois Bail». t. mai< hand «i hum la llochclle,
lequel a constitué ion procureur généttl U me , auquel U a donné
pouf ob de demander, prendre et recepfoii de Bernard Pahesv, Inventeur d<
ques flgulines , de présent demeurant .1 Paris , la soituin: de i". Ii\. toum., restiBl
déplus grandi orne que led. Palissj debvoil and. constituant, par obligation
passée m Paris le veDdredi, quart joui pai devant ïter el notaires rojauh , et i pttoo en bailler acquiclxtel d. Paltaas] leroyt
refusant de pajer, Lcelluj contraindre par toutes voyea de just. .n;i-
bles, (aire mettre 1 éxecution lad. obligation selon s:i forme et teneur, et, si besoing esl , «i«- plaider et procéder par devant tous loges, el nth deman-
deSj deffenses, oppositions, protestations et appellations quelconqnes etc« et bire tontes les choses susd. et tontes les soitres choses requises et que led. constituant feroft el foire pourroyst, si présent de sa personne y estoit, Jaçoyi que asesnae pins s'il \ confient; promettant led. constituant avoir agréable
» l'ait à lad. Rochelle, en présence de Jacq. Ncil, clerc, el sire l'atris Heus, mar-
chand et bourg, de lad. Rochelle, le 90* jour de novembre 1570.
» F. Barbot, Jacq. Neil, Heus, P. Tharazon, notaire. •
et fut frappé de si beauté. Prèle et d'une nature tendre, elle obéit au entrsftsements de son propre coeur, et ne chercha point à profiter de l'influence p
qu'elle avait sur l'esprit de son royal amant, pour faire sa fortune et celle de sa famille; mail son père, homme d'un caractère peu estimable, n'eut pas de pareils scrupules, et se lit nommer bailly du grand fief d'Aulnis.
Un fils naquit à la Rochelle, le 7 août ir>87, de ces amours clandestins, et mourut peu de temps après. Si l'on en croyait la Confession de Sancy, le roi de Navarre, fort peu chevaleresque dans les questions de sentiment, aurait laissé périr cet enfant, faute de soins, et la pauvre Esther, réduite elle-même à la plus extrême détresse, aurait en vain, pendant plusieurs années, imploré quelques secours. Sur ces entrefaites, son père fut privé de sa charge. Ne possédant plus alors aucuns moyens d'existence, elle partit avec lui, en 1592, pour la Bourgogne, afin de se rendre près d'Henri, devenu roi de France; mais Gabrielle d'Estrées, la favorite du jour, la fit, dit-on, empoisonner à son arrivée, et son père, après avoir longtemps sollicité une audience qu'Une put obtenir, alla périr de faim à Saint-Denis. (Documents originaux manuscrits sur la famille Imbcrl; Rcch. curieuses de Collin; Diaire de Bergier; Confession de Sancy; la Ligue el Henri IV, par Michelet; Ephcmcridcs historiques de la Rochelle, par Jourdan.)
(1) Je dois à M. Jourdan, juge à la Rochelle, auteur de divers travaux remarquables sur l'histoire de sa ville natale, la connaissance de cette procuration, retrouvée par lui dans les minutes de M. Fournier, notaire. Avant appris que je possédais déjà quelques renseignements sur Palissy, il s'est dessaisi, avec beaucoup de bienveillance, en ma laveur, de la copie qu'il en avait faite
i . i pu |ui fit . entre |( 1504 et \ i
qu'il i mi p|a< ei l' époque dis l'tn i il! ttion de P ili I1
avail peul ôtrc i lil aiipnnivniii quriqur r-jnm famille. • Lrs Ejihàncridrs liisd /'.' ■ ! .1
(Lui , volume i' mpli de rail i nrieui vont non ti : ,ii n\ (i ;i quoique cho o de plu pi ôi i I nou aj pi cnnenl effet que (li. h le I \ « I ni . au moi ptcmbn 1 i
plusieurs joura en cette rille, afin d'avi cran* moyen d') étouffer l'( pi m toujoui i ci où ml di ince . qui donnait il»' \ i\i mr
an gouverneur, [la s', -i. h, -ni fail précéder par le connétable inné de Montmorency, protecteur dopui longtemps de l'inventeur
i /fi/n/mrs. Ce lui probablemenl encore lui qui aura profité d circonstance, pour le présenterai] roi et obtenir qu'on util d'une façon plus lucrative. Le séjour de la capitale devinl I forcée de ce changement de position. Il ne parait] d'après la teneur de la procuration du marchand rachetais, que le vaillant artiste ail tiré d'abord beaucoup de fruit de son changement de domicile. — J'avais espéré que l'obligation du I octobre L567, mentionnée dans Pacte, donnerait quelques renseignements à < ird; mais M. .1. Quicherat , qui a bien voulu se charger de cette recherche, dans l'étude de Paris, où sont actuellement déposées les minutes de Vassart et d'Yver, n'a pu que constater l'absenee de cette pièce. Il croit cependant que l'examen des minutes de ces mémi - notaires fournirait quelques renseignements sur Palissy, qui continua à les employer, par la suite, ainsi que le constate le document publié par tous (1). Quelque jour vous nous direz ce que renferme cette source îneomplètement explorée.
VII. J'ai avancé, il y a un instant , que les membres de la brandit' cadette de la maison de Partlienav-rArchewsque, qui paraissent avoir eu des relations assez suivies avec Palissy, avaient le goût des œuvres artistiques. La preuve m'en est fournie par la liste des portraits d»'
i Ire*, del'avi français, mt année, p il.
sooi Louii Mil .m r.u oSoubift i leui résid habituelle. Pins d'une de cet peintun m. de nos jours, l'orna-
menl d'une galerie nationale* \ oyez plat
> (lu Pan à madamt ta eu ta Wokm . umire
fil /"'//• ilr ih'uithn f$S0t il tjUillr a /'/'•
Bertrand de Partbenay, <i:|i monmlFan l470,etJen Labatein , si premJ
femme . tm Ironné de noir ;
Jehan de Pirtheniy, père de monsr. <i<: Soubiii
Madame /Urne de Bi d qnadre |oe lad. I Prince
;i\:iit donné , l'an I l< belle de Sanboone :
i .u. Michelle de Saubonne, dinee d'ilovr de la R t dnd. Jehan de
l'.nlh n:iv ;
ïi ■ boom princesse midaine R< i are, de la meJn
de Frère Sebastien, très exceUanl peintre; pn e aïeule ;
Jehan de Partheoay, seigneur de Soubizc, nostre père, sur ajs, fait I L\on l'an 156*; Antoinette d'Aobeterre, nostre mère, sur ajs; lions*. René de Rohan , père de vostre Duc; Vostre d. Duc et monsr. de Soubize, sou frère, que a fait Pourluis .
Nostre portrait propre du mesme Pourbns;
Anne Tostre seor , de la main de monsr. Bertan sur une fueiile; Madame la duchesse des Deux-Ponts et Henriette de Rohan , encore qu'elles estotent petites enfants, ouvraige de nions1", de Losses , ministre de la parole de Dieu. Fait double an Pare , ce 14" jour de décembre 1G30.
(.aïhii.inï; m PitnmuT.
VIII. Cette précieuse liste mentionne plusieurs tableau qui ont dû échapper aux injures des révolutions el du temps. Le portrait de Renée de France, par Sébastien de! Piombo, était, à coup sûr, une oeuvre trop remarquable, pour qu'elle n'ait pas été préservée de la destruction. Celui de la reine Anne, et les peintures de François Pourlms , dit le Jeune (car c'est évidemment de lui dont il est question), ne peuvent non plus avoir été soustraits à Pœil des connaisseurs. Il s'agit seulement de les retrouver au fond de quelque château, de quelque collection publique ou particulière, où ils sont peut-être rangés parmi les visages anonymes.
I Paroisse de Monchamp es ton.
Peinl sur bois.
.1. n'en dirui \n\ ■ nul lonl lu mè\ île ai lj lique n '• l
nppn 1 1 il)le
i Yi.ui |>! uii.ililriiii'iii un .un, ii. ni bel c l'iii <jni avait fa il le poiii ,T \ 1 1 1 1 , .Y [\ohan I ' 1 1 1 1 • - <!'- musc > du proii1 lauti mi 1 1 l'indi
«.in. m foui nie pai le mémoire . il i ir papi
qu'un simple de in. Ri ti \\ avoii I «i111 """ di N"'' ' •,M| ''"'■ '
\étiques de mon compati iote Romain P eurdu Pin,
imprim Pari en 1629 aideront p< à trouver le mol de
l'énigme. Elles renferment un meVIiani "iimi ,i<h nu certain
Bertaud , à propos du crayon di i Peyre qu'il venait d'achevei i , Je le Iran
Bertaud, d'où vient cela que les grands pa
rit glorieu i tend â l'éU Toutefois d'ordinaire ont cette qualité Qu'ils donnent au publie rarement leurs ouvragi
Dès /ors quej'appereeu les divines images Que ton crayon portait dedans la cérii Si f eusse été grand roy, j><ir mon authorité, l'a n'eusses jamais faict que tin r
Non, Bertaud, fay grand tort, mon faible jugement Est cause que je parle ainsi peu tag< ment;
Sans plus d'un seul portrait ta gloire est hors d'exemple,
Quand tu tiras La Peyre, et son front et ses yeui
/is comme relui qui ne bastit qu'un temple : Mais dans un temple seul i! logea tous les diem .
(1) Jacques d'Aoïoles, p de La Peyre, a publié à Paris en 163S, chez Gervais Alliot, un in-t'olio, sous le titre de Mercure charitable, qui estime diatribe contre le P. Poteau. On y trouve, à la p. 7o, un portrait singulier, dessiné par Bernard, sur les indications du P. François Niceron, et gravé par I. Picard. Il est tracé en raccourci et se relevé au moyen d'une lentille de verre. On autre portrait, en forme de médaille, est à la p. 7â. — J. Picard en a gravé un troisième en 16 10, d'après le même Bernard. où La Pe\ « si renn milieu desimages de tous ceux à qui il a adressé de**
dédicaces.
gj le produit du crayon de L'artiste était à la hauteur in lonnet, il
n\ ,i pas lieu de i cjh M . i sa perte, non plus que celle de l'image il' \niii' il.' ftohan.
Dominique de Lusses, le peintre fa portrait* de Catherine «•( de Henriette de Rtohai , étaii pasieur à Mniirliump." . où il arait rempla ! *)7 1, lefaai l.'Hili.ii . «lit BapU •/< i . mort l'année précédente. Il
desservait ;mssi 1 ' • • ' 1 i - - * de Saint-Fulgcnt depuis 1 51 1 .C'était n hotBM
m-trnii . riiM[iiciit et qui joua un certain rôle âani la province. Choisi
pour rire iiiinistrt1 de l;i duchesse de har. so-ur (THriiri IV. il déclina
cet honneur et préféra reeter chargé de la direction de ion troupeau. La Dote de Catherine de Parthenay noua apprend qu'il se livrait, dam moments de loisir, 9 la peinture.
IV 11 ne sciait peut-être pas impossible de suivre la trace de ces quatorze tableaux, qui ornaient encore, à la lin de 1630, h galerie de famille du Parc-Soubise. La lettre suivante de la duchesse de Bohao constate qu'ils arrivèrent à Paris dans les premiers jours de janvier 1G31. Catherine de Parthenaj étant morte le 26 octobre de la même année . ils n'ont plus dû revenir en Poitou et iMit demeurés à son fils aîné, dont les Rohan-Chabot ont hérité. La descendan ie directe de cette dernière maison peut donc seule fournir sur eui les renseignements précis, à moins que, comme tant d'autres, elle n'ait, sous Louis XV, vendu à quelque brocanteur la défroque de ses aïeux.
« Madame,
» J'ay reseu tes portrais que vous m'aves fait l'honneur de m'envoier, donl je vous remercie très humblement. J'oray très grand soing de les conserver et vous les renvoier aussi tost que j'en orav fait prandre copie. Mes ardes, où est le portrait de M. fOttre fils aine (Henry de Rohan) (2) , ne sont point arivée , dont je suis bien en
(1) On a attribué à Loubat, dit Baptiste, originaire du Midi, la vie, restée manuscrite, de Jeun de Parlhenay-l'Archevesque. Nous prouverons, jusqu'à l'évidence, qu'elle a été, au contraire, écrite par Fr. Viete.
(2) Henry de Kohan , l'un des hommes les plus remarquables de la première moitié du xvii0 siècle, aimait les sciences et les arts. Viete lui donna des leçons de mathématiques, et Philippe Danlïie, tailleur général des monnaies de France, lui dédia, en 1587, sa Déclaration de l'usage du nraphomètre , à la mile duquel est un Traité 'ir l'usage du triaomètre.
Illl lli- I ! ■ , li.MJN.Il.--,. I
i t li i M ilit (|u il • n i
VOU . - Il Illl III II llp«S< II." il
VOU . Il . Miles |i.H hn un ' '' l|Ui \OUt «M-
retirer, il la p •■■ i Il i Pedoei . Il
: erindre. C me I la v< rltd p u | . •■ | ■ i
<l.s .Illl. , |..it .1 * i « 1 » KNM 'lu
«mi m . . h uii| •. n i m i une autre maison ( «"i il se i" ut rotin nulle de
PsdOUS , .u un In n u. .min. • M.uil.ii !..ii , <|iir j. |. n h. ni. n i ; <• >|ii.
t. .inli. ..u ih- I I . . I il m.- monde <|in', m lr m .1 ,i|.i. ! I.. il. luy, <|ii'il ;
10 . un il n'i :i j .1 u -. nul d.uij.i , cl i|ur l.i \ 1 1 1. • i t fur! nu . N « 1 1 1 ' 1 1 pcul faire In ri »ist*iin*iil ; uns j". spore que le ln.it <l .livrera tout
l.l .1.' . | 11. Mil.
y Pont let nouvelles d'icy, l'on on n'ose du loul perler. CTeel HI gl nul mal In ut i|u<-
l.i désunion qui s'est faite, M, le rardinul a fait snu p.issd»! ■ |...m ■,.
lu. DU. s ;:um's .1.' l.l i.ili.- m, I.' illl ll«»> . mes rll.' lll.MI p-
son opinion. Cela emliarass. forer jens. Madame ilu I l quelque
N.ilcls ci femmea do Chambre , dont la reine t un TiisiMo d«-spl:iisir. M. «le
Vandosnie esl allé à Annet pour quelques jours, DOUT préparer un plus long ^»isge.
Voila ce qui m «lit ; les autres choses particulllère il «st diflette de les savoir, ei ;
pour inoN , qui ;i\ mintenanl fort peu d'inlércsl mis allaire île 1 ram c, j'en suis :.
fort peu curieuse* J'aj lousjoura esté mslsde depuis que je sois srifée, et e'i) point encore sorti do Ht; poor eeets lâcheuse colique bilieuse qd nae loetanente, et rendue très bible ei donné une jsunise, que je ne ne pois montrer, »» M. rostre Bis ne monde qu'il Bml enroier un présent .i madame ma nie|
Je \.uis supplie me vouloir uiendor à peu près do quel prix il doil «sire , afin «pn- j-'
n'i aie point de ménagement, «retendrai, ràoonew de nos coanmendemens et demeurera] toute ma vie , madame ,
» Voétre très humble el très obéissante liiie et serrants ,
Margilrui: m Hum m .
» De Paris ce 1e jenvier 1G31. »
\. La fièvre bilieuse, suivie de jaunisse, dont la fille de Sully se plaint si fort à sa belle-mère, l'austère Catherine de Parthenay, n'était que simulée. Elle voulait soustraire ainsi , aux yeux de tous, L'accouchement d'un fils, né le 18 décembre précédent, trente-huit jours après être partie de Venise , où elle avait laissé son mari dans l'exil. Si l'on en croit Tallemant des Réau\ . ce mystérieux enfant , baptisé
(l) Les restes de Pétrarque reposent à Arqua, à quelques lieues de Padoue.
{•2) Madeleine-Catherine, comtesse palatine du Rhin, fille de Jean, duc des Deux- Ponts, et de Catherine de Rohan, qui venait d'épouser Christian, comte de Veldentz. et «le Sponheim.
le h. .m de Tancrède, était le fruit des amours de m. ni, une de Rohan avec le doc de Caudale. — On sait quel brait fit, en L64 l'apparition de ce prétendant à l'héritage d'un père, qui n'avait peut-être pas ignoré tout A fait la oaii mais <im S était do moins
complètement étranger. La main «l'un Inconnu termina tout pro-
. le 29 janvier 1649, dans une escarmouche livrée, deVincennes, entre les partisan* de Rfazarin et les frondeurs. ■»■ « ïa Chabot ont fini pat enterrer l'en faut de $ca\ ' 'écria le cardinal en façon d'oraison funèbre.
Mai mmentaire de nos documents m'entraîne un pen loin des
sujets artistiques. Demeurons-en là pour !<■ moment. Dan pies
joui-, je reprendrai notre correspondance.
Tout à vous de COBUT.
Fonlcnay (Vcndic), 0 m j>h wbrc 1861.
Ql \Ti;i!Mi: LETTRE
Fabrique de poteries fim à I onU nay
1 558 1 sous les auspices de Bernard Palissy
Mon cher Montaiglon ,
I. Le propre des véritables grandi hommes est de féconder toul qu'ils touchent. En quelque lieu que l< i <\- de la \ ie I duisenl ils laissent trace de leur pa I donc trèi utile de Hitler ayee soin les lieux od ils ont mis l«' pied, el la date de leur présence en chacun d'eux. Cel itinéraire, une fois di i ri â buh re les fils mystérieux qui lea rattachent aux faits accomplis dam ie cercle de leur influence respective,
II. 11 importe d'appliquer, autant que possible, cette méthode aux hommes de la trempe * 1 * * Bernard Palissj ; à ces génii asifs et sympathiques, qui ont semé partout sous leurs pas les fruits de leurs méditations et de leurs veilles. C'est donc avec un soin scrupuleux que je me suisenquis «l»1 ce qu'avait pu produire le séjour répété du potier de Saintes, à Fontenaj : séjour constaté par deux pièces dont j'ai déjà fait usage (1).
« Ajourd'hui/ hauli et puissant Jehan Girard, chevalier, set" gneur de Baxoges, Moricq et la Guignardièrc, pannetier ordynaére du roy nostre Sire, demeurant au diet lieu de la Guignardière, paraisse d'Apvrillé, a vendu et vend par ces présentes à honorable homme maistre Bernard Palissy, peintre, demeurant en la ville de Sainctes, sçavoir est le nombre et quantité de trois milliers de may-
(1) Cabinet de Michel Tiraqucau , Fontenay, 181S,in-S*, pp. 19 et 36. — Arch. de l'art français, y innée, p. 193.
rai), i i y. bon marchand 1 1 receptable au compté de la Rochelle, ri \ dable en ietlle ville, $i ce moyennant la somme de cinquante quatre livrée tournois, que le dici Bernard PeUissy a baillé et eompU iltrt seigneur de Baxogi me et douzaine du poidé
f ordonnance, Faict si passé en la maison de noble homme montré Michel Tiraqueau, > U de Fontenay-le- Comte (%), pardeoani nous N< Misen et Harchandeau, notayres royaulx en la court dû scel estably aux contre lieu de Fontenay-le-Comte pour le Roy nostre Str< , le vingt deux fevt mil < eni toixante
» Jehan Gourd, B. Palissy, N. Miseuë, Majichanbi u . n"\ ■
L'antre acte, antérieur de quelques années A celui-ci, esi nue quittance datée du 33 juin 1. ")•')•"). jour do cette foire df li > -.1 b , i ntée de Rabelais et dé l'auteur ùa'Moycn de panenit, od Palissj était peut-être vomi mettre en rente quelques-unes de tes faïences. Il j figure eu qualité de pleigé et caution d'un certain Pierre Reynaud, marchand de Saintes. Malheureusemenl une partie du document avait disparu lorsque je l'ai recueilli; encore l'humidité faisait-elle tomber le reste par écailles. Il m'est par conséquent impossible d'en fournir autre chose que l'analyse.
III. Quelques-uns des documents, achetés récemment par moi à la Rochelle, avec le projet de grotte pour Catherine de Médicis, dont il a été question dans la lettre précédente, m'ont appris que je ne m'étais pas trompé, et que l'inventeur des rustiques figulines avait fait autre chose chez nous que cautionner un de ses compatriotes, et qu'acheter du merain. Descendu chez Michel Tiraqiieau. grand amateur d'objet d'ail. d'histoire naturelle et d'antiquités, il s'y était trouvé dans un milieu trop conforme à ses goûts pour n'être pas demeuré quelques jours dans
(i) Bois pour faire des barriques*
(2) Fils d'André ïiraqueau , conseiller au Parlement de Paris , savant jurisconsulte.
(3) La date est quelque peu incertaine, le bas du papier, sur lequel l'original est écril , étant en fort mauvais état.
la capitale du Bt Poitou. Il y ai lit « en ontn d'une autre i • nombreux pui ti un dei i tré de la 1 1 roi im :
mm .m premier rang le medet in 8< ha tien < • lli habitué de la i ellule du i ord( lit i Piorn I unj i
< 1 1 1 « ici.-. il»' ii nature el qui I l'exemple d Ion-
ii.ni .1 l'étude dei planta 2 Collin avait eu quelques rel ition tatoiaette <r tabeterre . que i onnai ail l'ali • i i.ni |>i
n', n fallait pour que ce demi homme ni onti attin l'un
r.miiv. Je ne crois d ipai m'éloigner de la i rai ambiance, en avan
• mi que ce fut d'après lea indi< ition et l< ri : ■ i lier de Saintes que le médecin fontenaisien se mit é la tête d'une fabrique de vaii selle de terre. L'acte d'assa iation passé entre les partiel i ontractantea mérite la peine d'être cona 1 i 1
« Aiij<>iinriiii>, en la eoorl dn aoad aalablj au oontri t< ai] la Coaata ;
!<• roi noatre Sire, ool été présens et personnellement rsi:d>i> m «h «»ii , Oui.m.i, maiatra potier 4a terre, el aare GiUea Cardia , maltire tanneur, plei caution <iu dkl Durand 1 1 . àbraham Valloyre, poU ag, 1 1 Mdyei de Ma
palnctre-rerrler, natif de la paroisse de Uourganeuf, en la Marche, al de préeeat establj an dlcl Pontenay, d*nne part; et honorablea hommea, Mr. SélMaUen Collin, docteur en médecine , et Jacob Bonnet, physicien (5), d'anltre pari; entre lea queUea partyea .< aaté Met et contenu ce qui aenauytt; e*eat aaeatoyf »pie lea dicta Bencéal Durand, o le dict Cardin, aon plelge, Abraham Valloyre • •( Didyer de Maignac l'engagent à ternir et donner leura soins, tempe et labenra, fMfwwfl aTiceuli lelloo el en rayaon de aonmeatier el Induatrie, et lea dit la M - CoUin el Bonnet en la maaon et manière cj après exponaée, pour reetabliaaement et eondoyete d'un fouràcayre
(l) v. Poitou et Ftanaat, article Pontenay, p, B.
[-D Sébaatien Collin est fauteur delà DacfaràWow lai ohm <t Èrompeiiet qm font
les apothicaires . à laquelle on répondit par la Déclaration <h | nlnts et ignoranc <h médecins, pamphlet attribué, sans aucune vraisemblance, par Gobet, à Bernard Pâli»^ . Ce n'eal pas non plus a Collin que t'ait allusion ce dernier, dans son Traité de l'or potable; niais bien à un médecin aux urines de Luçon, du nom de Iîaptiste Calland, dit Marco* j si l'on s'en rapporte à une note manuscrite de M. de La Fontcnclle de Vaudou1.
Sur les titres de ses ouvragée, Collin écrivait ainsi son nom : Sebastien Colin; tandis que sa signature originale, que je donne plus loin, porte: Sébastian Collin.
(3) 11 lui avait dédié en 1558 son ouvrage intitulé : L'Ordre et régime qu'on doil garder et tenir en la cure des fièvres. Poitiers, Enguilbert de Marnef, in-8«.
(4) C'était son beau-frère, celui-ci ayant épousé Renée Durand, sa sœur.
(5) Jacob Bonnet était le frère de la femme de Sébastien Collin. Sa famille, Tune des premières de Fontcnay qui aient embrassé le protestantisme, avait une de ses branches établie en Saintonge.
' ■ le I " rem et la Roche, et vendition d'iceuli fainei ,-t, pour M| le dlci H'GoUin i lare délivres II Jojaamce iTiuhi mil
sis.- ;nj r.iiiii'.iir- «in I/^'.'n ti. la dieu maiaon et le boeeédea
Il s (1), lauxcc ;iu pri . un- «!•' dix <mu>, .■! impétn-r l'obtention <-t don-
ner lotis soins »M diligences ;'i ht dt li\i. - pii\il«'.
le diet r<»iir, et ne Ire on v< ;ni\ de terre ; el le dict Ben
prounria el proomel bailler et fornir, i<s présentes signées, les des lelnctures :i Didyei de kfaignac, painctre sus nommé ; dont et des quelles
SU (UCtea ICI dil ' i l< Uls irqi.
condamnées pai nous Nicolas I lillaume J<»i> , w< !!••, ;• la
juriadiction de laquelle se sont loubsmiaea et M aoubamecteut « t total leva W
quanl ad ce, ; déelaiié es part\i-s 1rs j , insimn
grefea dea loatonationfi nryvaDt le regleananl de moneeifj . le J de Poidoa,
en date du hulctieeme de mari mil ciucq cens trente et ung - . i Ici el paeaé au dict
Fontenav le vingt bulctieame Joui de aeptembre, Pan mil eu* q i ena dnqnante «-t boict.
» N. Misère, tf. <•• l0LTf BF». (3) »
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(1) Boris, jardins.
(2) Il serait bon de retrouver ce règlement sur les associations industrielles, établissant les conditions auxquelles étaient soumis les potiers du Poitou. Je l'ai vainement cherché jusqu'ici.
(3) Expédition délivrée le 2 août 1570. — Les signatures originales ont étérelevées sur la quittance du 21 mars 1561, citée plus bas, et sur d'autres actes originaux étrangers à cette affaire.
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cialement de la diriger, lu do ier se voit,] mple, une «juif
tance de dix- huit «'tus. â lui donnée par eux le (
ne l'ui pas Bans doute le seul emprunt fait fl • • boni
l\ . Quelle étail la nature de ces tei n ymoreau 1 1 de I R< ;he
que les associés exploitaient ainsi! Toutes mes m égard ont été jusqu'ici sans résultat, n'ayant pu rencontrer em une seule poterie qu'on puisse attribuera la fabriqué en question. — J'ai toutefois constaté que la contrée oti ces localités sont situ dont le sous-sol recèle des mines assez riches de charbon de terre, p sède des dépôts nombreux d'argiles propres à faire de belles potei i Le kaolins'] rencontre aussi en abondance, de même que sur plusieurs autres points de la Vendée (1); mais il est peu probable qu'on ait tenté, au xvi* siècle, de fabriquer de la porcelaine, quoiqu'elle fût connue â Fontenaj dès le temps de François] r -2 . Tout fait donc présumer que le four il»* Collin cuisait des faïences émaillées d'une certaine fines genre de celles qu'on commençait à fabriquer alors dans d'autres |
(1) Le Kaolin se trouve aux Clouzeaui , à la Chaise-le- Vicomte , au FenoniHer, à la Rodinatière , commune de Saim-llilaire-de-Youst, à Mirillet, an Plessis-Robineao, près la Chaieigneraye , dans les terrains situés entre BeUeviUe et Saint-Dcuis-la-Che-
vace, ete. — Quelques-uns de ces gisements sont de très bonne qualité.
(2) i Item ung biot en pouraiène o sa chesne d'argent , • lit-on dans l'inveni des meubles de Regnaud de SaUenove, médecin, dressé le S mai 1537. —J'ai trouvé .1
Fontenay trois pièces de porcelaine de Chine des \ve eî xvr siècles. Elles avaient sans doute é!é apportées par les navigateurs de la Rochelle.
de li France. Palissy, qui avait parcouru le Poitou el avait étudié quelque peu son ol, comme i livre* l'indiquent, s'était trouvé en mesure de lui signaler ! i smi ileui des environs de Pay-
moreau.
Y. Les guei b religion et la mort d< J anet, le physicien,
el de Benoisl Durand, le potier, firent avorter l'entreprise. La liquidation se lit le i 5 ai ril i 566 , par acl > p -devant les notaires Jacques Pichard el N. Misère. Par suite de i ette trans iction . v astien Collin reprit purement et simplement sa maison , el recul une cédule de 27 ôcua . plus quelques meubles, Ibraham ^alloyre, l«- potier d'étain, qui avait touché diverses sommes, s'élevantâ 166 dut en rapporter ï(.> . qui furent remis au peintre Didier de Maignac . auquel échuten outre la plus grande partie du matériel de la fabrique: « foi formes, patrons et vaisseaux de terre azurins et marmorés. » Quant aux héritiers de Jacob Bonnet, tous comptes faits, il ne leur revint que 7 (Vus. et ceux de Benoisl Durand, l<' directeur de l'entreprise, s'enga-
ent à solder plusieurs créances, entre autres 72 écus à Macé Robin, maître maçon, qui avait construit le four et divers appentis en 1559, et n'avait pas été payé de son travail depuis cette époque 1).
Il ne parait pasqu' soil beaucoup hâté de désintéresser le maçon ; car, le 3 août 1570, un sergent porta sommation â tous les associés et leurs ayants-cause, sauf à Didier de Maignac, qui était mort ou parti de Fontni;i\ . de régler enfin ce compte arriéré depuis onze anm
Il ressort, de l'ensemble de ce- indications, que la comptabilité n'était pas tenue régulièrement, el que Durand conduisait tout, selon son lion plaisir. La mention des vaisseaux de (erre azurins et marmo jette quelque jour sur les procédés de fabrication, et sur le genre des produits de l'officine. Les (''maux bleus et marbrés devaient être d'un bon cfîet. le dernier surtout, qui donnait sans doute à la vaisselle un aspect analogue à celui de certaines pièces de Palissy.
(1) Expédition de l'acte original, délivrée le -1 août 1570.
kbrthtm Valloyrc vivait encoro en l"»7'a. Sébastien Collin mourut roi 1581.
\ i 1 1 tic tentativ< indu m h il' ri' le r. i Poitou h' i plu produit ju i|u'd n
<| jn'il i iiil-'i ni' I' I I'-iih ni II plu pi Opl l
icni il' m niiii.h nu e de potoi ie fin( cl de lu i (l.'-p.n n m, m nui in lin empi iinhiii il est Trai i len d< Vlfo « 1 ' r 1 1 • - m v i\v\)Ci\ île kaolin attendent toujoui qui
hommes inlelli onl \ ionnenl ta exploite! . M. di I avait i
une fabrique de pora laine dut I I i
1 .1 li. \ olution la fit abandonner au bout de peu d'ann< i i
,i\ oc le ô( lianti lions envoyât du Fenouiller, <1<' lu Chaise le \ icomte et de Scillé Deu bourg voisin de I rno
iciiu . étaient pourtant de nature é attirer l'attention sureux. I le. m . auteur de la Statistique de la K< avait fait modeler
Drouard, sculpteur et professeur de dessin A l'école centrale d< I nay, bous la République, avec le kaolin de la Chaise, d< bustes, qui rivalisaient, pour la finesse ol la blancheur de !;i pète, av< c les biscuits de la manufacture nationale -2 .
Je vous entretiendrai bientôt <lr certains autres produits du sol vendéen . ayant plus directement trait aux arts.
Adieu , je vous serre affectueusement la main.
Montanju . 90 srptrmbu 1961,
{[) ilisi. de la porcelaine par MM. A. Jacquemart et Bdm. Lr Hant, p. 19.
(î) statistique du département de la femtie, édition de la Fontenelle de Vand Fonteoay, lsu, pp. 433 el 86i. i-tudc des sit-s kouiUert <t métalUfèret du cage vendéen , par Fournel.