‹ Lettres écrites de la Vendée à M. Anatole de MontaiglonChapitre 5 sur 19 · III. Le portrait de la Rej oie es! l'un dea meill du pin · texte numérisé non relu

III. Le portrait de la Rej oie es! l'un dea meill du pin

peu sympathique de Mignard. Sa c< h xcellente. L'arti

s'est Burpa i reproduisant les traits réguliers et hautaim de ion

ami. qui reçurent, pi , du souci de* affaires et de la violence con-

centrée «les passions un caractère somJ irouche. La trans]

de la peau du visage laisse entrevoir déjà des reflets bilieux : l'œil est fixe et scrutateur , comme devait l'être celui du futur président de la Chambre ardente, et vous comprenez, rien qu'à voir l'épaisseur ■ !• la lèvre et du menton, que, bous cette calme apparei !«• modèle avait un organisme puissant et une volonté de fer ;'i mettre au set- \ icc de -.-v jdé

l\ . Parmi les papiers concernant la Reynie, que possède <>. de Rochebrune, se trouve une notice biographique, rédigée en 1723 pour être insérée dans une nouvelle édition du Dictionnaire h<si<>n<i;ir de Murery, qu'on avait alors l'intention de publier. Quoiqu'elle soit écrite avec un sentiment exagéré de bienveillance pour celui qui en f;iii le sujet, elle a sa valeur ; car elle contient une foule de détails -urun homme qui a rendu, au point de vue matériel, des sen I la ville de Paris. — Peut-être a-t-clle en'' déjà imprimée; mais, comme je ne puis, à l'heure qu'il est, vérifier le fait, je la joins, à tout hasard, .1 cette lettre, au risque de voua servir un plat réchauffé.

c Gabriel Nicolas , sieur de la Reynie , conseiller d'Etat et premier lieutenant général de police de la ville de Paris, mérite très justement une place dans la nouvelle ('•ditiondu présent Dictionnaire. Celte ville, capitale du royaume, lu> doit en partie ce qui la rend si recommandante mesme chez les étrangers. Il est né à Limoges, le 2Gmay i('r2~>, d'une famille ancienne dans la province (1) et du corps du présidial. Avmtété envoyé à Cordeaux, pour y l'aire ses éludes, il s'y est étably ensuite, et y est resté président au présidial, jusqu'aux troubles survenus en Guyenne, où, ayant soutenu le party du roy , sa maison l'ut pillée. Il ne se sauva qu'avec peine et danger, et se retira

i Lm M<oi;is Priaient enrichis dans le commerce el l< i i< lits emplois de la w d( - leoii ra publies.

.lllj.les .1. M II il lll il I I

'■ ll< Il h li i Util , < I lui |'"Ui mi il'im. i li h •. île m n 1..- i | , ' I li ;

iliru\ . I

de li |in| , i i m ut j. i un «.ili. . i |.ji . ru i.il di pti

dont il i iilfl • y' ■ ">«■ . '" !" ""i"'1 '

I . la n, n. i. n , i 1 1. 1 1 i.i m pn ml< i . en i- , laoi II |

établir deilV ..un; ' mi.Imiiii.hi, .• .i < h. \.il , l'ulir | I< ■<!■ <l

villa , . i l'.i m 1 1 . • pour le d I environs . d<

do haï n .1, «I i baaaanl |.

Qliai voil :nijMiii.l liui .

ni , il n'\ . n avall qu'aux < uin-s i \, m, s .|in> de toile, il eui soin qu< indellei fussent de bonne qualité , <|u''

fussent ..lliiinr. s ;i li uiesine lieuie , i t |)UI 11 X (|lli lliaii' |U.n< II! .1 I- HT

devoil ou cassaient ces lanternes. I i , .1 l ,•, il enjoi^n '

s do nettoyer tous les jours le .1. vaut .1. huis 1 vins; est ihlli dea voitui

chaque quartier, pour enlever aussi chaque juin l*«s immondices n les pori de la ville ; il lit réduire les 1 s el auvents des nuisons, . 1 loi rues

trop étroites, aflnde donner plus dftlr; ensorte qne l'on :i partieulioremeni attribué a oette propreté le bonheur , qu 1 1 n, depuis, de n'avoir point • 1

ladii [ii'iises.

w [4 sofa de ce magistrat le porta ensuite à procurei bu public l*abondai

vivrei et det Commodités, ayant fait mettre 1rs marches ;i la \olaille «t dos \eaux

sur iirs places i>ius spacieust s, et soutenu 1rs manufactures. 11 1 endlt aussi i.> repos un communeautés des marchands el artisans, en éteignant 1rs procès qui l< s consumaient. Le roj , satisfait de tant de services rendus à la ville, le nomma conseiller d'I M 1680.

» Su prudence et la confiance que tout Paris avait en luj ont paru surtout eu deui occasions Importantes : l'une, lors de la révocation de l'édii de Nantes, en 11 nonobstant le grand nombre «i<- familles de la Et. P. IL, tous les ordrt s du roj furent exécutés paisiblement (1); l'autre, pendant l'année 1683. Comme il était d'une parfaite, il était infatigable au travail, répondant, à chaque moment, aux latin messieurs les ministres d'État, et, 1 >::mt de toutes les commissions extraordinaires du conseil , ou l'axait successivement nommé procureur général, seul commissaire rapporteur et président de la chambre établie à l'Arsenal. Le public vit alors les effets de son travail et de sa justice eu eeite chambre, lors de la commission contre les empoisonneurs des années 1680 et suivantes, et, en lt>!>3, par les établissements de nombreux hôpitaux et bétels-Dieu en plusieurs villes du royaume, suivant les intentions du nj, qui avait ordonné que les revenus des maladreries fussent employés à eet effet. Enfin, après trente années de service dans la police , Sa Majesté lui permit de se démettre de ses fonctions en février 10!>7: mais il a continué à diriger les bureaux deS affaires du conseil, jusqu'à sa mort, arrivée le II juin 1709, âgé de 81 ans et quelques mois, étant sous-doyen de MM1*, les conseillers d'État, aianl toujours élé honoré de l'amitié

(l) Que vous semble de ce ptiisiblcmcnf? — Combien ce simple mot du bénin biographe renferme de tortures morales , de larmes et de sang !

• lu roy nie-rcsscment absolu. Il

; i \ . . 1 1 1 1 1 t . 1 1 . .ni ; • ! i < 1 < I . i paroisse (I

Il .i\ elle de G . fille de ', maisti questes

, t I i and « on» il . IL lu É

I>t «-mu r président au parlement de Toulous

17 1."». Ut ool laisse on Qls (Gabriel-Jean . années,

.m m l'occupe :hi\ beHeo-letti i Ils . insfiés I v. de Homm

maistre «1rs m nteiidaut m'-iu

< :il;nils, . h ... toi

» m. de it i x .t î t no frère aîné, nommai leenFtteotas, isajeu-

Dtat-féoértl delim nrices, pendant la régeace ele le

reyoe inné d'Autriche, luj avaaead mérité n brevet de conseille il i Un .

ii i .. un Dis <t une Bile, nui (ils, nommé J- :» 1 1 , cooinie lu> ,

dtna i t.iit entièrement adoi echert be

dea pi ai « t Ctrti s, dOOJ il :» n -* i t eosspoté un recueil , le plus ample < t le plus complet qui mi pore jusqu'à iu\. il l'a légué, • d l698,àlabibliotbèque publique de l'abbaye de

S^ViCtOr, - livres de s(»n caliiiiet, élu: - IHrOSSSf lli

de tille (2). Da publié quelques cartes e( d'bistoii rapbie. -

lille, Dominée GUIOB, épousa, « n I.'-up-i {( Guillaume , sr de M GrsjfefC Si ifl

Rot ■hehnme, tils «lu président des I suce de Usaozin, qui eut la sur-

^ ivai ■ le S'Ui pj

Les racolas portaient: écartelé aux 1er cl M d Ifts i SfèêCÊt d'or; au\2*et.'V>,

- Les de GojfbsJ : à'Ot au coq dr gueules.

» (Mémoire foimù, i libre 4725, ]>ar M. de Sarcy, ancien avocat au Pai-

nt. qui a eu l'honneur di (rurmlln OOeeJf. flfla ReynA fm |U 'd 1 1 ■ i>"it.

v. Paris, après plus d'un siècle d'oubli, a témoigné, il j a peu de temps, Ba reconnaissance envers le premier homme qui ait en >ouci du bien-être etde la santé desa population. Les services rendus par l'habile administrateur ont fait pardonner lee violences de l'agent politique. Une

d) On lisait cette épitapbe, sur une modeste table de pierre de sii pied* de loBf sur trois de large, portée sur quatre autres plus petites:

« Cy gist mess ire Gabriel Xicolas de la Jlcynic, chevalier, conseiller ordre du roy m son conseil d'cslat d dira-lion dé tet (iwinccs, baron de S1 Sulpicc de Ifl Pointe, in I.an'iuedoc, cl seigneur de Ftof <i ik ïralage, en Limouzin, décide le 1 i juin 4709, Age de Si ans il l < \ mtt, lequel, par mndislic, a voulu rslre enterré en ce i •imetière , sans aucune inscription ny epiln]thc. — Messieurs les marguillers de Saint f.uslarhc ont fuit poser celte tombe par COÊUHdèrati ir menu

Pliez Dieu pour le repos de son âme. • ] | . - i |< ! Nleolai de rrtlsfe est lauourd'hsi i li Mbliothèqi île.

i ni le nom di la Reyn et l'une de nu lu d

l'hôtel il'' \ illr ;ibl il- i l.lliir.

Gobi ici Jean x iir <!«• Saint Sulpi< • • fil du li< uf. n.ini d-

police, m ta Rome ta moi «i-pnn. i ■ ; i-mi un.- bildm-

ihequo nombreuse et (1rs rollerlion do médaille d< in etgrnrui

i|in furent M'iiiliii-s ;ui\ riuli'i. ni juin uivant, moyennant I» D

dique somme de i ni romains, m profit de Cbarle Guillaume

de Korbebrune, son neveu ;ï l.i mode de D I drrnnr m- -•

iVmmn.i (jn'un petit nombre d'objets, entre auta le portrait peint ] Pierre Mignard, i on erré depui imille.

foui ni

i ndèt), v npfrwfcn fê$1*

Si\li;\ll<; LETTRE

JOSeph / Vf net et les <>cr<'s du BoS-PûitOU

— .le roua transmets par ce courrier, mon cher Montaiglon , diren pièces relatives à une fabrique d'ocrés artistiques, établie, an dernier siècle, â la Véric , paroisse de Challans. sur le bord de notre grand marais bas-poitevin. Quelques-unes d'entre elles ml été publia dans les Aflichet du Poitou (1) ; mais je n'ai pas cru devoir en Kinder l'ensemble, estimantque c'eut été diminuer l'intérêt qu'elles présentent.

Extrait d'une lettre écrite à Jnuyncau des J.oqes par De Font ânes , fMpfCflfM manufactures à Nyort , correspondant de la Société royale d'agriculture de la Rochelle.

Je m'empresse, monsieur et confrère, de vous informer d'une découverte intéressante, faite depuis quelques mois en Bas-Poitou, entre Soullans et Challans,dansla terre delaVéric, appartenant à M. de Lézardière, gentilhomme d'un mérite distingué et bon citoyen. On a trouvé, dans cette seigneurie, des ocres de diverses couleurs, supérieures en qualité à celles que nous possédons en France jusqu'à présent, nemea celles que nous tirons de l'étranger. M. de Lézardière, au-dessus de cette crainte qui étouffe dès leur naissance tant de découvertes utiles, s'est livré avec activité à toutes les dépenses que la manutention de ces ocres exigeait. Il y a toute apparence que son zèle sera couronné du plus heureux mecè8»ri cette entreprise est appuyée par le gouvernement. J'ai fait un voyage exprès sur les lieux, pour m'assurer, par moi-même, de la vérité de tout ce que je vous dis. J'ai apporté de toutes ces espèces d'ocrés. Si vous aviez à Poitiers quelque peintre habile et curieux de faire des expériences, je vous en enverrais , et vous pourriez lui proposer de les essayer. Il y a surtout une ocre noire, qui, bien maniée, fait un vernis très approchant de celui des cabarets de la Chine. (Affiches du Poitou.)

(I) Années 1773 et 1774.

I ' I • N ■ NO, 011 Ha' I

\ ! . . , .• |.l\ !■■ ■ Milhit c|i- I \ m f . . ;

; iju'i Ile

Irmli n "Ml - t. .••%!■ ir pi

i t p§j ii,..\ . i n. ii du |

\| ||, I, ! m , d'illl • ' ' « I |'l H '■ ml i l'o il. M. 'I' l.i S.illr I |i

. .1 vous ni ilir:i •■•• i|it'il pense. S'il In) plaît <l lUOnsloUI . m', n i niir qu'il <lr vous |<- faire tenu

miles les e\|.. i i.iin.s ■ 1 ■ - imlre eouip.i t dire, inoti-

•>• -s ■ ii vos leurs une m I<- i n liessef , qui II UimT

trop li. mi |-M\ , povTtol in îles lenrloei signalés i tout le» Ich aortes diî peln-

lui.s. Jr liini.iN d0Q< ni fOUl !<•' . .min nul. ml <! ntinn-i QQfl entrepris.-, 00 le |

donneur, el en me disant , uionsieiil . avec le plu

l.m.l reep et,

\ ure ii' s humble 1 1 ob i mol i nrlli

igituil.

(ys^rn^ï

— .Nous soussignés, peintres du Hoi el ineiuhres de son Académie de peinture m de sculpture, après avoir lait l'épreuve des ocres PfétOUtéêl ptl M. le luron de Lé- /ardicre, 01 découvertes dans sis terres, nous avons trouve qu'elles é-alairr ■• beauté les leries d'Italie el dépassaient de beaucoup celles d00l on se Sert roininuiieiuent en France, et donuenl d'ailleurs IVsp.-iaie -■ de la plus grand»- perfecttOO. Tu toi de quoi nous avons donné le présent certiticat pour servir et valoir ce que de lalson.

A Paris, le 10 juillet 1771.

Pierre, J. Dusioni-Le-Phimun , tktmetîitr ;

Yernet, Chardin, Vien, Roslin , Halle,

Le Prince, Cochin , secrétaire perpétuel

de l'Académie royale de piinture et scul}>-

ture.

Original.)

Cette pièce l été publiée, avec plusieurs incorrections, dans les Affiches du Poitou et dans la Statistique du dcpartiinenl de la Vendée, édit. de La Fontenelle de Yaudoré, p. 577.

Je soussigné, membre de l'Académie de peinture, certiffie avoir fait essay de l'ocre

I) N. Robert de la Salle, plus lard maréchal de ramp , parent de Mr. de Lezardièn-.

i.mii. de || \. !<• ,.|.nl

: <!•■ i.i qaalllé qve de II ton e de 1.. 1 oalcar, mellii i i l'ordinaire pti lee petatn

oyyc/i^i

1 1 juillet 1771.

Original.)

Je vous edreœe, monsieur, un.- botte remplie d'échantillons de no- terres à couleurs ou ocr. «ferlée, il y n qaekroee années, dam antre terre <\<- le Verse, près Chiliens , ea Bas-Poitou, dont vous avez perlé dans vue de ?œ feuilles de reniée

dernière (7 janvier 1773). Vous trouverez ci-joint un m. moire succinct sur la qualité «I-1 (rs t. n.'s. si vous voulez publier ce mémoire, eprèe qne vous aurez fait faire vous-même des expériences, j«- vous en serai obligée; je le serai de m-mede nous faire savoir ce que Ton en penoera I fOtre académie. Je vous préviens que l'on se •art déjà de la terre noire, avec aulant de succès que d<- Venrre de In Chiif, pour les paysages , et que l'on ne se sert que de cette terre ici , depuis que nous l'avons éprouvée.

A la Proustièrc, le G novembre i 77 i. (Affiches du Poitou.)

BAROXXE DE LEZÀRDIÈRE. (1).

Mémoire sur les terres à couleurs ou ocres de la Ycric en Bas-Toit(>u. La carrière des terres à couleurs qu'on découvrit, il y a quelques années, près Cballans, en Bas-Poitou, fournit une espèce d'ocre, qui , ayant autant de corps et plus de solidité que l'ocre de Rue, si recherchée dans la peinture, a encore sur celle-ci l'avantage d'être d'un velouté plus hardi et d'une teinte plus vive , cependant plus foncée que l'ocre commune. Sa principale qualité est d'être plus tenace et moins susceptible des impressions de l'air ou de l'eau que toutes les autres ocres communes, étant mêlée de plus de parties ferrugineuses , qui lui donnent toute la consistance et la solidité possible. Elle s'employe avec le même succès h l'huile, à la colle et au vernis, et, de quelque manière que l'on s'en serve, une seule couche produit autant d'effet que deo couches d'ocre commune. L'essai qu'en fil, en 1771, l'Académie de peinture de Paris assemblée, ne permet pas de douter de sa qualité supérieure, selon qu'elle l'a attesté par 1«- certificat qu'elle en a délivré à M. le baron de Lézardière, propriétaire de cette carrière. L'expérience qu'en ont fait, avec le plus grand succès, une quantité d'ouvriers , confirme le témoignage de l'Académie. On a

(I) Maric-Jeanne-Charlotte Babaud de la f.haussade, femme de L. J. G. Robert de irdière.

« |M llUVi'" .'i > ' i' lu

un \ci\ i. .• i|t< I' \nni i'|ii.\ li« m « t i '.h

i flfoi It et la vl D'api . . il. :

i|lll, l'.ll s. . • l M.tll t . , I m •■. . i

■ ri i M. I.' I.. h.. ii

.l'( il. uni.' , . ii B| i. .pli l> III l'il fera «fi

i irouvi pont, i ii ■ i- i '■ . "in' i h't il'iiin

iloni est iinii|tii' ; .il. n bc mtrf le i< mme

|| m. i. I i 1 |..n I.hIi- | >• • Il I 1rs | .« ili 1 1 ; .

iciihlii' li s cuir». On - ii trouvera t. Ile quantili'- <|iir 1 " « • t * >\> (Afllckti il n Poil

Le baron de Lezardière I , qui ' exploiter >u-

vertes Bur bu propriété de la Vôrie, joignait û une intcll une instruction très solide, deux cho dément exceptionnel!

an xYin' iècle, chez les nobles du Ba -Poitou. Lié d'amitié arec plusieurs des hommes remarquables de son temps, tels que Turgot, Malesherbes el Bréquigny, il passait, non sans raison, poui laissé « 1 1 1 < - 1 « 1 1 1 1 * peu gagner aux théories des philosophi I it ainsi qu'on levit, dès 1776, malgré la vive opposition de la plupart des membres de l'aristocratie «I»1 la province, concevoir la pensée généreuse d'organiser une association de propriétaires fonciers, ayant pour but d'arriver à l'égale répartition de l'impôt entre tous lesciti distinction de castes. Ce rai encore lui qui parvint à faire insérer, en 1789, dans les cahiers de la noblesse, le peu d'idées libérales qui s'y trouve. Épouvanté plus lard de la marche des événements, dont le résultats et la portée dépassaient ses prévisions, il se trouva fatalement entraîné à changer de rôle, et à se constituer le chef de la premi tentative contre-révolutionnaire en Vendée. Son château de la Proustière (2), où lui et sa famille s'étaient livrés jusque-là à de paisibles et savantes études sur les origines de la société fran devenu

le rendez -vous de tous les mécontents du pays , fut incendié le 21 juin 1701 . parles gardes nationaux, accourus de tous côt

(1) Louis-Jaoques-Gilbert Robert, baron de Lezardière et de Po'noux. 8) Commune de Poiroux (Vende

qui le -.M-ii-i ut dai l le condni irenl an* s tbli à'i )l ni

ou il lui in ofants. l I i ison l'ow rirent

peu de tempa ap a rertu 'lu décret d'amnistie, rendu par le membrei de la Constituante, avant de le séparer; mai il l'éloi litôt de -«'ii payi natal . et . par un dei ai< l , finit

joui - :i Nantes, en isf,i , au mom< ot od il f( nait r< prendre j o cession de la Proostière.

Le remarquable travail, publié par sa fille Marie-Charlotte-Pauline (1) , est certainement connu de von-. | i nce bi torique a lait de grands progrès depuis L'apparition de ce livre , plusieun des principes posés par la docte vendéenne ne sonl plus ion œuvre n'en est pas moins un curieui jalon, planté sur la voie qui m conduit â la vérité.

MUfl de Lezardière, née â la Vérie Le !5 mars 1754, a fini ses jours â la Proustière en is:i5 (2).

La Lettre de Joseph Vernel , écrite â L'occasion de l'envoi «lu certificat de l'Académie de peinture et de sculpture, mentionne an certain M. Francheteau, d'après le dessin duquel il avait peint en camayeu, avec Les ocres de Challans, sa vue de Noirmontier. Les detu lettres de l'artiste, datées de la Rochelle, dont j'ai copie, sont adressées à ce môme personnage, qui résidait alors â Beauvoir-sur- Mer, *t était, sans doute, quelque oflicier garde-côte, ou un employé de la douane. — Son nom appartient aux Marches du Poitou et de la Bretagne. C'est celui d'une famille qui a joué un rôle important dans le département de la Loire-Inférieure, durant la première période

révolutionnaire.

U Rochelle, -27 lepteeribre I7<H (3).

Monsieur, Vous n'avez pas été sans scavoir que j'ay reçu la visite de monsieur Thomas, ces

(1) Théorie des lois poliliquis de Ui Monarchie française. Les deux promit parties furent imprimées en 17!>l ; la troisième l'a été par les soins de M. Charles de Lezardière, frère de l'auteur, qui a donné, en 1844, un»' nouvelle édition, comprenant l'ensemble de l'ouvrage.

(i) Y. dans V Histoire à l'audience, par M. <>. Pinard , une noiiee surMlle de Le/ dière; v. aussi celles publiées par MM. de La^tir-Niint-Jal et Mourain deSoardeval

i3) Cette date est d'une Mire main qae II copie de la lettre.

JOUI H lll'l lin I • , • l qu'il III ..iti • |, n t | ,

ji- li d( mu . , 1,1 lin|> , |i. ,i •■. . .1,- .1. i ni , n n..|. n. i,. ,i , i,

||||C MitM l I .1 • I \

i i l'un des H"

m. n . \. il de | lui" ,<'|.ln« i l II. n

on joui i ili i ii" j, n ipedltll que roui , n

\ i plusieurs jours , «t p- n'.i\ |.:i ■ <!• I ,

UlOllsiCUl I IlOIIWS, qill si' \ullill.l i h.il ,-. iT «l<- V'

roui rtpelor, monaleur, cuiuiih* jo K» irprir ii >, i|u<- j( w jours,

Il tirs llllllllllc «t ..|m ! I Mil III .

I i l; • lu II.- , le 1 noveml Monsieur,

m. s Poiuonnièrti ont eu ce bonheur de tous trouvi I dis[>osé

| leur t. m.' i< uni l.i\ 01 ible. Vous ii';i\c/ \«.iilii d< inriii ci - n ni i r < I |tl I in<>v . V0U1

m'atei luftsitôt envoie le dessein en couleur de Van de Veide, qui voua i monsieur de rrsverssj I). Il n'est présent <|iu me pou voit rMiv plus pn < i<u\, p i qu'il me M'i»i de fOOl Si eH de m. un de msitrOi Qu'il nous plaise en recevoii mou remerctment.

iMust i Dieu que ie port de la Rochelle ht d'une telle manière ' n serait de beasvcoup le melieur * i < * la suite entière, et digne de l'estime eu laquelle ou d< Igné me

tenir

la M liniiav pss cette lettre, sans vous conter \'< I querelle que me lit

hier M. l' Impovlanl , pour deux matelot! qu.' j';iv;iis mis M battant an II '"in «le

mon eeqntase» u avail h peine jette lea yeui dessus, qu'il me dit, ara la noix et le Jeate d'un amiral dessus sou bord : « Feapère, monaieur, que ce n*andalf ne densen-

rera sur cette toile; Ce Seroit à taire penser qu'en mon gouvn M ment il n'y ait nulle police, i Un coup de pinceau donné, le scandale D'ofUSquail plus le regard de ce parfait modelle des :n!niinistrateuis de provinces (3).

Vous souhaitant, monsieur, n'avoir pareils gêna sur votre chemin, je me di^

Votre très humble et obéissant serviteur.

Page 1