A EUGÈNE SUE
En 1801, le célèbre botaniste Ilænke découvrit, près du fleuve des Amazones, 1a plus merveilleuse plante qu’il soit possible d’imaginer : c’était évidemment une injmphéacée , c’est-à-dire une plante ressemblante à notra nénufar ou lis des étangs ; mais ses gigantesques proportions lui donnaient l’apparence d’un rêve. En efifet, chacune de ses fleurs, flottant sur l’eau, n’avait pas moins d’un mètre et demi d’étendue, qiielquesunes mêmes étaient plus grandes. Les fleurs, blanches d’abord, et montrant, lors de leur entier épanouissement, un centre d’un rose vif. avaient trente centimètres de diamètre.
Cps plnntes couvraient une sorte d’étang de plus d’un quart de lieue; Hænke, saisi d’admiration, se jeta à genoux dans le bateau qui le portait.
Hamke mourut dans le cours de ses voyages , et ses notes ne furent mises en ordre que très-longtemps après sa mort.
En 1819, 31. de Bonpland avait rencontré h son tour la Victoria regia au Paraguay ; il en envoya des graines en Europe ; mais elles ne germèrent pas. Il paraît que la plante de Hænke et celle de Bonpland offrent quelques différences. Ainsi la plante vue par M. Bonpland a les feuilles vertes dessus et dessous, tandis que celle de Hænke a le dessous des feuilles d’un pourpre violet. De là grande rumeui', parce que 3f. d’Orbigny, qui a rencontré, en 1827, sur les frontières du Paraguay, la plante de Bonpland, lui a donné le nom de Victoria ernziana, et a envoyé, la même année, au muséum de Paris, un dessin avec des fleurs et des feuilles desséchées ; tandis qu’il ne trouva la plante de Hænke qu’en 1853, un an après que Pœppig l’avait rencontré, et lui avait donné le nom de euryale amazonica, en place du nom de muniru que lui donnaient les indigènes.
En 1837, sir Robert Sclioraburgb, explorant la Guyane anglaise, envoya un portrait de la même
plante , celle de Hænke , en Angleterre , en la désignant sous le nom de nympliœa Victoria.
En 1847, M. E. Gray la décrivit dans le Journal (le Botanique, sous celui de Victoria regina.
Trois mois plus tard, le docteur Lindley publia les dessins de sir Robert Schomburgh, et baptisa la plante du nom de Victoria regia.
M. Gray se fâcha.
Sir Hooker demanda qu’on appelât la nouvelle nymphéacée Victoria reginæ , pour des raisons d’analogie.
M . Sowerby réclama le nom de Victoria amazojiica pour se rapprocher du nom imposé par Pœppig.
Déjà auparavant, M. d’Orbigny avait publié ses réclamations dans VÉcho du monde savant.
La guerre fut allumée , il coula beaucoup d’encre ; mais la plante n’était pas encore arrivée en Europe. — En 1837, sir Robert Schomburgh en avait envoyé des pieds, qui étaient morts en route.
En 1846, M. Bridges, célèbre collecteur, alla exprès chercher des graines, et les rapporta dans un bocal plein de terre humectée. Le jardin de Kew en .acheta vingt-cinq : deux seulement germèrent; mais les plantules périrent presque aussitôt.
En 1848, un médecin anglais envoya des plantes
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et des fruits. Les rhizomes arrivèrent putréfiés , et
les graines ne germèrent pas.
En 1840, des Anglais demeurant à Georges-Town se cotisèrent pour envoyer une expédition d’indiens, qui leur rapportèrent trente-cinq pieds de la merveilleuse plante; mais les trente-cinq pieds périrent tous.
Enfin deux médecins, MM. Hugues Rodie et Luckie, envoyèrent des graines au jardin de Kew. Ges graines, transportées dans de petites fioles d’eau pure, arrivèrent le 28 février 1849. Le 23 mars suivant, six plantes étaient levées et se portaient bien. Une de ces six plantes, transportée et cultivée à Chastworth, chez M. le duc deDevonshire, fleurit le 8 novembre 1849.
Une seconde fleurit le 10 avril 1850, chez M. le duc de Norlhumberland.
Enfin une plante née de graine à Chastworth , eu février 1850, fut apportée h Gand, chez M. Van Houtte, célèbre horticulteur, le 26 mai de la môme année, et le 5 septembre suivant s’ouvrait sa première fleur.
Tout ce que je viens de vous raconter est tiré assez laborieusement de Thistoire complète de la \nctoriu reijia, que vient de publier la Flore des serres et jardins de V Europe.
Je renvoie h la Flore reiix des lecteurs qui voudront avoir des détails sur les constructions de l’habitation du palais de verre que M. Van Houtte a fait construire pour sa nouvelle hôtesse, et sur l’appareil de chauffage et la culture de la Victoria regia, La serre doit avoir une température de vingt-huit degrés centigrades , que le soleil élève jusqu’à ■ trente-cinq, et l’eau, une chaleur de vingt-neuf à trente-deux degrés centigrades. Un volume entier est consacré à la Victoria regia. Avec les renseignements qu’on y trouve, on peut facilement établir son domicile et la cultiver. Malheureusement, ce domicile et le chauffage sont chers, et il n’y a que peu de personnes qui pourront voir fleurir chez elles un des plus magnifiques végétaux qui existent. Mais c’est un luxe que la ville de Paris se doit à elle-même; c’est plus curieux et plus agréable qu’un ours, et ça ne coûterait pas aussi cher à entretenir que les huit ou dix hyènes qui composent aujourd’hui le fonds de la ménagerie du jardin des Plantes. J’espère bien que l’administration du muséum va se mettre en mesure de confier à M. Neumann, le directeur des serres, une jeune Victoria regia, que les Parisiens ne tarderont pas à admirer, gi'âcc à la rapidité de végétation de cette magni-
0‘i LETTRES ÉCRITES
tique nymphéacée, rapidité aussi extraordinaire que sa splendeur et ses dimensions.
11 serait honteux qu’on hésitât. Même pour un particulier, il sera désormais bien misérable d’avoir une serre chaude sans y préparer un asile pour la Victoria regia ; seulement, je ne cache pas aux amateurs que, pour qu’elle vive un peu it l’aise, et puisse y étaler ses feuilles et ses fleurs, ce n’est pas trop d’un bassin de huit mètres vingt centimètres de diamètre, et de un mètre quatre-vingts centimètres de profondeur.
Consolons maintenant un peu ceux qui ne verront peut être jamais cette riche plante, et aussi ceux qui comme moi la verront, mais ne la posséderont pas, et parlons des richesses gratuites ou à peu près qui peuvent s’épanouir dans les eaux de nos jardins, dans un bassin, dans une mare, dans un tonneau même. Je ne connais, sans aucun doute, pas toutes les plantes aquatiques; il y en a d’autres que j’ai vues, mais que je n’ai pas cultivées; quelques-unes que je ne connais que de réputation. Je parlerai discrètement de ce que je n’ai pas vu moi-même, et j’en avertirai mes lecteurs.
Pour ceux qui n’ont pas vu la Victoria regia, le nénufar blanc, le lis des étangs , est sans contredit
la plus belle des plantes aquatiques, et une des plus belles plantes qu’on connaisse.
Ses feuilles rondes, d’un beau vert, de la largeur d’une assiette, et flottant sur l’eau; ses larges fleui-s blanches et doubles en forme de volant, épanouies pendant tout l’été, en font un magnifique spectacle.
On l’appelle en grec, vu^oiaîa; — en latin, nymphæa; — en italien, nenufaro ; — en allemand, wasserïilie ; — en anglais , waterrose : — en hollandais, zeebloem; — en danois, soebJomster; — en polonais, grzybienie ; — en russe, kubischka; — en arabe, nilufar.
Ne pensez pas que je veuille vous faire croire que je sais toutes ces langues : j’ai trouvé ces noms dans un livre; et, comme cela m’intéresse, je veux partager avec vous le petit plaisir que j’en retire.
Le nénufar jaune est moins splendide , mais c’est encore une fort belle plante ; ses feuilles presque aussi grandes sont plus allongées, et non plus grandes et plus rondes, comme dit un livre très-intéressant, la Flore médicale. Sa fleur est beaucoup plus petite, simple, mais d’un très-beau jaune; tous deux se multiplient par des tronçons de racines que l’on plante à une profondeur de deux à six pieds d’eau, dans une terre qui n’a pas besoin de beaucoup d’épais-
seur. En général, la terre qui convient aux plantes
aquatiques est un mélange de sable et de terre franclie.
Le nénufar blanc a une odeur douce et faible; l’odeur citrique du jaune est plus forte, mais a plutôt l’air de sortir de la boutique d’un parfumeur que du calice d’une fleur. J’ai vu dos néiiufars cultivés dans de grandes tonnes, où ils fleurissaient très-bien. Le Bon Jardinier dit que le nénufar blanc fleurit de juin en août ; il serait mieux de dire : de mai en septembre. L’apparition des feuilles du nértufar à la surface de l’eau est pour les jardiniers un signe qu’il n’y a plus de gelées à craindre, et beaucoup d’entre eux attendent cette apparition pour sortir les orangers.
Le nénufar a une mauvaise réputation fort usurpée ; je ne sais si c’est :i cause de cette réputation que les pbalanstériens r/)iit en horreur, mais j’ai un peu perdu des bons sentiments du spirituel Toussenel depuis qu’il a appris que je le cultive dans mon jardin. L’électuaire de chasteté, le sirop de nénufar, le miel et l’huile de nénufar, n’ont aucune vertu, et les paysans suédois mêlent dans le pain, ù la farine , de la racine de nénufar râpée , sans aucun inconvénient. Les Égyptiens mettaient d’ordinaire un nénufar sur la tête d’Osiris.
UE MON JARDIN
Le pontedeiia cordata n’est que depuis un un dans la mare, alimeulée par une petite source, où je cultive mes plantes aquatiques, et il n'y a pas encore fleuri, mais il a élevé de grandes feuilles d'un beau vert, ovales et échancrées h la base, à près de trois pieds hors de l'eau. Je lis dans un petit ouvrage de M. Pépin, que scs fleurs sont disposées en épi droit de quatre à cinq pouces de long, et sont d’un beau bleu. Je me délie du bleu de jardinier; je vous l'ai déjà dit : le bleu, vu la rareté de cette colileur, est attribué parfois aux plantes un peu trop libéralement.
Mes deux pieds de pontederia sont forts, et j’en verrai sans doute la fleur cette année, de mai en septembre, durée de la floraison de cette plante ; elle se multiplie par éclats du pied, ce qu’il faut faire en avril (ît en octobre, c’est-à-dire avant et après la période 4e végétation.
Best une erreur assez répandue, même chez certains jardiniers : c’est qu’il faut séparer et transplanter les végétaux pendant l'hiver légal, l’hiver de l’almanach’'. La plupart des végétaux, en eflFet, cessent de se développer, du moins d’une façon apparente, dans cette saison, mais non pas tous ; il faut prendre chaque plante dans son hiver à elle, c’est-à-dire pendant son sommeil. Lependanl ce n’est |*as au
-,f. LETTRES ÉCRITES
milieu de celte phase de torpeur, mais au commencement ou à la tin, que le moment est le plus favorable ; ainsi, j’ai toujours vu réussir surtout les plantations faites en novembre, quand la sève circule encore lentement, et je préfère les transplantations exécutées k la tin de l’biver à celles que l’on fait au milieu.
Il est encore à cela quelques exceptions, ou plutôt des exemples de ce principe porté plus loin. Nous en cilerorfs une tout à l’heure à propos de Yarundo donax.— Tl nous en vient une autre en mémoire. — L’anémone hépatique, très-délicate à la séparation des pieds, supporte beaucoup mieux cette opération, ainsi que celle de la transplantation qui en est la suite, au moment de sa floraison.
Revenons aupontederia. — -Son pied ne doit être couvert que de six à huit pouces d’eau ; c’est assez, du reste, pour que la plante passe nos hivers à l’air libre, — contrairement à l’assertion du Bon Jardinier, qui la signale comme étant d’orangerie. — 11 est vrai que l’exemplaire du Bon Jardinier que j’ai sous les yeux est de 1841 , et que l’article peut avoir été corrigé depuis.
J'ai planté également, il y a un an, la péronieou lhalia deulbatu, mais elle n’a })as poussé du tout.
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M. Pcpin assuie qu’elle passe l’iiiver à l’air libre, pourvu qu’elle soit couverte de huit à dix pouces d’eau. M. Armand Gontier, de Fontenay-aux-Roses, ne la cultive pas autrement, ce qui est encore contraire à l’opinion du /ion Jardinier... de 18 il. La péronic élève, dit-on, à plusieurs pieds au-dessus de l’eau, de grandes feuilles ovales et des fleurs en épi, les uns disent d’un rouge violacé, les autres rose, les autres d’un pourpre foncé. Je ne serais sans doute pas dans cette incertitude sans la fâcheuse habitude que prennent les jardiniers, de plus en plus chaque jour, de séparer les plantes en fractions trop petites ; car j’avais planté deux pieds de tlialia dealhata. Cette habitude cause la perte de beaucoup de plantes. 11 n’est guère d’amateur cependant qui ne consentit volontiers à payer une plante un peu plus cher, à la condition d’en recevoir des exemplaires j)lus forts. Les dérisoires fragments qu’on reçoit le plus souvent ou périssent dans la même saison, ou sont fort longtemps avant d’avoir pris assez de développement pour donner des fleurs.
Le butome ou jonc fleuri, pour ne pas venir de la Virginie et de la Caroline, comme le pontederia cl la péronic, n’eu est pas moins une charmante plante qui pousse d’elle-mème sur le bord des rivières un
ôü lettuks écrites
l»eu leiiles el des élanss. Submergé l’iiiver. il a sou- \ent le pied sans eau pendant l élé ; eci»endanl, dans mon jardin, il est constaininent innuergé suus près de deux pieds d’eau, et lleuril très-bien. Le butouie, de juin en août, élève, du sein de feuilles triangulaires, en forme d’épée, une lige droite, verte, ronde, sans nœuds, de deux à trois pieds, couronnée d’une ombelle de fleurs séparées par de longs pédoncules, et d’un rose approchant du rose de la fleur du pêcher. Le butome doit être planté de préférence dans du sable argileux.
Le ményanthe ou trèfle d'eau est également une plante de notre pays.
On l’appelle en latin menyanthes palustris; — en italien, meniante ; — eu anglais, mars trefoil ; — en allemand, wasserklee; — en hollandais, water drieblad ; — en polonais, ctvikla lesnu ; — en russe, trilistnik.
Le ményanthe a pour tige une souche noueus(‘ et rampante, ses feuilles sont tout à fait semblables à celles du trèfle, sa fleur est un épi de petites fleurs roses avant leur épanouissement, blanches après ; les pétales de la fleur sont bordés de filaments extrêmement fins, (pii lui donnent l’apparence d’être faite de pluines;
DK MON JARDIN.
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liO niényanthe no doit pas èlro placé h plus d’im piod sous l’oau ; trois ou quatre pouces lui sulfi.seut. En Angleterre, on emploie quelquefois le inényauthe à la place (lu houblon dans la fabrication de la bière. 11 n’est pas moins amer. On s’en sert en médecine.
Le lypha, rostau à musseth, celui que les Juifs mirent aux mains du Christ pour figurer un sceptre dérisoire, .s’élève très-majestueusement du milieu de l’eau; sa tige est d’un beau vert, droite, et terminée par un épi de fleurs si serrées, qu’il semble en velours brun. Les racines, dans leur jeunesse, ont un goût assez agréable, et, dans certains endroits, on les confit au vinaigre comme des cornichons ; avec les feuilles on fait des toitures qui, dit-on, durent plus longtemps que le chaume ; avec le duvet qui compose les épis, on a fait des matelas et des coussins, on les a cardés et feutrés, et, en les mêlant à du poil de lapin, on en a fait des chapeaux de castor.
Je vous ai parlé plusieurs fois de Yaponogeton distachyon, mais je dois me répéter un peu pour placer dans ce chapitre toutes les plantes aquatiques. Cette charmante plante est originaire du cap de Bonne-Espérance. Elle a été introduite en Angleterre en 1788. — M. Jacques, jardinier du feu roi
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Louis-Pliilippe, la ciiltivaildansledomainodc Noiiilly, dès 1819 ; niais il la rentrait l’iiiver en orangerie. Cependant, il écrivait, en 1835, qu’il pensait qu’elle pourrait vivre à l’air libre dans un bassin suffisamment profond.
En serre chaude, où je l’ai vue souvent, elle est beaucoup plus petite et maigre ; en serre tempérée, ses feuilles et ses fleurs sont loin d’acquérir toute leur dimension . Ainsi , M . Jacques donne à ses feuilles trois ou quatre pouces de long. M. Pépin, jardinier du jardin des Plantes de Paris , qui l’a cultivée dehors depuis 1830, porte la grandeur des feuilles à huit pouces. Je la cultive également dans un bassin de mon jardin depuis dix ans, et ses feuilles dépassent presque toutes même les dimensions indiquées par 31. Pépin. Ces feuilles sont longues, ovales, et d’un très-beau vert. Les fleurs forment comme un double épi, et ressemblent à un coquillage ; elles sont d’un blanc pur, et parsemées d’étamines noires; elles exhalent une odeur très-suave, que 31. Pépin compare à tort à celle de la fleur d’oranger. 31. Jacques la signale comme une odeur particulière et trèsagréable. Je suis de l’avis de 31. Jacques. J’ajouterai que s’il faut classer cette odeur, je dirai qu’elle ressemble à la vanille.
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L’aponogelon fleurit plusieurs fois dans l’aunée ; je le tiens sous l’eau h une profondeur qui varie de dix-huit pouces à trois pieds.
' La sagittaire, qui vient avec les hutomes au hord des étangs et des rivières paresseuses, a des feuilles qui semblent autant de fers de flèche que lanceraient au ciel des tritons insurgés. Sa fleur est un épi de fleurs h trois pétales blancs, avec le centre d’un violet pâle. Au haut de l’épi, sont les fleurs mâles, reconnaissables à leurs étamines jaunes; elles s’épanouissent en juin et juillet. Quand on les prend au bord des rivières ou des étangs pour les transplanter dans les eaux des jardins, il faut prendre un soin que je n’ai appris que par ma propre expérience, ne l’ayant trouvé indiqué dans aucun livre.
Vous aurez beau arracher cent fois des pieds de sagittaire et les replanter, ils mourront. Ce n’est pas le pied qu’il faut planter, mais les bulbes ovales, de la forme et delà grosseur d’une olive, qui se trouvent en chapelet à l’extrémité de tiges souterraines qui partent de la racine, et que l’on brise et laisse au fond de l’eau , presque toujours en arrachant la plante. Vos bulbes plantées à la profondeur de six pouces à un pied sous l’eau, vous pourrez croire l’année d’après que vous vous êtes trompé, et que la