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PHILIPPE IV AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES
Il les engage à supporter courageusement les malheurs de la campagne passée; leur promet de les garantir des efforts ultérieurs des ennemis, en les assurant qu'il s'occupe de préparer des moyens suffisants à cet effet, et enfin leur donne - avis qu'il leur enverra, pour les gouverner, un prince de son sang.
Madrid, 25 octobre 1644.
Le Roy.
Le succès de ceste campagne nous aiant donné sub-
ject de vous escrire, le 19 de septembre dernièrement passé (1), ce qu'aurez veu par nos lettres, nous y adjousterons maintenant que, comme nous les avons ressenti au double, par la considération des maux qui vous en reviennent, aussi nous nous promettons de la fidélité et de l'amour que nous avez tesmoigné en toutes occasions, que les supporterez tant plus courageusement, sur asseurance qu'en attendant que je vous puisse moyenner une bonne et durable paix, nous ne manquerons, ce pendant , de vous garantir des efforts ultérieurs de nos ennemiz par des moyens si puissans que, moyennant Dieu et la continuation de vostre valeur et assistence pour vostre propre bien et la conservation de la religion, nous espérons de pouvoir surmonter toutes les difficultez que l'on se pouroit imaginer en ce regard, à la confusion de ceux qui, pour vous perdre, prétendent vous faire désespérer du remède. Et, bien que la confiance que nous avons en vostre constance nous pouroit dispenser de vous faire ceste, néantmoins, pour vous faire veoir successivement le soing que nous
(1) M. Lacroix, M. Diegerick et moi, nous avons vainement fait la recherche de cette lettre.
avons pour vostre défense et conservation, nous avons bien voulu encor vous advertir que nous sommes empeschez à disposer les moyens à ce suffisans, mesme toute autre chose qui puisse servir audict effect, et que vous envoyerons une personne des nostres qui vous gouverne, et vous asseure davantage de î'assistence que nous vous ferons, et de l'amour que nous vous portons. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. De Madrid, le 25 d'octobre 4644. Assel. v*.
PHILIPPE
Brecht.
Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux états. — Archives des états de Hainaut : Actes des états, t. XXiïI , fol. 121. — Registre aux résolutions des états du Tournaisis, de 1642 à 1648. — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.
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PHILIPPE IV AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES
Il leur fait savoir qu'il s'occupe sans relâche des moyens de les secourir, voulant ainsi leur témoigner la parí qu'il prend à leurs souffrances. — La grosse somme de deniers et les gens qu'il a envoyés aux Pays-Bas pour la campagne actuelle, sont déjà des preuves de sa sollicitude à cet égard; il donne des soins à ce que l'argent qu'il reste à fournir pour le service de toute l'année, soit remis ponctuellement. — 11 espère que, au moyen de ces secours et des aides des états, la tranquillité et la sûreté du pays seront garanties.
Madrid, 5 avril 1646.
El Rey.
Condoliéndome de la dilatación de vuestros trabajos,
como se deve á la constancia con que los toleráis, procuro in-
cessaiitemente acudiros con los medios mas efficaces que, se pueden hallar en el estado de las cosas de acá. Assí lo havreis podido conocer en el gruesso socorro de dinero y alguna gente que se ha remitido para las provisiones desta campaña, y quedo cuydando de que sea puntual la remission de lo que se ha ajustado por todo el año presente, habiéndose buscado eííectos seguros. Con esto, y la continuación de las ayudas que haveis hecho para vuestra propria defensa, con que os pido y encargo affectuosamente prosigáis, devenios esperar en Dios que, pues se trata de caussa tan suya y tan justa, por todos lados será servido acudimos con su favor, y disponer los successos de manera que se consiga la quietud y seguridad que yo os desseo y procuro, sin omittir ningún medio, con el amor que solicita vuestro continuo mérito. Con tanto, etc., Dios os tenga en su sancta guardia. De Madrid, á cinco de abril de 1646.
YO EL REY
Pedro de Coloma.
Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.
PHILIPPE IV AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES
Il les informe qu'il a nommé l'archiduc Léopold gouverneur général des Pays-Bas.
Saragosse, 17 septembre 1646.
Le Roy.
Àyans trouvé convenir d'exonérer nostre cousin le
marquis de Castel-Rodrigo du gouvernement général de nos Pays-Ras et Rourgoigne, afin qu'il puisse assister prez nostre
personne, et d'y commettre nostre très-cher et très-amé bon cousin monsieur l'archiducq Léopold , sur l'advis que nous avons eu que, pour l'amour qu'il avoit pour nostre service et le bien desdicts pays, il estoit content d'accepter le gouvernement d'iceux, tant au politicq que militaire, suivant les dépesches en faictes, nous avons bien voulu vous en advertir, vous requérans et ordonnans, arrivée que sera Son Aîtèze par delà , de le recognoistre pour tel gouverneur et capitaine général de nosdicts Pays-Bas et Bourgoigne, et luy rendre les honneurs et debvoirs deubz à sa personne, selon la confiance aussi que nous en avons. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. De Çaragosse, le 17 de septembre 1646. M. Ls \?t.
PHILIPPE
Brecht.
Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux états. — Archives des états de Hainaut : Actes des étals, t. XXIII, fol. 286. — Registre aux résolutions des états du Tournaisis , de 1642 à 1648.
PHILIPPE IV AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES
Il leur fait part de la mort du prince donRalthazar Carlos, son fils. — La douleur qu'il en ressent s'augmente de la peine qu'en éprouveront des vassaux aussi anciens et aussi fidèles qu'ils le sont.
Saragosse, 15 octobre 1646.
El Rey.
Dios ha sido servido de acrecentar nuestros travajos
con el maior y mas sensible de quantos podian sobrevenir en la saçon presente, llevando para sí al príncipe don Balthasar Carlos,
mi hijo (1), en pocos (lias de una regurosa enfermedad, dejándome con el extremo dolor á que obliga haver perdido prenda tan chara y tan adornada de todas las partes y virtudes que la podían hacer amable , de manera que en su edad ni yo tenia que desear mas en un hijo heredero, ni vosotros para mi sucessor. Considero el grande sentimiento con que entenderán este triste suceso vasallos tan antiguos y tan fieles , quando estais haciendo los últimos esméreos de vuestra fîneça y amor á mi servicio , con exemplo á todas las naciones para la posteridad, cosa que acrecienta mi dolor en el grado que es justo. Pero, siendo cierto que tales disposiciones nunca carezen de superior y particular providencia , debemos yo y vosotros resignarnos en la divina voluntad, y esperar que, así como por sus secretos juicios se sirve de imbiarnos esta y las otras afliciones, para los mas altos fines que no se pueden penetrar, nos mirará misericordiosamente, y nos dará cumplido consuelo, quando nos combenga.Con tanto, etc., Dios os tenga en su santa guardia. De Çaragoza, á 13 de otubre de 1646.
YO EL REY
Pedro Coloma.
Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux états. — Archives des états de Hainaut : Actes des états, t. XXIII, fol. 288. — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.
(1) Ce prince était né en 2630. Il venait d'être fiancé à l'archiduchesse Marie-Anne d'Autriche , que son père épousa depuis.
Lï.
Il les remercie de l'assistance qu'ils ont donnée pour le recouvrement de Gravelines, et qu'ils donnent pour celui de Dunkerque.
Madrid, 2 septembre 1652.
Le Roy.
Très- révérends, révérends pères en Dieu, vénérables, chers et féaux, chers et bien amez, esîans informé des grandes assistences que vous avez contribué à la récupération de Gravelinges, et à celle qui s'exerce pareillement de Dunquereque, et ne pouvans obmettre de vous en tesmoingner nostre recognoissanee, et l'estime que nous faisons de vostre grand zèle à nostre service, notamment dans ceste conjoncture du temps, nous avons bien voulu vous faire ceste, pour en rendre grâces, et vous exhorter à la continuation de ces bons debvoirs, soubs asseurance que, comme n'avons rien plus à cœur que de vous procurer le soulagement et le repos tant désiré et mérité par de si bons et fidèles subjects, aussi nous nous confions en la miséricorde de Dieu que le fruict qui s'en doibt recueillir redondera à sa plus grande gloire, et au bien et utilité du pais. A tant, très-révérends, révérends pères en Dieu, vénérables, chers et féaux, chers et bien amez , Nostre-Seigneur vous ait en sa saincîe garde. De Madrid, le 2 de septembre i 652. M. Ls \\
PHILIPPE
Brecht.
Suscription : A très-révérends, révérends pères en Dieu, vénérables, nos chiers et féaux, chiers et bien amez, les ecclésiastiques et quatre membres de nostre pais et conté de Flandres.
Archives de la ville d'Yprés : liasses aux lettres missives.
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il leur témoigne sa reconnaissance des secours en argent , en grains et en autres choses qu'ils ont fournis pour !e siège de Dunkerque , et qui ont beaucoup contribué au recouvrement de cette ville. — Il conservera la mémoire de ce service et de tous ceux qu'ils lui ont rendus avec tant de générosité. — il désire vivement trouver l'occasion de leur faire l'honneur et de leur accorder les récompenses qu'ils méritent si bien.
Madrid, 21 novembre 1652.
El Rey.
Muy reverendos, reverendos en Christo padres, venerables, nobles, caros y leales, caros y bien amados, el archiduque Leopoldo, mi primo, me ha dado particular noticia de los socorros de dinero, granos y otras cosas, con que aveis asistido á la impressa de Dunquerque, y de haver sido esto mucha parte de haverse facilidado la recuperación de aquella plaza; y aunque la nueva de un sobceso de tanta importancia fué para mí del contento y regocijo que dejo a vuestra consideración, puedo aseguraros que no le causó menor la noticia de una demonstracion tan grande de vuestro zelo y amor á mi servicio. Haviendo sido tan agradable el que me haveis hecho aora, que por ningún caso dejaré de conservarle con mucho gusto en mi memoria, por él y los demás que repetidas veces he recivido, con tanta generosidad, de vuestros leales ánimos, os doi las muchas gracias que es justo, quedando con vivos desseos que se oíFrezcan occasiones en que vuestra singular fineza quede premiada . haciéndoos las honrras y mercedes que tan bien merecéis. Con tanto, muy reverendos, reverendos in Christo padres, venera-
bles, nobles, caros y leales, caros y bien amados, Dios os tenga en su santa guardia. De Madrid, á 21 de noviembre 1652.
YO EL REY
Gerónimo de la Torre.
Suscription : A los muy reverendos, reverendos en Cliristo padres, venerables, nobles, caros y leales, caros y bien amados, los ecclesiásticos y cuatro miembros y deputados de las villas de nuestro pays y condado de Flandes.
Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.