‹ Lettres écrites par les souverains des Pays-Bas aux états de ces provincesChapitre 15 sur 31 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

PHILIPPE IV AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Il les informe qu'il a nommé don Juan d'Autriche, son fils, gouverneur général des Pays-Bas, et que ce prince a l'ordre de les assurer qu'il ne perdra jamais la mémoire du zèle avec lequel ils l'ont constamment secouru.

Madrid, 4 mars 1656.

Le Roy.

Ayans tousjours désiré que nos Pays Bas et de Bour-

goigne fussent gouvernez par personnes royalles, pour l'amour que nous portons aux bons subjects diceulx, et que, pour n'y pouvoir vacquer nous-mesmes, nous ayons trouvé convenir d'envoyer par delà nostre fils don Jean d'Austrice pour lieutenant, gouverneur et capitaine général de nosdits Pays-Bas et Bourgogne (1), nous avons bien voulu vous en advertir, afin que l'bonnoriez et obéissiez pour tel, et l'assistiez en tout avec le respect et l'affection que vous debvez et avez coustume de faire à celuy qui représente nostre personne; luy ayant aussy en-

(1) Ses patentes sont de la même date que cette lettre.

chargé de vous lesmoigner , en toutes occasions, le soing continuel que nous avons de la conservation de nosdicts pays et de si bons et fidels subjects, comme l'expérimenterez : avec nouvelle asseurance que nous estimons tellement le zèle avec lequel nous avez, parmy tant de maux causez par de si longues guerres, si constamment secouru de temps en temps, que n'en perderons jamais la mémoire, aux occurrences de vostre plus grand bien et repos; espérans que Dieu, par sa miséricorde, ne laissera pas de seconder au plus tost les bonnes intentions que nous avons pour vous en faire ressentir les effects, et que ce pendant vous continuerez pareillement à nous assister de la mesme volonté et promptitude que jusques à présent. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ayt en sa saincte garde. De Madrid, le 4 de mars J 606. M. U vl.

PHILIPPE

Brecht.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux états. — Archives des étals de Hainaut : Actes des états , t. XXYI, fol. 225. — Registre aux résolutions des états du Tournaisis, de 1655 à 1659. — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.

PHILIPPE IV AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Il leur exprime le chagrin que lui fait éprouver le mauvais succès de la campagne précédente; les assure qu'il secourra les Pays-Bas de toutes les provisions d'argent et de gens qu'il lui sera possihle, et les exhorte à persévérer dans le zèle et la fidélité qu'ils lui ont toujours témoignes.

Madrid, 19 octobre 1658.

Le Roy.

Le soing paternel que nous avons eu tousjours de la

conservation de noz païs de par delà, estant conforme aux obli-

gâtions que nous avons de procurer leur plus grand bien et soulagement, vous doit mettre hors de doute que le ressentiment que nous avons des mauvais succès de noz armes, et des désastres y survenuz durant la campaigne de ceste année (1), ne soit à î esgai de eeluy de tant de maux que noz bons subjects endurent à ceste occasion; et, combien que le remède ne soit pas si prompt que la nécessité le requiert, néanîmoins, espérans que Dieu, par sa miséricorde, nous donnera des moyens à les retirer bientost de ces misères, nous avons bien voulu vous faire ceste, avec asseurance que nous assisterons nosdicts pays de toutes les provisions d'argent et de gens qu'il sera possible, pour y parvenir; vous exliortans à cest eifect à la continuation de vostre zèle et fidélité accoustumée à nostre service, selon la confiance que nous en avons. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. De Madrid, le 19 d'octobre 1658. M. Ls \\

PHILIPPE

Brecht.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux états. — Registre aux résolutions des états du Tournaisis, de 1655 à 1659.

(3) Les Français, commandés par Turenne, s'étaient emparés, dans cette campagne, de Dunkerque, Berçjues-S'-Winox , Fumes, du fort de Knoque, de Dixmude, Gravelines, Âudenarde, Menin et Ypres.

PHILIPPE IV AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

ïl les informe qu'il rappelle son fils don Juan d'Autriche pour la conquête du Portugal, et qu'il a nommé le marquis de Caracena gouverneur général des Pays - Bas, par provision.

Madrid, 6 novembre 1658.

Le Roy.

Ayans trouvé convenir de rappeler nostre

fils don Jean d'Austriche pour la conquesîe de Portugal , à quoy il estoit destiné auparavant, et de commettre nostre cousin le marquis de Carazena (1) au gouvernement de nos Pays-Bas et de Bourgoigne, par provision, et en attendant l'arrivée par delà de la personne que nous envoyerons à cest effect, nous avons bien voulu vous en advertir, afin de le recognoistre et respecter pour tel, et de l'assister de la continuation de vostre zèle accoustumé à nostre service, selon la confiance que nous en avons. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. De Madrid, le 6 de novembre 1658.

PHILIPPE

Brecht.

Archives des états de Hainaut : Actes des états , t. XXVII , fol. 211. — Archives des états du Tournaisis : registre aux résolutions de 1653 à 1659.

(1) Don Luis de Bena vides, Carillo y Toledo, marquis de Fromista et Caracena, comte de Pinto, du conseil d'État. Ses patentes sont du 6 novembre 1658.

PHILIPPE IV AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

il leur exprime sa gratitude particulière de tout ce qu'ils ont fait pour l'aider à soutenir le poids de la monarchie.

Madrid, 16 février 166-3.

Le Roy.

Ayans de tout temps recognu avecq combien de zèle et de constance vous avez agy pour mon service et le bien et conservation de mes Estatz, en contribuant si libéralement, non-seulement vos personnes, mais aussy par les accords de vos aydes et subsides, je ne croirois pas avoir satisfait plainement à l'estime que j'en ay jà conceue, si je n'y adjoustois encore ces sentiments particuliers de ma gratitude, et cet adveu et recognoissance, que je veux bien donner au pubîicq, de la part queje vous attribue justement d'avoir si avantageusement contribué à soustenir avecq moy le faix de ma monarchie. C'est ce tesmoignage que je me dispose à vous en donner, tant en général qu'à chacun de vous en particulier : de quoy vous debvez estre très-persuadez, comme je le suis très-asseurément de la continuation de vostre amour et zèle à vous efforcer à donner des assistences pour le bien de mon service, et à la conservation de ces fidèles provinces, lesquelles ne peuvent demeurer en seureté et tranquilité, sans y maintenir un corps d'armée, et les places frontières en estât de défence, comme vous entendrez plus particulièrement de mon cousin le marquis de Carazena. A tant, etc.,

Nostre-Seigneur vous ait en sa saincle garde. De Madrid, le 16 de febvrier 1665.

PHILIPPE

Jean Vecquer.

Archives du Royaume : MS. Lettre* des souverains aux états. — Archives des ctats de Hainaut : lave TV, registre 4, 2e partie. — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives,

LYII

PHILIPPE IV AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Il les informe du rappel du marquis de Caracena , et de la nomination du marquis de Castel-R.odrigo au gouvernement général des Pays-Bas, par provision.

Madrid, 26 mars 1664.

Le Roy.

Ayans trouvé convenir de rappeller pour nostre service nostre très-cher et féal cousin le marquis de Carazena, et de commettre nostre cousin don Francisco de Moura et Cortereal. marquis de Castel -Rodrigo , comte de Lumiares, seigneur de Terreneufve, gouverneur et capitaine général héréditaire des isles Terceres de Sainct-George, Fayal et Pico, grand commandeur de l'ordre militaire de Christo, gentilhomme de nostre chambre (1), au gouvernement de nos Pays-Bas et de Bourgogne,

(1) Ses patentes sont, comme cette lettre, du "26 mars 1664. Il y est dit que le marquis de Castel-Rodrigo avait rempli les charges d'ambassadeur extraordinaire en Allemagne, et de lieutenant et vice-roi de Sardaigne et de Catalogne.

par provision, et jusques à ce que nous y envoyons une personne royale de nostre sang, nous avons bien voulu vous en advertir, afin de le recognoistre et respecter pour tel, et de l'assister de la continuation de vostre zèle accoustumé à nostre service, selon la confiance que nous en avons. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. De Madrid, le 26 de mars 4664.

PHILIPPE

Jean Vecquer.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux états. — Archives des états de Hainaut : laye IV, vol. 4 , 2e partie.

MARIE-ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉ- RENTES PROVINCES

Elle leur annonce la mort de Philippe IV, et leur fait connaître que ce prince l'a chargée de la tutelle du Roi , son fils , et du gouvernement de ses États.

Madrid, 25 septembre 1665.

Le Roy et la Royne Régente, sa mère.

Aiant pieu à Dieu appeller à soy le Roy, mon seigneur (I), et nous aiant enchargé la tutelle et curatelle de la personne du Roy, nostre fils (2), et le gouvernement de ses

(1) Philippe IV était mort le 17 septembre , âgé de 60 ans 5 mois et 9 jours, dans la 45e année de son règne.

(2) Charles II, né le 6 novembre 1661 , n'avait donc pas encore accompli

sa 4e année.

royaumes et Estais, nous avons, parmi l'affliction dun accident si sensible à nous et à tous nos bons subjectz, bien voulu vous en advertir; vous requerrons et exhortons, tant en général qu'en particulier, de nous continuer vos assistences, avec le zèle et amour qu'avez accoustumé à nostre service, selon îa confiance que nous en avons. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. Madrid, le 25 de septembre i 665.

MARIE- ANNE

Jean Vecquer.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux étals. — Archives des états de Hainaut : Actes des états , t. XXIX , fol. 65.

MARIE-ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Elle leur fait connaître les prétentions qu'élève le roi de France , du chef de la reine, son épouse , sur plusieurs provinces des Pays-Bas, et leur en montre l'injustice. — Elle espère qu'ils feront un dernier effort pour résister à un attentat si surprenant, et leur promet d'envoyer aux Pays-Bas tous les secours possibles.

Madrid, 2 juin 1067.

Le Roy et la Royne Régente.

L'archevesque d'Ambrun , ambassadeur du roy très-

chrestien, nous ayant fait entendre, par une lettre qu'il nous a mis en mains du roy, son maislre, sa résolution de poursuivre par les armes le droit qu'il prétend, du cbef de la royne trèschrestienne, à plusieurs provinces des Pays-Bas, et en premier

lieu au pays et duché de Brabant et dépendances d'iceluy; se trouvant à cest effect avecq une puissante armée, prest à la faire entrer audit pays; prennant les avantages sur la minorité du Roy, mon fils, sans aucune cause légitime, nous avons bien voulu vous le faire sçavoir par ceste, afin que, vous remettant au-devant les mauvais moyens et praticques dont vous avez veu et ouy naguères qu'il s'est servy, et qui sans doubte attireront à soy la malédiction du ciel et le blasme de tous les peuples de l'Europe, vous cognoissiez et jugiez que ce n'est qu'un prétexte qu'il prend pour pallier le desseing, qu'il a dressé dez longtemps, d'enfraindre la paix, et allumer derechef le feu de la guerre entre les deux couronnes, et qu'estants ses prétensions esloignées de tout exemple, contraires et répugnantes à la règle naturelle et commune de la succession des souverainitez héréditaires, il ne les peut mettre au jour, sans faire cognoistre au mesme temps à tout le monde qu'il manque à la foy publicque des contrats de mariage, et à sa parole qu'il a donné de roy à roy. Et, comme il convient de s'apprester à la défence à laquelle nous oblige la raison naturelle, et la juste conservation du droit essentiellement appartenant à la naissance du Roy, mon filz , si inséparable de la tutelle et régence qui nous est commise de tous ses royaumes, Estatz et provinces , la bonté naturelle, fidélité , bonne foy et services que les léaux subjectz et vassaulx du pays de ont fidèlement renduz à leurs seigneurs et princes naturels, dont le Roy, mon seigneur (que Dieu absolve!), aussy bien que nous, avons fait et faisons encore estime particulière, nous font espérer qu'en ceste occasion, vous ferez un dernier effort à trouver des moyens prompts et efficaces pour résister à un attentat si surprenant, principalement si l'on voit le roy de France s'attacher au desseing de le continuer; vous asseurants que nous porterons continuellement et sérieusement nos soings et pensées à envoyer d'icy, de temps en temps, à mon cousin le marquis de Castel- Rodrigo, le secours et assistence qu'il nous sera possible, pour vous soulager et garantir des forces dudit roy , et empescher le

progrès qu'il pourroit faire sur les provinces de par delà. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa sainte garde. Madrid, le 2 de juin 1667. Wat. v1.

MARIE-ANNE

Jean Vecqüer.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux étals. — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.

MARIE-ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES

L'injuste agression du roi de France n'a fait qu'augmenter sa sollicitude pour la conservation des Pays-Bas. Aussi elle fait les plus grands efforts afin qu'un secours d'argent et d'infanterie y soit envoyé. — Don Juan d'Autriche a consenti à aller prendre le gouvernement de ces provinces, et partira incontinent. — Elle regrette que le Roi , son fils , n'ait pas encore 15 ans , pour aller les défendre lui-même.

Madrid, 9 février 1668.

La Reyna Governadora.

Aunque no dudo, del amor y gran estimación que me

deven esas provincias, estarán muy persuadidas al desvelo y afecto entrañable con que deseo su alivio y conservación , especialmente acrecentándoseme este cuidado después del injusto rompimiento que el rey de Francia executó contra la fee de lo capitulado y jurado en la paz de los Pirineos, sin embargo, para que en todas occasiones tengáis continuadas muestras de mi atención y venebolencia á quanto pueda ser maior satisfacion

vuestra, he querido deciros de nuebo que se han hecho y se quedan haciendo los mayores esfuerços para que en dinero y infantería vaya de acá lo mas que sea posible; y don Joan de Austria , mi primo, se ha preferido con gran generosidad y fervor á pasar luego al govierno de esos Estados, resignando su voluntad en mis manos : lo qual me ha sido muy grato, teniéndolo por combiniente , y partirá sin demora alguna á empeñar en socorro de tan buenos vasallos los mayores medios con que incesantemente cuidaré de asistirlos, asegurándoos que se llegará al extremo de quanto cupiere en la humana disposición , como lo merece vuestra fidelidad, y lo que me prometo de la gran prueba della que haveis de dar en la presente ocasión , quedando io con el sentimiento de que el Rey, mi hijo, no se halle en hedad de quince años, para que fuese á defenderlos por su real persona; mas espero de la divina providencia que conservará su larga salud y vida, para que en todos tiempos experimentéis el cariño que os tenemos, pues aora y siempre miraremos y atenderemos á quanto fuere alivio y consuelo vuestro; deseando honrraros y favoreceros, como parte ían noble y principal de su corona. En tanto, etc., Nuestro Señor os tenga en su santa guarda. De Madrid, á 9 de febrero 1668.

YO LA REYNA

Pedro Fern. del Campo y Angulo.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux états. — Archives des étais de Hainaul : Actes des étais. \. XXIX , fol. 189.

MARIE-ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Elle les informe du refus de don Juan d'Autriche de se rendre aux Pays-Bas , de la punition qu'elle lui a infligée en conséquence , et de la nomination qu'elle a faite de don Iñigo Fernandez de Velasco , connétable de Castille, comme gouverneur général de ces provinces , par provision.

Madrid, 7 août 1668.

Le Rot et la Royne Régente.

Comme, à cause de Testât périlleux auquel les affaires

des Pays-Bas et Bourgogne ont esté réduites par l'invasion qu'y firent, l'année passée, les armes de France, nous avions ordonné à nostre frère et bon cousin don Jean d'Austrice qu'il s'y transportas!, comme estant gouverneur et capitaine général propriétaire d'iceux pays, pour veiller à leur défense, considérans ce moyen comme le principal et le plus efficace de leur conservation, en laquelle est si fort intéressée celle de toute la monarchie, tandis que le Roy, mon fils, ne se trouve en eage compétent pour s'y employer, souhaitant qu'il l'eust atteint pour l'emprendre, comme il fera, y estant parvenu, par la grâce de Dieu; et, dans cette cognoissance, ont esté faites à ceste fin les derniers et plus grands efforts qu'il a esté possible pour ramasser les moyens nécessaires, tant de gens que d'argent, avec les despens, travaux et frais qui sont notoires, en quoy se sont consommées toutes les finances que l'on a peu trouver , ne s'estant jusques ores fait un tel effort, ni mesmes depuis le temps de l'empereur Charles cincquiesme, ni aussi joinct presque neuf mille Espagnols, comme il s'est faict à présent; et s'estant don

Jean enchemiñé à íaCoruñe, pour s'embarcquer dans les navires destinez pour sa personne et secours prévenus, après le délay de quelques mois qu'il s'est arresté en ladite ville, et lorsque , selon les advis qu'il donnoit , l'on jugeoit qu'il auroit fait voile, et s'en attendoient d'heure à heure les nouvelles , il s'est excusé de faire le voyage du Pays-Bas, représentant qu'il en estoît empesché par l'accident d'une distillation. Et, ne tenant ceste excuse pour cause suffisante d'une résolution prinse si hors de temps, inopinée, et du plus grand préjudice que sçauroit recevoir nostre service et le bien publicq en la présente conjunclure, nous luy avons ordonné que, sans s'approcher de vingt lieues près la cour, il ait à passer incontinent à Consuegra, et s'y tenir jusques à autre nostre ordonnance. Et, ayans, à ceste cause, commis au gouvernement général desdits Pays-Bas et Bourgogne nostre cousin don Iñigo Fernandez de Velasco etTovar, connestable de Caslille, duc de Frias, gouverneur et capitaine général du royaume de Galice (1), par provision et jusques à ce que nous y envoyons une personne royale de nostre sang, nous avons bien voulu vous en advertir, afin de le recognoistre et respecter pour tel, et de l'assister de la continuation de vostre zèle accoustumé à nostre service, selon la confiance que nous en avons. A tant, etc., Notre-Seigneur vous ait en sa sainte garde. De Madrid, le 7 d'aougst 1(368. Wat. v1.

MARIE-ANNE

Jean Vecquer.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux étals. — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.

(1) Les patentes du connétable de Castille sont du 1er août 1668.

MARIE-ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTS PROVINCES

Elle répète, dans cette lettre, le contenu de la précédente. Madrid, 7 août 1668.

La Reyna Governadora.

........ Haviendo concedido licencia al marques de Castel-Ro-

drigo para venir á España, mandé á don Juan de Austria que, como governador y capitán general proprietario de essas provincias, fuese á governarlas y cuidar de su defensa, respecto del peligroso estado á que se redujeron por la imbasion que, el año passado , hicieron Franceses en ellas , considerando este por el principal y mas eficaz medio para la conservación de unas provincias en cuya seguridad interesa tanto la de toda la monarquía ; y con este conocimiento se hicieron al mismo fin los últimos y mayores esfuerzos para juntar las asistencias de gente y dinero que se dispusieron con el travajo y gasto que es notorio: en que se consumió todo el caudal que se pudo recoger, pues, desde el tiempo del señor emperador Carlos quinto, no se ha hecho hasta oy tal esfuerzo, ni juntádose cerca de nuebe mil Españoles, como aora se hizo. Y haviéndose don Juan encaminado á la Coruña á embarcarse en los bajeles que havian de llevar su persona, y los socorros prevenidos, después de la dilación de algunos meses que se ha detenido en aquella ciudad , finalmente , quando, según lo que consecutivamente havia ido avisando, se juzgava que ya se havria hecho á la vela , y aguardava por oras noticia dello, se ha escusado de executar su viage, represen-

tando que el achaque de una destilación se lo impedia. Y no teniendo yo esta por causa bastante para determinación tan intempestiva, no pensada, y de mayor perjuicio que podia recivir el real servicio , y la conveniencia publica en la coyuntura pressente, le he ordenado que, sin llegar en distancia de veinte leguas á la corte, pase luego á Consuegra, y se detenga allí hasta otra orden mia. Lo qual he querido participaros por estos renglones, y que en su lugar pase á governar essas provincias el condestable de Castilla y de León , no dudando de su celo y grandes obligaciones que procurará cumplir con los mayores aciertos del desempeño de ellas, en servicio del Rey, mi hijo, y alivio de essas provincias : en que, de mi parte, podéis estar certissimos que no omitiré ninguna diligencia, ni desvelo de los que humanamente puedan contribuir á vuestra conservación. Y, por el cariño que os tengo, me holgara sumamente que la hedad del Rey, mi hijo, fuese tal que pudiera passar á consolaros y favoreceros con su real pressencia , reconociendo bien que todo se emplearía justamente en vuestro amor y celo, que no dudo le continuareis como hasta aora : de que me hallo con muy grata y estimable satisfacion. En tanto, etc., Nuestro Señor os tenga en su santa guarda. De Madrid, á 7 de agosto de d668.

YO LA REYNA

Pedro Fern. del Campo y Angulo.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux étals.

MARIE-ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Elle a chargé le connétable de Castille de leur exprimer la confiance qu'elle a dans leur amour et fidélité pour le Roi, son fils , et de les assurer qu'aucun des moyens qui peuvent procurer leur conservation ne sera épargné.

Madrid, 7 août 1668.

Là Reynà Governadora.

En conformidad y por los motibos que , en carta desta

fecha dirigida al marques de Caslel-Rodrigo, os he mandado escrivir, parte el condestable de Castilla al govierno de essos payses, fiando yo de su celo y grandes obligaciones que desempeñará sus aciertos en procurar mantener esos Estados en la justicia , tranquilidad y alivio que tan afectuosamente yo les deseo. Y assí he querido que lleve estos renglones, para manifestaros, por medio de ellos, la singular confianza que me asiste del amor con que proseguiréis vuestra constancia y fineza en servicio del Rey, mi hijo, que holgaría yo arto se hallara en edad de poder pasar á essos payses, para favorecerlos y honrarlos con su real presencia, como yo lo desearé siempre, en quanto sea de vuestra mayor satisfacion, sin omitir ningún medio que humanamente pueda conducir á la conserbacion de tan buenos vasallos , como lo entenderéis del condestable , que tan enterado va de mi buen ánimo, y de que todos mis fines son encaminados al mayor servicio de Nuestro Señor y alivio vuestro. En tanto, etc., Nuestro Señor os tenga en su santa guarda. De Madrid, á 7 de agosto de 1608.

YO LA REYNA

Pedro Fern. del Campo y Angulo.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux étals. — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.

MARIE-ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Elle les informe qu'elle a accordé au connétable de Castille le congé sollicité par lui, et qu'elle a continué dans le gouvernement des Pays-Bas, par provision, le comte deMonterey, auquel le connétable l'avait laissé , en partant.

Madrid, 25 juillet 1670.

Le Roy et la Royne Régente.

Comme, à cause de la continuelle indisposition que nostre cousin le connestable de Castille a souffert en nos pays de par delà, il ait fallu luy accorder le congé qu'il a sollicité réitérément, pour s'en retourner en Espagne, et qu'il s'en soit prévalu, laissant le gouvernement des Pays-Bas et Bourgogne à nostre cousin le comte de Monterey (I), gentilhomme de la chambre, capitaine général de nostre armée navale èsdits pays, en vertu d'un ordre secret qu'à l'advénement de semblable cas , il y avoit par delà; et ayant, à ceste cause, continué au gouvernement général desdits Pays-Bas et Bourgogne ledit comte de Monterey, par provision, et jusques à ce que nous ayons nommé la personne qu'y debvra aller pour gouverneur, nous avons bien voulu vous en advertir, afin de le recognoislre

(1) Don Juan Domingo de Çuniga y Fonseca, comte de Monterey.

Par des patentes déposées en la citadelle d'Anvers , Charles II et la Reine , sa mère, l'avaient nommé gouverneur et capitaine général des Pays-Bas , pour le cas que le connétable de Castille vînt à mourir.

Ils en firent expédier d'autres, sous les dates des 25 juillet et 27 août 1670, pour confirmer cette nomination.

et respecter pour tel , et de l'assister de la continuation devostre zèle accoustumé à nostre service, selon la confiance que nous en avons. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa sainte garde. De Madrid , le 25 de juillet 1070.

MARIE-ANNE

Jean Vecquer.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux états. — Archives des états de Hainaut : Actes des états, t. XXX, fol. 39. — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.

MARIE-ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES

Elle répète, dans cette lettre, le contenu de la précédente , et y ajoute l'assurance qu'elle s'occupe incessamment d'envoyer des secours aux Pays-Bas.

Madrid, 27 juillet 1670.

La Reyna Governadora.

El estado á que llegó la continuada indisposición

del condestable de Castilla ha obligado á exhonerarle del govierno de essas provincias, concediéndole la licencia que por este motivo y el perjuicio que ocasionava la detención del despacho ordinario, solicitó con repetidas instancias. Y haviendo tenido por bien de nombrar, para el dicho govierno, provisionalmente, al conde de Monterey, por las circunstancias que concurren en su personna de calidad, méritos, graduación y zelo, como lo havreis visto por el despacho que para ello se remitió al condestable, y el reservado que con este motivo se abrió y estava en el castillo de Amberes, espero que le asistiréis, conforme á

vuestra obligación, de forma que en todo se mire al mayor servicio del Rey, mi hijo, y este se encamine y logre como tanto conviene, y juntamente la satisfacción de tan buenos y estimables vassallos, que es á lo que mas aspira mi cuydado y desseo : para lo quai se esta tratando aquí de embiar medios de dinero con que socorrer la gente de guerra, en que se obrará con incesante aplicación; y esta misma me deberá siempre todo lo que pudiere conducir á vuestra conservación y mayor consuelo, quedando yo muy asegurada de que, por vuestra parte, contribuiréis lo posible á los aciertos del conde en su govierno, obedeciéndole, respetándole y atendiéndole como á quien representa la real persona y soberanidad del Rey, mi hijo. Y saviendo él de quanto agrado será para mí que se aplique muy de beras á vuestra defensa y mayor satisfacción en todo, estoy muy cierta que lo procurará por quantos medios fueren imaginables, y que cumplirá enteramente con la obligación en que le he puesto. En tanto, etc. Nuestro Señor os tenga en su sancta guarda. De Madrid, á 27 de julio de 1670.

YO LA REYNA

Dn Diego de la Torre.

Archives du Royaume : MS. Lettres des sourcrainsaux étote.— Archives delà ville d'Tpres : liasses aux lettres missives.

MARIE-ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Elle leur fait connaître qu'elle a confirmé, dans le gouvernement des Pays-Bas par provision , le comte de Monterey.

Madrid, 27 août 1670.

Le Roy et la Royxe Régente.

Comme, par nos lettres patentes du 25 de

juillet dernièrement passé, nous avions continué au gouvernement général des Pays-Bas et Bourgogne nostre cousin le comte de Monterey, par provision, et jusques à ce que nous eussions nommé la personne qu'y debvroit aller pour gouverneur, et que maintenant, pour la grande satisfaction qu'avons de sa personne et mérites, nous l'avons commis pour nostre lieutenant, gouverneur et capitaine général desdits Pays-Bas et Bourgogne, aussi par provision, jusques à l'arrivée de nostre frère et bon cousin don Jean d'Austriche, gouverneur propriétaire desdicts pays, nous avons bien voulu vous en advertir, afin de le recognoistre et respecter pour tel, et l'assister de la continuation de vostre zèle accoustumé à nostre service , selon la confiance que nous en avons. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. Madrid, le 27 d'aougst 1670.

MARIE-ANNE

Jean Vecquer.

Archives du Royaume: MS. Lettres des souverains aux états. — Archives des états de Hainaut : laye IV, vol. 4, 2« partie, — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.

LXVIÎ

MARIE-ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Elle les informe que, sur les instances du comte de Monterey, elle lui a accorde son congé, et qu'elle a nommé au gouvernement des Pays-Bas le duc de Villa Hermosa, en attendant que don Juan d'Autriche puisse s'y rendre. — Elle le* assure qu'on s'occupe sans relâche des moyens d'envoyer de l'argent dans ces provinces, pour la solde de l'armée, ainsi que de tout ce qui tend à leur soulagement et à leur conservation.

Madrid, 1er janvier 1675.

La Reyna Governadora.

Las continuas instancias que ha hecho

el conde de Monterey para que le exonere del govierno de esos Estados, han obligado á concederle licencia. Y haviendo tenido por bien de nombrar para el dicho govierno al duque de Villa Hermosa ( en el Ínterin que pasa á esas provincias don Juan de Austria, mi primo), por las circunstancias, que concurren en su persona, de calidad, méritos, graduación y zelo, espero que le asistiréis, conforme á vuestra obligación , de forma que en todo se mire al mayor servicio del Rey, mi hijo, y este se encamine y logre como tanto conviene, y juntamente la satisfacion de tan buenos y estimables vasallos, que es á lo que mas aspira mi cuydado y desseo. Para lo qual se está tratando aquí de embiar medios de dinero con que socorrer la gente de guerra : en que se obrará con incesante aplicación; y esta misma me deverá siempre todo lo que pudiere conducir á vuestra conservación y mayor consuelo; quedando yo muy asegurada de que, por vuestra parte, contribuyreis lo possible á los aciertos del duque en su govierno, obedeciéndole, respectándole y atendién-

dolé como á quien représenla la real persona y soberanía del Rey, mi hijo. Y saviendo él de quanto agrado sera para mí que se aplique muy de veras á vuestra defensa y mayor satisdación en todo, estoy muy cierla que lo procurará por quantos medios fueren imaginables, y que cumplirá enteramente con la obligación en que le he puesto. En tanto, Nuestro Señor os tenga en su santa guarda. De Madrid, á Io de henero de 1675.

YO LA REYNA

Don Pedro Coloma.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux états. — Archives des états de Hainaut : laye IV, vol. 4, 2e partie. — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.

LXVÏII.

MARIE- ANNE D'AUTRICHE AUX ÉTATS DES DIFFÉ- RENTES PROVINCES

Elle leur annonce, comme dans la lettre précédente , la nomination du duc de Villa Hermosa.

Madrid , 2 janvier 1675.

Le Roy et la Royne Régente.

Comme, à cause du retour de nostre cousin le comte

de Montery par deçà, nous avons commis en sa place nostre cousin le ducq de Villa Hermosa (i), gentilhomme de la chambre,

(1) Don Carlos de Gurrea, Aragon y Borja, duc de Villa Hermosa, comte de Luna et Ficallo, général de la cavalerie aux Pays-Bas. Ses patentes sont du 2 janvier 167o.

pour nostre lieutenant, gouverneur et capitaine général de nos Pays-Bas et Bourgogne, par provision et jusques à l'arrivée de nostre frère et bon cousin don Jehan d'Austrice, gouverneur propriétaire desdits pays, nous avons bien voulu vous en advertir, afin de le recognoistre et respecter pour tel, et de l'assister de la continuation de vostre zèle accoustumé à nostre service, selon la confiance que nous en avons. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. Madrid , le 2 de janvier 1675.

MARIE-ANNE

Baltiusar Molinet.

Archives du Royaume : M S. Lettres des souverains aux états. — Archives des états de Bainaut: laye IV, vol. 4 ,2e partie. — Archives de la ville d'Ypres : liasses aux lettres missives.

CHARLES II AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Il leur exprime ses regrets du mauvais succès de ses .armes, et sa satisfaction du zèle et de la constance qu'ils ont montrés pour son service. — Il leur fait espérer des secours prompts et efficaces.

Madrid, 17 septembre 1676.

Le Roy.

Le juste ressentiment que nous avons de ce que le

succès de nos armes ne corresponde pas à la justice que nous avions suject d'en espérer, et les notables travaux qu'en souffrent nos pays de par delà , et nos bons subjects ont si courageusement enduré pendant ceste guerre, nous oblige à vous en tes-

moigner nostre condoléance et singulière satisfaction de la continuation de vostre grand zèle, constance inesbranslable et efforts pour nostre service, dont faisons une très-particulière estime, et en conserverons à jamais une favorable souvenance, pour vous garantir et procurer au plus tost le soulagement et repos deubs à tant des fatigues, ensemble la récupération des pertes survenues à ceste occasion : à quel eiFect, nous portons sérieusement nos seings, et appliquons toute sorte de moyens, pour vous faire ressentir que n'avons rien si à cœur que les preuves de ceste asseurance, parmy laquelle espérons et vous exortons aussy à la suile de vos bons devoirs, zèle et constante fidélité (dont vous et vos prédécesseurs avez donné tant de marcques, à nostre entière satisfaction), et d'implorer le ciel pour les bons succès tant nécessaires à vostre soulagement. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. Madrid, le 17 de septembre 4676. Condest. v1.

CHARLES

Balthàsar Molinet.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux étals. — Archives des états de Brabant : registre aux résolutions de 167G , fol. 190. — Archives des états de Hainaut : laye IV, vol. 4 , 2e partie.

CHARLES íí AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES.

II les assure de l'estime que leur courage, leur zèle et leur fidélité lui ont inspirée; leur déclare qu'il en conservera un souvenir éternel, et leur promet qu'il n'épargnera aucun moyen humainement possible pour les soulager.

Madrid, 7 avril 1678.

Vous ayant tesnioigné, par nos lettres précédentes du

17 de septembre de Tannée 1676, le juste ressentiment que nous avions (et qui nous demeure encores) de ce que les succès de nos armes ne correspondoient à l'attente de la notoire justice de nostre cause, et nostre pays et nos bons et chers sujects de par delà ayant depuis enduré, comme nous sommes informez, effects plus calamiteux et extrémitez de guerre inouyes et inusitées pour nostre service, avec telle constance et fidélité pourtant que nous pouvions espérer, nostre cœur souverain et paternel en estant esmeu et touché très-sensiblement, nous avons bien voulu vous réitérer, par ces lignes, une partie de nostre juste condoléance, et asseurer ensemble le singulier estime qu'en faisons, et l'entière satisfaction que nous avons de la continuation de vostre courage, zèle et fidélité inesbranslable. Le souvenir que nous en aurons serat éternel, ainsy que la volonté de vous faire ressentir, aux occasions, tous les eifects avantagieux qui dépendront de nostre souverain pouvoir. Cependant nous n'espargnerons aucuns moyens humainement possibles, soings ny travaux que nous jugerons pouvoir contribuer à vostre soulagement et conservation, et nous confions entièrement que vous continuerez dans l'ardeur

et zèle dont vous et vos prédécesseurs ont donné des preuves si signalées, à nostre entière satisfaction, et d'implorer le ciel , avec nous, d'y concurrir favorablement avec ses divines influences, comme nous avons besoing. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. Madrid, le 7 d'avril 1678. Cde Berg. v*.

CHARLES

Balthasar Molinet.

Archives du Royaume : MS. Lettres des souverains aux états. — Archives des étals de Hainaut : laye IV, vol. 4,2e partie.

CHARLES II AUX ÉTATS DE HAINAUT

Il leur témoigne sa reconnaissance du concours quils ont prêté à la défense de h ville de Mons, assiégée par les Français.

Madrid, 2o septembre 1 G 7 S .

Le Roy.

Révérends pères en Dieu , nobles, nos chers et féaux , cliers et bien amez, nous ayant nostre cousin le duc de Villa Hermosa informé des bons devoirs et assistences que vous avez contribué pour la deffense de ceste ville-là, durant le dernier blocus des François, avec généreuse résisîence à tous les efforts des ennemis, jusques à ce quelle a esté glorieusement secourue par nos armes; et estans invitez à vous en tesmoigner nostre recognoissance, et l'estime particulier que faisons de la constance de vostre zèle, valeur et fidélité à nostre service, nous vous en sçavons tout le gré qu'il nous est possible, nostre intention estant de

vous le faire paroistre par effets , en tout ce que vous pourriez attendre de nostre royale bienveillance, ès occasions de vos advantages, et de vous procurer le repos et soulagement que nostre protection vous pourra aucunnenient acquérir. A tant, révérends pères en Dieu, nobles, nos chers et féaux, chers et bien araez, Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. Madrid, le 25 de septembre 4678. Cde Berg. \K

CHARLES

Balthasar Molinet.

Archives des états de Hainaut : laye IV, vol. 4, 2e part., fol. SI.

CHARLES II AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Il leur fait savoir qu'il a placé tous ses États sous la protection de saint Joseph, et les invite à honorer et faire honorer ce saint dans leur ressort respectif.

Madrid, 6 décembre 1678.

Le Roy.

La singulière propension que nous avons pour la vénération du glorieux saint Joseph, nous a invité et fait incliner à dévouer tous nos Estais à sa saincte protection , et le rendre et déclarer tutélaire d'iceux , espérant des très-bonnes suittes par l'intercession de ce grand patriarche. De quoy ayant donné part à Sa Saincteté, nous avons bien voulu vous en advertir, affin qu'en ce qui vous regarde, vous teniez et fassiez tenir et honnorer ce sainct pour tulélaire de nos Estais d illecq, par toute

l'estendue de vostre jurisdiction. A tant, etc., Nostre-Seigneur vous ait en sa saincte garde. Madrid, le 6 de décembre 4678. Cde Berg. v1.

CHARLES

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