‹ Lettres écrites par les souverains des Pays-Bas aux états de ces provincesChapitre 18 sur 31 · LXXXV · texte numérisé non relu

LXXXV

Il a vu la lettre du 16 juillet où, après lui avoir représenté l'état lamentable des Pays-Bas et les dangers auxquels ils sont exposés par la perte de Namur , ils sollicitent des secours prompts et efficaces. — L'amour paternel qu'il leur porte et que méritent de si bons et de si fidèles vassaux , doit les assurer qu'il n'épargnera rien pour les défendre, comme des enfants qu'il chérit. -Cet objet est même mis par lui au-dessus de toutes les autres nécessités de la monarchie.

Madrid, 21 août 1692.

El Rey.

Muy reverendos, reverendos en Christo padres, nobles, cbaros y bien amados, be visto vuestra carta de 16 del passado (1) , en que, con occasion de la pérdida de Namur, representáis, con términos muy proprios de vuestra innata fidelidad y antiguo

(1) Cette lettre des états du 16 juillet est en espagnol. Ils y suppliaient le Roi de jeter les yeux sur le misérable état des Pays-Bas, menacés d'une ruine irréparable, et exposés à passer sous une autre domination, s'il ne venait promptement et énergiquement à leur secours : car, les ennemis s'étant emparés des provinces de Hainaut et de Namur, il restait, disaient-ils, bien

zelo, el lamentable estado de esos payses, y el conocido riesgo á que quedan expuestos, y solicitais las promptas y proporcionadas assistencias que piden necesitades tan urgentes. Y, después de acompañaros en el justo desconsuelo en que os considero por tantos contratiempos no esperados, deveis creer, del paternal amor que os tengo y que merecen tan buenos y fieles vasallos, que no se omittirá diligencia alguna en disponer y adelantar las remessas y socorros de que tanto se nécessita para vuestro consuelo y defensa, en que se está entendiendo con extraordinaria aplicación : deviendo asseguraros que, entre las mucbas y gravissimas importancias de la monarchía que excitan mi cuidado en la constitución presente, ninguna se antepondrá á la de asistiros y protegeros, como á hijos queridos, como espero lo acreditará el tiempo y vuestro mismo alivio. En tanto , muy reverendos, reverendos en Chrisío padres, nobles, charos y fieles, charos y bien amados, Muestro Señor os tenga en su santa guarda. De Madrid, á 21 de agosto de 1692 (i).

YO EL REY

F. Crispin G. Botello.

Archives des états de Brabant : 2en Besonder register , fol. 166 v°.

peu de chose de cette féconde, populeuse et illustre Belgique, antique patrimoine et héritage du Roi, et si redoutable jadis aux ennemis (quedan poquissimas reliquias de la fecunda , populosa y illustre Bélgica . antiguo patrimonio paterno suyo, y antes tan formidable á los enemigos).

(1) Les états écrivaient au Roi, le 19 novembre suivant (en espagnol), que les marques d'affection exprimées dans sa lettre, ainsi que les assurances y contenues, avaient « ranimé tous ses bons et fidèles vassaux; >•> que ses sujets avaient repris un peu de vigueur; qu'eux-mêmes, voulant concourir aux bonnes intentions de l'électeur de Bavière, avaient consenti à payer leur quotepart dans l'entretien d'un corps de milice, composé de naturels du pays, et destiné à remplacer les troupes auxiliaires, dont l'entretien était un fardeau insupportable pour la nation. Ils conjuraient le Roi de réaliser sans délai ses

( no)

LXXXVÎ.

Il a vu , avec une douleur égale à sa tendresse ,1e tableau qu'ils lui ont fait , dans leur lettre du 1er juillet , du déplorable étal des peuples très-fidèles des Pays- Bas , et spécialement de ceux du Brabant. — I! les assure que , comme la défense de si bons et si fidèles vassaux a été et sera toujours sa première obligation , rien ne sera épargné par lui pour parvenir à cette fin si désirée et si importante ; qu'il exposera même, s'il en est besoin, toute sa monarchie, pour en préserver une partie qui a tant de prix à ses yeux. — Conformément à ces assurances, on s'occupe, avec la plus grande activité, de leur envoyer de l'argent et des troupes.

Madrid, 15 octobre 1693.

El Rey.

Muy reverendos, reverendos en Christo padres, nobles, charos y fieles, charos y bien amados, he entendido, con igual dolor y ternura, las verdaderas y fieles expresiones que, en carta de primero de julio (1 ), me hacéis del deplorable estado á que oy se hallan reducidos essos fidelissimos pueblos, y specialmente los de la provincia de Brabante, con los accidentes y infortunios de la presente guerra, y puedo aseguraros que, así como ha sido y será siempre el primer cuidado de mi obligación , y del paternal amor con que os atiendo , el consuelo y defensa de tan buenos y fieles vasallos , no abrá diligencia ni medio que no se aplique á

promesses, afin de seconder les vues de l'Électeur, prince si bien intentionné pour la cause commune et pour la gloire et l'avantage de sa couronne {príncipe de tan sana intención para la causa comun, y para la gloria y ventajas de la corona de V. M.).

(1) Dans cette lettre écrite en espagnol; les états ne font que reproduire leurs doléances sur la situation lamentable du pays. Le seul fait nouveau qu'elle contienne, c'est que, Fhiver précédent, la province avait eu à payer, seulement pour les fourrages et les logements dans la ville de Bruxelles , une somme de 1 ,500,000 réaux.

este deseado y importantissimo fin , y que no rehusaré exponer (si fuere necesario) toda mi corona por preservar una tan estimable y principal parte della. Y, conforme á esto, se quedan disponiendo con la mayor solicitud algunas remessas de dinero y de geute, que se irán continuando en el mayor número que sea posible, esperando de la divina misericordia, y de la razón que nos asiste, hade facilitar (como se lo suplico) las disposiciones, de suerle que se logre mi deseo y vuestro consuelo. En tanto , muy reverendos, reverendos en Christo padres, nobles, charos y fieles, charos y bien amados, Nuestro Señor os tenga en su santa guarda. De Madrid, á 15 de octubre de 1693.

YO EL REY

F. Crispe* G. Botello.

Archives des états de Brabant : 2en Besonder register , fol. 174.

Il leur témoigne sa satisfaction de la fidélité et du zèle dont leur lettre du 20 avril contient les témoignages, ainsi que des efforts qu'ils ont faits et continuent de faire pour parvenir à une bonne paix. — Il les assure qu'il n'épargnera rien, afin de leur rendre le repos, et qu'il désire leur donner des marques de sa bienveillance, et de l'égard qu'il a pour leurs représentations — Il s'excuse toutefois de nommer au conseil privé , comme ils en avaient fait la demande , un conseiller du conseil de Brabant.

Madrid, 4 avril 1695.

Très-révérends, révérends pères en Dieu, nobles, chers et féaux, chers et bien amez, nous avons vu ce que vous nous avez représenté par vostre lettre du 20e d'avril dernier (I), qui nous

(1) Les états disaient au Roi, dans cette lettre : « Nous continuerons, » sans relâche, et dans toute rétendue de nos forces, à marquer la sincérité

( í'rl )

marque vostre inébranlable fidélité et le grande zèle que vous avez pour nostre service, oifrans de sacrifier vos vies et biens pour vous conserver et maintenir sous nostre obéissance: ce qui nous a esté si aggréable, que nous ne pouvons assés vous témoigner nostre satisfaction, non plus que celle que nous avons des efforts que vous avez faits et continuez de faire, concourans si généreusement aux moyens de parvenir à une paix ferme et stable, qui puisse alléger les peines et travaux que cette longue et frayeuse guerre a causé et cause à nos bons vassaux et sujets (à nostre grand regret); soubaitans de leur pouvoir faire ressentir toute la consolation et soulagement qui nous sera possible; vous assurans que nous n'épargnerons aucuns soins et moyens pour y parvenir, et les remettre en leur ancien repos, et que nous désirons en particulier de vous donner des marques de nostre bienveuillance et de l'égard que nous prenons à vos remonstrances, comme nous vous eussions fait connoître, à l'occasion du point concernant la provision d'une place que vous soubaiteriez en nostre conseil privé pour un conseiller de nostre conseil souverain de Brabant (1) , ne fût que nous avons jugé que la conjoncture présente et autres considérations particulières ne permettent pas pour le présent d'en augmenter le nombre, ni surcharger davantage nos finances. Mais, lorsqu'il en viendra à vaquer quelqu'une, nous aurons très-particulier esgard à ce que

a et l'ardeur de nostre amour pour la domination de Votre Majesté, et nous » n'épargnerons ni nos biens, ni nos vies . pour concourir, comme nous avons >i fait jusqu'ici, aux efforts qu'il importe de faire pour parvenir, selon les « bonnes intentions de Votre Majesté, à une paix ferme et stable, qui est le a motif et l'objet de la durée de cette guerre. »

(1) Deux places étaient venues à vaquer au conseil privé : les états s'adressèrent à l'Électeur de Bavière, afin que l'une de ces places fût conférée à un conseiller de Brabant. L'Électeur eut égard à leur demande, dans la proposition qu'il fit au Roi : mais, à Madrid, on nomma aux places vacantes un conseiller du grand conseil de Malines et un conseiller du conseil de Flandre. Les états, dans leur lettre au Roi, exprimaient le vœu qu'un troisième commission fût donnée à un conseiller de Brabant: ce qui n'aurait porté qu'à cinq le nombre des conseillers du conseil privé.

vous nous représentez sur ce sujet, ainsy qu'à tout ce qui pourra contribuer à vostre appaisement, et à vous faire ressentir des effets de nostre affection paternelle. A tant, très- révérends, révérends pères en Dieu, nobles, chers et féaux, chers et bien amez, Noslre-Seigneur vous ait en sa sainte garde. De Madrid, le 4 d'aoust 1695. Y Mte rey v1.

CHARLES

Le comte de Canillas.

Archives des états de Brabant : 2en Besonder register , fol. 181 v».

Lxxxvin.

CHARLES IÍ AUX ÉTATS DE ERARAN T.

II a reçu leur lettre du 25 août, concernant le bombardement de Bruxelles par les Français. — Cette funeste nouvelle lui a causé une douleur et une tristesse proportionnées à l'amour qu'il leur porte, pour l'attachement qu'ils lui ont toujours manifesté , et la constance singulière que la ville de Bruxelles a montrée en cette occasion. — Il s'en souviendra en tout temps.

Madrid, 29 septembre 1695.

El Rey.

Muy reverendos, reverendos en Christo padres, nobles , charos y heles, charos y bien amados, hemos recivido vuestra carta de 25 del pasado (1), en que expresáis el cruel destrozo que essa capital ha

(1) Cette lettre contient des détails aussi tristes que curieux sur le bombardement qui a rendu si odieux le nom du maréchal de Villeroi. Voici comment les états s'y exprimaient : « Viendo los enemigos recuperada la villa de » Namur, y que se estava atacando su castillo, por manos det serenísimo » señor duque elector de Baviera , nuestro governador general , y armas de » los aliados, y cañoneado Dunquerque, como también las fronteras marí- » timas de Francia, por orden de la magestad del rey Guillermo tercero de » Inglaterra , trataron de vengarse , el dia treze del corriente mes , por la » tarde, poniendo fuego con sus bombas á esta nobilissima villa, corte de » V. M., como cabeça del ducado de Brabante y de todos los Payses-Baxos,

padecido con el bárbaro bombardeo que Franceses han executado en ella , y podéis aseguraros que nos ha dexado esta funesta noticia con la compasión y ternura que corresponde á lo mucho que os amamos y estimamos, por el verdadero afecto que aveis manifestado siempre á nuestro servicio, y por la singular constancia con que essa villa ha llevado este contratiempo. En que muy de corazón os acompañamos y compadecemos, y todo tenemos y tendremos siempre muy presente para favoreceros y consolaros; y á este fin, se quedan mirando los medios y la forma en que podáis mejor experimentar efectos de nuestra real gratitud. Y en tanto, muy reverendos, reverendos en Christo padres, nobles, charos y fieles, charos y bien amados, Nuestro Señor os tenga en su santa guarda. De Madrid, á 29 de setiembre de 1 695.

YO EL REY

F. Crispin G. Botello.

Archives des états de Brabant : Registre aux résolutions de 1695, fol. 226 v°, et 2en Besonder register, fol. 183, v°.

» y continuándolo, con infernal barbaridad y furia, indignas de pecho chris-

» tiano, el dia siguiente y la fiesta de la gloriosa Assumpcion de Nuestra

» Señora, por la disposición y medios del mariscal de Yilleroy, general del

» exército de Francia, que se ha encargado de execucion tan horrible : aviendo

» abracado en esta villa , con sus bombas y balas de fuego, mas de un quarto

» de sus quatro partes delía, con el valor de cerca de cinquenta milliones,

« con treze iglesias, en particular las dos parochiales de Nuestra Señora de

« la Capeia y de San Nicolas, derribándose en la segunda su muy hermosa

» torre, con su artificioso relox y grandiosas campanas; las iglesias y com-

» bentos de los PP. Dominicos , de los Recoletos , de San Francisco , del Carmel

» calcado, y de octros: abracándose enteramente la magestuosa casa de la

» villa y sus ingeniosas torres, menos la principal de San Miguel, patron

» desta villa. Quemaron y derribáronse por tierra todas sus hermosissimas

» casas, principalmente la real de V. M., frente de la villa, sin quedarse

» alguna, con la menor habitación, en toda la plaça y en todos los barrios al

» derredor, como también otras muchas muy sumptuosas de cavalleros vas-

» salios de V. M-, que engrandecían esta villa. »

MARIE-ANNE DE NEUBOURG AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES

Elle les avertit de la mort de Charles II, les informe qu'il a nommé le duc d"Anjou son successeur- universel, et leur envoie copie de ses dispositions testamentaires.

La Rëtne et Gouverneurs.

Parmy la grande affliction et douleur dans laquelle

nous nous trouvons par la mort du roy Charles second, nostre sire (que Dieu ait en gloire!), nous ne pouvons laisser de vous en advertir, quoyque nous sçachions combien cette nouvelle sera affligeante et sensible à de i bons et fidèles vassaux et sujets. Feue Sa Majesté a esté servie de dénommer, par son testament, le seigneur duc d'Anjou pour successeur universel en tous ses royaumes, Estats et domaines, sans exception d'aucun d'iceux, et laissé les autres dispositions que vous verrez par les copies cy-joinctes. A tant, etc., Madrid, ce 8e de novembre 1700. C. M. vl.

MARIANNE

El cardenal de Portocarero, D. Manuel Arias , D. Rodrigo Manuel Manrique de Lara, El conde de Bena vente.

Par ordonnance de la Reine et gouverneurs : Nicolas Molinet.

Archives des états de Namur : Registre aux lettres de la cour de 1567 à 1781, pièce 61.

11 les remercie de la lettre qu'ils lui ont écrite sur son avènement à la couronne. — Il se promet qu'ils continueront à lui manifester leur zèle, leur amour et leur fidélité, et les assure que, de son côté, il leur fera ressentir les effets de sa protection et de sa bienveillance.

Buen Retiro, 19 mai 1701.

Le Roy.

Très-révérends, révérends pères en Dieu, vénérables, chers et féaux, chers et bien amez, le marquis de Bedmar(l) nous ayant remis la lettre que vous nous avez escritte sur notre heureux avènement à la couronne (2) , nous y trouvons les expressions de

(1) Don Ysidro de la Cueba et Bena vides, marquis de Bedmar et d'Assentar, comte de Villa Nova, etc., commandant général aux Pays-Bas.

(2) Cette lettre me paraît mériter d'être insérée ici tout entière :

« Siue, à la première nouvelle qui nous fut donnée de l'heureux avènement de Voire Majesté à la succession universelle de tous les royaumes, Estais et domaines de la monarchie d'Espagne, nous avons non-seulement esté transportez d'une joye que nulle autre joye n'égale, mais nous avons ressenti en mesme tems les plus ardens et les plus vifs mouvemens de zèle, de respect et de fidélité pour l'auguste personne de Votre Majesté.

« Dès ce moment, nous n'avons plus formé d'autres vœux ni d'autres souhaits que pour le comble du bonheur et de la gloire de Votre Majesté; nous avons borné toute notre féiicilé à lui rendre notre hommage, nos respects et soumissions, et enfin nous avons arrêté unanimement tous nos désirs à nous voir bientôt attachez au glorieux service et à la juste domination de Votre Majesté par ce lien inviolable, plein de religion, dont les princes souverains de ce duché de Brabant et leurs sujets s'unissent mutuellement à leur joyeuse entrée. C'est, sire, la protestation aussi sincère que respectueuse avec

votre zèle, amour et fidélité inébranlable, que nous envisagerons toujours avec toute l'estime et considération qui leur est deue, et nous nous promettons et confions que vous continuerez (ainsy que vous avez fait jusques à présent), ensuite de votre obligation permanente, à vous évertuer en tout ce qui pourra conduire et convenir à notre plus grand service, et au repos et tranquillité de nos bons et fidels vassaux et sujets : vous assurant que nous tacherons aussy d'y correspondre de notre part, en vous faisant ressentir des effets de notre royale protection et bienveuillance. A tant, très-révérends, révérends pères en Dieu, vénérables, cliers et féaux, chers et bien aniez, Nôtre- Seigneur tous ait en sa sainte garde. De Buen Retiro, le 19e de may -1701. Y Mte rey v*.

PHILIPPE

Nicolas Molinet.

Suscription : À très-révérends, révérends pères en Dieu, vénérables, chers et féaux, chers et bien amez, les archevêque, évèque, prélats, nobles et villes de notre pays et duché de Brabant, représentant les estats d'icelluy pays, ou à leurs députez.

Archives des états de Brabant : Registre aux résolutions de 1701 , fol. 242 v°.

laquelle nous avons désiré ardemment d'estre les premiers à nous mettre aux pieds de Votre Majesté, parla lettre que nous avons eu rhonneur de lui escrire le 17e du mois de janvier dernier, dans le temps que T"otre Majesté alloit entrer dans ses Estats, pour la féliciter, avec toute la vénération possible, de ce suprême degré de grandeur et d'élévation dont le ciel a voulu faire briller et admirer à toute la terre cet assemblage prodigieux de tant de vertus chrestiennes et morales, héroïques et civiles, qui ont esté le plus cher partage de Votre Majesté, et qui feront à jamais le fondement inébranlable du salut, de la prospérité et de l'accroissement de tous ses Estats et sujets. >~ous prenons la liberté de réitérer, une autre fois, cette même protestation, présentement que Votre

Ils leur exprime sa reconnaissance et son affection , pour les témoignages de fidélité et de zèle contenus dans leur lettre du 15 avril 1707. — Il les assure qu'en tout temps ils ressentiront les effets de ses sentiments pour eux, qu'il observera ponctuellement leurs privilèges, et qu'il mettra le plus grand soin à procurer leur soulagement. — Il leur recommande la conservation de la foi catholique, et les engage à entretenir une étroite corespondance avec l'archevêque de Malines.

Barcelone, 30 mai 1708.

El Rey.

Muy reverendos, reverendos en Christo padres, nobles, charos y fieles, charos y bien amados, acaba de llegar á mis reales manos vuestra carta de 45 de abril del año próximo passado (2) , en que me hazeis presentes vuestra heredada y constante fidelidad, y el fervoroso zelo con que, á imitación de los plausibles exemplos de vuestros ascendientes, cooperasteis á la

Majesté est montee, avec tant d'esclat et de gloire, sur le trône de sa vaste monarchie, la suppliant, avec une profonde soumission, de nous faire la grâce et la justice d'estre asseurée que l'honneur que nous avons de former le premier corps de tous ses estais dans ces Pays-Bas, nous inspirera toujours la glorieuse émulation de mériter aussi le premier rang par l'attachement, l'ardeur, le respect et la vénération a^ec laquelle nous sommes, etc. De notre assemblée générale tenue à Bruxelles, le 12e d'avril 1701. (Registre aux résolutions de l'année 1701, fol. 1G8.)

(!) J'ai inséré cette lettre dans la Collection de documents inédits concernant l'histoire de la Belgique, t. III, p. 419.

(2) Cette lettre des états, du 15 avril 1707, est insérée aussi dans la même Collection , t. IIÏ, p. 415-418.

restauración de essos mis ficklissimos pueblos, y deseáis promover quanto conduzca á mi real servicio y conservación de ellos. Y hallando acreditadas vuestras expressiones con las repelidas pruevas de vuestra acertada conducta , de que tengo cabales informes, me ha parecido manifestaros mi real gratitud y propension, y asseguraros de que en todos tiempos experimentareis copiosos eíFectos de una y otra, en todo lo que mirare, en común y en particular, á vuestro mayor consuelo y felicidad : deviéndoos prometer de mi paternal amor la mas punctual observancia en todos vuestros fueros y privilegios, y la mayor atención y cuydado en proveer á vuestro mayor alivio. Y espero de vuestro ardiente zelo y vigilancia por la conservación de la pureza de nuestra santa fe que os aplicareis con uniformidad y firmeza á evitar todo lo que pudiere perturbarla. Y siendo medio el mas proporcionado para este loable fin el mantener estrecha correspondencia con el arçobispo de Malinas, no dudo que la cultivareis por vuestra parte, por lo que esta buena armonía influirá á la mayor quietud de esse Estado y mi real servicio. En tanto, muy reverendos en Christo padres, nobles, charos y fieles, charos y bien amados, Nuestro Señor os tenga en su santa guarda. De Barcelona, á treinta de mayo de mil sietecientos y ocho.

YO EL REY

Dn. Guillermo Kellers.

Suscription : A los muy reverendos, reverendos en Christo padres, nobles, nuestros charos y fieles , charos y bien amados, los prelados, nobles y diputados de las villas capitales de nuestro pays y ducado de Brabante, que representan les estados de él.

Archives des états de Brabant : reg. Lettres des souverains aux états , et Registre aux résolutions de l'année 1708.— Archives de la chancellerie des Pays-Bas : reg. Lettres du et au roi Charles III, fol. 252.

ïl les informe qu'il a nommé don Francisco Bernardo de Quiros, de son conseil d'État, son ministre aux Pays-Bas.

Barcelone, 4 août 1708.

El Rey.

Muí reverendos en Christo padres, nobles, charos y fieles, charos y bien amados, por conocer que conviene á mi servicio y á vuestra común satisfacion y bien público , que haya un ministro autorizado con despachos mios en esos dominios, por cuio medio se me dirijan las representaciones y súplicas de essos mis leales y amados subditos, he concedido á don Francisco Bernardo de Quiros, de mi consejo de Estado (2), la facultad y poder bastante á este fin, por la confianza y experiencias que tengo de su amor y zelo, en (juanlo mira á vuestro mayor consuelo i felicidad. De lo qual me ha parecido avisaros, para que, por vuestra parte, deis el devido cumplimiento y execucion á mis reales órdenes. En tanto, muy reverendos en Christo padres, nobles, charos y fieles, charos

(Î) Cette lettre a été publiée dans la Collection de documents inédits concernant l'histoire de la Belgique, t. III, p. 422.

(2) Les états de Brabant exprimèrent leur satisfaction de la nomination de Quiros par une lettre au Roi, du 20 octobre 1708, que nous avons insérée dans la même Collection, t. III, p. 424. "

y bien amados , Nuestro Señor os tenga en su santa guarda. De Barzelona , á quatro de agosto de mili setecientos y ocho.

YO EL REY

El BARON DE KeLLERS.

Suscription : A los muy reverendos en Christo padres, nobles, charos y fieles, charos y bien amados, los prelados, nobles y diputados de las villas capitales de nuestro pays y ducado de Brabante, que representan los estados de él.

Archives des états de Brabant : reg. Lettres des souverains aux états.

XGIII.

CHARLES III AUX ÉTATS DE BRABANT (i).

Il leur témoigne sa reconnaissance et son estime, pour leur glorieuse conduite lors du siéa,e de Bruxelles par les Français.

Barcelone, 2 février 1709.

El Rey.

Muy reverendos, reverendos en Christo padres, nobles, charos y fieles, charos y bien amados, corresponden muy bien con mi confianza y con vuestro gran zelo y calificado amor azia mi real servicio las expressiones con que acompañáis vuestra carta de 20 de octubre passado, las quales quedan acreditadas con otro nuevo lustre,

(1) Comme les deux precedentes, cette lettre a déjà été publiée dans la Collection de documents inédits concernant l'histoire de la Belgique, t. lîi, p. 426.

á vista de la fineza , desvelo y fervor con que os haveis aplicado (según me hallo informado de don Francisco Bernardo de Quiros, mi consejero de Estado) á la defensa y conservación de mi ciudad de Brusselas y ducado de Brabante contra los tentativos y ataques del enemigo, que, llevado de vanos y ligeros supuestos, havia esperado poder apoderarse de todo él, no creyendo hallar en vuestros fieles ánimos la gran constancia y buena union que haveis mostrado (i). Y haviendo sido á todas luzes tan gloriosa vuestra conducía, no he querido dexar de manifestaros la gratitud y estimación con que quedo de entender quan bien haveis sabido desempeñar en esta ocasión vuestras grandes obligaciones, assegurándoos que en todo quanto mirare á vuestro consuelo y satisfacion y á la prosperidad de estos pueblos, concurriré yo, muy gustoso, à hazeros experimentar los efectos de mi benignida dy del paterno amor que conservo á tan finos y leales vasallos. Con lo qual, muy reverendos, reverendos en Chisto padres, nobles, charos y fieles, charos y bien amados, Nuestro Señor os tenga en su santa guarda. Barcelona, á dos de febrero de mil sietecientos y nueve (2).

YO EL REY

El BARON DE IVELLERS.

Suscription : A los muy reverendos, reverendos en Christo padres, nobles, nuestros charos y fieles, charos y bien amados, los prelados, nobles y diputados de las villas capitales de nuestro pays y ducado de Brabante, que representan los estados de él.

Archives des états de Brabant. : reg. Lettres des souverains aux états, et Registre aux résolutions del'année 1709. — Archives de la chancellerie des Pays-Bas : reg. Lettres du et au roi Charles III , fol. 219.

(1) Sur le siège de Bruxelles par les Français, on trouvera divers documents dans la même Collection, t. III, p. 384-598.

(2) Les états répondirent à Charles III , le 24 mars de !a même année. Leur lettre est dans la Collection citée, t. III, p. 429-451.

CHARLES VI AUX ÉTATS DE NAMUR

Il leur exprime sa satisfaction des marques de fidélité et d'amour contenues dans leur lettre du 17 décembre , et les assure de son affection paternelle, ainsi que du soin particulier avec lequel il s'appliquera à les rendre contents et heureux.

Vienne, 16 février 1715.

L'Empereur et Roy.

Très-chers et féaux les dépuiez de Testât ecclésiastique, noble et tiers de nostre comté et province de Namur, c'est avec bien de la satisfaction et d'agrément que nous avons receu votre lettre du d7e du mois de décembre de l'année passée, par laquelle vous vous anticipez pour nous donner une marque de votre fidélité et amour, qui correspond entièrement à notre attente, vu la fermeté et zèle avec lesquels vous avez toujours été attachez à vos princes naturels, nos prédécesseurs. En reconnoissance de quoi, nous voulons bien vous en marquer, par celle-ci, notre contentement, et vous assurer, en même temps , de l'amour paternelle et du soin tout particulier dont nous vous regarderons constamment, et tâcherons de vous procurer tout ce qui puisse rendre contents et heureux de si bons et si fidèles sujets, et qui vous puisse convaincre des effets de notre clémence et protection. A tant, très-chers et féaux, nous prions Dieu qui! vous ait en sa sainte garde. Vienne, ce 16 février 1715. Arpus Vs v*.

CHARLES

A. F. Kurz.

Suscription : A nos chers et féaux les députés des états de notre pays et comté de Namur, à Namur.

Archives des états de Namur ■ Registre aux lettres de la cour, de 1567 à 1781 , pièce 74.

XCY.

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