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LÉOPOLD II AUX ÉTATS DES DIFFÉRENTES PROVINCES
II les informe qu'il a confirmé l'archiduchesse Marie-Christine et le duc Albert de Saxe-Teschen dans le gouvernement général des Pays-Bas; les assure que leur bonheur sera l'objet principal de sa sollicitude; qu'il maintiendra scrupuleusement la constitution de chaque province ; qu'il s'occupera avec un soin particulier de tout ce qui pourra contribuer à leur avantage, et qu'il recevra avec plaisir leurs représentations.— 11 se promet, en échange, que les états emploieront leurs efforts au rétablissement de son autorité , de l'ordre et de la tranquillité publique, et leur notifie enfin que, en l'absence des gouverneurs généraux, le comte de Mercy-Argenteau les suppléera.
Vienne, 1er décembre 1790.
L'Empereur et Roi.
Ayant succédé, comme héritier universel et unique de
feu -l'empereur et roi Joseph, notre très-cher et très-aimé frère, de très-glorieuse mémoire, à tous ses royaumes, États et provinces héréditaires, nous avons cru ne pouvoir mieux assurer le bienêtre et la prospérité de nos fidèles sujets des Pays-Bas, qu'en confirmant et continuant Leurs Altesses Royales l'archiduchesse Marie-Christine d'Autriche, princesse royale de Hongrie et de Bohême, notre très-chère et très-aimée sœur, et le duc Alhert, prince royal de Pologne et électoral de Saxe, duc de Teschen, notre très-cher et très-aimé beau-frère et cousin, dans le gouvernement général de ces provinces, que feu Sa Majesté leur avoit conféré.
En conséquence, nous leur avons également confié ce gouvernement, avec la même autorité et les mêmes prérogatives dont jouissoient les princes et princesses de sang royal, leurs prédécesseurs, et notis vous requérons et ordonnons, tant en général
qu'en particulier, de rendre à Leurs Altesses Royales le respect et l'obéissance que vous leur devez, comme aux représentant de notre personne, ne doutant pas que, témoins de l'affection singulière qu'elles portent a la nation belgique, vous ne trouviez, dans le choix de ces sérénissimes princes , une nouvelle preuve des soins constans que nous apportons à tout ce qui peut intéresser la satisfaction et la félicité publique de nos fidèles sujets dans îesdites provinces.
Yous devez en effet être assurés que leur bonheur sera toujours l'objet principal de notre sollicitude paternelle, et que non-seulement nous maintiendrons scrupuleusement la constitution et les droits et privilèges de chaque province, mais que nous nous occuperons de plus, avec un soin particulier, de tout ce qui pourroit contribuer ultérieurement à l'avantage de nos fidèles sujets des Pays-Bas, et que nous recevrons toujours avec plaisir et examinerons avec attention tout ce que vous nous suggérerez pour remplir nos vues bienfaisantes à ce sujet.
Nous nous promettons, en échange, de votre ancien dévouement à notre auguste maison et de votre attachement aux vrais intérêts de votre province, que vous concourrez de tout votre crédit et de toute votre influence à ce que notre autorité, le bon ordre et la tranquillité publique soient partout parfaitement rétablis , et que vous seconderez en même teins avec zèle notre empressement de pourvoir à la sûreté et à la bonne administration de nosdites provinces héréditaires, en fournissant aussi les subsides nécessaires, et consentis ci-devant, pour l'entretien convenable de la cour de vos sérénissimes gouverneurs généraux.
Du reste, nous vous faisons part qu'en l'absence de Leurs Altesses Royales, nous avons nommé et établi notre cousin le comte Florimond de Mercy -d'Argenteau , chevalier de la Toison d'Or, grand'eroix de l'ordre royal de Saint- Etienne, notre chambellan , conseiller d'État intime actuel et ambassadeur près de Sa Majesté Très-Chrétienne, notre ministre plénipotentiaire
pour !e gouvernement général des Pays-Bas, muni Jes pouvoirs les plus amples, vous requérant et ordonnant, tant en général qu'en particulier, de lui porter le respect et l'obéissance qui lui sont dus, comme au représentant de notre personne, jusqu'à l'arrivée de Leurs Altesses Royales. A tant, etc., Notre-Seigneur vous ait en sa sainte garde. Vienne, le Ier décembre Í 790. K. R. vl.