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| miliers main pour l'aider dans ses besoins les plus ordinaires, | gaieté et 1l se servit toujours lui-même, C'étoit lui qui culii- | qu'un VoiL son jardin , qui préparoit son bois de chauffage, Ir per- sa cabane et sa sagamité , qui rapiéçoit ses habits | omme déchirés , cherchant par esprit de pauvreté à les faire | durer le plus long-temps qu’il lui étoit possible, La | le son | soutane qu’il portoit lorsqu'il fut tué, parut si usée | Les qui. et en si mauvais état à ceux qui l’en dépouillèrent, | faisoit qu'ils ne daignèrent pas se l’approprier , comme ils ne se en eurent d’abord le dessein. His la rejetèrent sur uelle ; son corps, et elle nous futrenvoyée à Quebec. Autant urs de il se traitoit durement lui - même , autant il étoit a dans compatssant et charitable pour les autres. Il n’avoit ; e pour rien à lui, et tout ce qu'il recevoit , il le distribuoit 4 occu- | aussitôt à ses pauvres néophytes. Aussi la plupart h après à ont-ils donné à sa mort des démonstrations de donver le |. leur plus vive, que s'ils eussent perdu leurs parens les plus proches. Il prenoit un soin extraordinaire A per- d'orner et d’embellir son église, persuadé que cet ns ses appareil extérieur qui frappe les sens , anime Ja tion dévotion des barbares , et leur inspire une plus pronilieu | fonde vénération pour nos saints mystères, Comme le blé il savoit un peu de peinture , et qu'il tournoit assez rtains proprement, elle étoit décorée de plusieurs Ouvrages nt de ; qu'il avoit travaillés lui-même.
de se |! Vous jugez bien , mon révérend père, que ses : . Les vertus dont la Nouvelle-France a été témoin depuis mpé- tant d'années, lui avoient concilié le respect et l’affec ense- tion des Français et des Sauvages. Aussi est-il uni- ke mes , F4 versellement regretté. Personne ne doute qu'il n'ait “ sette. | été immolé en haine de son ministère et de son zèle rOVI- L à établir la vraie foi dans le cœur des Sauvages, là EUX , | C'est l’idée qu’en a M. de Bellemont, supérieur du “# ‘sun É séminaire de Saint-Sulpice, à Montréal. Lui ayant M re si h demandé les suffrages accoutumés pour le défant : Ki 4 à cause de la communication de prières qui est entre ât la 1 nous , il me répondit , en se servant des paroles si main T, IF. | 10
connues de saint Augustin , que c’étoit faire injure à un martyr, qué de prier pour lui. Znjuriam facit mnartyri qui orat pro e0.
Plaise au Seigneur que son sang répandu pour une cause si juste , ferulise ces terres infidèles , si souvent arrosées du sang des ouvriers évangéliques
ui nous ont précédés ; qu'il les rende fécondes en due Chrétiens , et qu’il anime le zèle des hommes apostoliques à venir recueillir abondante moisson que leur présentent tant de peuples encore ensevelis dans les ombres de la mort!
Cependant , comme il n'appartient qu'à l'Eglise de déclarer les saints, je le recommande à vos saints sacrifices et à ceux de tous nos pères. J'espère que vous n’y oublierez point celui qui est avec beaucoup de respect , etc.
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Du père ***, missionnaïre chez les Abnakis.
De Saint-François , le 21 octobre 1757.
J E partis le 12 de juillet de Saint-François, principal village de la mission abnakise , pour me rendre à Montréal. Le motif de mon voyage étoit uniquement de conduire à M. le marquis de Vaudreuil une députation de vingt Abnakis, destinés à accompagner le père Virot, qui est allé essayer de fonder une nouvelle mission chez les Loups d’0410 ou la Belle- Rivière. La part que je puis avoir dans cette glorieuse entreprise , les événemens qui l'ont occasionée , les difficultés qu'il a fallu surmonter pourront fournir dans la suite une matière intéressante pour une nouvélle lettre, Mais 1! faut attendre que les bénédictions
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