TRE
ÉDIFIANTES ET CURIEUSESs, 209 LETTRE Du père Parennin ,
MISsionnaire de l2 Com | Pagnie de Jésus, ay Père Duhalde, de 1 Même OMmpagnie. . )
À Pekin, ce 15-septembre 1728. | ;
Mox RÉVÉREND PÈRE,
Le paix de N 5, LA dernièr
e lettre que j’eus l’h | de l’anné
S rigt Son, ni Par les mé.
naces d’une mort infâme et cruelle, Pen de temps après ma lettre écrite, il me vint des nouvelles du prince Jean Lou ; elles m'apprenoient qu'il étoit mort € 16 de septembre dans sa prison de Tci-nan-fou
Capitale de la Provinc long; qui étoit le
ment. Le prince Jean Sou, qui étoit prisonnier à Pekin, se trouvoit alors d sement malade , et il MoOurut le 13 novembre, Je ne
trouvait. Nul domestique ne pouvoit approcher des prisons; les soldats mêmes qui faisoient la garde n’osoient parler aux prisonniers ‘et il ne leur étoit permis que de répondre quand fs étoient appelés , ou de faire passer par le tour ce qu'on accordoit chaque jour pour leur subsistance.”
Mais deux mois après, c’est-à-dire le 8 novembre, Paul Sa vint m’avertir que le prince Jean étoit malade à l'extrémité, qu’il ne prénoit plus que du riz clair, et qu’il avoit beaucoup de peine à se trainer jusqu’au tour pour le recevoir. Le troisième regulo, que l'Empereur avoit chargé de tout ce qui concernoit ces illustres prisonniers, ne fut pas plutôt informé du danger où étoit le prince, qu’il ordonna à ses gens d'ouvrir la prison, et de porter au malade tout ce qu’il souhaiteroit, Le prince répondit d’une voix mourante, que désormais il n’avoit plus besoin de rien, et qu'il ne pensoit plus qu'à se préparer à la mort. :
Apssitôt le regulo fit appeler Pou-ta-che (c'est le chef de bannière dont j'ai déjà parlé), et lui dit que Sourghien ( c’est le nom tartare du prince Jean), étant sur le point de mourir dans un temps où l’on célébroit la naissance de l'Empereur, il n’étoit pas possible de prendre les ordrés de Sa Majesté ; qu'il falloit attendre que la fête füt passée, et que cependant il croyoit qu’on dévoit renfermer le corps dans
un cercueik, et le déposér dans un lieu convenable, « Qu'est-il besoin d'attendré l’ordre de l'Empe- » reur, répondit brusquement Pou-ta-che ! croyez » vous qué Sourghien doive être traité plus favora- » blement que son frère, dont les cendrés ont été » jetées dans la boue, et foulées aux pieds? » Le je ‘ir plus humain, ne fut pas de cet avis.
e 13 du'même mois, on vint lui dire que le malade venoit d'expirer: il ordonna qu’on mit son corps dans un cercueil, et qu'on lé transportât dans
une pa, gardé} qu'on p cet ordi dans un ne Jui 6 … Cepei inquiétu princess mandoit Jour en j son mari quoient :
bien de ses deux Matthieu:
si sans vo quelques | ne le pouv Elle éc termes au lui disoitmort, c'es à observer accoutumé comber sot où que se :
se flattent « me presse d e crainte Cour ne les, veut même, ordinaires, prudence , d Son particul; de nouvelles ces instances
r des garde
étoit elés , rdoit
nbre, t ma— lu riz rainer gulo 2 ncer- OÔt indonna 1 ma- Jondit t plus e pré-
est le ui dit Jean), ù l’on it pas ; qu'il *epenns nable.
impero Yye7- Avorant été » Le
le maît son it dans
mé des volontés de P cet ordre fut exécuté » ét le Corps du pu fut mis
rcueil avec ses c aînes, qu’on après sa mort.
tà Fourdane dans une extrême
10ses, et au’elle avoit bien de Ja peine à défendre de la faim et du froid ses deux petits-fils, le prince T 1 Matthieu: « Je vouse si sans vous incomm quelques légers secours, à la bo à ne le pouvez Pas, n’ayez nul ég , dE Elle écrivoit aussi à PEU près dans les mêmes 14 termes au père Suarez : « Ce qui m'inquiète le plus, lui disoit-elle »et ce 1’
observer les Jeûnes prescrits » Età réci aCCOutumées, ques
comber sous le poi
de tenir les assemblées ordinaires, et de faire les prières en Commun: la
» demande que chacun les fasse en > POUr ne point fournir de J'ai cru dévoir me rendre à OUs jugez que j'aie commis
en cela quelque faute, j'en demande pardon à Dieu, et je vous prie de me donner là-dessus les éclaircissemens nécessaires. Depuis le départ des chefs de famille, nous n’avons plus personne qui puisse nous guider, résoudre nos doutes, et nous fixer au parti qu'il convient de prendre: je m'aperçois même que la pauvreté extrême où l’on se voit réduit, refroidit la charité dans plusieurs, et altère un peu l'union qui régnoit auparavant parmi nous. Il y en a qui craignent que partageant ce qui leur reste avec les autres, ils ne tombent bientôt eux-mêmes dans le même état d’indigence. Cé que je vous écris ici naïvement, ne doit pas passer au-dehors; j'ai même quelque scrupule de vous en faire part, et j'en aurois pareillement de vous le dissimuler: je ne sais pas bien démêler ce que je dois dire d'avec ce que je dois taire. Quand on nous retira de Sin-pou-tse, mon mari fit démolir la chapelle, pour la rebâtir dans le lieu où nous sommes maintenant: il se répand un bruit sourd qu’on nous fera bientôt changer de demeure : que dois-je faire de la chapelle? j'attends sur cela votre réponse, » Enfin elle finit sa lettre en priant le père Suarez de lui donner des nouvelles du prince Jean son mari, parce qu’elle ne peut compter sur tout ce qu'elle apprend par d’autres voies.
Je fus chargé de faire une réponse commune à cette dame, et de lui apprendre la précieuse mort de son mari. Je confiai ma lettre à Marc Ki, avec une petite somme conforme à l'état de pauvreté où nous sommes nous-mêmes, pour le soulagement de ceux dont les besoins étoient les plus pressans. Les aumônes venues de France par votre canal, mon révérend père, quelque légères qu’elles soient, seront d'un grand secours à cette nombreuse et illustre famille dépouillée de ses biens, et constamment persécutée pour son attachement à la foi.
. Le 135 de décembre, le regulo fit appeler les do-
mestiqu dire, ce eur per maître à terrer au avoit eu jeune , et Les dom Puis la co tres: ilsn habits de obsèques , mois. L’er les Tartare le corps a autre, ra ans une u ensuite aumanière qu Jean.
. Sébastien üens et anc:
extrême env retirer les sa lui: ils prire cercueil sans leur coûta ch infidèle sed üivement leur grand bruit, darins, et de Pour satisfaire un crime dign force d'argent le cercueil ce « moins l’adress
l'insçu du gard
Dieu 9 rCiS= de fanous parti Le que roidit union a qui ec les ans le 1 naimême n aue sais e que u-ise , ebâtir se rÉ= anger tends tre en les du mpter
une à mort avec té où ent de s, Les on réseront re fa- L per-
s do-
ÉDIFIANTES ET CURIEUSES, 213 du prince nouvel qui avoient été a
renferment » €L ils élèvent
plus pro Percus; mais leur
leur coûta cher. I infidèle , se douta tivement leurs démarches; et les aÿant surpris, il fit
bruit, et les Menaça de les déférer aux » €t de les accuser d’avoir vi
leuse Curiosité lare , qui étoit > Observoit atten.
€ remettre dans üré : ils eurent néanréserver plusieurs choses à 65 après quoi on mit Je feu au
Parmi ceux qui se trouvèrent à cette cérémonie, il y eut des infidèles qui vouloient que tout généralement fût réduit en cendres selon la coutume. Les Chrétiens tâchèrent de sauver quelques ossemens ; et” comme la piété est industrieuse, il$ y réussirent. Îls se saisirent aussi des chaînes, qu'ils retirèrent des cendres : mais ils trouvèrent de nouvelles oppositions de la part du garde. Sa raison étoit que les chaînes du prince Joseph ayant été portées au tribunal, on ne manqueroit pas de lui demander celles du prince Jean, dont, en qualité de garde de la sépulture, il devoit répondre. Sébastien lui promit de les lui représenter , s'il étoit nécessaire; les autres Chrétiens se firent sa caution, On ne put rien gagner sur cet esprit intéressé, et il ne se laissa enfin fléchir qu'à la promesse qu'on lui fit de lui donner une nouvelle
somme d'argent; encore suivit-il les Chrétiens qui
emportoient ces chaînes, jusqu’au lieu où elles devoient être déposées.
Comme le chemin le plus court pour retourner à dt l'église des Jésuites portugais, ils les remirent au père Suarez, en présence du garde qui reçut alors l'argent dont on étoit convenu avec lui. Les Chrétiens vinrent ensuite me trouver pour me rendre compte de ce qui s’étoit | passé à l'ouverture du cercueil. Ils m’assurèrent qu'ils n’avoient pas trouvé le moindre vestige de corruption ni de mauvaise odeur; qu’on eût dit que. le prince ne faisoit que d’expirer : ce qui ne pouvoit pas s’attribuer à la rigueur de la saison, puisque les mains et le cou étoient souples et maniables , comme ils l’avoient éprouvé plusieurs fois en retirant les reliquaires; que son visage même n'avoit pas changé} de couleur, et qu’il étoit seulement un peu couvert de la poussière qui s’étoit insinuée par les fentes du cercueil ; c’est là tout ce que je pus apprendre au sujet de lamort et de la sépulture de ce prince. Quoi-
à Pekin, étoit de passer
qu'il soi les anné.
le portra dans deu
Je. n’avois Prit les gl uonnez au Je pouvoi:
tous les bi sidère cor splendeur étoit de n Pour m'ins disposer au à tout cela reuse de to ses derniers voirs d’une » La mo Dieu de mi croire, l’a me console : qualités se |ehonrelle, a Suppor!
n'étoit nt tendrement !
toujours dan l'ast-on ente être sûremen lieu qu'on l’a le même sor ISnorer, Quoi
onie 3
pre il F ns ce que j'en ai écrit
>. Les e D by qu ra encore mieu
ns ; et” + pri L “de Princesse Cécile son é . a
Dtutls année ra DU elle écrivit le 29 EE i à ue : : S'adressoi ; , ju
ant des s’exprimoit. it à moi, et c’est ainsi qu'elle
itions « Marc Ki arriva ::
a arriva 1ci le 2 d :
haînes + h 2 de la onzième ;
—. fers qu'il me rendit de votre part A rpas
prince Hdi l es plus de mari, J'ai toujours présent À Fe
us il . #8 grands motifs de consolation que vou .
ui Fil je se un met de celte perte, la plus ane eu
rétiens Lo 1 sb fait ‘Mais enfin quand je fais réflexi Là Qus 1e$ Dienfaits que j'ai re : gn à
ee Sidère combien re Fçus de lui; quand je con-
ir qu'à
uvelle
ns qui es de-
Pour m’inst disposer au saint bapté tout cela, je me regarde comme ]
ourner M reuse de toutes | , es femmes, de . à , n avoir ‘11; . mc sonpirs, et remplir à san + le une tendre et fi "ue n étoit idèle épouse.
» La mort vient de
terminer ses malheurs, et le
ite me s’étoit | it qu'ils OITUpque. le ou voit que les comme
| les rechangé a transporté ?
et en 9 : . 4
couvert .? quel endroit? Je ne puis en ntes du q idre au :5