‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme] (volume 4)Chapitre 26 sur 63 · LE · texte numérisé non relu

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LETTRES que j'ai pu apprendre cette année de la situation de cette illustre famille, dont l'attachement à la foi et l'inébranlable constance au milieu de la plus vive persécution , ne peuvent manquer d’édifier tous ceux qui ont le cœur véritablement chrétien. Je la recommande à vos saints sacrifices , et suis avec beaucoup

de respect, etc.

Du père Parennin , missionnaire de la Compagnie de Jésus , au père Duhalde , de la méme Compagnie.

À Pekin, ce 15 octobre 1734.

MoN RÉVÉREND PÈRE, Lo paix de N.S.

DaNs toutes les lettres que vous me faites l’honneur de m'écrire, vous me demandez quelle est la situation présente de cette illustre famille tartare , qui gémit depuis tant d'années dans les fers , et dont la foi ne s’est jamais démentie au milieu des plus longues et des plus rudes épreuves. Vous auriez voulu savoir s'il ne s’étoit pas fait quelque changement à leur fortune ; mais jusqu'ici je n ai rien eu de positif à vous apprendre : ce n'est que l’année dernière qu'il y eut ordre de la cour de faire revenir à Fourdane ceux de ces princes qui avoient été exilés dans diverses provinces , où on les avoit enfermés dans d'étroites prisons. Cet adoucissement donna lieu de

croire qu'on accorderoit quelque grâce à ceux qui éloient restés prisonniers à Fourdane. C’est ce qui arriva effectivement dans le temps qu'on osoit le

moins | contrair pour le Son sain Il ya son prer revue de l'armée Kar , fils Eluths, ( dane, jus Commanc cruauté, niers. Le Cutérent « soldats de Chrétiens Municatio:

ment tout afin d’exar billet ou placées da libres ; ler ceux qui k Prendre la aimoient m deux de ce:

aller titer « Le minis À comie } étotent réd Ce spectacle avec laquell sur la famil ekin, et qu la commissic des indignes

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ÉDIFIANTES ET CURIEUSESs, moins l'espérer, et que tout leur paroissoit Je Contraire, Voici |’ j l Pour le soulageme SOn Saint nom.

Îl ÿ a environ deux ans q son Prémier ministre en Ta

revue des nouvelles troupes destinées À renforcer l'armée qui étoit aux mains avec le prince Tchons. Kar , fils et Successeur de Lse-Vang-Raptan » roi des Eluths, Ce ministre à son retour passa par Fourdane , justement dans le temps que le général qui y Commanñdoit redbubloit sa Vigilance, ou plutôt sa cruauté , pour résserrer plus que Jamais les prisonniers. Les mañdarins qu'il chatgea de ce soin exé— Cüutèrent durement ses ordres : ils changèrent les

soldats de la garde , ils chassèrent Ceux qui étoient prisonniers toute com-

ue l'Empereur envoya rlarie, pour ÿ faire la

Munication avec ceux de dehors » Visilant exacte ment tout ce qu’on leur

Portoit pour leur repas, afin d'examiner si l’on n’

Y aufoit pas caché quelque billet où quelque lettre, "Les princesses qu'on avoit

placées dans un Quartier séparé | n’étoient pas plus libres ; leurs gardes en refusoient l'entrée même à ceux qui leur portoient de l'eau ; et ne voulant pas Prendre la peine de leur 2 Porter eux-mêmes , ils aimoient mieux Ouvrir la ba

rrière , et Permettre à deux de ces dames de sortir de l’encéinte > et d’en

aller titer dans un puits qui étoit voisin, € ministre dont Je viens de parler , passant parcome par hasard , fat témoin du triste état où étoient réduites des Personnes d'un rang si élevé. - Ce spectacle le toucha, et il crut que l’indécence avec laquelle on traitoit ces princesses , rejaillissoit sur la famille impériale, Lorsqu'il fut de retour à ekin, et qu'il eut rendu Compte à l'Empereur de 4 Commission dont il avoit été chaïgé, il l'entretint des indignes traitemens dont on uso!t à leur égard,

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