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Pour trois ans. Que si après ce terme, ou trouve que l'officier examiné Par un com. missaire général, en rendant compte du riz qui a
Comporté en homme de probité, qu'il s’estappliqué à cette fonction avec sincérité et avec droiture, qu'il ne doit rien, qu'il n'a rien détourné à son profit ; je supplie V, M. d'ordonner que ; sans aucun délai, il soit élevé À une charge plus honorable, Que si au contraire l'officier est convaincu de négligence sur la Conservation et l'achat des grains, sipar sa faute ils se SOnt Corrompus , s’il a détourné de l’arcent, vendu secrètement ou prêté du riz , de sorte qu’il soit coupable de malversation ; ilsera jugé avec sévérité et sans aucune grâce; on lui fera sun procès selon toute la rigueur de la loi. Or après des précautions si nécessaires , SUpposons que, de la libéralité de Votre Majesté, il soit donné cette année à chacune de ces villes cent mille francs pour Capital : si l’année est abondante > On peut, de ces cent mille francs, acheter au moins trente mille grandes mesures de riz, lesquelles m ultipliées Par quatre, feront, ans les quu.:e villes » Cent vingt mille mesures. Depuis la récolte Jusqu'à la fin de l’année le prix du riz est médiocre: ce n’est que dans le printemps que le prix commence à augmenter ; alors on ouvrira les magasins , et on vendra ce riz, De cette vente on aura deux AVantages : l'un est qu’en mettant l’abondance, on empêchera que ‘le prix du riz ne croisse trop : l’autre , que le vendant alors un peu plus cher qu'il n’a été acheté dans le temps de la récolte , on Sera en état, au moyen de ce profit, d'acheter apiès
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la nouvelle moisson au moins dix mille mesures de riz dans chaque endroit » de plus qu’on n’en avoit l'année précédente. Par-là, l'ancien riz sort des greniers , et le nouveau le remplace. Il sort à un prix plus cher et rentre à bon marché. N'est-ce pas un excellent moyen de multiplier ce riz, en soulageant même le peuple ? car on ne prétend pas s'enrichir aux dépens du public. Ce riz tiré des magasins sera vendu au cours et à un prix raisonnable, quoique plus cher qu’il n’étoit huit mois auparavant. Rien de plus juste et de pius utile dans les années abondantes. Par cette conduite , le riz chaque année se multiplie dans le magasin ; et si pendant cinq années il se fait une abondante récolte , la provision d’un endroit , qui n'étoit d’abord que de trente mille mesures » peut se trouver à la cinquième année de plus de cent mille mesures, Unissons les quatre endroits , et supposons qu'ils aient multiplié également, on aura de provision plus de quatre cent mille mesures de riz. En cas de nécessité, n'est-ce pas déjà un excellent moyen de soulager toute une province ? Et que serace donc si, pendant cinq ans de suite, Votre Majesté avance chaque année la même somme ou une somme plus considérable,
» Ce riz étant ainsi assemblé , il faut veiller avec soin à sa conservation. S’il restoit trop long-temps dans le magasin , il se pourriroit. Il sera donc nécessaire de mettre du nouveau à la place de l’ancien ; et sur trois mesures, par exemple, qu’on en vendra, en garder sept autres. En troisans > tout le riz se trouvera renouvelé, De plus, on se donnera bien de garde de vider entièrement les greniers. Dans les disettes ordinaires , le riz sera vendu à nn juste prix. Dans celles qui passeront un peu l'ordinaire , on en prêtera au peuple, et dans les grandes nécessités, on le distribuera par aumône. I] ne s'agit donc que d'assembler du riz pendant cinq ans. Or, pour procurer
au peuple une ressource si avantageuse , quand Votre Majesté dépenseroit deux ou trois millions , qu’estce que cette dépense en comparaisou du plaisir qu’elle aura d'assurer une nourriture , Pour ainsi dire , éternelle à une multitude innombrable de personnes qui sont dans la province de Chan-si ?
» Je vois Votre Majesté, depuis qu’elle est élevée sur le trône , s'occuper uniquement du salut de son peuple, et méditer sans cesse sur les moyens de le rendre heureux. Vous entrez jusque dans le moindre détail , rien ne vous échappe ; vous voulez faire le bien dans sa perfection. C’est Pourquoi j'ai cru que’ ces réflexions , quoique grossièrement exposées , ne vous seroient p?s désagréables. Le désir extrême que je ressens de servir Votre Majesté , ne me permettoit pas de les dissimuler, et J'ai pris. la liberté de les lui présenter avec un profond respect. Je m’esumerois heureux , si de dix mille parties de mon devoir , je pouvois en remplir une seule ; et lui donner quelques marques de ma reconnoissance > après avoir été comblé de ses bienfaits. L'établissement dont il s’agit sera d’une grande utilité, si l’on s'applique à le rendre durable, Tout dépend de l'attention que les
principaux officiers apporteront , afin que l'affaire réussisse. » e
Réponse de l'Empereur.
« Ce que Lieou-yu-y m'expose dans son mémorial touchant les magasins et les provisions de riz , est irès-avantageux pour le peuple. J'ordonne au viceroi de la province de Chan-si de délibérer au plutôt sur la manière de l’exécuter ; que d’une part il détermine la somme qui doit être employée , et qu’en même temps on mette la main à l’œuvre. Pour ce qui regarde le passé, les provisions ne se sont pas aites , et c’est la faute des principaux mandarins et de leurs subalternes qui ont été négligens , qui ont
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point de pardon. Qu'on envoie Promptement cet ordre.
Péche des perles ; tiré d'un mémorial.
Dans un fleuve de Tartarie , qui est à l’orient du côté du Leao-tong , on trouve 4 perles. Tous les ans , l'Empereur envoie à cette pêche un certain nombre de Tartares choisis dans les huit bannières. Les trois premières bannières, qui sont les plus nombreuses et les plus illustres, fournissent trentetrois bandes. Les cinq autres bannières n’en fournissent que trente-six. Chaque bande a son chef et son sergent. Trois officiers majors les commandent toutes. Certains marchands qui se connoissent en perles les accompagnent ; et pour avoir la permission de faire la pêche , ils doivent chaque année donner à 1 Empereur onze cent quatre perles : c’est le tribut fixé. Les trois premières bannières en donnent cinq cent vingt-huit , et les cinq dernières cinq cent soixante-seize, Celles qu'ils offrent doivent être lumineuses et sans défaut; autrement on les leur rend et on en exige d’autres. Quand ils sont de retour , on examine les perles qu’ils apportent. S'il yena peu, les officiers sont punis comme coupables de négligence; si la pêche est abondante , on les récompense, En 1725, plus de six cents hommes furent employés à cette pêche qui n’avoit pas réussi; À peine eurent-ils ce qu'ils devoient donner à l'Empereur , du moins selon leur déclaration. Mais on n’est pas obligé de croire que leur déclaration ait été fort exacte,
Anciens ordres renouvelés en Javeur des parens infirmes vu fort dgés.
Voici le fait qui a donné occasion de renouveler et d'expliquer les anciens règlemens dont Je vais parler. Le gouverneur d’une ville du second ordre représenta que sa mère étoit fort âgée ; qu'elle ne pouvoit pas être conduite dans le lieu de son gouvernement ; qué pour cette raison il supplioit l’Empereur de lui accorder la grâce de quitter sa charge , et d'aller auprès d’elle pour lui rendre les devoirs qu’elle à droit d'exiger d’un bon fils. Quoi ! dit l'Empereur, ayant lu le mémorial, à peine y a-t-il un an qu'il est gouverneur de cette ville : est-ce que sa mère étoit beaucoup moins âgée avant qu’il allât prendre possession de sa charge ? Ou si elle étoit âgée , pourquoi s'éloignoit-il d’elle ? La demande qu'il fait pourroit bien être un prétexte pour sortir d’un gouvernement qui ne lui plaît pas. Peut-être s’attendoit-il à être placé dans un lieu d’un plus gros revenu. N'est-il point de ces gens qui craignent le travail et aiment le repos ? Ne seroit-il point brouillé avec les mandarins de la capitale ses supérieurs ? Peut-être a-t-il dépensé mal à propos ce qui lui a été remis du trésor public, ou commis quelque faute pour laquelle il craint d’être recherché dans la suite. Que le vice-roi de la province de Hoü-quang examine celte affaire , et m envoie soh information. De plus, j ordonne que le tribunal souverain qui doit connoître des affaires de tous les mandarins de l'Empire, s’assembie, et qu'il explique encore plus nettement les anciens ordres , qui permettent à un officier de quitter son emploi, pour aller soulager ses parens qui sont ou infirmes ou fort avancés en âge.
Pour mieux entendre ces règlemens , on doit savoir que , selon les lois de la Chine , un homme ne peut être mandarin ou de lettres ou de guerre, non-
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