‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme] (volume 4)Chapitre 52 sur 63 · AT · texte numérisé non relu

AT

ÉDIFIANTES ET CURIEUSES. 521 idée , ne prétendroit - on Point suspendre les affaires publiques ? Si cela est , On se trompe, Je viens ici, parce que l'air de la Campagne est un peu meil-

ur que celui qu’on respire dans l'enceinte des Murs; mais pendant le temps que jy séjourne 4 mon intention est que les affaires du Souvernement n'en souffrent point; je veux m'appliquer chaque jour au bien de l'Empire , comme je fais à Pekin, sans aucune différence ; Je ne prétends pas me

e repos ni de divertisse

quelque raison d'interrompre ces occupations , je

Que si après cet ordre > ils ne 1 1 > j'aurai sujet de r que je fais dans

» De p'u5, pour ce qui regarde les affaires, i des jours où l’on en raPPOrte un grand nombre , où tous les tribunaux viennent, et d autres où presque

ersonne ne se résente ; c’est un oint sur lequel P P q

il est à propos d'établir quelque règle, Lorsqu'il S'agit d’affaires pressantes et nécessaires , qu'on Vienne quelque jour que ce soit, il n’importe >, il ne faut pas différer ; mais pour les affaires ordimaires, 1l sera plus à propos que chaque cour souveraine ait son jour fixé ; par exemple , on peut

une des bannières sun des n tribunal subalterne, Ils

ÿ avoit quelque raison d Jours que vous ne serez pa

Be AE 2

alle à

[e ferai savoir. Quant aux jours marqués pour chaque tribunal , si ce jour-là il n’y a point d'affaire à me rapporter , il faudra du moins que les principaux officiers se rendent ici; car quoiqu’ils n’aient aucune affaire sur laquelle ils doivent me consulter , il se pourra faire que j'aie moi-même quelque chose de conséquence à leur dire, que j aurai réservée pour le jour qui leur est assigné. Enfin, je le répète, lorsqu'il s'agira d'affaires nécessaires , ne ditférez point, je donnerai audience tous les jours.

» Au reste , si le jour que vous devriez venir, le temps étoit extraordinairement froid ; si le grand vent de nord souflloit; s’il tomboit de la neige , vous auriez trop à souffrir ; il est juste d’avoir égard à votre santé, tenez-vous en repos ; pour un ou deux jours de délai, les atfaires n’en iront pas moins bien; et si ces jours-là j'avois quelque affaire importante à vous communiquer , je vous ferois appeler. Qu'on intime cet ordre à tous ceux qui doivent en avoir connoissance. » |

L'Empereur voyant son peuple menacé de la disette, en est si sensiblement touché, qu'il prie les principaux officiers de lui déclarer ses fautes sans aucun déguisement.

4 Le 5 de la 6. lune de la quatrième année du présent règne , l'Empereur donna cet ordre aux premiers ministres, aux présidens des neuf tribunaux, aux docteurs du premier rang, et à plusieurs autres officiers.

« Depuis mon élévation sur le trône , j'ai sans cesse fait réflexion à la pesante charge que mon père m'a confiée en mourant , et je me suis uniquement appliqué à faire en sorte que dans tout l'Empire À n'y eût pas un homme , pas une femme , qui ne fût content dans son état. Depuis le matin jusqu'au soir , j'épuise les forces de mon esprit, je ne prends

pas un avec ] aux w vivre, rendre heure

provinc dernièr( par des Pour dé Je resto nois dan au souv de la têt Au mili observer donnero:

à supplie rigoureu:

cher quel loit mêm sans man mon pal:

mettre qu sées étoie gablemen:

avec droit reté de im sans repro:

pour moi

P2S Un moment de repos, je pense continuellement avec inquiétude au soulagement de mon

vivre, d'établir un gouv

eureux si je pouvois procurer à Soit à la cour, soit dans les provi

l'âme du précédent empereur mon pè Présent dans le ciel !

» Par exemple il y a deux ans que quelques > U y que quelq

esse ; l’année

ernière , les environs de la cour furent inondés

nois dans le respect; j'offrois mes vœux et mes Prières au Souverain Ten ; pour 1 l

de la tête si Souvent, que j'en avois Au milieu de la nuit je me levois observer :les nuages el conjecture donneroit ou de la pluie, où unte

à supplier le Tien > Je joignois à ce

sans manger ; Je faisois tout cela secrétement dans

gablement pour mon Peuple, de gouverner l'E avec droiture, avec application , avec équité , la pureté de mes intentions me faisoit éroire que j'étois sans reproche, etque je n'avois rien fait qui dût être

t de repeutir, C'est

PAU | {abs o 1}

Lil]

fl

pourquoi , jusqu’à présent , je n’ai point encore prié qu'on m'avertisse des fautes qu’on auroit observées dans ma conduite ; mais à ce temps de l'été , et justement lorsqu'on étoit sur le point de ramasser les deux sortes de froment, des pluies excessives sont survenues ; elles ne cessent point; et quoique actuellement il y ait quelque apparence de temps serein, cependant on ne voit encore rien de fixe; c’est ce qui me rend attentif et inquiet sur ce qui regarde les besoins, surtout du menu peuple.

» De plus, dans ces vers injurieux que le scélérat Co-yun-tcing . avoit secrétement aflichés dans les rues , on lisoit gue le soldat , que le peuple avoit en haine le nouveau Maitre. À Yoccasion de ces pluies et de cet écrit, j'ai réfléchi sur ma conduite, je suis rentré dans moi-même , je me suis examiné, et je ne suis pas encore sans quelque crainte , sans quelque doute , s’il n’y a point en moi des défauts qui attirent ces malheurs et qui donnent lieu de parler de la sorte. Peut-être que dans l’administration des affaires publiques, j'emploie des officiers dont je ne devrois pas me servir; quoique mon:intention soit droite, et que de ma part je n’aie rien à me reprocher , il se peut faire que d’autres en jugent autrement et y trouvent à redire; en un mot, parmi une si grande multitude de mandarins , n’y en eût il qu'un ou deux qui fussent d’un sentiment différent, je souhaite le savoir, l'exominer, le peser à une balance juste, et sans que la passion y ait aucune part. C'est à vous, premiers ministres, c’est à vous , présidens et autres chefs du grand conseil, c’est à vous, docteurs du premier rang ; c’est à vous, examinateurs et censeurs de l’Empire , que j'adresse spécialement cet ordre : vous êtes tous desofficiers distingués , que j'ai choisisexprès pour m'aider à remplir les devoirs d'Empereur; vous devez partager avec moi ou la gloire ou la honte d'un bon ou d’un mauvais gouvernement.

pe a run nc EU

» Si personr droiture dans ja chacun pense, par écr saurai g là que de cout craindre l’attends VOus ar mens, :

très-droi que je v

Je ne a pas ét qu'or do se préser au mona

propos.

Expédier

Dans 1:

règne (1 song - to Koei-tche pour exc qui pouva ainsi qu’il

« Les s’appliquo principale l'estime pc

digne de

remontrances laisir, et j'en

> OU une pure cérémonie € coutume; ne croyez pas non plus qu’il y ait à ; expliquez-vous hardiment, je

zèle, Après ces précautions , si vous gardez le silence, si vous déguisez vos sentimens, Vous agirez entièrement contre l'intention très-droite et très-sincère que j'ai dans la demande que je viens de vous faire. »

Je ne sais quelle suite aura eu cet ordre; il n’en

à pas été parlé dans Ja gazette, Ces avertissemens qu'on donne à l'Empereur doivent être secrets, et se présentent dans des mémoriaux cachetés ; c’est

*ù monarque à les rendre publics, s'il le Juge à propos.

Expédiens pour faire défricher les terres incultes, et par là procurer l'abondance.

Dans la 5.° lune de la cinquième année du présent règne (1727), l'Empereur recut un mémorial du song -tou des deux provinces de Yunnan, et de Koei-tcheou » lequel Proposoit plusieurs adresses pour exciter le peuple à défricher les terres incultes qui pouvoient être cultivées dans ces provinces : c’est ainsi qu’il parloit,

« Les sages rois qui ont fondé notre monarchie, s’appliquoient à instruire leur peuple. Une de leurs principales instructions tendoit à leur inspirer de l'estime pour l'agriculture ; ils ne trouvoient pas indigne de leur grandeur de descendre du trône , et

quil

d'aller eux-mêmes de temps en temps appliquer leurs mains royales à la charrue; leur exemple animoit tout l’Empire, et nulle terre labourable ne demeuroit inculte. Votre Majesté s'applique sans relâche à imiter ces illustres princes; elle paroît même surpasser en ce point tous ceux qui l'ont précédée : je dois donc être persuadé qu'elle agréera ce que je vais lui exposer avec respect, pour le bien du peuple confié à mes soins dans les provinces d’Yun-nan et de Koei-icheou.

» Le prix du riz chaque année augmente de plus en plus ; le peuple se multiplie beaucoup , et ne peut maintenant subsister qu'avec peine. Un moyen de le soulager pour l'avenir , seroit de cültiver les terres qui se trouvent encore en friche. On voit dans ces deux provinces , surtout vers leurs confins , beaucoup d'endroits qui pourroient porter du grain s'ils étoient cultivés; mais ceux qui sont riches et en état de faire cette dépense , ne veulent pas s'éloigner du lieu où ils sont déjà établis; et ceux qui s’en éloigneroient volontiers, n’ont pas les moyens d’aller s'établir ailleurs. Que faire donc ? Ayant considéré avec attention ce que je Ra proposer en faveur de ces provinces, aux besoins desquelles je dois pourvoir selon ma charge, voici quelques vues qui se sont présentées à mon esprit : il s’agit d'engager les riches et les pauvres, les mandarins et le peuple , à concourir unanimement à un projet si avantageux ; et pour cela je prie Votre Majesté d'approuver les règlemens que je prends la liberté de lui pro-

oser.

» 1.0 La plupart des terres incultes dont je parle sont comme abandonnées; elles paroissent n’avoir aucun maître et ne produisent ancun tribut ; or , ceux qui auroient intention de les cultiver , ont lieu de craindre qu'après les avoir défrichées avec beaucoup de travail et de dépense, il ne vienne quelqu'un

NET re Dit ge

D A ER ann

qui pr s-en sai cès et prétenc d’obvie j'averti présent elles ap que le , ficat sce tant d’:

partienn demeure donner, disposer sont les :

» 2.9 de Votr chées , q des fond riz plus :

naire qu’ qui seron On ne l'e » 3.0 ; tisans et a Son trava défriché la ville l'a liquemer de fleurs, de soie rot au son de pendre cet comme un faite de l’a de la part

Page 1