‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme] (volume 5)Chapitre 53 sur 106 · ER M · texte numérisé non relu

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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES, jamais bons, Que nous souhaitions d’être a firmés dans le bien, Pour ne plus deve que nous désirions d être réunis pour t les gens de bien » €L Pour jamais sé chans, qui peut dire que celte manière de de perdre soit un motif peu Conforme À [a saine

octrine? Les gens de lettres qui rejettent le paradis et l'enfer, n’ont Pas fait là-dessus un examen sullisant.

Le LL, Dire tout cela, ou précher la métempsycose, comme font les foti

Istes , quelle différence y at-il ?

Le D. La différence est entière, Les fotistes ne débitent que de vaines imaginations :

prèche la vraie et solide raison, Tous sur la métempsycose n'aboutissent q Ce que je dis d’un paradis et d’u MOT pressant de se donner au bien. N'y a-t-il là aucune différence? De plus ment vertueux, quand il r enfer, quand ils n ÿ Sagneroiïent que d’obéir et de plaire à Dieu , ne se relâcheroient poi L'un et l’autre étant très-réels, se rel4

Le L. La vertu a sans doute le vice ses châtimens. Mais AHé pour cette vie, ou bien > Si dans cette vie un homme n’est Pas puni lui même , ses descendans le sont pour lui ; Pourquoi donc parler d'enfer et de

paradis ?

Le D. Les récompenses de cette vie sont trop peu de chose : elles ne Suflisent pas pour remplir les dé. sirs du cœur humain ; elles ne répondent point au mérite des vrais sages ; elles ne manifestent point assez la bonté du Chang- ti, Les plus hautes di-

même du monde

vertu? L'homme 5"T Uniquement en vue des récom-

insi connir mauvais ; Oujours avec parés des mé.

pagner ou

cheront-ils ?

> récompenses, et ut cela, dit-on > n’est

guités d’un empire, l'empire lui -

entier est-il un prix digne de Ja Verlueux sans à

penses, ne manquera pas d’être pleinement récompensé par la main du Chang-ti. Lorsqu'un prince a revêtu quelqu'un de ses sujets de certains titres d'honneur, il ne ya pas plus loin; son pouvoir a des bornes. Le Chang-ti dans ses bienfaits s’arrête-t-il ainsi ?

Parmi les hommes bons et mauvais , il s’en trouve qui n'ont point de postérité, Qui donc recevra pour eux la récompense de leurs vertus » et le châtiment de leurs vices ? Un tel est un tel el ses enfans sont ses enfans, et sont-ce les enfans qu’il est juste de punir ou de récompenser pour le bien ou le mal qu'a fait leur père ? Puisque Dieu a la puissance de récompenser la vertu et de punir le vice, pourquoi cette puissance ne s’étendroit-elle que sur les enfans, et non pas sur leurs pères ? Que si Dieu peut punir et récompenser les pères , pourquoi les laisseroit - il Pour atteindre les enfans ? Les enfans eux - mêmes Ont des vices ou des vertus : comment seront -ils récompensés ou punis ? Faudra-t-il encore attendre Pour cela les enfans des enfans ? Vous, Monsieur, Vous aurez été un homme de bien » Vos descendans Seront des débauchés; et tout ce que vos vertus auront mérité de récompenses sera donné À cette indigne postérité : y a-t-il là de la justice ? Ou bien, vous aurez été un homme déréglé , votre postérité vivra dans la vertu ; et tout ce que vos vices auront mérité de punitions tombera sur ces vertueux descendans. Où est l'équité? Non-seulement les bons princes , mais même les plus mauvais , ne portent pas toujours leur vengeance sur les enfans des pères criminels ; et Dieu négligeroit les pères pour ne penser qu'aux enfans ! Récompenser ou punir les hommes les uns pour les autres, c’est renverser tout l'ordre de l'univers » C’est donner à croire que la justice du Chang -1i n'est pas si bien réglée que celle des hommes. Chacun doit répondre pour soimême.

RS

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