AUTOMNE
Meng-tsieou, 1.*° lune. T. chong-tsieou, 2.° lune, Ki-rsieou , 3,° lune.
(x) Latitude boréale 34° 7 ou 8 ; longit. à l’est de Paris, 7 heures 30° 30/ ou 40”.
(2) Voyez à la fin le calcul de cette éclipse.
(3) Ges princes astronomes étoient de la même famille que les princes Hi, Ho, du temps de Yao, et que les princes Tchong, Ly, du temps de Tchouen-hiu.
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Meng-tong, 1% lune. Tchong-tong, 2° lune.
Ki-tong , 3.° lune.
Voilà une expression chinoise des 12 lunes ou mois lunaires. Le texte rapporte l’éclipse du soleil au 1.€r jour de K'i-rs1eou, c’est-à-dire , au 1.er jour de la 9. lune (1).
On a vuque dans le calendrier des empereurs Yao, Yu, l’équinoxe du printemps doit être dans la 2.e lune ; celui d'automne, dans la 8.e lune; c’est-à-dire que, dans la 2e et 8.e lune, le soleil doit entrer dans les signes Ares et Libra. Ainsi, dans la 94° lune, le soleil devroit entrer dans le signe Scorpius.
Nole. Les caractères de l’éclipse de soleil dans la chronique Tchou-chou , ne conviennent qu’au 13 octobre de l’an 2128 avant J.C. Aa fin de ce traité, Voyez un éclaircissement sur cette éclipse de la chronique Tchou-chou.
L'an 2154 avant Jésus-Christ, le solstice d'hiver fut à Paris vers 9 heures 43 56” soir, 7 janvier. Ce solstice fut donc à Tay-kang-hieu, le 8 janvier au "aan,
Vor.r savoir le jour de l’équinoxe chinois d’automne , comme on l’a expliqué dans l'astronomie de Yao; entre léquinoxe d’automne chinois de l’an 2155, et le solstice d'hiver de l'an 2154, il ÿ a gt jours 7 heures 0’: donc à Tay-kang-hien l’équinoxe fut le 8 octobre : 1 55, vers les 9 heures 43’ du soir.
On a dit qu’au temps de Yao, l’équinoxe chinois d'automne répondoit vers le premier degré de la constellation Fang. Cette constellation a une petite étendue , comme on voit dans le catalogue. En vertu
nomme (1) La chronique T'chou-chou marque une éclipse de soleil
à la 5.° année du règne de Tchong-kang , o.° lune , 1.°* jour “Keng-su; l'année est marquée Koer-sse.
du texte qui rapporte le lieu du soleil à }x constellation ang, on voit qu’au premier jour de la lune X4= 1steou , où 9.° lune, le soleil avoit passé depuis peu de temps l’équinoxe d’automne.
La détermination que fit Yao pour les solstices et équinoxes , suppose la connoissance de l'étendue de chaque constellation; le degré de la constellation Fang qui répondoit à l'équinoxe d'automne, devoit être distant du degré de Hiu qui répondoit au solstice d'hiver, de g1° 31’ et quelques secondes chinoises , el en temps, de 91 jours 7 heures et 3’ (ou temps qui répond à 7 heures 30° européennes ). Ainsi, sachant le jour du solstice d'hiver , on pouvoit aisément savoir celui de l’équinoxe d'automne, en donnant par jour au soleil un degré chinois de mouvement en ascension droite, selon la méthode ancienne chinoise.
En supposant même que la détermination de Yao füt à la première année de son règne, l’espace entre cette première année , et l’année de l'éclipse , n’alloit pas à 200 ans , et supposant encore qu’au temps de Tchong-kang , on n’avoit pas connoissance du mouvement propre des fixes, l'erreur du calcul pour le jour de l’équinoxe, et l'application du lieu du soleil aux constellations ne pouvoit pas être fort remarquable. Quoique, selon les apparences, on ne fût pas bien en état de déterminer le moment du solstice, même à peu près, on ne devoit guère se tromper au-delà de deux ou trois jours. Il étoit plus facile de conclure le jour de l’équinoxe par le solstice, que par l'observation immédiate du vrai équinoxe et parlà du moyen chinois.
Si on veut vérifier l’éclipse du livre classique Chou-king, 1 faut 1.0 trouver une éclipse visible au pays de Tay-kang-hien ; il faut 2.° que l’éclipse soit à la 9. lune, dans la forme du calendrier de la dynastie Hia , c’est-à-dire , il faut que, dans le cours