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ecla sainte nne , desde cette s l’année, la fête de de cette s formées a Catopnbres se ici donc on coue plate- IX Qui y rayons -forme , incheur oit soñ ü deux u’il est de joie
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chies : Voilà les Saints du paradis qui viennent en Joule nous rendre visite. Ce qu'il y a de plaisant, c'est que les différentes couleurs des habits des hommes et des femmes qui se promènent sur la plateforme , venant à s’y pemdre sur les murs intérieurs du dôme , nommé par excellence le dôme des apparitions , les peuples , à la vue de ces nonveaux objets qui se remuent et qui marchent, pour ainsi dire, à mesure que les hommes et les femmes font difftrens mouvemens, se mettent à crier et à saluer les saints qu’ils s’imaginent voir. Si l’objet est vert, ils le prennent pour saint George , et le saluent ; si l'objet est rouge : Voilà saint Menas, martyr , disent-ils, saluons - le ; si l’objet est jaune , ils le prennent pour saint Victor , et lui adressent le salut. Ils affectent ces différentes couleurs à ces différens saints, parce qu'ils leur sont ordinairement représentés ainsi colorés dans leurs tableaux.
Mais lorsque les puiseurs d’eau en répandent autour de la citerne, et que la réflexion de éette eau vient à se peindre sur les murailles de la chapelle, ce peuple ignorant et grossier ne se tenant plus de joie, s’écrie : Voilà la Reine du ciel revétue de son grand manteau blanc. Non, s’écrient les Arabes, c'est sainte Gemianne, et ils la saluent , en se prosternant à terre. Ainsi, les avis étant partagés , tous crient, contestent et chantent des hymnes ; c’est un charivari effroyable , causé par l'ignorance et la superstition des Coptes, mais qui fait pitié à ceux qui la connoissent.
Vous me demanderez , Monseigneur, quelle étoit ma contenance pendant ce spectacle. D'un côté, je ne pouvois m'empêcher de rire de tant d’extravagances dont j'étois témoin , et de gémir de l’autre de la stupide crédulité de ces pauvres Coptes aveugles et conduits par d’autres aveugles. Je n’osois pas cependant parler ; car je n’eusse pas été en sûreté
206 Letrars au milieu d’une Populace enivrée ventions, si j’avois voulu rom en découvrir le ridicule : m2:
tout le monde ;
plate-forme , et alors tous les saints prétendus disparurent. Ainsi finit le
miracle si célè a plaine qui environne de toutes parts l'église de 1 e toit couverte, depuis sept ou huit jours, de tentes > Sous lesquelles Campoient une inf. nité de Chrétiens et de Mahométans, Le lieutenant du S0Uvérneur de la province ÿ avoitson grand pavillon avec une garde de cavalerie > Pour empêcher le dé. sordre, On égorgeoit continuellement des veaux , des cabris et des agneaux. Toutes sortes de denrées ÿ étoient vendues > POISson , viande et eau-de-vie, n VOyeit en différentes Parties de la
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S-important d’être bien avec eux pour n'être Pas mal avec leur Conserver un libre accès chez eu
mes repas en leur compagnie leur dire un mot À pro le temps étoit peu favorable à mon desse étoient plus d'humeur à avaler sept on huit grands vérres d’eau-de-vie > Qu'à m’écouter. Ils trouvoient même fort mauvais que je ne busse que de l’eau,
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J’avois beau leur dire que leur boisson ruinoit leur santé , et n’édifioit pas leurs disciples; sur la fin du repas plusieurs n’étoient plus en état de m’entendre.
Je ne laissai pas d’avoir quelques conférences avec ceux qui me parurent les plus capables d’entendre raison, Je les fis convenir qu’ils étoient dans l'erreur sur plusieurs articles de la religion, et que plusieurs de leurs cérémonies étoientautant d’abus et de superstitions. Îls me promirent que dans le voyage qu'ils font tous les ans au Caire , ils me viendroient voir, pour s’'instruire avec moi des dogmes catholiques, et prendre les moyens de désabuser leurs paroissiens de leurs fausses imaginations. C’est ce qui me
fit prendre dès-lors la résolution d’établir à mon
retour au Caire des conférences pour les ecclésiastiques coptes. Je cherche présentement les moyens d'exécuter ce projet, persuadé comme je le suis , que si avec le secours de Dieu nous venons à bout de faire entrer les pasteurs dans le bercail de Jésus- Christ, leurs brebisles y suivront incontinent après.
Cette fête coptique étant finie le 19 mai , on plia les tentes , et tout le monde décampa deux heures avant le jour. Je partis de mon côté avec mon compagnon , et nous arrivâmes avant le lever dn soleil à Bessath-Ennessara, village où il y a une chapelle dédiée à saint George. Les habitans prétendent avoir dans leur église des apparitions de saints beau coup plus distinctes que dans celle de sainte Gemianne. Un jeune Copte du Caire , bon catholique que j'avois avec moi, voulut faire entendre à ses camarades que ces sortes d’apparitions n’avoient rien de surnaturel; il fut traité d'hérétique et d’excommunié.
Le 20 nous nous embarquâmes à Diast, et nous remontâmes le Nil jusqu'à Mansoura. Cette ville étant très- peuplée de Coptes, qui sont sans insfruction et sans église , je crus devoir y séjourner
les Priai de m’amener leurs le catéchisme. Cet exercice e tans de nos Missions
208 LeTrRrs
Cinq où six jours, Les Grecs de la ville de D qui se sont établis à Mansoura , et à Particulièrement recommandé |, me eux avec beaucoup de charité. Ils ou mêmes d’assembler les Chrétiens de apprirent mon arrivée avec joie, [ls vinrent me la témoigner , et me dirent que Dieu m'avoit envoyé tont ex rès Pour entendre leurs confessions , qu'ils x'avoient pu faire depuis plusieurs années à aucun de leurs prêtres , pour les raisons qu'ils m'expliquèrent,
Je ne perdis point de temps. Je comm Instructions sur les aVantages et la nécessité du sacrement de pénitence , et je leur enselgnai les moyens de s’en approcher dignement et avec fruit. Nous fimes ensemble examen de Conscience sur les commandemens de Dieu et de l'Eglise , sur les sept péchés mortels, et sur les différens devoirs de Jeur état.
Je m'appliquai Surtout à leur faire bien comprendre les motifs qu devoient exciter dans leurs cœurs une douleur sincère de leurs péchés, et la résolution de ne les plus commettre, et d'éviter , à quelque prix que ce fût, les Occasions les moins dangeremses d'y retomber,
Après avoir passé quelques jours dans ces préparations au sacrement de pénitence, j'entendis les confessions de plusieurs d’entre eux qui me parurent les mieux disposés,
Je vis avec une consolation mer, la ferveur que Dieu me gens. Ils me donnèrent de le de Marques de reconnoissance rendois,
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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES, 20g
recommande très - instamment, Je m'en ac uittai dans cette occasion pour prémunir de bomné heure ces jeunes enfans contre les fausses opinions que leurs maîtres d'école leur enseignent,
Ce fut dans cette ville de à: HO LN que je vis pour la première fois des fours où l’onfait & lore les poussins. Ces fours sont rangés l’un sur l’autre en différens étages, dans un double rang qui forme une espèce de dortoir, On fait un feu modéré dans un des étages ; les autres sont couverts des œufs qu'on veut faire éclore. Ils s’échauffent doucement durant | vingt-un ou vingt-deux jours, après lesquels toutes les coques s’entr'ouvrent , et les poussins sortent. :
Le 25 au soir je me rendis par eau à Sammanoud, gros bourg dans le Delta, sur le bord du Nil » à trois où quatre lieues de Mansoura , en venant au Caire. C’étoit autrefois une ville épiscopale , nommée en latin Sebennytus , voisine de la ville de Busiris , au rapport des anciens géographes. J'y trouvai un grand nombre de Chrétiens , avec une église du nom de saint Abanoud, jeune Egyptien , qui , à l’âge de douze ans , répandit son sang pour Jésus-Christ , sous l’empereur Dioclétien. La foi , le courage ct l'innocence de ce jeune martyr me fournirent une ample matière pour faire des instructions aux Chrétiens de cette ville , concitoyens de ce jeune saint.
Le Delta se divise en deux provinces ou gonvernemens , la Garbre etla Menoufie; celle-ci au mid: ; l'autre au nord. Le 27 du même mois » j'allai à la grande Mehallé , capitale de la Garbie, Cette ville est plus grande que Damiette et que Rosette. Elle est entourée d’une infinité de villages , dans une vaste Plaine couverte de blé » d'orge, de riz, de palmiers, de safran bâtard et d’autres plantes et légumes. Elle
est la résidence d’un bey ou sangiac , gouverneur
de la province. Il s’y fait un grand commerce de toile, Un petit canal du Nil portant bateau » Qui sort