T. II
219 LErrrrs du bras du Nil de Damiette » vers la nale du Delta » fait toute Ja richesse de JL arrose la Menoufie , la ville de Mehallé Garbie , et va se jeter d Chrétiens de Mehallé n'y ont qu'une petite église ou or Turcs. Ils ne Peuvent s'assembler et faire de publiques qu'à Sammanoud * mébacher ou receveu J'y demeurai deux | ui, grâces à Dieu , n'y fut pas in At tout haut aprè 1 trine catholique que je raisonnable que celle qu'on leur avoit enseignée, La fabrique du sel Comme à Démaic ville à aussi des fours Pour faire éclore des € 29 Je retournai à Sammanoud, Je
> Qui sont en #
plus savant que le commun de Pourtant les questions qu'il me fit : ; FOUS Croyions à la divinité Qu Fils et du S Si nous admettions les sacre charistie et de pénitence ; si de saint Paul > l'épitre c l'apocalypse ; Si nous réConnoissions cent Cinquante Fsaumes de David, et si nous observions les jeünes. Me SOutenoit opiniâtrément que nous adorons deux Ieux , Parce que nous admettons deux natures en Jésus-Christ, I] Vouloit | comme un point de foi, que le Sauveur eût été attaché à la croix avec cinc clous , un Pour les deux pieds , deux Pour Îes deux
Mains , et deux autres pour les deux bras. Il me
reprocha que nous, Latins -etles Grecs > NOUS Commetüons un grand crime » ene
Ntrant dans les églises avec les souliers aux Pieds. Il me fallut répondre publiquement à loutes ces questions, Telle est l'igno-
Pointe méridiocette ville,
» toute la ans la mer vers Brullos. Les
grand nombre F atoire Inconnu aux S prières à deux lieues de là, Le r du bey me reçut chez lui.
jours Pour y faire ma mission , utile, Le mébacher S mes Instructions, que la doc-
leur prêchois étoit bien plus
ammoniac se fait à Mechallé >, Mais il n’est Pas si bon, Cette Poussins.
logeai chez le curé de Saint-Abanoud > homme plus modéré et s prêtres coptes, Voici il me demanda si ain t-Esprit ; mens de baptême ; d’eu- Nous recevions lus épiîtres atholique de saint Jacques,
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nte méridio- ? cette ville, lé, toute Ja Brullos. Les 1d nombre :
nConnu aux des prières es de là, Le t chez lui, à Mission , * mébacher ue la docbien plus seignée,
à Mchallé on. Cette Poussins, )geai chez nodéré et es. Voici manda si t-Esprit ; e , d’euépîtres Jacques , hquante jeünes.
ns deux ures en de foi, ec cinq s deux Il me )mmetéglises Jondre l'igno-
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rance des Coptes sur tous les points de notre religion. [Ils sont Chrétiens : la difficulté est de les rendre catholiques, C’est une œuvre qui dépend premièrement de la miséricorde de Dieu , et ensuite de la patience et des soins continuels des missionnaires que Dieu leur envoie.
Le 51 mai, qui étoit cette année le jour de la
Fête-Dieu , je me transportai au village de Bhabeit , c'est-à-dire, en arabe , maison de beauté. à y vis en effet les restes d’un des plus beaux , des plus vastes et des plus anciens temples d'Egypte ; toutes les pierres sont d’une longueur et d’une épaisseur énorme , toutes de marbre granit, ornées la plupart de sculptures , qui représentent en demi-relief des hommes et des femmes et toutes sortes de hiéroglyphes. Plusieurs de ces pierres portent la figure d’un homme debout, un bonnet long et pointu en tête , tenant deux gobelets dans les deux mains , et les présentant à trois où quatre filles qui sont pareillement debout , l’une derrière l’antre. Ces filles ont un javelot dans une main et un bâton plus court dans l’autre , et sur la tête , une boule entre deux cornes longues et déliées. D’autres pierres sont embellies de diverses images hiéroglyphiques d'oiseaux , de poissons et d'animaux terrestres. Un pilier d’un beau granit, fort haut et fort massif, ayant dans sa partie supérieure quatre entaillures aux quatre faces , paroit avoir été construit pour soutenir les arcades et les voûtes de ce grand édifice. Chaque face du pilier présente aux yeux une tête de femme gravée, plus grande que nature. Ces gravures n’ont souffert aucune injure , ni du temps, ni du soleil, ni des Arabes.
Hérodote , avee toute l'antiquité, parle d’un temple construit au milieu du Delta , dans la ville de Busiris , consacré à la déesse Isis , femme d'Osiris , si respectée par les Egypuens. Il pat plus que
Joe
219 LETTRES robable que ce temple | dont je vie hu restes , étoit « et que la ville de Busiris don
la villemême de Bhaboit » Située au Milieu du Delta , proche Sebennytus OÙ Sammanoud, Mon Opinion est d'autant plus croyable , que dans tout le reste de ‘île , il est inoui qu'on ait trouvé aucun vestige , ni grand ni petit, d'aucun monument de marbre ou de pierre , qui puisse convenir à d'autres divinités qu'à la déesse Isis,
Les ruines de ce temple , que je dis être le temple de la déesse Isis, auprés de Bhabeit > Ont environ mille pas de tour, Elles sont à une lieue du Nil ; et à deux où trois lieues de Sammanoud et de la grande Mehallé » Vers le nord , à vingt-cinq ou trente lieues du Caire. Dans ces ruines » On ne trouve ni
rique , ni plâtre , ni ciment > Ni pierre commune,
n ne voit que grosses masses de marbre granit,
Les étrangers ne viennent point en cette ville et n'en sortent Pas en sûreté | à moins qu'ils n'aient pris des mesures Pour se mettre à couvert des insultes des Arabes. La raison de ce peu de sûreté est l'extra-
Vagante persuasion où ils sont, qu'on ne vient chez
Eux que pour fouiller et enlever les trésors qui sont,
disent-ils, cachés sous les débris du temple, et c’est
Pour eux un prétexte lésitime de ne laisser aux voya-
ns dé décrire ‘€ temple même de la déesse {sis x
t parle Hérodote , est
1c6 geurs que lenr chemise,
Etant bien et dûment avertis de ces favorables
traitemers des Arabes du Pays , nous primes en gens
sages nOS précautions, J’avois avec moi mon Chré-tien d'Akp , et deux domestiques du cheik Soliman , riche marchandture de Sammanoud > COnnu pour tel, Ct accrédité dans le P?ÿys. Comme nous étions à contempler ces restes du Paganisme , trois voleurs à cheval vinrent fondre sur nous » la lance à la main. Que Jaitessous [à > NOUS dirent-ils d’une voix féroce? Nous cherchons > répondirent tout doucement mes
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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES, 219 COMpPagNONs , wne pièce de marbre pour servir de neule au moulin à huile du cheik Soliman. Cette parole de mes compagnons , soit qu cile fût en effet un ordre de leur maître , soit une pure défaite , leur fit changer de ton. Vous êtes Les bienvenus > nous dirent-ils , r2ais n'apportez-vous rien avec vous ? Comme nous ne leu répondimes qu'en montrant nos vieux et méchans habits : Je vois bien , nous dit l'un d'eux , que vous n'êtes pas si riches que votre maître , et qu'il n'y a rien à gagner avec vous, Xs passèrent leur chemin , et nous le nôtre , bien contens d'être défaits de leur compagnie.
Le 1.2 juin après midi, nous mîmes à la voile à Sammanoud , et le 3, à quatre heures du soir, ayant un vent favorable, nous débarquâmes à Boulac > qui est le port du Caire. Mon intention avoit été de repasser par Dagoué pour tenir ma parole aux Chrétiens de ce bourg , dont j'avois été très-satisfait ; mais les passagers qui étoient avec moi dans le bateau, ne voulurent jamais souffrir qu'on mit pied à terre, appréhendant de se trouver la nuit dans cette caverne de voleurs, où règne le fameux Habib dont j'ai parlé, Nous vinmes donc en droiture au Caire, À mon retour je commençai par remercier Dieu de la protection qu'il m'avoit accordée pendant toute ma course évangélique. Après m'être acquitté de ce premier devoir, je n’eus rien de plus pressé à faire que d'aller visiter les Coptes de cette ville,
Les visites que je venois de rendre à leurs frères de la Basse-Egypte , dont ils avoient recu de toutes part des nouvelles qui m’étoient favorables , avoient augmenté leur bienveillance pour moi. Ils m’en donnèrent mille marques dans notre première entrevue: mais ce qui m'a été le plus avantageux , et ce qui
me le sera de plus en plus pour leur instruction se c'est qu'ils me voyoient beaucoup mieux instruit de. la doctrine coptique , et par conséquent plus en état
de la combattre, Je Je ferois, ce me semble , plus aisément et avec plus de succès, si J'avois affaire à
es hommes habiles, où du moins dociles, Mais il
ÿ à bien du désavantage à avoir Pour adversaires
(s gens grossiers , ignorans , durs et entêtés dans leurs Opinions , tels que sont la plupart des Coptes.
Je ne me sens Pas cependant rebuté > Par la grâce
de Dieu, de la difficulté de l'ouvrage, Au contraire
mon zèle s’anime À la vue de l'état déplorable où
l'infidélité, et plus encore te défaut d'instruction, a
réduit ces malheureux Chrétiens. Le désir que j'ai
de contribuer à leur salut » M'a fait entreprendre un troisième Voyage pour aller visiter les Chrétiens de la Haute-Egypte, L'espérance d’en réconcilier un seul avec l'Éolise romaine | m’étoit un motif sufli- Sant pour rn'exposer tout de nouveau aux risques d'une si pénible entreprise, Mais Je me confiai en la bonté divine, Qui voulut bien se Servir d’un instru ment aussi vil que je le suis > Et me protéger dans l'exécution d’un dessein que je ne formois que pour
Sa gloire , et Pour le salut de ces Peuples qui ont EU part au mérite de son sang.
Je m'embarquai au vieux Caire le 3 septembre 1714, sur un petit bâtiment APPartenant à un prince arabe qui commande À Doüer , Der , Aboutigé , Settelé, et à plusieurs autres villages Circonvoisins éloignés du Caire d'environ Soixante-quinze lieues, L'intendant de Sa Maison nommé Mallem-Fam ” Copte à demi-catholique > Etquim’a toujours témoioné
€ venir voir ,:
des pour le guérir d’un plaignoit depuis long-temps. IL crut ‘ment à cette visite - en
roit des facilités pour
glise des martyrs à Assena, Je ne voulus Pas perdre cn Île occasion de précher sans bruit
dans le fond du Saïd, effet une si be
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