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de Babain > Qui sont au midi de celles d’Abousir, Nous traversämes ces ruines de sable , qui nous conduisi gulier , que mon conducteur et qui mérite en effet d’être
Ces u soleil. Il est reprégrande roche, dont la ce demi-relief contre
les in; elle n’a pu résister au fer, d servis pour détruire ce a figure de ce sacrifice,
que je l’ai vu. La roche » dont j'ai
parlé, fait partie d’un grand roc, qui est au milieu d’une Montagne. Il a fallu et bien du temps, et un pénible travail pour venir à bout de faire dans ce roc ; une ouverture de cinq ou six pieds de profondeur ; sur une cinquantaine Lx largeur et de hauteur, C’est
dans cette: vaste niche creusée dans le roc > que toutes les figures qui ACCOMpagnent ce sacrifice au soleil , sont renfermées, On voit d’abord un soleil environné d’une infinité d quinze où vingt
pieds de diamètre. uteur naturelle,
tendent les mains + L'extrémité de rayons du soleil, Deux peuts arçOns , ayant la tête couverte comme les prêtres | sont à leur côté, et leur présentent chacun deux grands leins de liqueur, Audessous du soleil agneaux égoroés , et
: étendus sur trois » Composés chacun de dix
pièces de bois. An bas du bûcher sont sept cruches avec des anses, De l’autre côté du soleil, Opposé au acrilicateurs , il ÿ a deux femmes et
» attachées seulement pas
Peu par le dos. On y voit
* Marteau qui les ont déca-
Pets garçons, il y à une
espèce de cadre chargé de plusieurs traits hiéroglÿphiques. Il y en a d’autres plus grands , qui sont sculptés dans les autres parties de la niche. Je cherchai de tous côtés quelque inscription , ou autre chose qui pût me donner l'intelligence de toutes ces différentes figures , et de l’usage qu'on en a voulu faire , ou qui pût du moins m’apprendre l’année où cet ouvrage a été fait, et le nom de son auteur, Je n'ai pu rien découvrir; ainsi je laisse aux savans curieux des antiquités , à deviner ce qui m'est demeuré inconnu,
Après avoir employé autant de tempsqu’ilen falloit pour dessiner fidèlement la représentation de cesacrifice qu'on dit être un sacrifice offert au soleil , j'allai passer la nuit à Mellavi, et j'y arrivai un des jours de jeûne te er 3 mt credis et vendredis de l’année , sans préjudice de leurs quatre carèmes; mais l'ennemi du salut des hommes n’y perd rien: car ceux d’entr’eux qui sont à leur aise, après avoir jeûné le jour jusqu'à se faire un scrupule de prendre une goutte d’eau avant midi, ne s’en font
oint de manger et de boire pendant toute la nuit. Nous primes , mon disciple et moi, pour nos instructions , des jours qui ne fussent point ainsi partagés entre des abstinenses et des intempérances. Je m'élevai particulièrement contre cette monstrueuse manière de jeûner. La raison étoit pour moi: mais c'est le malheur des riches de n’avoir pas la force de la mettre en pratique ; ainsi il n’y eut que les pauvres artisans et autres semblables qui m’écoutèrent avec fruit. |
A yant appris qu’un mébacher partoit pour le Caire, je me joignis à lui. Nous nous embarquâmes sur le Nil , de grand matin , le 19 novembre. Nous avions à notre droite les grottes de la Basse-Thébaïde, qui nous formoient une vue très-agréable jusqu'auprès de Menié. Nous continuäâmes notre navigation dé +
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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES. 293 la nuit, et nous nous trouvâmes le lendemain à midi devant Bebé, Notre mébacher fit débarquer un de
ses valets , pour aller porter un pet de cierges
à l’église de S, Georges. La tradition du pays est
qu'une partie du corps de ce saint martyr est con servéé piü san église à Bebé, J'envore , me dit le mébacher , wn présent de cierges à S. Georges, pour obtenir sa protection et son intercessio ‘auprès de Dieu. Ce fut à ce sujet qu'il me fit une histoire, qui’ passe parmi les Chrétiens d'Egypte pour être trèsvéritable, mais dont toutefois je ne me fais pas garant. Voici comme il me la conta.
On pria autrefois très-instamment », me dit:il, un patron de barque mahométan » de charger sur son bord une grosse meule destinée Pour un moulin de l'illustre saint George de Bcbé ; l'infidèle n’en voulut rien faire. Il mit à la voile en faisant des imprécations contre le saint. A cet instant, et au grand étonnement de tous ceux qui étoient présens, da pierre, qui étoit d'une. 8T0$seur extraordinaire, saute duns le Nil, et flottant sur l'eau comme un Morceau de liége, suivit côte à côte le bâtiment du Mahométan , et vint aborder avec lui auprès de Bebe. Les Chrétiens , témoins de ce fait surnaturel, crièrent au miracle ; ils tirèrent sans peine à bord cette grosse meule, qui ne prit sa Pesanteur naturelle , que lorsqu'elle eut été mise à sa place dans le moulin du glorieux martyr saint Georges.
Quoi qu'il en soit de la vérité de ce prétendu miracle , que les Coptes ne croient pas moins certainement que l'évangile , il est très-sûr qu'il fait un, très-mauvais eflet sur leurs esprits ; car l’idée qu'ils
ont d’uneliniraculeuse protection de Dieu sur eux, les endurcit dans leur incrédulité,
Comme nous nc mîmes pas pied à terre, je ne vis point l'église de Saint-Georges. Nous avançâmes vers
Benisouef , approchant toujours du Caire, Plus nous DE ÿ à 18
274 LETTRES en approchions, plus In vue des pyramides qui se découvroïent les «res après les autres , rendoit notre navigation! agréal de. 1 a première pyramide que nous aperçûmes fut celle de Meidon, Nous en #perçümes deux atres ensuite vis-à-vis Dachour, La première est aussi grande que celles qui sont près du Caires Sur le so , le gros temps nous fit relâcher proche le village”de Lathf. Nous démarrâmes pendant la nuit, Le lendemaim matin nous vimes de loin les pyramides de Saccara. Les rayons du soleil qui éclairoient ces masses prodigieuses en hauteur et en largeur , et qui nous en faisoient distinguer toutes les parties ; le Nil qui roule ses eaux en serpentañt, et qui offroit continuellement à nos yeux de nouvelles perspectives ; les deux rives de ce fleuve ornées d’un grand nombre de villages , qui se suivent les uns après les autres ; les campagnes fertilisées par les eaux du Nil qui lès arrosent , et qui entretiennent un vert toujours naissant dans les fhuilles des arbres de différentes espèces; les deux chaînes de montagnés qui accompagnent le Nil , et que la nature semble avoir placées , comme de continuels remparts, pour arrêter les débordemens de ce fleuve : tous ces Kim. rens objets forment au-delà de ce que j'en puis dire, et de ce qu'on peut imaginer , %es points de vue aussi surprenans , qu'ils sont agréables aux yeux. Saccara estun village dont leshabitans sont occupés d'ordinaire à fouiller des terres, pour découvrir les ouvertures des puits , qui conduisent à des grottes creusées autrefois pour lés tombeaux des anciens Égyptiens : car jamais ils n’ensevelissoient les corps morts dans les villes, pour y conserver toujours un air pur et sain. La plaine de Saccara étoit une terre destinée à ces sépultures. On y voit plusieurs de ces puits et de ces rottes. Les paysans en ont tiré une si grande quantin de momies, qu'ils n'y en trouvent aujourd’hui que rar ».e: à Les linges qui enveloppent
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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES, 275 ces momies marquent la distinction de leurs Sonnes, Les uns sont noirs et com sont peints ou dorés,
Outre tous ces petits sépulcres qui sont dans ln plaine de Saccara , on ÿ voit encore trois grandes Pyramides qui y ont étéélevées , dit-on » Par un ancien roi d'Egypte, dont on ne sait pas le om. La plus haute, qui est à l'occident du Nil, en a deux autres à ses côtés, dont l’une est bâtie de pierres blanches , et l'autre de pierres noires, Quelques gens du pays prétendent que le même roi qui avoit fait construire la plus haute Pour sa sépulture, avoit fait bâtir les deux autres Our deux de ses femmes, dont l’une étoit née dluhe et l’autre noire. Un peu plus loin , on aperçoit deux autres pyramides , dont l’une est pareillement de pierres blanches , et plus grande que la seconde » Qui est de Pierres noires, C’est voile deviner que de chercher des raisons de ces deux différentes couleurs.
Plus nous approchions du Caire > Plus nous découvrions de nouvelles pyramides. Celles qui sont dans la plaine de Moknan sont en grand nombre ; mais les plus fameuses de toutes, pour leur hauteur, leur circonférence et leur Construction , sont les trois rte pyramides de Gizé , que l’on mettoit autre- O1s au nombre des sept merveilles du monde. Notre ente navigation me donna tout le temps de les contempler ; mais il ne me fut pas possible de vérifier la mesure des hauteurs et des largeurs que les voyageurs leur donnent, Les uns disent que la plus haute et la plus large est composée de deux cent vingt-sept decrés inégaux entr'eux ; d’autres prétendent qu'elle a deux cent quatre-vingt-six toises quatre pieds de
hauteur ; que chaque côté de sa base a cent treize toises quatre pieds , et chaque face du piédestal deux cent soixante et dix toises cinq pieds de long. Je ne Sais si l’on croira ce que Pline dit des dépenses