‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme]Chapitre 9 sur 107 · COLE · texte numérisé non relu

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côté , il fit atteler un bœuf aux deux bouts de 1] corde ; l'animal pressé par l'aiguillon faisoit 4 " eflorts extraordinaires > il tiroit avec une pei Le tréme; mais plus ses progrès étoient à “ ra l'obstacie qu’il avoit à vaincre » et plus il ee geoient le supplice du malheureux di À disloqué et entièrement brisé , par AE Se qu'on avoit faite an mur, et souffrit mille in avant que de finir ses déplorables jours re ëlle à laquelle il étoit condamné. Je ne ra ci ne ; CARE Cruautés > dont le seul ph he aie ie C'est par ces traits que le héros Gala LE # RM je at ne furent 1 Ont terni la gloi règne, Voyons par quels degrés il a in à ro trone. AAA Fa a ; les Aghuans vinrent mettre le siése Vant Ispahan ; ils détrônèrent le roi Schah-H sein , et Couronnèrent leur chef Aszraff, L’e Fos ottoman crut cette occasion favorable au FA EN avoit d'étendre sa domination dans la Porie: "hi L toutes ses entreprises furent malheureuses : i fur contraint d'envoyer un ambassadeur, d d aude la pe > €t de reconnoître l’usurpateur vi i ha ) | 1 + Ad . é . Poe : vouloit Cependant sou.- CE Sa nalSsance : il faisoit de te en temps de foibles tentatives, Peu de sei mr étoient restés fidèles ; il n’avoit qu’ + Has e partisans attachés à sa the $ ve Nes dégoûtés d’un service pénible et da pr

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par le trahir, C’ i kan parut; il vint So aq rstances que Ko np OHrir à Thamas avec Cinq ou 1'S hommes déterminés à tout entre dr pour le mettre sur le trône. Ce secours ine Le ft renaitre l'espérance dans le cœur de ce a î

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petite troupe commença par de légères escarmouches, dans lesquelles elle eut toujours de l'avantage. Ces premiers succés inspirèrent la confiance nécessaire our de plus grandes entreprises ; le courage et l’acivité de Koulikan les rendit heureuses. Il fit proclamer Schah-Thamas, roi de Perse; ce prince le déclara généralissime de ses armées ; il lui donna même son nom de Thamas , qu’il joignit à celui de Koulikan.

. Revêtu de cette nouvelle dignité , Thamas-Koulikan ne pensa plus qu’à la soutenir par de grands exploits; dès-lors 1l déclara la guerre aux Aghuans, aux Turcs, et aux Moscovites. Dans le seul hiver de 1730 , il enleva aux Aghuans, Casbin , Cachan, Ispahan , et beaucoup d'autres villes importantes. Au printemps , les Turcs furent obligés de lui céder Hamadän, Ardebil , Tauris; et il fit redemander aux Moscovites la province de Guilan , et tout ce qui étoit du domaine des Persans. La réputation de ses exploits avoit de jour en jour augmenté son armée ; il la divisa. Schah - Thamas , à la tête de cent mille hommes, marcha contre les Turcs ; et Thamas-Koulikan alla, avec soixante mille, forcer les Aghuans dans le Korassan.

Schah-Thames perdit, en 1781 , contre les Turcs, une bataille qui répandit la consternation dans la Perse. On ne parloit que de paix , et on n’osoit la conclure dans l'absence ou sans l'avis de Thamas- Koulikan ; il y consentit , parce qu'il vouloit finir son expédition contre les Aghuans. Il la poussa avec une vivacité qui avança le succès. Les Moscovites furent contraints de lui céder le Guilan. À son retour , il trouva Schah-Thamas plongé dans les délices, et jouissant des douceurs d’une paix dont il auroit dû ne chercher qu’à réparer la honté. Indigné de cette mollesse, il chassa ce prince efféminé du trône où il l'avoit placé ; il le relégua à Maschet, le

mouches, age. Ces jécessaire ve et l’ac- | fit proprince le ui donna celui de

nas-Koule grands Aghuans j eul hiver Cachan, portantes.

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mais il re ‘vouloit point passe

ÉDIFIANTES ET CÜRIEUSES. 35

fit garder à vue , etfit proclamer roi un des enfans de ce monarque, âgé de quatre à cinq mois , sous le nom de Schah-Abas IIL Alors dépositaire de toute l'autorité , Koulikan marcha contre les Turcs jusqu'à Déelbchir. Cependant le quêtes fut suspendu pendant que perte d’une grande bataille auprè Perse le crut accablé ; ses ennemis secret phoient ; hommes se rassembla sous ses ordres près de Hamadan. Avec cette poignée d'hommes , il se montra plus terrible que jamais à l'empire ottoman » €ten intimida les armées innombrables jusqu’à les réduire à lui demander la paix. Thamas - Koulikan ne Crut pas devoir perdre, à la Signature des articles > un temps qu'il destinoit à de nouvelles victoires : cet intervalle lui suffit pour sounettre les Lesghis rebelles.

À son retour , il trouva que ces propositions de paix n'avoient été de la part des Turcs, qu'un arüfice pour l'éloisner , et qu'ils avoient profité de ‘son absence pour eugmenter leur armée, Quelque inférieur qu'il fût en nombre > 1l alla des chercher, il osa les attaquer , et les défit près d'Erivan. Leur général Abdoullah - Bacha périt avec trente mille

ommes qui restèrent sur le Champ de bataille, Cette victoire lui valut Ganja, Teflis , Érivan. Tout l’an-

tien domaine des Perses étoit conquis : T'hamas-. Koulikan pensa bientôt à s'en retié

Thamas- ; Tien ne fui résista

états du royaume fu

uloit le pouvoir, il en refasa le titre, et se fit nommer Velinm-Hamet » C'estd-dire,

Éstributeur des &rdces. C’est pour se faire recon

noître en cette qualité, qu'il envoya deux ambassades, l’une à Constantinople, l’autre à Moscou. Maître absolu de la Perse , il alla droit à Ispahan. Il ne s’y reposa que quarante jours. Vers la fin de décembre 1736 , il en partit pour aller faire le siége de Candahar , la plus forte des places de l'Asie, et

le dernier retranchement des Aghuans: ils y avoient

renfermé toutes les richesses de la Perse , l'or, les pierreries et les joyaux de la couronne, À peine fut-il éloigné d’Ispahan de quatre journées , qu'il trouva les Aghuans en ordre de bataille sur le bord d'une très - large rivière. On regardoit ce poste comme l’écueil de sa gloire.et le terme de son bonheur. Il passa cette rivière à la vue des ennemis , les chassa devant lui ; et au mois de mars 1737, après un siége de treize mois , il emporta Candahar, où il fit un butin immense. Hussein-Kan , commandant de la ville , obtint sa grâce par l’entremise de sa sœur, qui étoit dans le sérail du conquérant. Presque tous les Aghuans passèrent à son service , et devinrent ses troupes les plus intrépides et les plus fidèles.

Dans ces circonstances , arriva un ambassadeur de Constantinople , pour traiter de la paix. Velim- Hamet , qui étoit occupé d’un projet plus vaste, fit des demandes très-dures, qu’il savoit bien que la Porte n’accorderoit pas sitôt. Il vouloit gagner du temps. Un de ses kans fut chargé de la négociation : “pour lui, sorti de Candahar , 1l marcha seize journées , mit le siége devant Kabul, sur les terres du Mogol, et s’en rendit le maître en huit jours. L’alarme se répandit dans l'Inde ; l'Empereur lui fit demander quelles étoient ses prétentions. Velim- Hamet, qui portoit alors le nom de Schah-Nadir, répondit froidement que son dessein étoit d'aller le saluer à Diassabat , lieu de sa résidence ; que si cette visite ‘lui étoit importune , il pouvoit s'en épargner le

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risque , en lui envoyant une année de ses revenu

In attendit pas la réponse ; mais continua sa ma là vers Dély » et se vit à deux journées de cette Œi. tale au mois de février 1739 , à la tête de RE mille hommes de cavalerie. Selon la cout ne Perses , il n’avoit point d'infanterie dans ja Va Mahadmad - Schah , empereur Mogol, Jui Es ps ce . plus de quatorze cent mille HA Schah-Nadir ne voulut pas ri Data 4 il auroit été écrasé par le Fo bie pe Hé Le se Ua d’affamer cette armée innombrable , et del détente sans la combattre, Mahad Feu

admad fut contraint de

soumettre, Le vainqueur se fit proclamer roi le trône des Mogols ;s tous les trésors de cet nat : furent remis entre ses mains : il rendit en ha Mahadmad sa couronne > Mais à condtEt 0.3

mA ne Le Nadir : lorsqu’en 1740 , on le vit

évaluées trois cents carole de ienes ui furent ° :

à-dire > plus de cinq milliards re par LH

ne de notre oué Une fortune si brillante USOIt pas à l'avidité de cette âme ambiti

et guerrière ; il tourna ses armes victor: ne US

les montagnards qui vivoie Mt pra

qua les Turcs À se, éotiites sn As

ae que je vais vous détailler. di

F. + 114 : ? j a à Derbent , ancienne ville située.

M € la mer Caspienne, lorsqu'il y arriva

. € gloire, et chargé de toutes Les rich

de l'Inde ; c’est là que je l'ai vu pour la SNA

L ne ses RU différentes | étoit alors

de 190,000 hommes ; elle étoi sé D ; elle étoit composée de troupes . ; artares-Usbecks , et d’Aghuans : il és de Persans avec Jui ; il Sivoit que 1e Peuples naturellement attachés. à leurs souverains , >

38 …ETTRES

ne suivent qu'à regret un usurpateur , et qu'ils ont pour le trahir l'exemple que lui-même leur a donné. 1] vouloit alors attaquer les Lesohis , peuple épars dans les montagnes , et par -1à difficile à dompter. Il fit de Derbent sa place d'armes. Ce corps formidable de nations réunies sous ses étendards , jeta partout l'épouvante. Ces montagnards effrayés , ne pensérent d’abord a se soumettre ; mais comme ils virent qu'après leur soumission , on les exiloit dans le Korassan , qu’ils étoient dépouillés de tous leurs biens, et que leurs familles immolées aux premiers soupçons du vainqueur , perdoient dans les supplices les restes d’une vie épuisée par les travaux , ils prirent le parti qu’inspire le désespoir. re peuples : accoutumés au pillage , sont presque tous soldats ; is savent employer avec adresse les armes à feu , et entendent très- bien la petite guerre. Is placèrent sur le haut de leurs rochers les plus inaccessibles , leurs femmes, leurs enfans ct leurs richesses. Hs commencèrent à faire des escarmouches , à dresser des embuscades , à enlever des convois; une nuit même ils osèrent attaquer le quartier du Roi Ce prince surpris, fut obligé de aire retraite ; toute son armée se retira en désordre , et les vainqueurs firent un butin considérable. Après cet échec , il revint à Derbent pour y faire la revue de ses troupes. Outré de laffront qu'il venoit de recevoir , ilse livra aux transports les plus violens, et, dans sa fureur , il ft égorger plusieurs de ses ofliciers et de ses soldats. Il Chercha ensuite des endroits plus praticables pour attaquer ces brigands avec avantage ; mais cette tentative ne fut pas plus heureuse : il y perdit beaucoup d'hommes et de chevaux, sans faire le moindre tort à ses ennemis. Ceux-ci, toujours en mouvement, le fatiguoient sans cesse par des excursions qui. génoient son armée et l’affoiblissoient. Pour les, arrêter , 1l fit construire à l'entrée de leurs défilés

u'ils ont a donné.

ple épars lompter.

s formids, jeta yés , ne comme s exiloit ; de tous aux predans les travaux , peuples, soldats ; à feu , et placèrent essibles , sses. Ils 1 dresser une nuit Roi Ce e ; toute inqueurs chee , il troupes.

lse livra à fureur , s soldats.

raticables nals cette.

dit beaumoindre | mouve- KCUTSIOnS Pour les, rs défilés

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une forteresse qu’il nomma Carascon, c'est-à-dire, ruine de la Perse. Les montagnards ne furent point réprimés, et malgr : sa fierté, il se vit contraint à leur proposer un accommodement qu'ils acceptèrent. Son frère Ibrahim-Kam avoit été tué dans le pays de Chakila ; il partit aussitôt dans le dessein de le venger; mais il trouva des montagnes et des défilés impraticables. Il pilla le plat pays , et brûla tous les villages qui étoient dans la plaine : son armée y sé- Jjourna une année entière , et y laissa des raya es pour plus dun siècle, Fatigué de tant de athée et de combats inutiles, il vint camper devant Bardes. C'est dans cette Campagne qu'il fit une action bien cruelle , et qui sufliroit seule pour le rendre l’exé. cration de la postérité, Il courut un risque extrême à l'attaque d’un vo 1 les balles siflloient autour de lui de toutes parts. @h officier accourut, et pour le garantir se plaça un peu au-dessus, du côté où le risque paroïssoit plus grand. De retour à sa tente ÿ Thamas le fit appeler; l’oficier ÿ Courut dans l’espoir d’une récompense digne de l’action, et proporüannée au service. Pourquoi, lui dit le prince, Vous êtes-vous placé devant moi? Pour sauver votre vie, répondit l'officier, aux périls de la mienne. é qe > Me prends-tu pour un homme sans cœur , lui ditle monarque irrité? qu'on l'étrangle. La sen tence fut exécutée dans le moment, et la générosité punie comme une lâcheté ou une trahison.

Après avoir passé le Kur » Qui est un grand fleuve, nous lraversâmes un désert qui nous conduisit au

Près de Ganja. Nous laissimes cette ville sur la

droite, et nous arrivämes au pied des montagnesque les Arméniens appellent Sekänac. Le Roi fit Passer sa grande armée par tous les défilés de ces hautes et affreuses montagnes, pour se rendre ea lac de Goguetséhay » Qui veut dire rivière bleue. Les päturages y sont abondans. Il vouloit y séjourner

quelques mois pour remettre sa cavalerie en état, Le chemin étoit dur et diflicile , mais le plus court; le

Roi's’étoit assuré des chefs des montagnards: ils lui S 5

servoient comme d’ôtages. Nous mimes dix jours à passer ces gorges , et quoique ce fût au mois de juin , nous eûmes souvent à essuyer des neiges.abondantes et des pluies très-froides. On jetoit sur les rivières les plus profondes de petits ponts faits à la hâte, sur lesquels toute l’armée passoit avec tant de désordre, qu'un grand nombre de soldats étoient précipités dans le fleuve par ceux qui les suivoient en foule et sans ordre.

Enfin nous arrivämes à Goguetséhay au commencement de juillet 1743. Notre séjour y fut de quatre mois, C’est là qu’à la tête de cent mille hommes, il fit célébrer lesmariages de son petit-fils Charok-Mirka, de Nazarolla-Mirza , et d'Isln-Kouli Miree , ses

ropres fils. Les préparatifs s’étoient faits à Ispahan.

1 avoit ordonné à tous les danseurs et joueurs d’instrumens qui étoient dans cette capitale, de se rendre dans son camp ; il en avoit fait venir beaucoup de suif et d'huile pour des illuminations ; mais elles ne se firent pas; le suif et l’huile furent vendus aux vivandiers de l’armée , etil en tira une somme considérable. Ce n’est là que la moindre de ses exactions. Il disoit que, dans tout son royaume , il vouloit réduire cinq familles à une seule marmite, c’est-àdire, les rendre si pauvres qu’elles seroient obligées de se la prêter successivement l’une à l’autre. Il tint bien sa parole dans la suite.

Reza-Kouli-Mirza, son fils aîné, n’assista point au mariage de son neveu, ni à celui de ses frères. Son père l’avoit soupçonné d’avoir aposté un assassin pou attenter à sa vie. Le prince s’étoit venu livrer

ui-même entre ses mains avec cette confiance et cette sécurité que l’innocence donne; mais au tribunal d’un usurpateur, le soupçon vaut la preuve.

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| état. Le court; le Is; ils lui « jours à mois de es.abon- | sur les faits à la : tant de s étoient uivoient

ommenle quatre nmes, il k-Mirka, rza, ses [Ispahan.

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Le fils eut beau nier le parricide qu’on lui imputoit, la défiance avoit prononcé l'arrêt, la fureur l’exécuta; il fit crever les yeux à ce prince infortuné, Plusieurs grands du royaume, témoins de l’exécution, restèrent dans ce silence d’étonnement et d’horreur que produisent les événemens barbares et inat: tendus; il leur fit un crime à leur tour de ne s'être pas offerts au supplice à la place de son fils, et il en fit étrangler cmquante le même jour en sa présence. Cette horrible scène se passa à Ayran-Carab,

Malgré toutes ces cruautés , la Perse étoit assez vanille, Les grands chemins étoient ouverts, et le commerce se faisoit avec sûreté d’une ville à l’autre ; les marchands étrangers étoient encore plus ménagés que les autres. Il avoit établi en quelques endroits des postes royales, mais elles n’étoient ue pour lui, et le public en souffroit, Il est rare qu'en Perse on voyage à cheval avec sûreté. Si par hasard on est rencontré sur la route par un courrier du Roi où par ceux de quelques grands seigneurs, dont le cheval soit usé ou fatigué; ces courriers, s’ils ont la force en main, démontent avec violence le cavalier qu'ils trouvent, et prennent son ‘cheval en échange du leur, C’est pour éviter cet accident que presque tous les riches marchands n’ont en caravane qu’un âne pour leur monture.

Les richesses immenses que Thamas-Koulikan avoit enlevées au Mogol furent d’abord déposées à Maschet et à Casbin; deux ans après , il résolut de les mettre dans une forteresse inaccessible ou imprenable, Il choisit Kalat; c’est une double chaîne de montagnes escarpées, de quinze à seize lieues de longueur, qui, en s’éloignant par le centre et en se rapprochant par les extrémités, forment une espèce d'ovale, Vers le milieu > On trouve une plaine assez fertile; mais l'air ÿ est mal-sain. Il n'y à que deux chemins un peu praticables pour pénétrer dans cette

orge; on les appelle les deux portes de Kalat. C’est à qu'il fit transporter ses trésors. Dès ce moment, ce séjour qui n’inspire que de l'horreur, lui parut un lieu de délices, et l'endroit le plus charmant de son royaume, Je n'ai jamais su à quoi ce trésor pouvoit monter ; mais je sais qu'à sa mort, tout l'or et tout l'argent monnoyés furent a portés à Maschet, dans des coffres dont deux faisoient la charge d’un

| chameau ou d’un bon mulet, Je les ai vus entassés dans la place publique ; ils formoient une espèce | de montagne aussi haute que la maison royale de | Maschet. Tandis que nous étions campés à Goguetséhay , on « apprit que Takhi-Kan , gouverneur du Farsiswn , ] avoit levé à Schiras l'étendard de la révolte, La dé fiance du Roi en fut cause, et arma contre lui un de I ses plus braves et de ses plus fidèles sujets. C’étoit un | J grand seigneur , et dont la famille, une des plus an- ù ciennes qui fût dans le royaume, y tenoit un rang | très - distingué. Thamas- Koulikan, qui l’avoit fait : t gouverneur de tous les pays qui s'étendent jusqu’au À s golfe Persique, craignit de l’avoir fait trop puissant. À le 11 ordonna à un officier de l'arrêter sans éclat, et l afin de le mieux tromper , il lui envoya un ordre 4 u

secret à lui-même d’arréter cet officier. Ils se cherchèrent tous deux, et au moment de l'exécution des us ordres, se montrèrent la commission réciproque qu'ils avoient l’un contre Fautre, Fakhi-Kan con-

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