yoy. la lettre du 4 septembre («" 167) , V
Et l'illustre Cavalerie , Et les instruit si vaillamment , Adroitement, parfaitement, A sçavoir manier les armes
40 Que tous seront très-bons Gendar- Tous ses Sujets seront Soldats, [mes.
Et , dans les plus hardis combats , Le moindre de ceux qu'il ameine Poura servir de Capitaine.
45 Pour les animer aujourd'huy , Il les fait camper prés de luy Autour du Château de Vinceine , Et , si nôtre charmante Reine L'aime & le suit dans ce chemin ,
50 Je puis dire que le Daufin , Que son Royal Père contemple , En luy trouve un parfait exemple :
L'imitant dans ses tendres ans , Il sera des plus ravissans.
55 Par ses grands soins, ses Compagnies Sont si lestes , si bien fournies , Qu'on ne voit point de Potentat Dont la Maizon ait tant d'éclat.
Et, sans mentir, des Mousquetaires
60 Les parures extr'ordinaires, La richesse & l'ajustement Reluizent si superbement Que les Maîtresses & les Maîtres Métent la teste à leurs fenêtres
6^ Pour remarquer leur bel-aroy, Alors qu'ils vont auprès du Roy :
Aussi toute la Terre admire La pompe de nôtre grand Sire.
Nôtre beau Daufin , sur le soir,
70 En se promenant, alla voir, Avec sa chère Gouvernante , Maréchale illustre & prudante, Qui seconde ses actions Dans les belles ocazions ,
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