Du 16. Aoust i665 (Robinbt
1^ De deux assez dignes Moimsz ,
li Et qui peuvent bien, ce me semble,
^ Faire un Tout amoureux ensemble.
^ CAznna , faisant en ce cas
• Quelque Trêve avec les Combas ,
"°* Donna chez lui , mieux qu'à Man-
^* Le beau Régale de la Noce , [dosse.
Et ce grand Banauet Nupdal
Fut même suivi d'un grand Bal.
145 Là parut, sur la belle Ligne , ^ De BéziERS le Prélat insigne ,
Qui fait figure pour Louis
Avec éclat en ce Pays.
Les HoLANDOis n'ont plus pour
[hôtes
150 Les ANax>is armez sur leurs Côtes, Mais pourtant ils n'en sont pas Car ces Amglois victorieux, [mieux , Ayans pour eux Vent & Marée Et l'on tient la chose asseurée ,
155 Sont allez chercher leur Luther, Non , je veux dire leur Ruyter , Mais laissons l'autre pour la Rime ; EUe me semble légitime.
On dit de plus que les Anglois
i<o Ont pour Objet de leurs Explois La Flote marchande des Indes.
Juste Cid 1 qu'ib feroyent des Brin- S'ils pouvoyent eii venir à bout I [des, Mais, comme l'on dit. Dieu sur tout.
165 D'autre part, je croi que la Flûte Des Hollandois n'est pas manchote Et qu'elle a nombre de bons Bras Qui donneront de l'embarras Ausdits Anglois dans leur Poursuite ;
170 Mais attendons un peu la suite.
^ Certain Evesque cependant, Evesque qui fait le Fendant Et se ligue avec I'Angleterre , Menace d'attaquer par terre 175 Messieurs les Êstats Généraux , Et déjà ce nouveau Héros , Qui voudroit pescher en eau Trouble , A cinq mille hommes & le double.
«(M: Les Célèbres Repubucains , 180 Grands Antipodes des Turcains , Arment & par mer & par terre Pour soutenir encor la guerre Contre tous ces laids Musulmans , Ou , si vous voulez , Otomans ,
185 Dont ils ne craignent, ma foy, guéres Les SPAms ni les Jannissaires , Ni leurs autres affreux Soldats.
Soyent-ils à pied ou sur Dadas , Soyent-ils à terre ou sur Galère,
190 Us en chantent lere Lanlére.
Ne sçachant rien des autres Lieux Qui soit grandement curieux , Je vais finir par un Chapitre A qui l'on peut donner pour Titre ,
195 Et ce Titre seroit fort bon :
Les Amours de Médor , DéMON , Et d'ANGÉUQUE , SA Captive , De la Ville d'Angers native , Comme très-bien le jugera
200 Qui ce beau Chapitre hra.
Dans Angers donc une Pucelle , Jeune , spirituelle & belle , Ayant ardamment souhaité
(Ô quelle curiosité P<
205 Pour une charmante Mignonne 1 ) De voir quelque Diable en Personne, Un d'eux , entendant ses soupirs , Vient satisfaire à ses désirs , Et soudain entre en la Chambrette
210 Où cette Belle étoit seulette.
Mais, pour mieux conquester son Il avoit caché sa laideur ; [Cœur, Ce n'étoit plus un Malitome, Il n'avoit ni grife ni corne ,
215 Ni queue, au moins qu'on veist à lors, Ni pas un des affreux dehors Qu'on donne aux Démons en Pein- II étoit de riche stature , [ture ;
Il avoit l'œil riant & beau ,
220 Et tout l'air d'un frais Jouvenceau. Il parut même à la Bourgeoise Vestu des mieux à la Françoise , Selon la mode d'aprésent ; Bref, le Fripon se composant
225 De la façon la plus coquette Pour charmer la jeune Friquette , A la façon de nos Marquis , Dont tout le geste il avoit pris , Il peignoit jme Tresse blonde ,
230 Sur ses Epaules vagabonde, Et l'on ne veid jamais , ma foy.
Un si beau Diable , croyez-moy.
La Fillette fut bien surprise , Car, puis qu'il faut que tout je dise,
235 Le Drôle subtil & dispos
27* -— Do i6. Aoust i665 (Robinbt).
Se coula léans à hnis do8« Mais aisément, par son adresse, Il sçeut r'asseufer sa Maistresse , Et voici , je pense , à peu prés ,
240 Comme il lui parla tout exprés :
« BEAirré de nulle attraits pourveue, » N'ayez nul éfroy de ma veue » »
Lui (ut-il , 4 je suis Tun de ceux « Qu'ont désiré voir vos beaux Yeux,
245 ^ L'^^ ^^ Habitans de I'Avernb , » Qui m'appelle Astoràtoerne.
» Ce nom n'est pas un nom calant , » Mais je vous jure, Objet brillant, » Dont l'Aspect me réduit en brabe
250 (Ce disant, il prend une Chaise Pour mieux cajoler ses Appas) , » Que si ce nom ne vous plaît pas , » Sur le Champ je me débaptise » Pour en prendre un que fort l'on
[prise ,
355 » Un lequel est presque tout d'or, » Et ce beau Nom sera Mé]>OR.[que, » Vous , digne Objet dont je me pi- » Vous prendrez celui d'ANoéuQUE , » Ces deux Noms sont les plus char-
[mans
360 » Que j'aye leus dans les Romans , » Et sous ces noms, ma Colombelle, » Ma Pouponne , ma Toute-Belle , » Si vous voulez , selon mes Vœux , » Nous pourrons nous aimer tous
[deux? »
265 Le Galaht (ce àui tout nom grei Qui cajola nôtre lAtax Evs* Des CoNquettes l'Original , Poussoit la Fleurette plus mal.
Car lors la langue étoit moins pun
270 Et puis , comme dit rEauruRS , Ce UALÂNT n'étoit qu'un Rampant, En un mot qu'un pauvre Serpent.
Aussi , la moderne Angâuque , Sans presque faire de réplique,
375 Receut d'abord civilement Les Offres d'un si noble Amant, Et même , après un doux langage Elle osa lui donner, pour gage De son amour & de ses Vœux ,
280 Un Brasselet de ses cheveux , Avec une tendre Promesse Qu'elle seroit à luy sans cesse.
Ce qu'elle signa « son Sang , Comme un Mémoire me l'appraid
285 Mais comme le susdit Mémoire Assez loin pousse encore l'Histoin
Que ma Lettre est remplie & qu'il cet
[déjàOi^
Nous la continuerons , chers Lectson
[autre pu
Un jour avant la Nostre-Dab 290 J'achève ces Vers pour Madamb; Dieu veuille que ces nouveaux N« Luy plaisans , soyent PrédestÎBCi.
et Péris, Chs^ P, Muguit, rue éU U Hêrpe, m» trois Rois. AvuprtvUige dm Rfif.
, (Biblioth. nat., Le', 22. Rés. — Bîbliotfa. de rArtenal , B. L. tiSoi.)
iêà
LETTRE EN VERS ISSfi MADAME LÀ DUCHESSE DE NEMOURS
tPiUi LA QRAVETTE db MAYOLAS.]
Du 23. Aoust i665.
^gret que nous ayoùs , m doux rayons Dame E4>érance »
Mit nôtre soufrance ; M nous iriter, mt toujours fliiter ; kvs, captifs, malades , lUes oeillades , 1res mille vœux , Ispourontêtre heureux, écrit en maint Livre lie nous fait vivre, 'obligeant espoir • en temps nous vient xttre priante , [voir i <}ue çlaizante , divertissemant prit rare & charinant.
t, quand je commance , ursuis & quand j'avance, 1 droit & beau chemin , tduire à la fin.
le Sainte Madelaine , ^tropolitaine , odois le dix-&-sept , o on a fait rande Confrairie mte Marie, lus de neuf cens ans lantité de Gens , tnser à ces Mistéres , wec les Confrères des Augustins , t-neuf sont les voizins, actes font paraître it d'imiter leur Maître, vesque de Paris , tus n'ont point de prix ,
Dont le Génie est admirable ,
40 Et dont le zélé incomparable Fait avec assiduité Briller par tout sa piété, Marchoit à pied avec sa Mitre , Précédé de ceux du Chapitre ,
4ç Vêtu pondficalement Et priant trés-dévotement.
Tous les Cures, à son exemide, L'assistèrent en ce saint Tooiple ; Maint Président, maint Conseiller,
50 Maint Magistrat , maint Margmller, Maint Cavalier & mainte Dame , Y prioient de toute leur ame.
QAunm , Chanoine Ofidal , Dont le mérite a peu d'égal ,
55 Et de qui la belle science Eclate par son éloquence, Fit un Sermon si merveilleux Qu'il retentit jusques aux deux , Etaltant les justes louanges
60 De l'Auguste Rbuib des Anges.
Le sacré Troupeau du Clergé De Pontoixe est déménagé , Et depuis peu dans cette Ville Ces Messieurs ont pris domicile , 65 Et leurs soins ils continueront , Aux Augustins s'assembleront , Selon l'ordinaire coutume , Dans le saint feu qui les alume.
Des Révérends Pérès Feuhlak s , 70 Très-bien voulus & bien-veuillans , De qui le grand & fameux Ordre Ne rait rien qui ne soit dans l'ordre, La piété parut sans ford , Jeudy , le jour de Saint Bernard.
75 Leur chant , leur culte & leur Ofice,
a8. — Du a3. Aoust i665 (Mayolas).
La prière & le Sacrifice , Sans nule exagération , Inspiroien^ la dévotion ; Leur Eglize fut admirée ,
80 De riches ornemens parée , De lumières & de flambeaux , Tapisseries & tableaux ; Toute cette sainte justesse Fut prescrite par la sagesse
85 Et par les loix de Dom Prieur, Leur trés-digne Supérieur.
^S« °" Monseigneur l'Evesque de Mande, Serroni.) Dout la renommée est fort grande , Aamfiniér Loua si bien le Fondateur, ReiDe- ^® Patron & ce bien-faicteur, Méro. Que ces surprenantes merveilles , Touchans le cœur & les oreilles , Ravirent généralement Ceux qui l'écoutoient doucement.
95 Pluzieurs Prélats considérables , Quantité de Gens remarquables Et de la Ville & de la Cour, Se rendirent là ledit jour.
Dont l'Eçlize êtoit toute pleine ;
100 Sur le soir, nôtre belle Reine Fut au salut qu'on y chanta , Et puis on la comphmenta.
Le grand Jour de la Nôtre-Dame , Que dans le bezoin on reclame ,
105 Au mesme Lieu , Leurs Majestez, Ayans Monsieur à leurs cotez , Toutes les Vespres entendirent Et la Procession suivirent Que Louis Tréze, par maints vœux,
no Dans la France établît chez-eux.
J'oze hardiment vous le dire Et fidellement le décrire , Car, des premiers me trouvant-là , Je fut témoin de tout cela.
1 15 Une Demoizelle bien née , Fille de Monsieur de Langlée , Possédant maint bois &maint champ.
De plus Grand Maréchal de Camp En nôtre Milice Royale ,
120 Où sa rare valeur s'étale , Dimanche , cette Belle prit Réligieuzement l'Habit A chaiiot Aux Filles de Sainte Marie Pour y passer toute sa vie.
125 Nôtre Archévesque oficia , Dequoy, sans doute , on le pria.
108 Et est S9ppUé.
Dom CosME , ce grand Person Feuillant aussi sçavant que saj Et leur Général assistant , ijoY fit un Sermon éclatant.
Et sa piété singulière Triomfa sur cette matière Au gré des Dames & Seigneur Qui furent ses admirateurs.
135 L'on fait icy mainte Neuvai Pour la guérison de la Reine ; La plus grande félicité Semble établie en sa santé , Et le Ciel l'on prie & l'on près
140 Pour cette importante Princbsi
Monsieur le Prince de Coni Par un généreux procédé Digne de sa haute Personne , A prézenté , pour la Bourgogn
145 Les Députez des Bourguignon Au plus trionfant des Bourbov C'est-à-dire au Grand Roy de F Dont ils eurent bonne audiano Le fameux Abbé Le Teluer ,
150 Dont l'esprit docte & singulier Répond à son illustre Tige , Passe à bon droit pour un pn> Parla pour eux si justement , Si galamment , si prudemmeni
155 Que sa Harangue sans seconde Ravit & charma tout le monde Et mesme nôtre Potentat En fit certes beaucoup d'état.
Le Sieur-FoiN, un des sa
[Hoi
160 Qui soit dans le siècle où noui Dont l'exacte fidélité Et la parfaite intégrité Font voir qu'on le trouve capa D'une Charge bien honorable,
165 Fut élu , Lundy , Échevin , Ainsi que le Sieur Hamonyn , Dont l'adresse & l'intelligence S'acordent avec sa prudence.
Mais on garde pour pluzieurs <
170 Nôtre grand Prévôt des Mardu
Dans le Royaume de Pologo Assez loin du bois de Bologne Le Nonce de Sa Sainteté , Au Palais de Sa Majesté,
a8. — Du 23. Aoust i665 (MAYOLàs).
ots en Latin langage , suds de mariage
il Sobiesky Zamoisky, hannante , héroïne isance , Palatine , 1 Sang de Sandomir.
•Hissant Cazimir ^estin de la Noce m à Page , à carosse.
'Evesque de Béziers
0 rang des premiers ; Sénateurs é. Dames , unmes & belles Femmes, e Festin Royal.
r, l'on donna le Bal ;
1 eut la Comédie , lUX plaizirs de la vie.
rit le lendemain ipouze par la main , le TEpoux fidelle , (on bien cette Belle, ; DTofuzion , Colation
sr la Compagnie la Cérémonie, int apris le surplus , icy )e conclus.
me d'esprit & d'intrigue , Tune longue brigue , e jeune Beauté,
de charité ,
entilhomme assez riche , leur n'êtoit pas bien chi- ;r (quelque tableau [che, iivoit aimable & beau , ^-bon ou soit par feinte , sans nule contrainte
assez obligeant , rd , donne l'argent.
son vizage , n port & son langage , un je ne sçay-^^uoy
Qui le blesse bien plus que moy ; Par ses yeux il sent dans son ame
aao Couler une subtile flâme ,
Et, tirant à part son Meneur, [neur.
Qu'il croyoit être Homme d'bon- Il luy demande en trois paroles , « A-t-elle beaucoup de ptstoles ? »
325 L'autre dit , sans être confus ; « Elle a vingt-&rcinq mil écus. »
A ces beaux mots prêtant l'oreille • Aimant déjà cette Merveille , Pour s'aquiter de son devoir, L'Amant demande à l'aller voir ; Il l'obtient , ayant du mérite ; Il l'entretient, il la vLdte , Et , dézirant se marier.
Sans se foire beaucoup prier,
235 Tous trois ajrans conclu rafidre.
Ils firent venir le Notaire ; Et , voyant huit sacs d'écus d'or, Eblouy de ce grand trézôr, Sans vouloir compter la finance ,
240 Le contrat il signe & auitance , Et chez l'Amy , sans mre mot , Laisse son argent en dépdt Pour aller achever l'ouvrage Et consommer son mariage.
245 Fort satisfidt de ses amours , Après l'espace de deux jours , Revenant chez le susdit Homme Pour emporter icelle somme , Par malheur il n'y trouve rien ,
250 Meubles, sacs, or, Homme, ny bien.
La colère aussi-tôt l'enflftme , Il gronde & s'en prend à sa Femme ; Je ne scay rien de tous ces fidts , Si ce n est qu'elle n'en peut mais.
255 Princesse, que la France admire.
Je n'ay plus de Nouvelle à dâ*e.
FArr EN Aoust, le vmQT-&-DEUx, Jour teriublement pluvieux.
%arUs Ckenault , Imp. etUb., au bout du Pont S. Michel, à teuiréê de U ruê de la ics du Roy, Avec Priviligi de S. M.
(Biblioth. de l'Anenal , B. L. 1 1800.)
[Pas Chaklbs ROBINET.]
Du 23. Aoust i665.
lO
Je fis scrupule en ma dernière De me donner un peu carrière Sur les Eloges ravissans Que Gens aesprit & de bon sens , 5 Et ceux-là du plus haut Rang même, Donnoient à ma Pénultième.
Quoy qu'encore présentement On m'applaudisse incessamment Sur cette Lettre fortunée , De ma Plume heureusement née , Je n'en fais mention Ic^ Qu'en tremblant & plein de soucy.
D'autant plus qu'on pane^rise Cette Missive que l'on prise ,
13 Qu'on en trouve le Stile net , Noble & digne du Cabinet , Qu'on dit que, suivant les Matières, J'ay conservé les Caractères , Et que c'est un Chef-d'œuvre enfin,
20 Oui , sans en faire icy le fin , Je sens que mon Cœur est la proye Plus de la Peur que de la Joye.
Je lis ma Lettre & la relis , Puis à moy-mème je me dis ,
25 Que ce n'est que par raillerie , Par caprice ou par flaterie Que chacun en dit tant de bien , N'y voyant , ce me semble , rien Qui puisse faire qu'on la traite De toute Belle & de Parfaite.
Mais si , chatouillé du plaisir Qui fiate en moy Tardant désir Que tout Autheur a pour la Gloire, Je suis assez foible pour croire
35 Qu'on m'applaudit sincèrement , Hélas ! Je tremble également.
En vain je me sonde &m'èpreuve, Afin que le moyen je treuve D'en faire autant tous les huit jours,
40 Plus je raisonne & je discours , Plus je reconés , ce me semble ,
Qu'il faut trop de choses ensembl Et qu'en tout cela le hazard A souvent la meilleure part.
45 Si pourtant de la Reynb M^rb La santé précieuse & chère Revenoit en son premier point , Je ne desespererois point , Suivant les transpors de mon zèle
50 De faire une Epitre aussi belle Sur un si ravissant Sujet Que celle qui n'eut pour Objet Que cette affreuse Léthargie Qui menaçoit ^ belle Vie.
55 Mais, hélas 1 malgré tous les Voeu Que l'on envoyé en foule auxCmo Malgré nos soupirs & nos larmes Malgré nos pressantes allarmes , L'Héroïne languit toujours ,
60 Et son mal cruel suit son cours , Comme s'il vouloit pour nos criin La plus Illustre des Victimes.
Voila ce qu'il faut , chçr Lecteur, Que, percé jusqu'au fond du Coou
65 Pour premier avis je te die , Et TImmortel y remédie , S'il aime I'Empire des Lys Tout autant qu'il l'aimoit jadis I
Le jour où l'on fait la Mémoift 70 Du Triomphe éclatant de Gloirb
De riMPÉRATRICE deS ClEUX ,
Nôtre Monarque , aussi pieux Qu'il est & magnanime ot sage , Et qui rend un très humble hommai
7^ De son Sceptre & de ses Estats A la Reyne des Potentats , Pour signaler ce juste zèle Qu'il a toujours montré pour elle Fut en l'Eglise des Feuillans ,
80 Dedans & dehors , purs & blans.
La Reyne , autant belle que bonn