‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 119 sur 317 · Du i3. Septembre i665 (Robinet · texte numérisé non relu

Du i3. Septembre i665 (Robinet

Où l'on en void de bien Mignonnes, Un Jeune Aspirant j'entendis , Qui , yray comme ici je le dis , Peut estre , de l'air qu*il commence.

Un Prédicateur d'importance.

Ce Mal , qui ternit les Couleurs

s^ Des aimables & tendres Fleurs Dont le Champ est un beau Visage , En £ait, ce dit-on , un ravage Funeste & tout particulier En la Ville de Montpellier.

335 Jamais la Bise • en sa furie , Frondant une jeune Prairie Ou quelqu'un des aimables Lieux Que Flore rend délicieux , Ne fit dégât de tant de Roses ,

MoSoienten boutons, ou soient édoses, De tant d'Œillets , de tant de Lys , De tant de Tulipes , d'Iris , D'Anémones , d!e Violettes Et d'autres riantes Fleurettes ,

345 Dont les Amans les plus coquets A leurs Belles font des Bouquets.

Mais cette Petite Vérole , Rendant plus tragique son Rôle , Non seulement détruit des Teints ,

350 Mais, par ses Poisons assassins , Peuple TEmpire de la Parque , Et <&ja Caron dans sa Barque Jasqu'à trois cent en a passez, Qui par elle sont Trépassez.

355 Las i on m'écrit aussi de Londre Que maints s'y sentent toujours tonfur ce Redoutable Fléau, [dre

Plus craint que le Feu ny que l'Eau, Et que SCS atteintes Félonnes ,

^Entr'autres charmantes Personnes ,

Ont , par un Sort trop inhumain , Ravi la belle Castelmain comtesse Dont les Cœurs , sous le Diadème , Ressentoient le Pouvoir suprême.

365 Outre cette Source d'Appas , La Peste a conduit au Trépas BouKiNGHAM, qui n'a^ére en France, Par une amoureuse mfluance , Adoucissoit les Cruautez

370 Des plus inflexibles Beautez.

11 estoit galant, bien fait, sage, 11 avoit un noble Courage Et cherissoit les beaux Esprits ; Mais , Dour tout dire , il estoit Fils

375 De ce Duc rare & magnanime Oue l'on void au'avec tant d'estii

estime «

qu

Théophile loue en ses Vers , Qui verront périr l'Univers.

Quoique I'Astre de la Lumière 380 Pour nous retranche sa Carrière Et fasse de moins vastes tours , On s'en va revoir les Grands Jours Dedans TAuvergne Haute & Basse ; O pour ces Peuples quelle grâce !

385 Mais quoi ! plusieurs en sont fâchez Et voudroyent les voir retranchez.

Devinez I'Énigme , elle est belle Et , sans mentir, toute nouvelle , Car cette Enigme est de mon crû , 390 Et c'est un petit Impromptu.

J'ay bien d'autres choses à dire , Mais le Papier ne peut suffire.

Datons donc , mais mal assuré Si j'auray fait ma Lettre au gré 395 De l'auguste & Royale Altesse Pour qui je la mets sous la Presse.

O belle du Bellay, qui charmez l'Auditeur

En lisant mieux que le Lecteur

Du Roy mesme ne sçauroit faire ,

Que vous me seriez nécessaire I Les Vers en vostre Bouche empruntent des appas ;

Que sans son secours ils n ont pas ; Et, si pour mon bon-heur vous lisez cette Lettre,

Ha ! je pourrois tout m'en promettre.

Le Jour de Monsieur Saint Aimé Cet Ecrit tel quel fut rimé.

Kme dHonnear

de Madame.

243 36. — Du i3. Septembre i665 (Robinbt). 244

APOSTILE.

Beau Chasteau , de la Comédie , Est allé de Vie à Trépas , Souffi-e , Lecteur, que je te die , 310 Qu'en sa place un pareil ne se trouvera pas.

C'est en vain que Moliérs tâche à jouer son Rôle ; Il iroit long-temps à l'Ecole Avant que d'égaler un tel Original ; Mais nous aurons tous l'avantage 513 De jouer quelque jour son dernier Personnage

Si bien que rien jamais ne sera plus égal.

A Paris, Chi^ F. Muguet, rue de la Harpe , aux trois Rois. Avec Privilège du Roy.

(Biblioth. nat., Lc^, aa. Réf. — Biblioth. de l'Arsenal, B. L. ttSos.)

A SON ALTESSE ROYALE MADEMOISELLE

[Par Edme BOURSAULT.]

Du i3. Septembre i665.

Mademoiselle ,

La Gazette c^ue j'envoye aujourd'huy à Vostre Altesse Royale ne pett man<|uer d'avoir un succez heureux. La santé de la Reyne-Mere oode publie est désirée avec trop de passion pour ne pas l'apprendre avec {JaUr; Et, comme les Respects que vous avez continuellement eus pour Elle voot ont

5 attiré l'Amitié qu'Êlle a toujours eue pour Vous, je suis seur au'unesîsiaiide nouvelle auroit de quoy vous charmer, si les soins que vous lui avez wùM durant qu'elle estoit malade ne vous avoient déjà appris qu'elle ne l'est pbi' Quand je vous ay dit, Mademoiselle, que ma Gazette d'aujourd'huy nepouvoit manquer d'avoir un succez heureux , je ne me suis pas souvenu qu ODfr

10 santé aussi précieuse que celle de la Reyne ne fait qu'une partie de ce qu'"*^ contient. Les autres Nouvelles n'estant pas d'une si grande conseqoi exciteront moins de curiosité ; Et , quov que dans l'Article où je parle <k h Victoire que Monsieur de Beaufort a ootenue , il y ait une descnption asici particulière, je doute que V. A. R. la trouve assez plaisante pour s'en diveiâc

15 Apres tout , Mademoiselle , quand je ne vous divertiray pas , je ne feray rioi contre ce que je vous av promis. Je ne puis rien donner à V. A. R. qui sok digne d'EUe , si je ne l'emprunte d'Elle-mesme. Les beautez médiocres ai sont pas faites pour les Esprits sublimes , comme celuy que vous avez, &j désespère de pouvoir jamais rien faire d'achevé, à moins que vous ne m'offiriâ

ao des occasions de parler de Vous. On peut dire qu'il ne vous échappe rien qm

1^ Î7- — ^" 1^- Septembre t66b [Boursault!. 246

U ne soit à imiter, & que vos moindres actions sont capables d'effecer les Belles W que les autres ont coutume de faire ; mais , Mademoiselle , y a-t'il quelqu'un V qui ait besoin que je l'en instruise , & puis-je faire des nouveautez de ce que K' tout l'Europe n'ignore pas ? V. A. R. a fait concevoir une si grande opinion K de ce qu'elle vaut qu'à présent c'est médire d'Elle que d'en parler simple- K ment comme on parle tiien d'un autre. Elle ne peut rien faire, pour grand H qu'il puisse estre, qui soit plus grand que l'Idée qu'elle est obligée de remplir ; ' «. si désormais en parlant de Vous j'entretenois la France de quelque chose qui fut moins extraordinaire que vos Vertus, on croiroit que je me serois lo mépris. Cela estant. Mademoiselle, contentez-vous d'apprendre ce que les autres font, en attendant que j'apprenne aux autres ce que vous estes capable de faire. Recevez ce que je dis au deffaut de ce que je voudrois dire , & ne me refusez pas la permission que vous avez coutume de m'accorder,

if

puisque c 1 je SOIS

t avec mon Respect ordinaire que je \

Mademoiselle ,

De Vostre Altesse Royale ,

A LA REYN E.

supplie de souffrir que

Tres-humble , &c.

Rejme, autant aimable qu'aimée.

Rcyne , dont l'Europe est charmée , Reyne . à qui mon foible talent Offre son hommage en tremblant; Par respect, & sans violence , Je m'estois imposé silence, Quoy que l'heur de parler de Vous Fasse mes souhaits les plus doux:

Je laissois la carrière ouverte A ceu» qui conspirent ma perte .

Et croyois que de cet Employ Ils s'acquitteroient mieux que moy:

Cependant tout Paris publie Que ma Muse est la plus polie , Et. sur la foy d'un tel garend.

Je me laisse aller au Torent.

Pour décrire la bagatelle Ma veine est assez naturelle , Car pour dire ce que je veux Je ne lire rien aux cheveux ; Mais. Reyne & si grande & si rare, Mon esprit s'estonne. s'égare Et n'ose quasi s'avouer Quand il s'agit de vous louer.

Daignez donc d'une gloire insigne Honorer un Authcur plus digne , Pour moy. belle Reyne , pour moy.

Voicy quel sera mon Employ ;

Nostre tres-Saint Père le Pape

loSera bien fin s'il en réchape ; Son flux de plus grand en plus grand Luy fait rendre tout ce qu'il prend :

Sans quelque assistance divine Il rendra l'Ame à la sourdine.

1; Ce flux , qui n'a point de raison . Veut l'attraper en trahison ; Comme il sçait qu'on garde la porte Par où l'on prétend qu'elle sone .

Et que , s'il la chasse par là ,

10 On demandera : « Qui-va-là , * Par une autre route secrette Il veut la conduire en cachette.

Et l'on croit même que dans peu Iceluy flux joùra son jeu.

i> L'Archevesque d'Aix en Provence Et le grand Aumosnier de France , ciî Qui tous deux à nostre Lours "f™?

Rendent des respects inouïs csfoi

Et qui tous deux peuvent prétendre *"'"'

,0 D'estre un jour ce qu'est Alexandre ■ J'entends Alexandre le Saint .

Qui d'un cours de ventre est atteint), De ta part de nostre Monarque , Avant que Madame la Parque,

.5 Qui tient dans sa main une Faux Qui ne tombe jamais à faux , Fasse trébucher le Saint Homme , Ont ordre de partir pour Rome ; ^

El , cette Semaine au plus tard ,

3y, — Du i3. Septembre i665 (Boursault).

60 Le Cardinal Antoine part.

Pour sa Majesté Catholique , Qui n'est plus si mélancolique , Sa santé quasi de retour Ramené la joye à la Cour.

65 Ce Roy, qui nous rend l'allégresse , Boit à présent du laict d'Asnesse , Et la mort , qui raudoit par là , Est au désespoir de cela.

Depuis qu'elle void qu'on l'amuse ,

70 Elle en est dix fois plus camuse ; Quoy qu'elle présume de soy, Une Asnesse luy fait la loy.

Pour le jeune Prince d'Espagne , Parfaite santé l'accompagne ,

75 Et, pour la Princesse sa sœur, Qui ne manque pas de douceur, Quoy qu'à Barcelonne on l'attende Avec une joye assez grande , Pour la mener quand on pourra ' reu?^ Où Monsieur son Espoux sera , De l'avis de Monsieur son père , De jour en jour elle diffère , Et , selon ce qu'on m'en écrit , Je la crois encor à Madrid.

'^rS5^ Cependant Leopold Ignace , Que cette lenteur embarrasse , Pressé de ses nécessitez.

Tourne les yeux de tous costez Avec des lunettes d'approche,

90 Que luy-mesme il a dans sa Poche , Toutesfois il ne la void point.

Je finis là mon second point

A l'égard de la Reyne Mère , Que toute la France révère ,

95 Et pour qui j'ay tant soupiré , Tant que sa douleur a duré , Si jusqu'icy , malgré mon Zèle , Mes Gazettes n'ont rien dit d'Elle , Un pareil silence parfois

ICO Est plus éloquent que la voix.

De quel air aurois-je pu dire :

« La Reyne se meurt, elle expire ; » Ce qu'eut l'Univers de plus beau » Est prest d'enrichir un Tombeau ;

•05 » Une perte si générale

^ Oste au Pauvre une Libérale ; » La veufsre est réduite aux abois , » L'Orphelin va l'estre deux fois ; » A chaque pieux Monastère

1 10 ♦ La Mort va ravir une Mère ,

» Et , si rien n'arreste le cours » Du mal qui menace ses jours, » Dieu mesme icv bas perd un 1 » Et les Gens de oien un Exempl

115 J'attendois que sa Majesté Reprit sa première santé Pour luy pouvoir rendre un H< Qu'elle goustera davantage, [c A la fin ce jour est venu ;

130 Le Cancer, ce maudit goulu , Ne sçauroit plus faire de niche A nostre Auguste Anne d'Autric Dieu, qui connoist ce qu'il nous j Luy garde sa Place là-naut ,

123 Mais , comme sa vie exemplaire A sa gloire est fort nécessaire , Lu^-mesme a pour dix fois un i Fait rétrograder le Cadran.

Au bout de dix ans, sans obstac

130 U peut faire encor un miracle ; Sinon , au sortir de ces lieux , Il la conduira dans les Cieux.

Nostre Roy d'un autre bonne

[hofl A fait choix pour aller à Rome

135 Au lieu de Monsieur de Crequy, Et vous allez sçavoir de qui , C'est d'un Duc , pour qui nostre Semble estre un tnbut légitime, ft C'est d'un Duc, de qui le beau o

140 Donne de l'éclat à son Rang, Au lieu que de leur rang illustre Les autres empruntent du lustre.

Mais, pour achever son Portrait Et luy donner le dernier trait

145 Sans mesler à cette peinture L'ombre mesme d'une impostor Son Esprit fécond en clartez Désarçonne les mieux montez ; De plus , quelques vers qu'il m'e Pour oster tout sujet de doute [coi

150 A tous ceux qui liront cela Touchant ce Monsieur le Duc là C'est VrrRY qu'on envoyé à Ron Et , pour monstrer qu'un si grai

[Hoflc Est digne des plus beaux emploi

155 C'est que Louis en a fait choix.

Sur la Mer, qu'en tremblant je!

Où la Fortune, deux fois borgn<

ij. — Du i3. Septembre i665 (Boorsault).

UTcnt que dans d'autres lieux, s bien qu'elle n'a point

[d'yeux , :, bien Duc, car il est Prince.

la valeur n'est pas mince , 1 du Pats Ottoman , ipens du Porte-Turban , célèbre victoire t consacrer sa mémoire gnaler sa vertu ^orieux Impromptu.

e firuit qui nous en demeure, cours de trois fois une heure.

Vaisseaux Turcs là-presens ras mal-adroits trop pesans , dérober au Carnage , irant se sauver à nage , B qu'ils estoient de canon , lans la Mer le plongeon.

rois désolez Camarades , nt alors fort malades , ndre leur vie un peu cher, t qu'il falloit s'accrocher, l-heur pour eux s'approche-

[rent , leurs péchez s'accrochèrent, moins de rien, nos Soldats, >es , de testes , de bras, bans , de tronçons d'épées , crevez, d'oreilles coupées [usieurs autres lambeaux int quasi leurs Vaisseaux .

que Beauport en personne as un François ne s'estonne is ledit combat naval 1 & Vice-Admiral.

omme en rencontre pareille speré fait merveille , ard il s'en trouva deux ritent qu'on parle d'eux, [ore, obstiné comme quatre, demandoit qu'à se battre Li'il iut tout couvert de coups, tincelant de courroux laissé dans la défaite gauche & la jambe droite , bras unique & nerveux 3n Adversaire aux cheveux , par terre & lui fauche droit & la jambe gauche, ayant pas d'autre but s'achever but à but , ;ux minutes de trêve ,

3 lo Chaque champion se relevé, Et , plus animez de moitié Recommencent à cloche-pié* Le Chrestien, qui void que le More, A qui le bras droit reste encore ,

215 Très facilement l'occira S'il ne remédie à cela, D'un coup qu'à l'instant il descharge Sur sa main horriblement large , D'un officieux coutelas

230 II luy jette le pouce a bas.

Le More , qui lors se courrouce Pour vanger la mort de son pouce , Solicite de vive voix Le secours de ses autres doigts ;

335 Mais , durant le temps que de terre Il ramasse son Cimeterre , De son tres-serviable fer Le Chrestien l'envoyé en Enfer.

Pour luy, qui mourut le jour-mesme

330 Avec un repentir extresme ,

Comme un des enfans du vrayDieu, On le croit dans un autre lieu.

Moy, sans estre Docteur ny Prestre, Je le crois heureux, s'il doit l'estre ,

335 Et, sans pénétrer plus avant , Je passe à l'article suivant.

Un Prélat de probité grande , Conseillé d'aller en Hollande Pour guérir dans ce païs-là

340 D'un grand mal d'oreille qu'il a , Est party dans un bon Carrosse , Où sont peints la Mitre & la Crosse Dont les Evesques de Luçon Accompagnent leur Ecusson.

345 S'il revient comme on le souhaite , Il aura sa santé parfaite ; Le bon Prélat qui s'en va-là Mérite pour le moins cela.

TNlcolts Colbert.::

Dimanche , dans un Monastère 350 Où l'on suit une Règle austère , De l'heureux Martyr S. Zenon , Dont chacun respecte le Nom , Avec une ardeur exemplaire On célébra l'Anniversaire.

355 Tant de Femmes , tant de Maris , De tous les costez de Paris , A ce Saint rendirent visite Que l'Eglise estoit trop petite.

Un Religieux du Convent , 260 Zélé , délicat & sçavant ,

Aux R. P.

Feuilltns

Le P. Dom Jean de S.

LturraDs

37* -—Du i3. Septembre i665 (BomisAULT).

S'attira l'estime publique En faisant son Panégyrique ; Aussi n'est-ce pas d*aujourd'huy Qu'on commence à parler de luy ;

365 En bien des endroits de la France Il a répandu sa science.

Comme malgré l'ordre des temps Son esprit devance ses ans , Sa jeunesse avec tant de lustre

370 Vaut bien une vieillesse illustre ; Et si l'on veut n'en pas douter, On n'a qu'à l'aller écouter.

Ce Convent toute la Semaine A continué la neuvaine

375 Adressée au mesme Martyr, Afin qu'il daigne garantir Des funestes mains de la Parque La Mère de nostre Monarque ; C'est pourquoy j'ay sçeu que Mardy

380 Et le lendemain Mercredy Thérèse , que nulle n'égale , Monsiaor Avec son ^tesse Royale Y furent ouir le Salut Et prièrent Dieu qu'il luy plût

383 Leur laisser long-temps une. Mère

Qui leur est si bonne & si chère Et tous les François l'ayment tai Que chacun en a foit autant.

Au Lys , tres-celebre Abbaye ,

390 Où j'eus , Mardy , l'Ame ébaye (Car un homme si peu pieux Ne va guère en de pareils lieux] , Par une sainte destinée , Une jeune Dame bien née ,

395 Et qui mesme avoit des appas Pour toucher les plus dehcats , Dans icelle Sainte Abbaye ' S'enferma pour toute sa vie.

Son Cœur, loin d'avoir du r^ic

3ooJouissoit d'un plaisir secret; D'un œil sec , serain & tranquiU Elle fit ses Adieux à mille , Et son Ame , exempte d'ennuy, Se rioit des larmes d'autruy*

305 Moy, trouvant sa fermeté belle, Je ne pleuray point, non plus qu'E Mais, sortant du Temple sans bn Je luy fis le Sonnet qui suit.

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