Du 17. Septembre i665 (Boubsault
Le )our mesme, Retne accomplie, iQoVous fustes entendre Complie ^ Avec grande dévotion
Aux Filles de la Pas^^ion ;
Avec vous on voyoit encore
Ce Dauphot , que la France adore 05 Et ^ui doit tout dompter un jour,
Moins par force que par amour.
Le lendemain , Belle Thérèse , «Avec le Fn.s de Louis treize , Ce Monarque remply d'attraits ,
110 Vous fustes à Vilier^otrets.
Là je pense que sur vos traces Les Ris » les Amours & les Grâces Se disputoient l'heur de jouir De l'honneur de vous réjouir ;
315 Je me persuade que Flore D'heure en heure faisoit éclore De petits Buissons de Jasmin Pour tapisser vostre chemin ; Je croy que les humbles Nayades ,
))oPar de surprenantes cascades , Alloient presque annoncer aux Cieux Que vous embellissiez ces lieux ;
Enfin , dans ce lieu de plaisance
Mais daignez m'imposer silence , 335 Car enfin , quand on parle à vous , On jouit d'un plaisir si doux Qu'on ne peut quasi se soumettre A l'ennuy de finir sa Lettre.
En Septembre le vingt & six, 33oTantost debout , tantost assis , J'ay rimé ce que je vous of&e ; Si vous desirez sçavoir où , Grande Reyne , c'est sur un coffre , Au logis de Monsieur Pidou.
APOSTILLE
335 La Mort , cette double ^traytresse , Qui partout veut estre Maistresse , Du Rils de Monsieur Fieubet, Qui sçavoit déjà l'Alphabet, ^^f^ww.
Ayant abrégé par envie
340 L innocente & naissante vie , La veille de la S. Mathieu , Il rendit sa jeune Ame à Dieu.
Lettres de reepeet , d'obligation & d'amour de Monsieur Bouraault. A Paru , Che^ Théodore Girêrd , déms la grand: SalU du Palais , du cosU da la Cour des Aydti , k tEmm. M. DC. LXIX. Avtc PriviUgt du Roy, (voy. le rfi 19J, pp. 1 15-1 17 , 173-187. — (Dans le recueil publié par Booftanh la lettre en prose à Mademoiselle que nous avons datée du 27 septembre précède immédiatemeiit la gasette du 13 septembre. Nous avons dû intervertir l'ordre en raison des allusions eooteniics dans la lettre que nous datons du 1 3 septembre).
LETTRE EN VERS A SON ALTESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS
[Pas LA GRAVETTE de MAYOLAS.]
Du 4. Octobre i665.
Ces tristes & piteux oizeaux Qu'on nomme Hyboux & Corbeaux, Qui chantent des chansons funèbres ^^ ne cherchent que les ténèbres , ^olans au dessus de mon chef, J^'^nostîquent quelque méchef.
J^ur vol seroic-il un prézage *^ U mort du Prince du Tage ?
On le dit , & le seul soupçon 10 Rend mon sang plus froid qu'un
[glaçon.
Altesse , en qui le Ciel assemble Mille rares vertus ensemble Et les plus aimables trézors Dont il pare Tame & le corps , 15 Je n*auray par le mot pour rire