Du 4- Octobre i665 (Mayolas
Pour assister de leurs conseils ii5 Toute la Royale Famille , Assavoir : le Chef de Catille , Un autre esprit de grand renom , ' Le ViCB-AiDRAL d'Aragon.
PiGNÉRAMDA , trés-brave Comte , iioEst de ceux que ce Prince compte ,
Et riNQUlZrTEUR GÉNéRAL
Ne s'en aquitera point mal ; Le prudent Marquis d'Ayctone Y payera de sa Personne ;
115 Mais , pour le &meux Cardinal De la Maison de Sandoval , Riche Archévesque de Tolède , Je ne croy pas qu'il j procède , Puis-que ce Monde il délaissa
1)0 Le jour que son Roy trépassa , Et le ne voy point d'aparance Qu il y ^enne prendre séance.
Philipk n'ayant obmis rien , le pense que tout ira bien.
135 ^ Rejme-Mére d'Angleterre (Qui n'a jamais aimé la guerre , C^ vouaroit que les Holandois Fussent bien avec les Anglois), Après avdir bû mainte tasse
14» Decette eau qui tant de maux chasse, Aprts avoir bû pluzieurs fois Des claires eaux du Bourbonnois , • Eit revenue en cette Ville.
MoKsisuR & Madame . sa Fille ,
»45 Furent avec civilité Au devant de Sa Majesté.
Le mesme jour, allant au Louvre , Que volontiers pour Elle on ouvre , Nos deux Reines elle fut voir,
150 Pour ensemble se condouloir, Et montrer que son ame tandre Prendre part à ce fâcheux esclandre.
Monseigneur le Duc de Mercgbur, ^^ply oe prudence & de cœur,
155 Soit pour voir le Prince son Père , Qj*c toute la Cour considère , ^pour quelqu'autre afedre aussy, ^uis quelques-jours est icy, ^. Gouvernement de Provence ;
léo taisant au Roy la révérence , Aux deux Reines pareillemant }^ reccut un acueil charmant, i^ Vaisseaux que le Duc son Frère ^tts Sercelles a pris n'aguére
165 Par un vent gaillard , frais & bon , . Sont venus au Port de Toulon , Dont de la part de cette Altesse , VnxERAY , de qui la prouesse Dans le Combat eut Donne-part ,
170 Au Roy fit le rédt sans fard.
Nôtre Grand Aumônier de France, Cette haute & sage Eminence , Dont Tesprit satisfait si bien Le François & l'Italien
175 Que la France avec l'Italie De ses faits est toute remplie , Antoine, parfiût Cardinal, âîSSSL) En son habit Pontifical , Célébra la Cérémonie ,
180 En belle & bonne Compagnie , De la sainte Profession "arS**
Qu'avec grande dévotion lOsMcorda.
Fit Mademoiselle de Gorge , Pour qui le Ciel a tant d'amorce
185 Que , pour luy, son généreux cœur Quite la terrestre grandeur.
Le Père Le Roux , çrand génie , Dont la science est infinie , p^^, Y prêcha trés-éloquemment ^ ]« '
190 Et fort réligieuzement.
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Dans l'E^lize des Capucines , Où tous les jours on dit Matines , Se fit , avec Procession , La célèbre Translation
195 Du Corps du Martyr Saint Ovide , Qui là dans sa Chasse prézide , Que le Duc de Créquy donna , Etjustement leur destina.v Une de ces Filles , mal-saine ,
300 Qui ne pou voit parler qu'à peine , Priant le Saint dans ce moment , Chanta comme elles hautement.
Monsieur l'Ambassadeur de Malte, Que sa propre valeur exalte,
305 Autrement Monsieur de Souvray, Qui ne dit rien qui ne soit vray Et dont la vertu sans seconde S'étend sur la Terre &. sur l'Onde .
A régalé pompeuzement ,
210 Superbement, splendidement Nôtre Monarque maj^nifique , Avec Monsieur son Frère unique , Et des Seigneurs en quantité Qui suivirent Sa Majesté.