‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 142 sur 317 · Du 18. Octobre i665 (Robinet · texte numérisé non relu

Du 18. Octobre i665 (Robinet

Or ce Phantôme décédé , Qui si tard au Temi» a cédé , I^Mir achever l'Histoire en somme ,

110 A laissé , ce dit-on , un Homme , Qui • de pareil âge à peu prés , De sa mort a de tels remets Qu'il a juré par Sainte Barbe , En se tirant cheveux & barbe ,

115 Que jamais (6 l'Homme de bien I) Femme ne lui sera de rien , Et , s'il passe à d'autre Hyménée , Qu'il veut oncques n'avoir Lignée.

Deui mille Soldais Polonois 1» (Quelques-uns même disent trois], Cherchans un Parti du Rebelle , Par une ardeur louable & belle , Pour le firoter de par le Roy Et pour le mettre en desarroy, iijLaFoktunb » franche mastine , Les mena prés d'une Colline Qui cachoit tout I'Ost ennemi ,

Lequel n'étoit p<nnt endormi.

Néantmoins , le Chef de la Bande , ijoA^t l'Ame ^erriére & grande •

Fait de nécessité vertu , > Et, comme si lors il n'eust eu

Qa'iia nombre pareil à combattre ,

Eocor qu'iAi des siens en eust aua-^ 155 D le détend si vertement f tre/

Que l'on en void d'étonnement

Chanceler I'Armée ennemie ,

Jusc|ues là que même elle plie ;

Mais , le grand Nombre prévalant , »4i>fl Mut qu'enfin ce Vaillant

Se mesuÂt pour la Retraite ,

Afin d'éviter sa Défaite.

Il la fait méthodiquement ,

& même assez heureusement , '45 Vers un certain Convent de I^res

Que Ton dit être de bons Frères ,

Ayans dans leur sainte Maison ,

Aux dépens du Roy, Garnison.

Mais, loin d'agir en sa Défence '^^ans cette pressante occurance

^n faisans jouer leurs Canons

^"r les Rebelles Compagnons ,

I» lui refusèrent F Azlle

Qu'il cherchoit dans leur Domicile , '55 Si que , réduit à ferrailler,

^t derechef à batailler,

Jl fit encore des merveilles

Qui n'eurent jamais de pareilles ,

Tant qu'enfin , sur son Destrier,

160 II fiit pris & fait Prisonnier Avecque plusieurs autres Braves Qui sont ainsi dans les Entraves.

LuBOMiRSKi soutient que Dieu Pour lui combadt en ce lieu ,

165 Protestant, vovez la bonne Ame , Qu'envers la Sainte Nostre-Dame Il s'aquitoit illec d'un Vcbu Qu'il avoit fait depuis fort peu Pour, par Elle , obtenir la Grâce

170 Du Roy qui lui donnoit la Chasse , Et qu'on l'avoit hors de saison Troublé dedans son Oraison.

Diantre soit du franc Hypocrite I Vraiment un tel discours m'irrite.

175 O le faux Traître que voila I Sans dire ceci ni cela , Qu'il verse d'effectives larmes , Qu'il s'éloigne '& pose les Armes , Qu'il quitte les Confédérez

180 Contre son Prince conjurez • Et son Vœxj , rempli d'efficace , Sera suivi de cette Grâce.

Les HoLANDOis , j'en ay douleur.

De plus en plus sont en mal'heur,

185 Car on m'a dit que de leur Flote , Qu'iEoLE disperse & balotte , [vus • Cinq Vaisseaux , de tout bien pour- Aux Anglois sont encore écheus , Et que les Troupes Munstériennes

190 Qui sont pourtant bonnes Chrétien De deux Places les ont sevrez, [nés, Dont les Perdans sont fort navrez.

Comme dit un certain Proverbe , Qu'on ne trouve point dans Mal-

[herbe

195 Et qui n'est pas Proverbe en l'air. Il n'est pas Marchand qui ne perd ; Mais , perdre sans aucune trêve , C*estce qui certeun Marchand grève.

Dimanche , Louis Dieu-Donné aoo Et si dignement couronné , Avec la jeune Souveraine .

Sa belle Epouse & nôtre Reyne , Son riant Versaille alla voir, Pour, dans un si beau Promenoir, 305 Bannir tant soit peu la tristesse Du noble Cœur de la Princesse.

Leur cher Frère & leur chère Sœur, Qui ne sont qu'une Ame & au'un Par le sacré Nœud qui les lie, [Cœur

toCokmol

Brioo, leColonal Pvoks, dtren Starofta et le S^ de Gomingo

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