Du 7* Décembre i665 (Sobuoicy
M'a faix voir, selon mon désir.
Qu'elle estoit si jwte & si propremjBiit dose Qu'il n'y passeroit pas la grosseur d'un soupir.
J'ay trouvé , pour vos yeux , qu'ils entendront finesse A métpre d^ Rojfs en langueur Et qu'ils seront sçavans à captiver un cœur. Vos yeux Divins ; jeune Pkinœssk »
En YTSLys beaux yeux qu'ils sont, feront les entendus.; Ils ne pourront rien voiir que leur réjgiard ne firondé •' Et , non contens d'estre les mieux fendus,
Ils feront les fendans plus qù'aucuns^yeux du monde.
Mais ce n'est pas le temps d'en feire ces Portraits ; Croissez, sang de nos Dieux, croisses quelques années; Cependant mon esprit méditera Un traits , - Dont d'ordinaire on peint les Braxites Couronnées , Et , oar des Vers nûts de mesme façon
Que ceux dont j'escrits mes Nouvelles , Pour peindre mieux des qualittz si belles , Je prendray tous les jours encore une leçon.
Du passé le vingt & huitiesme , -
On vit en deuil toute la Cour Au Service du Roy PHiupPBs.QUiLTsaÉiiE.
Ce Roj des siens estoit l'amour,
La gloire de^son Diadème^ - Le plus grand ^uë ï'Esipagne ait jainàis mis au jour»
El n'avait d'égal que luy même.
L'Illustre De Saintot, dans un lîabit de deuil Que portent d'ordinaire aux Pompes du Cercueil Les Maistres des Cérémonies , Invita , dés le Vendredy, Les Souveraines Compagnies Pour la Pompe du Samedy.
Les Hérauts avec le Roy d'Armes Le precedoient , leur caducée en main ; Cette marche attiroit des larmes Pour le sort d'un tel Souverain.
Les vingt-Kjuatre Crieurs , leurs clochettes sonnantes.
Le suivoient deux à deux , Et l'Escu du Roy mort , au dos de chacun d'eux , S'accommodoit à leurs Robbes traînantes.
Le lendemain matin , Monsieur Se rendit dedans Nostre-Dame ; Là sa grande Ame Fit dans sa piété remarquer sa douleur.
C'estoit un lugubre équipage Que l'équipage où l'on le vit :