Du iS. Jaimcr 1666 (S|phjgict). 63Lf
Le Doc DE Masakin traitta cette semaine L'Illustre Carmhal qui m'escoute au)ourdliuy ;
Par ma foy, c est à faire à luy A recevoir les Dieux de l'Eglise Romaine.
Les mets les plus firians & les plus
S'y servirent en aboiuianoe Et dans tous les attraits de la Magnificence Qui doit accompagner un splendme repas ;
Plust à Dieu que son Emiwkwcic D'un plat de mon Mestier voulut frire du cas Autant qu'elle en a fait du moindre de ses plats I
Le Rot va dans la Picards Pour quelques effets importans ;
Qu'AiosNS aura de joye & tous ses Habitans I J'en diray peu , quoy que j'en die ;
Ils ont aimé leur Roy tendrement de tous temps.
Plut au Ciel que l'Hostel de Ville Eut encor aujourd'buv pour PasioBR EscHBvm Certain François de Court, dont le patois Divin Sçavoit fidre en deux mots sa Harangue dnle
En disant au Roy : « Monseigneur ,
» La Ville est vostre Servtteur » ;
Ce Prince , oui tiendra l'Empire
Sur tous les Roys de l'Univers , Y trouveroit du moins après ses soins divers
Dequoy se délasser à rire.
Mais ce François Premier n'a pas eu de second
Dans sa naturelle Eloquence , Et dans ses successeurs le jugement profond
Se trouve autant qu'en gens oe France.
J'achève , & je rend grâce à de gakns Espris Qui sont cause qu'on me débite Et que je vaux enfin mon pris » Quoy qu'un petit Blondin par tout me
Son Nom seul gasteroit toute l'impresmn , Mais je ne tairay point , pour vous mire un* peu rire . Qu'il dit, si je voulois luy donner pension , Qu'il publieroit partout que je sçais bien escrire.
Adieu ; les jugements divers Que tous les jours vous pouves fidre Et de ma Muse & de mes Vers Ne gastent rien à mon affaire.
Je n'en croy que Qui m'ont escrit l'a
les doux Censeurs autre semaine ;