IV"- SEMAINE
Du Jeudy 17. Juin 1666.
A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN
Qu'est-ce-cy , mon Proigb ? est-ce vous
A qui je vois un haut-de-chausse?
Ah , grand Dieu , que le sort m'est dous I
Que ma fortune s'en rehausse Et qu'il en naistra bien de l'amour entre nous I
Sous ce raisonnable équipaffe
Je ne crois plus voir un Éhfimt ;
Vostre mine dément vostre ftge :
Cet habit fidt de vous un Héros impmtant
Et la Nature en est trompée.
Mettez-le , MoNSBioNsua, pour ne le plus quitter.
Et criez & tirez l'Espée
Si quelqu'un vouloit vous l'oeter.
Vous sçavez que la Retnb est grosse ; C'est bien le moins qu'elle pouvoit En vous donnant ce haut-de-chausse , Et le moins qu'elle se devoit.
Pour son bon-heur & pour le nôtre , N'ayant plus d'enfant prés de soy »
Il ralloit qu'elle en fit un autre , Car vous ne Testes plus sous l'habit que je voy. Aussi sa Royale Personne Vous va fidre avoir, Monsbioneur »
Asseurément ou Freeb ou Sœur , Digne fleuron de la Couronne.
Si c'est un Frère , Adieu l'espoir Que cent Princes pouvcnent avoir De conserver un coin de terre :
Il frapera comme un tonnerre Ceux que vous pourrez épargner Et régnera de bonne guerre Où vous ne voudrez pas régner.
Mais aussi , si c'est une FauB , Je vous confesse , grand Dauphoi ,
iêriiat simpUmiHiWl, Svmdnt. | 35 il Q|m dans neuf mol» fU« vow dooiic.
i33. — Du 17. Juin 1666 (Subuony).
Que je tremble pour son Destin.
Comme Louis commence à mettre en sa famille
Tout l'Empire de l'Univers , S'il n'a soin de sauver quelque Roy de ses fers ,
S'il n'en laisse quelqu'un au Monde , Il faudra que • suivant le cours de ses projets
Cette PaiNCBasB sans seconde
N'épouse qu'un de ses sujets.
Mais attendons le jour au'il faille une Nourrice
Sans nous en emoarrasser tant «
Et passons à TImpeiutricb , Qui youdroit bien peut^^stre en avoir £edt autant.
17C cciii /vrc» uiuoiuniiiu. ou ciud
Ce sont des 1>bvise8 par tt Et des chiffres galans de Pun à l'i
On feit faire à Final cent diverses Statues , De cent Arcs triomphaux on embellit ses rues ;
tout
'autre bout Pour reàvoir cette Princbssb Qui tasche à s^ rendre sans cesse.
Le GouvERNkuR du Milakois Et toute sa Noblesse en fort leste équipage Partirent de Milan le diziesme du mois Pour la complimenter dans ce fiimeux passage . Et tous les autres Gouverneurs Luy feront lés mesmes honneurs.
Un grand Vaisseau d'Alexandrie Au Port de Livourne attaché , Et qui dit avoir relâché Quelques jours devant en Candis , Confirme le bruit aui couroit Du blocus que le Marquis- Ville Avoit Éait de la Neuve-Ville
Et du combat Naval que fit dans un détroit Grimani contre douze Voiles , Qui , pendant qu'un vent de bon port Enfloit à plein toutes leurs toiles ,
Esperoient porter là des troupes de renfort.
Ce General deffit presque tous ces Navires : Les uns à ronds , les autres pires ,
Exposez aux Brûlots souffrirent tout d*un temps
Les contraires fureurs de deux fiers Elemens.
Quoy qu'on dise du plan de la Paix de Venise ,
Candie , à mon avis , serolt de bonne prise.
Bataille entre les Ottomans
36 /4 en la
39 j4 S'il n'en laisse un dedans le Monde. 49 A Ce n'est que Devise par tout.
$2 A Qfii 1*7 Ait «tteadra trat cesse.
62 A Auparavant dans la Candie.
67 A Le Grimaici contre dix Voilbs.
69 A Souffloit à plein dedans leurs toiles 76 A Cette Ville teroit toAjoora^
i3). ~ Du 17. Juin 1666 (Subughy).
Et le Kam de la Tuitarie Se donna l'autre mois avec grande furie. Les premiers font encor de puissans armemens ,
Par où le Grand Ssigmeur prépare
Le chastiment de ce Tartau.
Ce grand Seigneur, mon Piuncb , est puissant tout à fait .
Mais cela n'est pas encor fidt
L'ÂMBASSAOCIA us SA Haotssss
Fut admis à parler au Rot des Polonkois , Le vingtiesme du dernier mois , Et l'on dit qu'il luy fit promesse De toutes sortes de secours , Et de le seconder tot^urs Contre ses sujets infidèles , Pôurveu que réciproquement Il n'assistât aucunement Le Chef des Taitarks rebelles.
Ces propositions sont belles , CAsnoR les receut fort tnen ; Scavoir s'il se servira d'elles , C est deauojT je ne diraj rien.
Tel secours Quelquefois donne des ouvertures Aux aessems de ces Mesneurs-là • Et souvent , sans dire hola , Ils font de soudaines ruptures , Sur des prétextes fort bourrus .
Pour envahir après ceux qu'ils ont secourus.
A Cadis , la Mer en orage Enveloppa dans le Naufi1^^ Un Vaisseau tout chai^ de figue et de raisin , Et rien à sa fureur ne put servir de digue. Si ce fruit du Navire a causé le Destin , Ce n'est pas sans raison que Dieu maudit la figue.
Un grand Orage ayant fiûUy A perdre Monsieur de la Barre , Qui se vit en Mer accueilly De tout cet Elément barbare , Ce grand homme , hors de danger.
En mesme temps fit relâcher A la rade de la Kochxllb , Tant pour en offirir au bon-Dieu , Dit-on , une belle chandelle *
MaU on doute que leurs destehu Ayent une entière reuittte , Fmmr* ombrace au Moacovm lana à penicr a d'autm SouviRAiiia.
90 Ce vtrs m. étm BC.