Cavtrssami mpprÙÊUs dm» BC
i\\ A Un antre Orage.
115^ Ce galant homoM , hfbn de danger.
983 i33. — Du 17. Juin 1666 (Subugny).
lao Qu'afio de radouber son Vaisseau sur le lieu.
On basdt à Thoulon six grands Vaisseaux de guerre. Qu'on équipera dans ce Port ^ur joindi^ à Monsqeur ob Bbai>-Fort Et marcher contre l'Angleteurb.
125 Ce grand Pringb a mandé que tout se preparoit
A passer enfin le DBTRorr, Et prescrit à ses Secrétaires Qu'au Chasteau de Bellb-Islb ils fissent adresser Toutes ses lettres ordinaires , 130 Espérant Uen-tost 7 passer.
Depuis , un Marchand d'importance , Et je croy le plus gros qui vive sous les Cieux , M'a dit qu'au désir de la France Ce Détroit est passé ; tant mieux.
IJ5 Toute la Flotte de HolulNds
En sortant du Tbxbl divisa ses Vaisseaux
En trois Escadres sur les Eaux.
La première contient les Vaisseaux de Zelandb , Montez de soixante canons »
140 Et les bastimens des Frisons
Que CoRMEus EvERTs commande.
Tous les Vaisseaux de la Meuse sortis , Commandez par Rufter , composent la seconde ; Ceux de Nort-Houande partis 145 Avec ceux d' Amsterdam ensemble fendent TOnde ,
Tous chargez de Vaillans ffuerriers , Et Tromp commande ces derniers.
Depuis le Samedy cinquiesme , Que Ton fit Voile vers I'Anglois 150 Avec une vitesse extrême ,
Sur le rapport d'un Hollandois Qu'entre Harwtts & Nort-bay plus de soixante Voiles
Avoient ancré , le quatre de ce mois » Et qu'il les avoit veus à l'aide des EstoiUes , 155 RurrER , envoyant l'ordre à tous les Commandans ,
Renvoya soixante Chaloupes , Tant pour oster l'espoir aux troupes De pouvoir se sauver dedans , Ce qui souvent le courage leur ôte , 160 Que pour débarrasser la Flotte.
On a mandé depuis qu'il s'est livré Combat , Où l'obstination fut grande , Et j'apprens par lettre d'Ostendb Qu'un Bastiment Anglois , sans Mât , 165 Sans Hunes , sans Trinquets , sans Voiles , sans Cordages,
Monté de beaucoup de canon ,
131-134 À ne domu pcs ces quatre vers. | 149 À Qji'on fit voile dcrcft rAMGiMi.
i33. — Du 17. Juin 1666 (SuBiiGiiT).
Et dont rARG-EK-oËL est le nom ,
S'est retiré dans ces rivages.
C'est de luy mesme que l'on scait
Que I'Anglois sans doute est deffidt.
Dans la Ville et dans les Bourgades
Qui sont voisines de la Mer, Le douze , on entendit tonner les canonades , Et l'air sur l'Océan y parut s'enflammer,
Mais j'attens à Vautre semaine A vous en débiter la nouvelle certaine.
Pour changer un peu de discours , . Une chose de fiort çrand cours Et de beauté tres-singuliere Est une pièce de Mousax.
Toute la Cour en dit du bien :
Après son Mysaktropx il ne £eiut plus voir rien ; C'est un chef-d'œuvre inimitable.
Mais moy, bien loin de l'estimer, Je soutiens , pour le mieux blâmer.
Qu'il est fidt en dépit du DiaUe.
Ce n'est pas que les vers n'en soient ingénieux : Ils sont les plus charmans <fai monde , Leur tour, leur force est sans seconde. Et serait fin qui feroit mieux ; Mais je jmnive ainsi ma censure :
Il peint si bien tous les pedies
Que le Diable fiût fidre à toute la Nature Que ceux qui s'en croiront taches Les hafront sur sa peinture , Et qu'ainsi les Diables , à eu , N'y gagneront plus un festu.
Il daube encor si fort le Marquis ridicule Que de l'estre on fera scrupok , Et ce n'est pas un petit tort Que cela ferait à nos Primcks , Qui de ces Marquis de Provinces Par fois se divertissent fort Cela me fait dire en colère Ce qu'autrefois j'ay déjà dit :
Qu'on devrait défendre à Mouxrb D'avoir désormais tant d'esprit.
On parle d'un grand Mariage »
Dont déjà je voudrais avoir veu le festin.
Tous les deux sont de haut parage :
La Princbssb descend du beau sang Palatin ,
Et le Princb vient d'un lignage
Grandement monté de canon Et dont rAtc Cblisti ett le nom , S'est uairé dedans ces rivages, l'air dessua les caïu.
178 BC grands. — i88 ^ les plus Jolis. 194 ^C croient. [Provinces,
aoa J Q4 <!<• gens da bel air que l'on trouve aux ao7 A D'avoir dînocmiis de l'eaprit.
aBj &33. ^ Du tj. Juin 1666 (SimuoifT).
Qui le rend fort voitre couiin.
Plus d'^plication me mmt inutile ; ai5 Vous devmes que ^e^ L« Doc n LoNoaraui^.
On songe à refenner ks abus du Palais^ Et ses formlite» dont on se fimudise
^ Ne seronrUenrtDst ^us de niiiie.
Bénit en soit le lf^T« mon nuivGB , Atout jamais;
C'est k j^ ânportsnts a&iro Que pour son Auple il puisse fidre.
Dans k noovL il court «o hrtik Que deux FaatDsmes efioyafaki Faucheivnt tous les Ueds ikns QDe hrlk Ifaût. sa5 L'Artick est un pM ifert pour des gens raisonnables .
Mais^nfin ilest w^ que ks bleds«']r aontpkB; Que, par tout k Ml estansxxxipfw en barbes, Chea tous ks LÉbomears osi ks'tsoiifa par gerbes , Et , cek suMMé , kt Kieurs aoot oonfww 230 UiRqaMîme'deViMiSB,
•Sor r«m ou tay fut donoiil, Cittqiie rOfraiuii*déGhit|ié Amit 3ait <ek par aorpnse!; Mais , après «mûr «aisoniié 235 ' Sur tous ces bleds kksea qui vsfioknt Kan kur prise »
Tous ks SmsaiEims ont conclu , Sur rautfaorilé d'un Proverbe^ Qu'un Oiabk kunavok 'voulu Faire manger kun.bkds en herbu.
240 J'achcwfiarainsnotiondeaac
Aux Galans CuBiBpX'ilant fe suis courtisée. Qu'ils ne se plaignem nfais que }e isms trop loin d'eux , Je kur readnqr la chose aisée En leur maf^juant dans peu de jcsirs.
245 Les differens Quartiws dû je aemy toujours.
hb SUBLIGNY.
A Paris , Ckê^ Alexmidri LnsiUm , tm-têin de iarm Dëapkine , lUwmt Ir Pom$mtmf. Ame l dm Roy.
235 A 9M-'tiist ce griiMl butin qoi vriliitt a^ A OMS le Sw AT .il liil oonda.