Du 13. Juillet i665 (Robinbt
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Diable ! quelle galanterie Peut-être en teUe fesserie?
Pour à Justice revenir ,
170 On dît» pour ce beau Point finir , Quoyque Thbjus soit sérieuse Ett certe, rarement rieuse, Qu'Elle en a ri pourtant un peu , Et que , tournant le tout en Jeu ,
275 Elle a jugé par sa Sentence , Où parét beaucoup de Prudence,
Que de ce qpi s'est dit & fût Chacun se tiendroit satisfait.
A ce Jugement j'acquiesse, 280 Pour ma part, avecque liesse ; Et là dessus je vais dater.
Car ce n'est que trop gazeter.
De Juillet, je crov, le douzième Je fis cette Epistre nuitiéme.
A Péris , Ckê^ F. Mmguêt, nu de la Harpe, aux trois Rois. AvuprMUgê dm Roy,
(Biblioth. nat., Le', ai, Rét. — Biblioth. de rArsenal , B. L. ti8o2.)
LETTRE EN VERS A SON ALTESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS
[ PAt LA GRAVETT^ db MAYOLAS. ]
Du 18. Juillet i665.
PuMCBSSB éclatante de gloire Et qui vous plaizez à l'Histoire , Je voudrois , quand je vous écris , Imiter les plus beaux Esprits , 5 Les Chapelains & les Corneilles Qui produizent tant de merveilles .
Les Dcudérys & les Gombauds , Les Boyers , Gilberts & Quinauts , Les Ségrais & les Bensserades , Les Lorets & ses Camarades ; Mais cependant, belle Pallas , Ecoutez un peu Mayolas.
Le Roy, dont le cœur magnanime Égale son Esprit sublime ,
25 Qui n*est pas moins fier & brillant Qu'il est adroit & vigilant , De tous cotez tournant sa vue , Lundv dernier, fit la Revue Des Oficiers de sa Maizon ,
ao Qui n'a point de comparaizon , Dans une grande & belle Plaine ,
■k0 Qui de monde êtoit toute pleine.
Lors qu'on se pare pour le Bal , Pour quelque Banquet nuptial ,
25 Soit pour une Course de bague , Ou pour telle autre Feste vague , On n'a pas plus d'ajustement Qu'ils en avoient dans ce moment En habits , plumes , garnitures
30 Et mille autres riches parures.
Les Mousquetaires, in primis , [mis; Etoient des mieux faits , des mieux Les Chevaux-légers , les Gens-d'ar-
[mes Réluizoient autant aue leurs armes ;
35 Les Daufins & Gardes du Corps Avoient de très-beaux just*-au-corps, Et tout le Régiment des Gardes Se tenoit fort bien sur ses gardes.
Marcbans dans un ordre si beau ,
40 Quoyqu'il ne leur soit pas nouveau , Tous s'aquitans bien de leur charge, Dans cette plaine longue & large , Chacun dizoit , & je le croy, Que c'étoit un plaizir de Roy.
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