Ë LA SIMONIE
et les autres , voustequittez. Vous le disputez uu peu sur Tamerus ; mats vous avez vu que -c'était sans fondement cde sorte qu'après tout il demeure constant que la Société enseigne qu'on peut , sans simonie , en conscience , dot** neru» bien spirituel pour un temporel , pourvu que le temporel n'en soit que le motif principal, et non pas le prix. C'est tout ce qu'an demandait.
Et, en second lieu, je vous soutiens que votre réponse contient une impiété horrible. Quoi! monsieur, vous osez dire que, sans les lois de l'Église, il n'y aurait point de simonie de donner de l'argent) avec ce détour d'intention, pour entrer dans les charges de l'Église : qu'avant les eanons qu'elle a faits de la simonie, l'argent était un moyen permis pour y parvenir, pourvu qu'on ne le donnât pas comme prix; et qu'ainsi saint Pierre fut téméraire de condamner si fortement Simon le magicien , puisqu'il ne paraissait point qu'il lui offrit de l'argent plutôt comme prix que comme motif !
A quelle école nous renvoyez-vous pour y apprendre cette doctrine? Ce n'est pas à celle de Jésus-Christ, qui a toujours ordonne à ses disciples de donner gratuitement ce qu'ils avaient reçu gratuitement, et qui exclut par ce mot , comme remarque Pierre le Chantre , in verb. Abb. , c. 36 , * toute attente de présents ou services , soit avec « pacte, soit sans pacte, parce que Dieu voit dans lecœur. » Ce n'est pas à l'école de l'Église, qui traite non-seulement de criminels, mais d'hérétiques , tous ceux qui emploient de l'argent pour obtenir les ministères ecclésiastiques , et qui appelle ce trafic , de quelque artifice qu'on le pallie, non un violement d'une de ses lois positives , mais une hérésie, simoniacam hœresim.
Cette école donc, en laquelle on apprend toutes ces