RÉFUTATION DK LÀ REPONSE, ETC
maximes : ou que ce n'est qu'une simonie de droit positif , ou que ee n'en est qu'une présumée , ou qu'il n*y a même aucun péché adonner de l'argent pour un bénéfice comme motif , et non comme prix , ne peut être que celie de Gie» et de Simon le magicien. C'est dans cette école où ces deux premiers trafiqueurs des choses saintes , qui sont exécrables partout ailleurs, doivent être tenus pour innocents ; et où, laissant à la cupidité ce qu'elle désire , et ce qui la fait agir, on lui enseigne à éluder la loi de Oieu par le changement d'un terme qui ne change point les choses. Mais que les disciples de cette école écoutent de quelle sorte le grand pape Innocent TU , dans sa Lettre à f archevêque de Gantorbéry , de Tan 1 199, a foudroyé toutes les damnables subtilités de ceux « qui , étant aveuglés par le « désir du gain, prétendent pallier la simonie sous un nom «honnête simoniam sub honesto nomine -palliant : « comme si ce changement de nom pouvait faire changer « et la nature du crime et la peine qui lui est due. Mais « on ne se moque point de Dieu (ajoute ce pape); et quand « ce& sectateurs de Simon pourraient éviter en cette vie la « punition qu'ils méritent, ils n'éviteront point en l'autre « le supplice éternei que Dieu leur réservé. Car l'honnêteté « du nom n'est pas capable de pallier la malice de ce péché, « ni le déguisement d'une parole empêcher qu'on n'en « soit coupable : Cuu nec hohestas nominis criminis ma- « liliam palHabit, nec voxpoterit aboiere reatum: »
Le dernier point,, monsieur, est sur le sujet dés banqueroutes. Sur quoi j'admire votre hardiesse. Les jésuites, que vous défendez, avaient rejeté la question d*fiscobar sur Lessius très mal à propos ; car l'auteur des Lettres n'avait cité Lessius que sur la foi d'Ësoobar, et n'avait attribué qu'à Escobar seul ce dernier point dont ils