MUR.AT AU GE.VERAL LACROIX
26 octobre 1809.
A monsieur le chef Je. V Elat-innjor général de l'armée.
Monsieur le chef de l'État-major général, donnez l'ordre au général de brigade Oufour de se rendre à la division du général Cavaignac, au quartier-général à Catanzaro ; prévenez de cette disposition le général Cavaignac. Donnez l'ordre au général Jaleras de se rendre à Mouteleone, à la disposition du général Cavaignac. Vous préviendrez l'adjudant-commaudant Palumbo qu'il continue à com-
' Des négociants anglais, U'ulling, Hoiith and G" avaient fait des offres pour l'exportation des Imiles du royaume de Xaples. « V. AI. a pensé, répondait Agar à Murât le 25 novembre 1809, que peut-être S. AI. I. et R. n'improuverait pas qu'il fût fait des dispositions pour donner un écoulement aux productions de vos Etats, tombées dans un tel avilissement que beaucoup de terrains restent sans culture et que plusieurs propriétaires abandonnent les fruits de leurs oliviers. »
.'Igar concluait en priant .Ahirat d'obtenir de l'Kmpereur des licences pour ("aire sortir ces huiles sur des bâtiments neutres venus sur lest, et en l'assurant que 11 près de 3 000 hommes attachés a-i service des douanes i maintenaient contre l'Angleterre la rigueur des lois existantes. (Archives du prince Murât. R. X.VXIV. Lettre 36.)
mander la province de Terre de Labour, et qu'il aura en même temps le commandement de la place de Capoue.
Archives (i 11 prince Murât. R. XIV, p. 412.
4G02. — MCRAT A SALIGKTI
Portiti, 26 octobre 1809.
Au mi ni sire de la Police.
Monsieur le ministre, je vous adresse deux lettres qui prouvent jusqu'à l'évidence que Ion parvient avec de l'arjjent à s'exempter du service militaire; j'ordonne que vous fassiez arrêter le signataire de ces lettres et que vous éclaircissiez cette intrigue; je désire que vous vous fa.«;siez rendre compte par le rédacteur du Courrier Xapolitain, pourquoi il n'a pasin.scré dans sa feuille le décret sur la féodalité et par celui du Moniteur pourquoi il u en a mis qu'un.
Il existe à Xaples, à n'en pas douter, une classe d'intrigants, se disant hommes d'affaires, qui vendent dans les provinces aux pauvres gens crédules le crédit qu'ils ont et même celui qu'ils n'ont pas, pour leur faire obtenir des emplois, gagner des causes ou exempter du service militaire; ils font par là une infinité de dupes; je désire que vous fassiez insérer un article dans les prochains journaux pour démasquer ces misérables, et qui fasse connaître à mes sujets que sous un gouvernement juste et paternel, on n'a besoin de la protection de personne pour obtenir justice; qu'aujourd'hui la fidélité, l'attachement au Gouvernement, les talents et des titres de bons services sont les seuls droits pour arriver à tout; il faut surtout faire entendre que tout l'argent qu'ils donnent est un argent volé; il faut avertir aussi ces filoux que le Gouvernement a les yeux sur eux, et qu'il sera fait bonne justice de ceux qui seront découverts.
Archives du prince Murât, R. XVI, p. 183.
4603. — AIUR.AT A AGAR |
Portici, le 27 octobre 1809.
Au minisire des Finances.
Monsieur le ministre, je vous adresse pour vous seul une lettre
ROYAUME DE IVAPLES. — 1809 75
de rEmpcreiir. Comme il est impossible que Sa Majesté ait voulu demander autre exemption que pour les draps et autres objets des manufactures de France, pour le service de ses troupes, envoyezmoi pour ce soir un rapport qui puisse me servir de réponse, dans lequel vous ferez entrevoir que si FKmpereur persistait dans son projet, il me serait impossible de payer ses troupes, de continuer la levée des conscrits et que ce serait par là détruire dans leur naissance les manufactures qui s'établissent dans ce moment dans mon Royaume'. Il faudrait glisser adroitement que cette volonté de l'Empereur serait attentatoire aux droits de souveraineté qu'il vient de signaler à l'Europe comme inaliénables. Vous conclurez par dire qu'il n'y a point de doute que le commerce français doit être favorisé plus que celui de toute autre Puissance, et que s'il persiste à vouloir la franchise des objets envoyés pour les troupes, on se conformera à ses ordres, quoique tous ces différents objets paient dans le Royaume d'Italie. Vous avez ensuite beaucoup d'autres motifs, pour le moins aussi puissants, k faire valoir. Je vous préviens que j'ai besoin d'avoir sur-le-champ ce rapport, voulant le faire porter à l'Empereur par un aide-de-camp.
Sur ce...
Archives du prince Murât. Papiers de Mosbourg.
4604. — MURAT A NAPOLEOX
Portici, 2" octobre 1809.
SiRF,
Je prends la liberté d'adresser à Votre Majesté deux rapports de
' Agar envoyait au Roi le jour même le rapport demandé La mesure dont il s'agit, écrivait-il, doit être con.sidcrée dans ses rapports avec l'industrie nationale et avec les finances de Votre Majesté. Relativement à l'industrie, cette mesure, on n'en peut pas douter, serait un coup mortel. Le jour où les produits des manufactures l'rançaiscîs seraient admis sans payer aucune contribution, il faudrait renoncer à toute manufacture dans le Royaume... Dans la seule province de X'aples, 60 000 individus se trouveraient livrés ù la plus profonde misère.
Si V. M. porte maintenant ses regards vers les finances, elle verra ([ue la suppression des droits sur les marchandises de France serait pour son Trésor un sacrifice qui ne pourrait être fait, surtout dans les circonstances actuelles, sans compromettre le service public. D'abord les produits des douanes, qui peuvent être évalués à WO 000 francs par mois, diminueraient des deux tiers... > (Archives du Prince Alurat. R. XXXIV. Lettre 00.)
76 JOACIIIM MURAT
mon ministre delà Justice sur les titres de noblesse et sur l'établissement des majorats. Je ne saurais rien ajouter aux développements de ce savant et zélé ministre. Sire, la constitution que Votre Majesté a donnée à mon Royaume a permis l'établissement des majorats, et l'adoption du Code Mapoléon ayant aboli les fidéi-commis et appelé tous les enfants au partage égal des héritages de leur père, presque tous les chefs de la noblesse sollicitent tous les jours la faveur d'établir des majorats et c'est pour pouvoir l'accorder à ceux que j'en croirais les plus dignes que je viens solliciter aujourd'hui de Votre Majesté son approbation sur les statuts de cette institution, basés absolument sur ceux de votre Empire. Comme la Constitution et une loi du Hoi Joseph ont conservé les titres, il a fallu énoncer dans un article que pour obtenir l'institution des majorats, il fallait commencer par se dépouiller de son vieux titre de noblesse pour en recevoir un nouveau de moi. Sans doute que Votre Majesté verra avec satisfaction ce moyen de régénérer par là ma noblesse. Il est hors de doute que lorsque trente des premiers et plus riches nobles de mon Hoyaumc auront été forcés de demander et auront obtenu des majorais, avec des lettres de duc, de comte ou de baron, ils s'empresseront de demander la suppression des anciens titres de ducs et de princes, dont sont titulaires une infinité de familles pauvres. Comment pourront-ils supporter les titres de princes à ces malheureuses familles, quand ils n'auront eux-mêmes que le titre de duc, de comte ou de baron? (Votre Majesté croirat-elle que j'ai vingt-cinq princes ou ducs dans les bureaux des différents ministères, à quinze ou vingt-cinq ducats par mois?)
Sire, je prie instamment Votre Majesté d'avoir la bonté de prendre en grande considération les deux rapports que je viens de lui soumettre, ils sont de la plus haute importance pour les intérêts de la dynastie que vous avez fondée dans le Royaume de Naples. A une nouvelle dynastie. Votre Majesté nous prouve chaque jour qu'il faut une nouvelle noblesse.
Archives du prince Murât. D. 5"6, p. li.
4605. — MUR.^T A DALRE
2" octobre 1809.
Au ministre de la Guerre.
Monsieur le ministre, je désire que vous cessiez de recevoir le
sieur Vitalis dont vous m'avez entretenu aujourd'Iiui, je vous en dirai les raisons.
Aff. Étr. iXaples, 134. n» 23.
.Arcliives du prince Alurat. K. XVI, p 184.
4606. — MUR.^T A CAMBACERES
Portici, 27 octobre 1809.
A S. A. S. VArchichancelicr de V Empire.
Mon cousin, je viens d'adresser à S. M. I. et K. deux rapports de mon Grand-Juge sur rétablissement des majorais et sur les titres de la noblesse de mon Royaume. La Constitution les a permir mais n'en a point donné les statuts; le projet que je soumets est absolument basé sur celui de TP^mpire, avec la seule modification, que les nobles qui voudront en obtenir, devront se dépouilles de leurs vieux titres de noblesse, pour en recevoir de nouveaux de moi. Cette modification est nécessaire, un décret du Roi Joseph ayant conservé les anciens titres, et cependant détruit la iéodalité. J'ai donc voulu profiter de l'institution des majorats, pour me resaisir de l'avantage dont m'a privé ce décret, et régénérer par là la noblesse du Royaume; car les trente premiers nobles ayant obtenu des majorats et s'étant dépouillés de leurs vieux titres, verront leur orgueil blessé et seront les premiers à demander la suppression des vieux titres, ne pouvant voir des titres de prince à ces nobles ruinés, tandis qu'ils n'auraient eux-mêmes qu'un titre de duc. Votre .Altesse sait mieux que personne qu'à une nouvelle dynastie, il faut une nouvelle noblesse, et Sa Majesté le prouve tous les jours. Comme je suis persuadé que l'Empereur vous renverra mes rapj)orts, soyez assez bon pour vous en occuper et donner un prompt avis, qui, j'espère, sera conforme au désir que j'ai de renouveler les titres du Royaume. On peut tout oser avec mes nobles; ils seront raisonnables et ils béniront les décisions de l'Empereur. Je suis bien fâché d'avance de la peine que va donner à V^otre Altesse ce travail, mais je suis si sûr de votre attachement, que je me persuade qu'elle s'en occupera avec plaisir.
.ïrcliiios (lu prince .Mural. 15. XIV. p. 41.3.
78 JOACIILM MURAT
4607. — MIHAT A CLARKE
•2S octobre 1809.
A monsieur le comte cl Huuehourg .
Moiisieuf le comte, vous m'avez fait part des mesures que vous avez prises pour connaître le détail des discussious qui se sont élevées entre le colonel du réjjiment d'Isemhourjj, le sieur Stieler, et le major du uiéme régiment, le sieur (^ardaillac. H est bien difficile que ce dernier puisse jamais s'accorder avec son colonel, homme ferme, bon officier, ayant servi avec distinction et connu de l'Empereur. 11 est d'ailleurs le seul qui puisse ramener l'ordre et la discipline dans le corps qu'il commande. Vous me prévenez aussi qu'un des quatre inspecteurs aux revues de l'armée française à Xaples doit se rendre à Alexandrie ou à Rome. Mais ayant reçu de S. M. 1. et R. l'ordre d'envoyer une division en Italie, j'ai cru devoir y attacher un inspecteur aux revues, deux commissaires des <{uerres et le personnel d'une ambulance. Le général La Croix m'ayant demandé un congé pour aller, dans sa famille, rétablir sa santé, j'ai cru devoir le lui accorder.
28 octobre 1809.
A monsieur le comte d'Hunebourg.
Monsieur le comte, j'ai reçu la lettre par laquelle vous m'avez annoncé de la part de l'Empereur que la paix avait été signée le 1 i, à 9 heures du matin. Quoique S. .M. Impériale et Royale me l'eût annoncée elle-même, et que la nouvelle d'un aussi important événement me soit parvenue le 21 , je n'en apprécie pas moins votre empressement à me le faire connaître.
Je \ous renouvelle l'assurance de tous mes sentiments.
Guerre et Archives du prince Murât. R. XIV, p. 415.
Poilici. le 28 octobre 1809.
Au ministre des Finances.
Monsieur le ministre, le conseiller d'Elat Cavaijinac a acheté un bien d'éniigré, je désire qu'il soit exempté des frais de droit d'enregistrement. Entendez-vous avec lui pour cela; cependant si cette <'xemption pouvait être d'un mauvais exemple, je prendrais un autre jnoyen pour lui procurer les fonds nécessaires pour les acquitter.
Sur ce...
Archises du prince Miirat Papiers de Aiosboiirg.
4610. — MUIÎAT A XAPOLEOiV
l'ortici, le 28 octobre 1800.
SiRK,
J'ai reçu la lettre de Votre Majesté du 15 du courant par laquelle ■elle me témoigne le désir que je rende un décret pour que les draps et les autres objets d'industrie de France ne payent plus à l'avenir <!e droits à mes douanes. Je dois déclarer que si cette intention de Votre Majesté se réalisait, elle aurait prononcé d'un seul mot la ruine de mon Itoyaume au détriment même du trésor de son Empire, et je le prouve d'un seul mot. Cette mesure ne serait utile qu'au consommateur, le négociant n'y gagnera rien et les deux trésors y perdront considérablement. ./\ peine ai-je reçu les ordres de Votre Majesté que je me suis empressé de demander un rapport à mon ministre des Finances, et je me persuade que, quoique rédigé à la hâte, il suffira pour porter Votre .Majesté à de nouvelles bontés pour moi et pour mes sujets. Sire, l'époque qui vient d'avoir lieu vous a mis à même de juger de leurs sentiments envers Votre Majesté. Oui, Sire, ce pays est, de tous ceux que vous avez conquis par les armes, celui dont vous avez surtout conquis l'affection et la reconnaissance par vos bienfaits. Voyez avec quel empressement le Code Napoléon y a été reçu et y est ^'xercé; voyez la marche de mon administration, elle est constamment dans les eaux de celle de votre Empire. Ici tout marche d'accord et en harmonie avec le système de Votre Majesté. Enfin Votre
Majesté règne ici plus que partout ailleurs, parce que toutes les mesures, tous les actes de mon gouvernement sont annoncés comme dictés ou approuvés par Elle, Sire, et ce serait le même jour que vous annonceriez à cette nation la paix qui lui assure son bonheur qu'elle recevrait une décision si fatale à ses intérêts! X'on, Sire, vous ne voudrez pas la rendre malheureuse. Vous ne voulez régner que par des bienfaits et par des principes libéraux. C'est ainsi que vous avez, jusqu'à ce moment, signalé votre gouvernement à l'Europe entière. Sire, rien de plus juste que les négociants de votre Empire soient favorisés, que les prix des douanes soient diminués. Que Votre Majesté fasse connaître ses intentions, qu'elle en règle elle-même les bases et ses volontés seront de suite exécutées; et certainement c'est tout ce que peut désirer le commerce impérial. Si, ensuite Votre Majesté voulait que toutes les marchandises des autres royaumes soient prohibées, on s'y conformera de suite.
Peut-être que je me suis alarmé sans motifs. J'aime même à me persuader que Votre Majesté a voulu parler de la franchise des draps et autres objets d'industrie nécessaires à ses troupes stationnées dans le Royaume; dans ce cas, quoique celles qui sont dans son Royaume d'Italie n'en soient pas exemptes, je les en affranchirai aussitôt que Votre Majesté m'aura fait connaître ses volontés.
J'attendrai avec bien de 1 impatience votre décision sur cet objet important, comme sur la réponse de M. de Gallo à une note confidentielle de votre ministre des Relations extérieures sur les anciens privilèges que certainement Votre Majesté ne voudra pas remettre en vigueur.
Je suis
Joachim X.ii'OLÉox.
Archives iialioniles, AF'^' l"Ii' (l"8).
4(511. — MLll.AT A .WAPOLEOX
Portici, le :>8 octobre 1809.
Sire, Parmi les monuments que vient de nous procurer la suppression des couvents, on m'a fait remarquer l'autel de l'église de la Trinité. J'en adresse la description à Votre Majesté. Je serais bien heureux qu'il pût être agréable et méritât une place dans une de vos chapelles impériales. Je vous prie de me faire connaître s'il est accepté.
Dans ce cas Votre Majesté pourrait l'envoyer prendre par un des bricks qui croisent sous Livourne ou me prescrire telle disposition qui conviendrait à Votre Majesté. Je ne puis le faire escorter dans tous les cas que jusqu'à Civita Veccliia.
Sire, je demande les ordres de Votre Majesté sur la circulaire de son chancelier de la Légion d'honneur relativement cà la Toison d'or. Les titulaires de mon Royaume doivent-ils cesser de la porter? Tous seront flattés de donner dans cette occurrence une preuve nouvelle de leur respect et de leur obéissance.
Je suis
Archives nationales, Apiv nU» (177)
Portici. le 28 octobre 1809.
SlRE,
J'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté les demandes que me font les ducs de Monteleone et Mondragone d'un congé. Si Votre Majesté me permet de les leur accorder, j'enverrai à Paris le marquis de Campo Chiaro qui était destiné pour Vienne et qui a l'honneur d'être connu de Votre ALijesté. Votre ALijesté jugera si les motifs allégués par ces deux ministres sont de nature à [faire] accueillir favorablement leurs demandes. Je désignerai ensuite à Votre Majesté la personne que j aurai choisie pour S'-Pétersbourg, afin d'en obtenir son approbation.
J'ai l'honneur d'être
Archives nalioiialeB, AF'v 168.j. n» ISS.
IV^ples, le 31 octobre 1803.
Au ministre des Finances.
Monsieur le ministre, les Anglais ont occupé les iles de Zanthe, Céphalonie, Ithaque et Cerigo, ce qui gênera sans doute l'approvi-
' Agar à Murât. — 4 novembre 1809. — « ... V. AL pour faciliter autant qu'il était eu sou pouvoir i'approvisioauement des Iles Ioniennes, a depuis
TOAiE vni. 6
82 JOACIini ML HAT
sionnement de Corfou et conséqueniment ses comiimnications avec Otrante, et le gouverneur de cette ile ne me dissimule pas ses craintes à cet égard, il me prie d'engager par toutes sortes de moyens le commerce à lui faire des expéditions de grains. Kn conséquence, je désire que vous fassiez entendre au commerce tout l'intérêt qui peut en résulter pour lui et que vous me fassiez connaître de quelle manière je pourrais encourager des expéditions.
Le gouverneur me mande que les chargements seront payés argent comptant en arrivant.
.loachim Xapoléon*.
Je n'ai pas encore reçu l'état de situation qui a été demandé des caisses des rentes et d'amortissement.
.'Irchiies du piiiKo Miirit. P.i|)iers île .Moshoiir;].
V61V. — MIH.AT A .VAl'OLKOX
Xaples. le 31 octobre 1809.
à 2 heures du malin.
SiRH,
M. le gouverneur de Corfou me rend compte, par les rapports des 8, 14 et 16 octobre, que je reçois en même temps, de l'occupation par les Anglais, le 3 octobre, des îles de Zante, d'Ithaque et Cépbalonie, cependant, quoiqu'il n'existe aucun doute sur cet événement, ce gouverneur ajoute qu'il n'a encore rien reçu d'officiel ; il semble en même temps annoncer (|uelque crainte pour S"-.VIaure et Corfou et me prie instamment de favoriser par toute espèce de moyens l'approvisionnement de ces iles ; il me demande aussi un prêt de 5 à 600 000 francs et quelques bâtiments légers pour protéger ses conmiunications. Sire, les ordres les plus positifs vont être donnés à mon ministre des Finances de faire des expédi-
loDgtemps accordé une francliise entière de droils pour les denrées qui y seraient expédiées. Cette faveur et l'appât d'un bénéfice énorme n'ont pas excité le commerce à des spéculations aussi importantes qu'on aurait pu l'espérer... Mon opinion est que le seul moyen de remplir l'objet que V. \l. paraît avoir en vue serait de (aire aciietcr des grains et de les expédier pour le compte du (îouvcrncnicnt sur des barques légères. - Agar avisait le Roi en terminant (ju'il a\ait décidé un négociant en grains, Balzamo, à expédier de Barletta à Corfou 24 000 lonioli (48 000 quintaux de bléj.