MURAT AU GE.VERAL LACROIX
9 novembre 1809.
A monsieur le général La Croix, à Monlpellicr.
Monsieur le général, vous me demandez de prolonger le congé que je vous ai accordé. J'ai déjà beaucoup pris sur moi de vous donner ce cougé, et maintenant que vous êtes en France, c'est au ministre de la Guerre que vous devez vous adresser pour obtenir le temps qui parait vous être nécessaire.
Archives du prince Murât R. Xl\', p. 422.
4039. — AIURAT AU COMTE MILAXO
9 novembre 1809.
A monsieur l'intendant de Lecce.
Monsieur l'intendant, je dois présumer que, maîtres de quelques îles Ioniennes, les Anglais tenteront peut-être quelque coup de main sur Gallipoli ou sur quelqu'autre point de la côte de votre province, dans l'espoir de voler les huiles que renferment ses nombreux magasins.
Je fais connaître mes présomptions aux généraux Ottavi, Destrés et Pignatelli, et je leur donne l'ordre de se porter avec la rapidité de l'éclair .«ur l'endroit que vous leur indiqueriez être menacé.
.^insi, à l'apparition d'une flotte ennemie, et lorsque vous serez parvenu à découvrir leurs véritables projets, vous devrez avertir surle-champ ces officiers qui voleront de suite au rendez-vous que vous leur aurez assigné. Ils ont ordre de ne pas attendre les miens pour se mettre en mouvement; néanmoins, vous me préviendrez de tout par un courrier extraordinaire.
J'espère que les habitants de Gallipoli, mes fidèles sujets des provinces de fouille, se lèveraient en masse contre ces pirates, si jamais ils osaient violer leur territoire, qu'ils sauront défendre avec courage leurs propriétés et faire respecter mon pavillon. Je compte sur votre énergie. Je pars pour Rome. Mon absence ne durera pas plus de huit jours.
.lirchives du prioce Murât. R. XIV, p. 423.
4640. — MURi\T A SALIGETI
9 novembre 1809.
Au ministre de la Police.
Monsieur le ministre, j'ai reçu vos rapports des 29 octobre et 1" novemhie. Laissez dire les .anglais; les bruits qu'ils font circuler ne doivent pas vous en imposer. Leurs expéditions ne leur ont pas assez bien réussi pour qu'ils puissent en tenter encore de nouvelles. Ils ne peuvent rien, ils sont dans l'impuissance de rien tenter contre mes Etats. La Cour de Palerme est complètement la