‹ Lettres et documents, 1767-1815Chapitre 34 sur 94 · MURAT AU MARÉCHAL PÉRIGXON · texte numérisé non relu

MURAT AU MARÉCHAL PÉRIGXON

Paris, le 26 januer ISIO,

A monsieur le maréchal Péri gnon.

Mon cousin, j'ai reçu vos différents rapports. Je partirai décidément le 30; je vous écrirai de Home. Faites poursuivre les brigands sans relâche. Il faut profiter de l'hiver.

.Archives du prince Murât, K. XIV, p. 448.

4726. — MURAT A FRA.VÇAIS

l'aris, le 26 janvier 1810.

A monsieur le comte Français, administrateur général des Droits réunis.

Monsieur le comte, le s' Ouillier, actuellement sous-inspecteur dans les Eaux et forêts, désirerait entrer dans l'administration que vous dirigez, en qualité d'inspecteur.

L'intérêt que je lui porte me fera voir avec plaisir ce que vou.s pourrez faire pour assurer le succès de sa demande. 11 se montrera, je l'espère, toujours digne de vos bontés par son exactitude à remplir ses devoirs.

Archives du prince Mural. R. XIV, p. 448.

Paris, 26 janvier 1810.

Au ministre des Finances.

Monsieur lé ministre, je partirai décidément le 30 au matin. J'ai remis à l'Empereur une note pour obtenir le transit des denrées coloniales en France et en Italie, j'en attends la réponse. Cependant Sa Majesté m'ayant dit qu'il me les achèterait, et

ROYAUME DE \APLES. — 1810 163

craignant qu'il n'effectue cette détermination, je m'empresse de vous eu donner avis et de vous faire connaître que vous devez répondre que tout est vendu, si, par cas, la proposition de les acheter vous arrivait; nous n'en serions jamais payés.

Voyez Caffieri et tâchez de renouer avec la Sicile l'affaire de l'exportation de nos huiles et soies des Calabres, l'Empereur l'autorise, pourvu qu'on ne reçoive pas de denrées coloniales ; on pourrait recevoir de l'indigo et de la soude, mais cela devrait être accordé tacitement.

Il n'y a pas une minute à perdre pour cela, il faut tenir cette affaire secrète et la faire avec la plus grande précaution. J'ai 24 licences françaises pour les exportations de nos deurées telles que huiles, soies, grains, réglisse, etc.

J'attends à chaque instant la réponse d'Amsterdam pour ces exportations, il n'y a qu'une grande maison qui puisse s'en charger. Je vous en informerai par courrier. Je vous ai recommandé de mettre en réserve tous les fonds provenant des confiscations américaines. Si le prix en est trop modique, suspendez-en la vente, établissez-les dans les magasins, le temps deviendra propice pour s'en défaire. Xe délivrez aucune denrée à crédit, toujours au comptant.

Sur ce

Joachim Napoléon'.

Archives du prince Murât. R. XIV, p. 448.

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