‹ Lettres et documents, 1767-1815Chapitre 73 sur 94 · C.4R0L1XE · texte numérisé non relu

C.4R0L1XE

Archives du prince Murât. D. jG6. 41.

2 juin 1810.

Mon cher ami, l'Empereur est arrivé hier au soir à 0 heures, il se porte parfaitement bien ainsi que l'Impératrice, il m'a reçue très bien et avec beaucoup de bonté. Je n'ai pas encore osé lui parler, dans ce premier moment, de mon départ, quoique je le désire bien sincèrement. J'attends avec impatience de tes nouvelles et surtout que tu me mandes que ta sauté est toujours bonne. L'Impératrice m'a demandé comment tu te portais, ainsi que l'Empereur.

Je pars pour aller diner à Saint-Cloud où je couche ce soir. Adieu, mon cher ami, demain je t'écrirai plus longuement. Je t'embrasse bien tendrement.

.^rcliives du prince Xlurat. D. 566. 42.

4960. — AIUR.AT A .IGAR

Palmi, 2 juin 1810.

Au ministre des Finances.

Monsieur le ministre, j'ai signé aujourd'hui les deux projets de

ROYAUME DE MAPLES. — 1810 333

décrets que je vous avais demaudés. Je désire que vous terminiez promptenieut les opérations dont je vous avais chargé dans la Calabre citérieure et que vous vous rendiez près de moi avec le ministre de l'Intérieur. N'oubliez pas que nous avons ici le plus grand besoin de fonds et que vous ne devez nullement compter sur la réserve que j'ai à ma disposition. Prenez donc des mesures telles que le service courant ne soit jamais en souffrance, car autrement vous nous mettriez dans le plus grand embarras.

Archives du prince Murat. R. XVII, p. li, et R. XXXIII, leUre 91.

4961. — MUH.AT A ZLRLO

Palmi, le 2 juin 1810.

A monsieur le minklrc. de l'Inlérieur.

Monsieur le ministre, j'attends le résultat du Conseil d'administration que je vous ai ordonné de présider et des opérations que je vous ai autorisé à faire pour la Calabre citérieure; je désire que vous vous rendiez près de moi aussitôt que vous aurez terminé ces opérations.

Je vous renvoie un rapport du surintendant des spectacles.

Archires du prince Murat. R. .XVII, p. 13.

Scilla, '.e 5 juin 1810.

A monsieur le minisire de l'Inlérieur.

Monsieur le ministre, je vous ai écrit de vous rendre à Monteleone ; faites-y conduire l'imprimerie et adressez-la moi ensuite de là à Scilla.

.Archives du prince Murat. R. XVII, p 13.

Scilla, le 5 juin 1810.

A monsievr le général Manhès, aide-de-camp de S. M. Monsieur le général, le brigandage désole la province de Calabre

3;JV JOACHIM MIRAT

Citra, je vous char<]e de le déliiiiic ; vous en avez le temps avant l'expédition. Les succès que vous avez (tbtcnus contre lui dans les Abruzzes et dans le Cilento me «jarantissent ceux que vous ne pouvez man(|uer d'obtenir en Calahre, c'est un service important de plus que vous aurez rendu.

R. XV, p. 3:2.

493V. — MURAT A AOAR

Scilla. 5 juin 1810.

Alt ininistir des Finnnrr.s.

Monsieur le ministre, j'ai reçu votre lettre. Je suis étonné que vous vous plaigniez de ce que le ministre de la Guerre ne vous a pas fait connaître l'état des besoins de l'armée en Calabre, quand je n'ai cessé de vous dire, moi-même, que 25 000 bommes s'y réunissaient et que tous les fonds devaient être dirigés sur ce point. Vous m'auriez grandement contrarié, si, sous ce prétexte, vous n'aviez pas pris toutes les mesures pour ne pas laisser manquer le service. On me rend compte que les ofûciers de ma garde ne sont j)as payés du mois de mai; faites-leur payer à Cosenza tout ce qui leur est dû ainsi qu'à ma garde. Il paraîtrait aussi que la dernière quinzaine de mai n'a pas été payée à l'armée. Faites-la payer. Je désire que vous restiez quelques jours avec le ministre de l'Intérieur à Monteleone. L'intendant de cette province s'y rend lui-même. Vous devrez profiter de votre séjour pour parvenir à connaître l'état des besoins de la province et me proposer les mêmes mesures que je vous ai demandées pour la province de Calabre Citra.

Ma santé est toujours très bonne, mais je suis bien contrarié par les vents qui retardent l'arrivée de mes convois.

Je pense que mon convoi d'argent continue sa marche sur Scilla.

Archives du prince Moral. R. XXXIII, lettre 9-3.

4965. — MLRAT Al GEXERAL CAMPIUCDCY

Scilla, le 5 juin 1810.

A monsieur le général Campredon, commandant en chef le génie. Monsieur le général, je dé.^^irc rendre la côte, depuis Scilla jus-

ROYAUME DE \APLES. — 1810 335

qu'à la poiute del Pizzo, inabordable à rennemi, c'est-à-dire ramier de manière à ce que les canonuières ennemies ne puissent plus venir impunément l'insulter. Je veux enfin la couvrir de canons; présentez-moi un projet qui puisse doubler le système de défense déjà arrêté.

R. XV, p. 33.

4966. — AIUR.AT A AGAR

Al/ ministre des Finances.

Scilla, 5 juin 1810.

Monsieur le ministre, je pense que vous êtes en route pour Mouteleone, je ne conçois pas pourquoi aucun fonds pour la solde ne nous arrive. Cependant vous m'annoncez qu'il est rentré des contributions pour 50 000 ducats dans la seule province de Calabre citra : les avez-vous dirigés sur Monteleoue et de là sur Scilla? A moins que vous n'ayez eu soin de faire payer tous les corps à leur passage à Monteleoue ?

Ordonnez que tous les fonds destinés à l'armée vous soient régulièrement envoyés en Calabre.

Un bataillon de mon 3* régiment doit occuper Cosenza, cette force est plus que suffisante, avec les quatre compagnies d'élite de cette province, pour la destruction des brigands et le maintien de la tranquillité.

Faites-moi connaître si les Léonetti ont quitté Cosenza.

Archives du prince Mural. R. XVII, p. 13, el R XXMII. letlre 92.

4967. — .MUR.Vr A DACRE

Scilla, 5 juin 1810.

Au mini sir c de la Guerre.

Monsieur le ministre, j'ordonne que le bataillon Corse soit incorporé dans le 3'^°"'' bataillon de ce corps et je vous autorise à faire venir à Xaples le 3'"'*' bataillon d'infanterie légère; par ce moyeu

336 JOACHIM iILHAT

vous n'aurez plus besoin des compajjnies d'élite que vous proposez d'appeler de Gaëte.

Je reçois votre rapport du 30 sur le nombre des convois déjà partis de Naples et celui des bâtiments qui les composent; j'espère qu'au moment où vous recevrez ma lettre tout sera parti.

On se plaint qu'il se commet beaucoup de vols à Naples et que les voleurs ne prennent pas même la peine de se cacher, cela ne fait pas d'honneur à la police.

Je vous préviens que les établissements des services de terre et de mer vont s'établir à Scilla et à Haynara et non à Tropea, j'ai donné des ordres en conséquence. Le service de la Marine continue à être dans la souffrance, il n'est point encore arrivé de vivres pour elle. Les fonds pour la solde manquent et vos ordonnances pour les subsistances courantes ne parviennent point. Songez que lorsque vous recevrez cette lettre, toute l'armée sera réunie presque entièrement sur Scilla et Hagnara; j'ai été obligé de donner des fonds particuliers de ma cassette pour le service de la .Marine; ce service- Là m'inquiète beaucoup.

Les Anglais sont venus hier matin jeter quelques bombes sur Scilla, elles n'ont fait aucun mal; mes batteries les ont forcés à se retirer, chargés de la malédiction de tout le monde J'ai été canonné hier pendant longtemps dans une reconnaissance que j'ai faite de la Torre del Cavallo au Pizzo; le cheval du colonel Déry a été tué.

.Archives du prince Murât. R. XVI, p. 248.

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