‹ Lettres et documents, 1767-1815Chapitre 83 sur 94 · MUR.AT M GENERAL MAX^HES · texte numérisé non relu

MUR.AT M GENERAL MAX^HES

Scilla, 3 juillet 1810.

Alt (jcncral Matiliî.s, aiiJc-dc-camp de S. M.

Monsieur le général, partez sur-le-champ pour Reggio. Ordonnez de ma part au sous-intendant de faire partir dans la nuit pour Scilla, tous les maîtres ouvriers et ouvriers de marine qui se trouvent à Reggio et dans son arrondissement. l*assez chez W. de Simone qui vous fera connaître quels sont les objets qui sont nécessaires pour les réparations dos bâtiments de Ragnara et qu'il faudra que le sous-intendant vous envoie sur-le-champ.

J'ai ordonné la réunion de tous les bâtiments de Reggio à la pointe du Pizzo, assurez-vous que cette mesure est exécutée; et si elle ne l'était pas, donnez des ordres pour qu'elle le soit sans le moindre retard. Je vous recomniande dans cette circonstance d'user de votre activité accoutumée, car vous devez sentir de quelle importance il est pour moi que ces bâtiments soient promptemeut réparés.

Arcllives du prince M'irat. R. .XV, p. 71.

5078. — MURAT AU PRI.VCli Dli HOHEXZOLLFCR.Y

Scilla, 3 juillet 1810.

A M. le Prince hérédilairc de Hohcnzollern, à Signutn'iige/i.

Mon clier neveu, j'ai ;i|)|)ris avec lui vrai plaisir que la Princesse voire épouse était heureusement accouchée et (|u'elle jouissait ainsi que sou enfant ' d'une honne sauté, .l'espère apprendre bientôt son parfait rétablissement. Dites à ma nièce que je partajje la satisfaction (|u"elle é|)rouve d'être mère, et (ju'elle doit toujours compter sur mon tendre attachetncnt. Comptez aussi sur tous mes sentiments pour vous.

Archives du prince Mural. It. \V, p. ~'2.

5079. — MIRAT AU MARKCHAU PKRIGX'O.V

Stilla, 3 juillet 1810.

Mon cousin, je ne puis concevoir cette constante attention de la part de quelque misérable (jui cherche à rendre suspects mes sentiments et mes opérations à l'Kmpereur, quand je n'ai jamais voulu que faire la volonté de Sa Majesté. Je trouve dans votre réponse au ministre une nouvelle preuve de vos sentiments pour moi, je sais les apprécier et je suis sur que S. M. les appréciera aussi.

Je désire en conséquence que vous fassiez la revue du détachement qui va partir et que vous \ous assuriez que les intentions de l'Empereur sont remplies. Je vous réitère l'assurance de tous mes sentiments.

P. -S. — L'avant-dernier convoi est en sûreté, j'attends le dernier; l'armée n'a presque pas de malades.

Archives du prince Mnral. R. XV, p. 72.

5080. — LA RKIXIi CAROLIM": A SOX MARI

Paris, 4 jaillel 1810.

.Mon très cher ami, décidément je pars après-demain et sans

' AnnoDciade-Caroline-Joachime-.lntoinette-.^mélie de Hohenzollern, née à Si'fniarin;{on le 6 juin 1810, morte le 21 juin 1885.

ROYAUME DE VAPLES. — 1810 427

savoir si tu passeras de l'autre côté ou non, mais je ne puis différer mon départ plus longtemps et je sens mon impatience s'accroître d'embrasser mes enfants et de me rapprocher de toi.

L'Empereur est bien bon pour toi, il me demande sans cesse de tes nouvelles et si tu feras l'expédition. L'Impératrice me parle aussi de toi et en vérité tu as eu bien tort de croire que l'Empereur est mal pour toi. Je sens bien de la peine de me séparer de l'Empereur et de l'Impératrice. Il me faut l'idée de mes enfants et la tienne pour me donner le courage nécessaire.

J'espère que tu ne seras pas bien inquiet sur la nouvelle du malheur arrivé à la fête de l'ambassadeur d'Autriche, car je t'ai écrit de suite. La pauvre princesse de Leyen est morte, ainsi que la femme du consul de Russie, c'est un malheur affreux.

.Adieu, mon ami, j'ai donné des ordres pour que toutes tes lettres me parviennent en route Je t'embrasse bien tendrement, j'espère le faire bientôt en réalité. J'ai écrit hier à mes enfants pour leur annoncer mon départ. .Adieu encore, j'ai toujours de la peine à te quitter.

Arcliives du prince Murât. D. 566. J6.

5081. — MLR.AT AL GENERAL GREMER

Sciila, 4 juillet 1810.

A monsieur le géiirral Grenier, chef de l'élal-major (/encrai

Monsieur le général, écrivez à M. de Simone pour qu'il ait à me faire connaître dans la journée s'il existe à bord des bâtiments de transport des planches propres à pouvoir embarquer et débarquer commodément des troupes; dans le cas où ces btitiments n'en seraient pas pourvus, j'ordonne qu'il en soit acheté au moins une pour chaque bâtiment ou qu'on les fasse remplacer par des cordes à nœuds.

J'avais ordonné qu'on fit j)artir de \aples des échelles; faitesvous rendre compte si elles sont arrivées.

Faites-vous rendre compte par le général Tugny et le commandant de la marine si l'embarquement de l'artillerie de campagne, tel qu'il existe dans les barques, ne nuirait pas à l'embarquement des troupes; c'est-à-dire n'empêcherait pas d'embarquer le même nombre d'hommes; réitérez les ordres pour qu'on exerce la plus stricte surveillance sur les marins et pour empêcher leur désertion.

Orfloiinez qiio tout ce qui est arrivé aujourd'hui soil flci)arqué; je désire cependant que 4 pièces de siège restent embarquées ainsi que leurs munitions, afln que je puisse, sur-le-champ, les avoir sous la main au premier besoin, et s'il était juyé nécessaire de faire débarquer celles qui arrivent, il faut que le général Tugny en fasse rembarfjuer quatre avec leurs munitions pour pouvoir les emmener avec le premier passage.

Demandez au général Partouneaux en combien d Innrcs il peut réunir sa division à Scilla.

Archites du prince Murât. K. XV', p. "3.

5082. — MU\AT A DALKI-:

Scilla, 4 juillet 1810.

Au ministre de la Guerre.

Monsieur le ministre, le convoi commandé par .Abraham est entré ce matin dans le port; un autre composé des bâtiments restés en arrière a dû partir ce soir de Xicotera et arrivera vraisemblablement demain matin à Scilla.

L'ennemi qui sans doute croit le passage possible et qui, conséqucniment, ne se croit pas de force à nous disputer la Sicile, une fois que nous serons débarqués, nous a envoyé ce matin trois vaisseaux, trois frégates et deux bricks au secours de sa flottille, et les a fait embosser tout le long du canal. Une autre frégate, trois bricks et trois canonnières se sont mises en croisière ce matin depuis Reggio jusqu'à Messine. Je me flatte que toutes ces précautions et des forces aussi imposantes ne nous empêcheront pas d'aller en Sicile ; du moins ferai-je tous mes efforts pour y réussir. Les vivres de la marine continuent à me donner les plus grandes inquiétudes. Comment est-il possible que vous ayez envoyé des ouvriers de marine sans leurs outils? C'est une faute impardonnable. Si la marine avait secondé mon activité, il est hors de doute que je serais en Sicile, il y a déjà dix jours Je vous adresse un décret pour la formation d'une commission militaire, à l'effet de faire juger tous les brigands pris ou qui .seront pris, les armes à la main, dans la province de la Pouille.

Je vais coucher demain au camp de Piale où sera établi mon q u artier-général .

.Archives du prince .Murât. K. XVI, p. 217.

Scilla, 4 juillet 1810.

Sini:,

Il ue s'est lien passé d'intéressant depuis le dernier rapport que j'ai eu l'honneur d'adresser à V. M.. Un nouveau convoi, chargé de munitions et de vivres, est entré ce matin au mouillage de Scilla, c^ qui porte le nonihre des bâtiments réunis depuis Bagnara jusqu'à la Punta del Pizzo à environ 500 bâtiments pouvant pprter chacun 25 à 30 hommes; dans six jours, au plus tard, je puis être parfaitement en mesure d'effectuer mon passage.

Sire, l'ennemi doute si peu de la possibilité du passage du détroit que, ce matin, 3 vaisseaux, 3 frégates et 2 bricks sont venus mouiller depuis la pointe du Phare jusqu'à l'endroit que l'on appelle la Grotta, vers Messine. L'un d'eux bat pavillon contreamiral du l"rang; celui des deux autres qui était depuis quinze jours dans le port de .Messine, en est sorti avec une frégate et un brick ; le prétexte de cette sortie a été d'aller s'embosser dans le détroit, taudis que son véritable motif est que, s'il fût resté dans le port pendant l'expédition, il n'aurait plus été le maître d'en sortir; on a vu, quelques moments après, partir plusieurs bâtiments de transport, chargés de marchandises, prenant la direction de Palerme. J'avais été prévenu que, dès le 29, les négociants anglais avaient commencé à empaqueter leurs marchandises, et qu'il était question de faire partir pour Malte les femmes anglaises.

On s'occupe à Messine d'organiser une garde civique, composée des plus riches propriétaires et de la noblesse; on ajoute que le général Stuart fait tout son possible pour empêcher cette mesure que l'on ue prend que dans l'intention de contenir la populace en cas de débarquement. Il n'y a pas d'horreurs que les Anglais ne débitent contre l'armée, pour exciter les Siciliens à prendre les armes; mais, jusqu'à ce moment-ci, .ni leur or, ni leurs séductions n'ont produit aucun effet. On ne saurait se faire une idée de l'activité qu'ils ont déployée pour multiplier leurs moyens de défense; je suis persuadé que 2 à 3 000 paysans travaillent nuit et jour à des redoutes et à des camps retranchés Le général Stuart parait avoir concentré tout son système de défense depuis la pointe du Phare jusqu'à Messine, et il semblerait avoir réuni toutes ses troupes dans un triangle depuis Messine jusqu'au Faro et à Divieto sur la route de Melazzo; de manière qu'en débarquant au-dessous

de Messine, où il n'existe pas même une seule batterie, et j]a<jnant rapidement la crête des montagnes sur la tour de San Sirizzo, on se trouverait sur le derrière de toutes les forces anglaises, et on mettrait le général Stuart, qui a concentré la majeure partie de ses forces sur la pointe du Phare, dans l'impossibilité de faire sa retraite, ni sur Melazzo, ni sur Messine. En effet, de la montagne, on aurait la faculté de l'écraser, s'il voulait se retirer partiellement; et, en l'obligeant à un combat avec ses forces rénnies, on aurait la certitude de le battre par la grande supériorité de notre force et du terrain. Telle serait sans doute la manœuvre qu'on ne devrait pas hésiter à faire, si l'on était maître de la mer; ce serait, sans contredit, détruire l'armée anglaise et conquérir la Sicile en un jour. Mais pour moi (|ui n'ai point cette ressource, ([ui dois songer à un second voyage et à conserver mes communications, je suis obligé de calculer différemment et de chercher à agir directement dans le canal, afin de pouvoir, une fois débarqué, lier promptement, par une batterie, la Sicile au continent Cependant, si ces vaisseaux restaient longtemps embossés, je ue sais pas si je ne profiterais pas d'une nuit favorable pour débarquer sur Messine et exécuter la première manœuvre dont j'ai parlé plus haut; mais je ue me déterminerai à prendre ce parti que lors(pi'il me sera démontré que je ne puis pas i)rendrc l'autre. V. .M. doit être persuadée que je donnerai le moins possible au hasard. Kn attendant, j'ai ordonné la construction d'une nouvelle batterie de douze pièces de gros calibre à la pointe de laCantona en face de Messine, et je ferai tirer à terre la majeure partie de mes barques depuis ce point jusqu'à la pointe del Pizzo, déjà défendue par six pièces de 3(3. De ces deux pointes, je suis à quatre milles seulement de la pointe du Phare, conséquemment plus rapproché de tous les points du débarquement dans toute la longueur du canal, et je puis, dans une heure et denûe au plus, être débarqué ou au Faro ou à deux milles vers le fleuve Carispera au-dessous de Messine.

La Cour de Palerme paraît décidément brouillée avec les .Anglais, qui ne cessent de dire publiquement des sottises contre elle et de la tourner en ridicule. On croit généralement en Sicile que la Reine Caroline agit de concert avec V. M.. Au moins est-il sûr que, jusqu'à ce moment, elle a constamment refusé de donner des troupes aux Anglais. Le général Stuart, cependant, ne cesse de vomir de nouveaux brigands dans le Royaume, il les protège ouvertement en Sicile, car le Gouvernement de Messine ayant fait arrêter quelques mauvais sujets Calabrais qui cherchaient à sou-

ROYAUME DE XAPLES. ~ 1810 431

lever la populace de Messine^ le général Stuart les a fait mettre en liberté.

Nous n'avons pas encore de malades.

Archives du prince Murât. K. XVIII, p. 26.

Au camp Royal de Piale, 5 juillet 1810.

Au mhiislrc de la Police.

Monsieur le ministre, je reçois votre dépèche du 30, l'estafette <lu 29 n'est pas arrivée. Vous ne devriez pas vous permettre de déplacer un général qui commande une province, sans ma permission ; je vous le répète, que ce soit pour la dernière fois que vous vous permettiez une semblable démarche; ce changement n'était pas si urgent que vous ne dussiez attendre mes ordres; ne voulant cependant pas improuver publiquement votre détermination, je consens que le général Pignatelli reste en Capitanate, s'il y est déjà arrivé.

J'ordonne que vous fassiez arrêter cet espion Bruneti et que vous cherchiez à faire enlever le corsaire qui l'a apporté; il ne devra communiquer avec personne. Voilà le premier résultat de la légère détermination que vous avez prise d'envoyer en Sicile Cazzetti, qui depuis un mois n'a pas eu l'esprit de vous donner la moindre nouvelle. Je vous le répète, il est souvent imprudent d'aller si vite en affaire d'Etat.

L'ennemi occupe toujours ses mêmes positions et continue ses préparatifs de défense; je suis au camp depuis ce matin.

Continuez à nous envoyei- des vivres et des munitions.

Arcliiies du prince Murât. R. Xl'I, p. 278.

Au camp lioyal de Piale, le 6 juillet 1810.

A monsieur le ministre de Vlnlêrieur.

Monsieur le ministre, je suis informé que la Reine, notre bien aimée épouse, est en route pour ma Capitale où elle compte arriver

vers le 15 du courant. Je désire qu'on envoie prendre ses ordres et que tout ce qu'elle ordonnera relativement à son entrée soit ponctuellement exécuté; en un mot, je désire qu'elle soit reçue avec tout l'éclat que le peu de temps vous permettra de donner aux préparatifs de cette entrée, si elle se décide à la faire publique. Dans tous les cas, les théâtres donneront tjratis et vous ordonnerez au .syndic de faire illuminer la ville; donnez tous vos ordres en conséquence.

Archives du prince Miirat. H. XVll, p. 2.>.

Au camp Royal de Piale, 6 juillet 1810.

Au ministre de la Police.

Monsieur le ministre, je reçois votre dépèche du 1" juillet; envoyez-moi copie de celles qui se trouvaient dans l'estafette qui a été pillée par les brigands dans le district de Castrovilkri; les lettres de la Reine qui m'annonçaient vraisemblablement son arrivée auront été prises avec cette estafette, puisque je n'ai rien appris d'ofGciel à cet égard. Pour ce qui concerne sa réception, j'ordonne au ministre de l'Intérieur de faire faire par la ville tous les préparatifs que le peu de temps peut permettre, attendu qu'elle peut arriver presqu'en même temps que cette lettre; dans tous les cas, il doit y avoir illumination générale et les théâtres donneront gratis; le canon annoncera son arrivée; enfin les ordres que la Reine serait dans le cas de donner à cet égard doivent être exécutés . Donnez de votre côté tous les ordres qui concernent votre double ministère.

J'éprouve toujours les plus grands embarras pour le service des subsistances; il n'est nullement organisé, et des plaintes continuelles se renouvellent contre l'ordonnateur Vauchel; je crois voir la source de ces désordres dans la rivalité qui doit exister entre deux administrations, l'une française et l'autre napolitaine. Je ne peux cependant que me louer de l'ordonnateur en chef, qui ne cesse de montrer le plus grand zèle et les dispositions les plus favorables pour mon service; il eût été à désirer qu'il eût pu se charger eu chef de l'administration et se rendre comptable envers mon Trésor; je serai peut-être obligé de confier le service de la division à M. de S'-Léon.

Je vais examiner votre demande pour des crédits supplémentaires au budget de juillet; je vous répondrai très incessamment; dans aucun cas vous ne devez compter qu'ils aillent à la somme (|ue vous me demandez.

Aujourd'hui les canonnières de 24 ont été en grand danger, et si le vent d'ouest qui souffle constamment depuis trois jours, continue à être aussi fort, il est à craindre qu'elles ne soient jetées à la côte; ce qui, comme vous le pensez bien, ne m'arrangerait pas, dans un moment surtout où l'ennemi réunit toutes ses forces maritimes en face de moi; les vaisseaux, les frégates et les bricks dont je vous ai annoncé la présence continuent toujours à être embossés dans le canal; je n'ai pas pu apprendre encore le nom de l'amiral qui commande. Si les convois ne s'étaient pas arrêtés vingt jours dans le mouillage du Pizzo et de Tropea, je serais très-certainement depuis douze jours en Sicile. Je puis bien assurer que de la vie personne n'a rencontré autant d'obstacles dans aucune expédition'. J'attends avec impatience quelque coup de vent du sud pour renvoyer du canal ces mauvais voisins et pouvoir tenter le passage; cependant je tiens tous mes moyens réunis et mon armée concentrée; le dernier convoi de Garofalo est arrivé, dit-on, à Tropea.

Continuez à envoyer des vivres.

J'ordonne à M. le maréchal Pérignon que si la Reine se détermine à faire une entrée publique, il doit faire prendre les armes à la gai-nison, et que dans tous les cas il doit faire annoncer parle canon son retour au milieu de ses sujets.

J'ordonne à M. le Grand-Maréchal d'aller au devant de la Reine et de prendre ses ordres.

.■ïrtilives du priiico Murât. R. XVI, p. 279.

' Le jjénéral Grenier assure ([ue les combats heiireusemcut soutenus pendant le mois de juin par la flottille de Alurat « donnèrent à l'ennemi le juste sentiment de sa Faiblesse et de tout ce que pourrait une armée, dont il venait d'éprouver le courajje en tant d'occasions différentes et qui était d'ailleurs si électrisée par la présence du Roi j. Les Anglais profitèrent des retards apportés à la concentration des convois pour fortifier les points faibles du littoral sicilien et surtout pour faire venir de Malte et des îles Ioniennes d'imposantrs forces navales « Ainsi, écrit le général Grenier, l'expédition de Sicile, qui aurait été juscjue-là d'une exécution facile, si les vues du Roi avaient été parfaitement secondé(!s, cessa, dès cette époque, de pouvoir être considérée sous ce point de vue. Mille difficultés vinrent encore se joindre à tout ce que présentait d obstacles la nouvelle position de l'ennemi, v [JouviKil historique de la campagne de Calubre en 1810. H. XVLIL)

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