MUR.^T AU GENERAL (IREXIER
Au camp de Piale, II juillet 1810.
Au général Grenier, chef de l'élat-major général.
Monsieur le général, l'opération de l'embarquement des troupes a été manquée; j'ai dû cesser d'être étonné du peu de monde qui ont pu être embarqués, quand j'ai été informé qu'on n'avait mis personne dans les chambres ou dans l'intérieur des bâtiments pontés; cependant cette mesure est nécessaire, soit pour le lest des bâtiments soit pour pouvoir embarquer plus de troupes. Ordonnez que cette opération soit recommencée et qu'elle soit terminée définitivement, d'après les ordres qui ont été déjà donnés, et d'après l'obser-
ROYAUME DE IVAPLES. — 1810 445
vation que je viens défaire. Il laut absolument que chaque régiment, chaque bataillon, chaque compagnie connaisse ses barques. Donnez l'ordre au général Partouneaux de réunir demain toute sa division à Scilla vers 4 heures du soir. Sa seconde brigade ])ourrait rentrer dans la nuit, dans ses cantonnements. L'ordre a déjà été donné de réunir à Scilla toutes les barques de Bagnara.
Vous connaissez déjà mon opinion au sujet de la demande qu'a faite le général Partouneaux du chef de bataillon Reye; cependant si ce général tient si fortement à l'avoir, il faut bien consentir à le lui donner, et laisser en souffrance, pour lui complaire, le commandement d'un bataillon
Le général Partouneaux aurait bien pu demander l'autorisation de permettre l'envoi d'un détachement du GS™' à la rencontre d'un convoi de souliers; car son quartier-général n'est pas trop éloigné du mien.
Vous connaissez l'esprit des corps de la Marine relativement à l'armée de terre; il est à craindre que des dispositions que vous proposez, il résulte un plus grand froissement; ainsi, du moment que la ALarine a son ambulance organisée et ])ourvue de tout, je ne vois pas d'inconvénient à lui céder un local dont elle devra faire tous les frais.
J'approuve la réponse que vous proposez relativement à l'enlèvement supposé des mulets.
Je suis informé qu'une barque chargée d'une pièce de S^ destinée à l'armement de la batterie S. (îiovauni a été entraînée par le courant, et l'on ignore où elle est : envoyez un officier d'étatmajor pour en avoir des nouvelles; il ira, s'il le faut, jusqu'à Pentimcle.
Actuellement que les régiments sont réunis, rien ne doit plus s'opposer à ce que les chefs s'occupent de leur instruction ; donnez des ordres en conséquence, rien n'empêche l'instruction au moins par bataillon, si on ne peut la faire par régiment.
Archives du prince Murât. R. XV, p. 81.
Au camp de Piaie, Il juillet 1810.
Au géiirrol Canipredon.
Monsieur le général, je désire que vous donniez l'ordre de
446 JOACHIAI MURAT
rendre praticable à Tinfauterie le sentier qui conduit du téléj]raphe à la route de Scilla et Torre del Cavallo; ce travail peut et doit être terminé demain au soir; employez des paysans et des sapeurs, si cela est nécessaire.
Faites commencer la batterie de la Punta de la Catona pour six pièces de canon ; ou pourrait en établir une autre intermédiaire, encore pour six pièces, avec celle de la villa S. Giovanni. Faites commencer ce travail dès demain matin.
.\riliiies du prince Miirat. R. XV, p. 8'2.
5107. — MLR.^T AU GKXIÎKAL TU(1\Y
Au camp de Piale, Il juillet 1810.
Au général Tiifpnj, commandanf l'arlillcric.
Monsieur le général, laites établir une deuxième pièce de canon à la batterie de la villa S. Giovanni, mais faites prendre des j)récautions pour empêcher celle-ci de se perdre comme l'a fait l'autre. Il faut qu'elle soit en batterie demain matin.
Archives du prince Mural. R. XV, p. 8.3.