‹ Lettres et documents, 1767-1815Chapitre 87 sur 94 · MURAT A SA FILLE L/FTITLA · texte numérisé non relu

MURAT A SA FILLE L/FTITLA

Au camp Royal de Piale, 11 juillet 1810.

Ma chère Lœtitia, vous m'oubliez, car il y a longtemps que je n'ai pas reçu de lettre de vous. Écrivez-moi bien vite. Annoncezmoi votre bonheur sur le retour de votre maman. Il y a bien longtemps que je ne suis plus heureux. Peut-on l'êlre loin de ses enfants?

Adieu, ma bien bonne La-titia, je me porte bieu ; embrassez vos frères et Louise pour moi et dites-leur que je les aime bien. Dites à Achille que je n'ai pas reçu sa réponse à ma dernière lettre. Kcrivez à maman que je me porte bien. Je vous embrasse bien tendrement.

Votre affectionné père.

Revue .Napoléonienne, 6 juin 1908, p. 164.

Au camp Royal de Plaie, 12 juillet ISIO.

Au miiii.s/rc île la Guerre.

Monsieur le ministre, nous n'avons rien de nouveau; le vent souffle toujours très frais, ce qui paralyse nos opérations; cependant j'ai l'orgueil de tenir en échec avec mes coques de noix ui.e escadre ennemie et une ilottille de cent bâtiments armés.

Je vous adresse un rèjjlement de police de Palermc que vous ferez insérer dans nos yazettes; il donnera à mon Koyaum.e et à l'Europe une juste idée de la situation de la Sicile; je vous charge d'eu adresser l'original de ma part au ministre de la Guerre de France.

Aujourd'hui un brick a été démâté par le mauvais temps, et un autre qui a voulu s'approcher de trop près a reçu deux ou trois coups de canon au travers du corps; il a honteusement viré de bord, sans tirer un seul coup, quoiqu'il fut à portée de mitraille. Plus particulièrement depuis trois jours, les négociants Anglais et Maltais embar([uent leurs marchandises et s'embarquent eux-mêmes pour Malte. Il paraît qu'il sera arrivé malheur au convoi de Garofalo. J'ai fait partir hier au soir trois scoridors pour aller cà sa rencontre. Je jouis du haut de mon camp de voir tout l'embarras de mon ennemi; il est impossible que l'état de crise où je tiens en ce moment la Sicile, puisse durer longtemps, pourvu que je vienne à bout d'organiser les différents services, jamais général eu chef n'a été dans une plus brillante position ; l'armée ennemie passe toutes les nuits sous les armes.

.îrcliices du prince Murât. R. Xl/I, p. 285.

5110. — MURAT A RAMBAUU

12 juillet 1810.

A monsieur Rambaud, payeur à Sri lia.

Monsieur le payeur, faites payer le mois de mai cà l'équipage des canonnières n" 21 et 34 de la première division, et à celui du scoridor n" 2; faites-ie payer aussi à l'équipage de la canonnière

448 JOACHI.M MLHAT

n" 43 sur les fonds du Trésor et non sur ceux de la réserve. Faites payer sur les fonds de la réserve trente ducats à M. de Simone pour gratification aux marins qui ont porté secours aux canonnières de 24.

Archives du prince Mural. R. W, p. 83.

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