V.»2. — MIRAT .AU CKX'KR \I- C.AMI'RI^DO.V
ti oct.ilirc ISOS.
A monsieur le général Camprcdun, commandant le dénie.
Monsieur le ;;cuéral, «trdonuez à un colnutl du j'euie de s embarquer sur-le-{|iam|) pour (lapri. |)oui' y <''lre cliarjié de diriger les travaux du siège; faites partir les saj)eurs avec iU''> sacs à terre, des
' Franrois-Loiiis Dcrion, Dr à Ton!, le 21 nrlolirc 1762, colonel (i'arlillcric rn 1804.
KOVAlMi: I)K \APLKS. — 1808 333
outils et quclqiios otïiciers du génie. Apprenoz-iitoi dans une heure que tout est parli.
Archives du prince Mural. U. XIV, p. 1().
:y^\r.l — ML HAT AU GKVKIIAI, CKMIL
G octobre 1808.
A monsieto' le général Gentil, commandant la (jendarmcrie.
.Mousieur le jjénéral, je désire que vous écriviez au coniniandaut de la gendarmerie de San Germauo, pour avoir des renseignements sur la conduite du major Gratiani, qui y commande une colonne mobile, que l'on me dénonce comme se portant à tous les excès '.
Archives du prince Murât. R. XIV, p. 16.
3i9'i. — MIRAT A SALICKTl
G octobre 1808.
Au ministre de la guerre.
Mousieur le ministre, rappelez à Xaples l'adjudant-commandant Marchand, chef de Tétat-major du général Partouueaux, et ordonnez à l'adjudant général Sénéchal d'aller le remplacer.
Le général Partouneaux me mande qu'ils ue peuvent se convenir eutr'eux.
Le général Partouneaux me rend compte qu'il est fort embarrassé pour le service des vivres de la brigade du général Digonnet; MM. Tuconi et Gaillard qui avaient pris l'entreprise du service, d'urgence, ne voulant pas le continuer ; j'avais lieu d'espérer que les mesures étaient prises pour que les 20 centimes fussent payés d'avance avec la solde.
Si ces ordres ont été exécutés, doit \ient que le général Partouneaux témoigne quehpie crainte pour la nourriture du soldat?
' D'.Anbiissoii l'ci'liuit il (lliitiiipiijjuy le '■} août 1808 : i ... Les troupes uapoIitaÎDCS ont une disposition an |)illai;e ipii les lait iDnuimcnt redouter; leurs officiers sont |)our la plupart fort mauvais et u ont point la confiance de leurs troupes pour la bravoure et l'instruction, ni celle des provinces pour la discD'tion et la probité. » Sur l'armée napolitaine, nous renvoyons un chapitre V 111 de l'onvrajje de M .J. Kwiiuio, X'aples sous Joseplt Bonaparte, p. 271 et s.
334 JOACIIIM MIHAT
Faitos-iiKti coiinailre les iiicsiin's (|iii oui de prises pour assurer ce serviee.
.Arililvcs (lu prince Miir.it. H. \VI, p. 10.
;jv«)r). — MLH.AT .\ s.\i,n;Kri
(i orldbrc ISOS.
Ail niinislrc de ht Gttcrve.
MoiisiiMir le minislre, je viens (l'ordonner au «jénéral (lainpredoii de taire partir |)onr(la|)ri un colonel du <{énic, des olïiciers et des sapeurs, des sacs à terre et des outils; surveillez l'exécution de cet ordre.
Je désire (|ue vous me tassiez l'état de tout ce (jui a été expédié en vivics, munitions et artillerie au <]énéral liamarcjue, commandant I e\|)édition de (lapri.
Arcliivcs du priiite Mural. H. \\i, p. 11.
:îVO(i. - Ml [{.AT \ SALICKTI
<i odolirc ISOS.
Au ministre de la Guerre.
Monsieur le ministre, je reçois à l'instant un rap|»ort du ;[énéral Lamarque à onze heures du soir; il a fait descendre ce matin sur Ca|)ri 250 hommes, avec ordre de pousser des |)artis jus(|u'à la Marine (Irande; ce {{énéral demande à jjrands cris des vivres; il demande aussi quelques mortiers de 0 pouces, des pièces de douze courtes, des pièces de 2i courtes, et la pièce de 2 4 en deux morceaux à visées (|ui est à l'Arsenal de \a|)les; il prétend (ju'avec 10 ou 12 bouches à feu il pourra reiidie les forts, le villa;]e et la Marine iiihahilahh'S Faites enil)ai(|ii(r tout cela sur-le-champ ; laites venir chi'z v<tus le commandant de I artillerie et chai j[ez-le d'oi;jaiiiser cet attirail de sièjje qui devra élrc accompaoïM- d'nii ollicicr d'artillerie et des canonnii'rs nécessaires pour les servir. Il demande en outre 2 pièces de 21 en fer pour [)roté;jer le déharquement du Limho.
.appelez auprès de vous tous les officiers de l'état-major et servezvous en pour faire partir vos différents ordres et pour surveiller ces dilïc'-rentes «•mharcalions. iv donne l'ordre au ministre; de la
ROVArMK DK XAPLKS. — l-SnS ;i35
Marine denvoyor de son côté le plus dOrfieieis qu'il pourra avec des •chèvres et des yrues pour nionler les pièces d'artillerie à Ana Capri. Des vivres! des vivres! des munitions! et surfout la plus grande célérité dans l'expédilion.
Archives du prince Murat R. W'I. p. 11.
Z't97. — MURAT AL' GKXKtlAL DOXZKLOï '
li oclobrp 1S08.
A monsieur le général Donzelot, gouverneur général des Iles Ioniennes.
Monsieur le «jénëral, j'ai reçu votre lettre de félicitations, je suis sensible aux sentiments que vous m'exprimez tant en votre nom qu'eu celui de la division que vous commandez. Je recevrai volontiers à mon service et avec les appointements dont vous m'envoyez le tableau, les bataillons albanais qui voudront y passer. Je vous prie de les Taire embarouer au fur et à mesure qu'ils seront organisés et k les diriger sur la côte.
J'ai fait l'expédition de Capri : je suis déjà maître de toute l'île, le fort et la ville exceptés, et 800 prisonniers Anglais viennent de marriver. \os soldats se sont comportés à merveille, le débarquement a été opéré au moyen d'échelles cramponnées sur les murs •et sur les rochers de la pointe Caréna; j'espère être ce soir maître Ae ce qui reste de l'île, à moins que des forces supérieures maritimes ne se présentent.
Aicliires du prince Murat. R. \IV, p. IG.
:îVi)8. — AILRAT A SALIGKTI
G octobre 1808.
Au minisire de la Guerre.
Monsieur le ministre, je désire que vous fassiez partir pour Capri le restant du bataillon du 10" régiment de ligne, et le restant des carabiniers du I"' et 2' régiments d'infanterie de ligne. Envoyez en
' Le généial Donzelot avait ri-mplacé le général César Bcrtliicr, révoqué brusquement le 28 janvier 1808. Sur son commandement dans les îles ioniennes, voir E ItoiiocAXAC.Hi, lionaparle it les lies ioniennes, 1797-1816, p. 200 et s. — l'aris, Alcan, 1899. In-8».
336 JOACHIM MIHAT
même temps dos vivres cl (U's iminitioiis ; ciiliii piolilcz de loiiU's los occasions de départ pour approvisionner l'ile. Il parait qu'on exécnle en ce moment ral(a(|ne (jne j'ordonnai hier sur (lapri, on ne voit encore ancnne voile ennemie.
3W») — Ml HAT A SAI-lCirn
" octobre I80S.
Au iiii/iislri' (le la (îucrre.
Monsieni' le minisirc, vous inellre/ de snile à la (lis|)Osilion dn «{énéral Camj)rcdon un Tonds extraordinaire de i 000 dncals, pour l'établissement des batteries sur la côte, de X'aples à Hcjjjjio.
Arcliives <lu prince Murât. U. W'I, p. 1"2.