MIR.AT Ai; CKVKIÎAI, I.AMAKQl'K
7 octobre 1808.
A monsieur le général Lamarque, à Capri.
Monsieur le chef de l'élat-major •{(■néral, j'ai reçu vos deux dernières lettres, de onze heures i\n malin, par laqiu'lle vous m'aiiuoiicez que vous êtes maître de la (irande .Marine et que vous y faites élever une batterie pour la conserver et en empêcher rap|)rochc à l'ennemi, je vous en témoijjnc toute ma satisfaction. VOiis m'annoncez en ntême temps (|ue vous f<'rez occuper |)ar des postes la marine de Trajjar, je compte plus sur les hayon nettes et les fusils de l'infanlerie que V(»us char<{erczde les défendre que sur les batteries d'.Ana (-a|)ri. \\\ reste, le but est rempli, du moment rpu' rcimemi ne peut plus jeter des renforts dans 1 île.
J'attends avec impatience le résnllatde I assaut (|m'v<»ns ave/ dii faire don lier hier soir con Ire le village de (l;ipii, que jcpit'sumc pris Si cet assaut n'a pas réussi, un second, un troisième réussiront sans demie. Vous verrez par les états ci-joitits que je vous adresse (jiic vous avez au moins pour (|naranle jonrs de vivres assurés, ainsi je suis sans iiirpiiéliide; je puis laisser l'ile livrée à elle-même parce (pu,' je suis sur de pouvoir lui faire passer des vivres et des muiiilioiis tous les jouis, tontes les mesures sont p'ises à cet elfet ; en oiilr<' le jjéiiéral Lanehautin ;i ordre devons faire passer dlschia tout ce qu'il
ROVAIMF, DK NAPLES. — 1808 :J37
pourra; ainsi je regarde dès ce momeut-ci la conquête de l'île comme tout-à-fait assurée, quelleque soit la force navaleque l'ennenii pourrait momentanéuuMit y montrer; il a en outre le vent tout-à-fait contraire.
P.-S. — Je reçois votre lettre de onze heures du soir, il est malheureux que vous n'ayez pas pu tenter l'assaut, mais le but est rempli, si vous avez isolé les forts des deux marines et de Capri en bas. Vous avez du recevoir en ce moment les cabestans et les vivres que vous demandez. Renvoyez-moi les cent hommes de ma «jarde et des bâtiments de transport.
Archives du prinre Murât. R. XIV, |). 1".
:î50I. ML'R.AT .A DARC.AMBAL
- octobre 180S.
A monsieur Darcambal ', commissaire général.
Monsieur le commissaire général, j'attends avec impatience le travail que je vous ai demandé, faites-moi connaître le jour oii vous serez prêt à me le présenter.
Archives du prince Mural. R. \1V, p. 1".
3502 — MURAT AU GliXKRAL CAMPRi':DON
7 octobre ISOS.
Monsieur le général, je reçois votre lettre de ce jour : je fais mettre trente mille ducats à votre disposition par le ministre de l'Intérieur pour la route de Calabre et quatre mille ducats, par le ministre de la (luerre, pour les cinq batteries qui restent à établir pour compléter le système de défense de la côte, de Naples à Heggio, ainsi rien ne s'oppose plus à ce que vous fassiez partir l'offlcier supérieur du génie que vous destinez à diriger ces deux opéralious.
Archives du prince Murât. R. XIV, p. 18.
' Jacques-Philippe d'-Arcambal, conseiller d'Ktat, commis.sairc yt'-nrral aii\ rerues, chargé dos iutérims à la Guerre.
3503. — MIRAT AU PAYKUR (iKiVKRAL l)K L'ARMlh':
7 octobre 180fi
A monsieur le Payeur général de l'Armée.
Ayant décidé qu'à compter (!u 1" octobre xoiis sciiez cliargé seulement de payer l'Armée française, je désire que vous rendiez votre compte des fonds (|ue vous avez reçus, depuis le j(uirde l'entrée de larmée française dans le Itoyanuu' de \aples. Je vous préviens ([uc je donne l'ordre au ministre des Finances de les recevoir, les véri- 6er et de les envoyer ensuite à la Chambre des coin|)tes.
Archives du prince Murut. K. XIV, p. 18.
350'*. — MURAT AU (ÎMXKRAU UAMARQUI-:
8 octobre 1808.
A monsieur le général Lamarque, à l'île de Caprl.
Monsieur le général, j'ai reçu votre lettre par mon écuyer. Je donne ordre qu'on complète toute votre artillerie à iOO coups par pièce. Tout partira dans la journée : pressez la construction des batteries, le débarquement des vivres et des munitions; formez vos magasins, établissez l'ordre; faites faire des retrancheuu'nts sur Ana (îapri, remuez de la terre, rendez l'île inabordable; arrivez au pied des murs de Capri et conservez-vous y; j'accorderai en gratitication les souliers que vous avez promis; j'accorderai des récompenses. Témoignez aux officiels généraux, aux officiers et soldats toute ma satisfaction sur leur belle expc'dilion, témoignezla à la marine, dont je suis très satisfait. Je vous ai fait connaître déjà que j'étais satisfait de votre conduite, le chef de l'Htat-major du lieutenant de IKnipereur ne pouvait et ne devait (|iie réussir. Je suis satisfait, j'ai regardé l'île conciuise du moment (jiie j'ai appris votre dél)arf|iiement.
Heuvoyez-iiKti de suite la maiiiie et la (larde, renvoyez tous vos bâtiments de friiiis|)ort, que voulez-vous en taire à (lapri? J'en ai besoin pour v<mis cxpt'dier des vivres et des miiiiitions. railes-dcmc tirer sur Ca|)ri ; envojez-y Ai'^ bombes. Je suis bien aise que les habitants se soient renfermés avec les Anglais, leurs vivres seront jiliis tôt consomnx s et ils capituleront plus vile A|)prenez-moi bien
ROYAIMK DK XAPLKS. — 1808 339
rite que vous avez terminé toutes vos batteries, et que toute votre artillerie est en place.
Arohiies du prince Murât. K. \IV, p. 18.
3505. — -MUHAT AU MARKCHAL PKRIGXOY
S oclobre 18G8.
A monsieur le mavécluil Pévignon.
Mousienr le maréchal, le télégraphe nous annonce en ce moment que l'ennemi entre dans le golfe de Capri à toutes voiles et qu'il forme sa ligne canonnière; prenez toutes vos mesures pour faire compléter toutes les batteries de côtes sur la rive droite du golfe, aûn que notre marine puisse s'y réfugier en cas de malheur; faites aussi tenir prêtes à marcher les deux divisions de l'artillerie de campagne ; vous pourriez aussi faire envoyer quelques détachements d'infanterie dans les batteries.
Arcliives du prince Murât, lî, XIV, p. 19.
Le 8 octobre 1808.
Sire,
Le drapeau national remplace sur les tours de Capri le drapeau anglais, 700 prisonniers, dont 22 officiers, sont déjà eu notre pouvoir, et le major Hamell a été tué par un voltigeur napolitain. Le régiment Uoyal-(^orse s'est retiré dans Capri et le fort, mais j'espère annoncer à Votre Majesté dans deux jours que nous sommes maîtres de toute l'ile ; nous le sommes déjà des ports, de manière que l'ennemi ne peut recevoir aucun renfort, deux mille hommes d'élite sont dans l'ile, ils ont des vivres pour trois mois, et trente bouches à feu de siège sont approvisionnées à 400 coups par pièce. Des batteries sont terminées, des canons et des mortiers feront feu cette nuit sur le fort et la ville, et des vivres et munitions seront envoyés tous les jours.
Depuis trois joins des forces navales supérieures étaient en vue, aujourd'hui un combat s'est engagé entre les canonnières; six des nôtres ont combattu jusqu'à la nuit huit de l'ennemi, deux bricks et deux galiotes; une frégate ennemie y a même pris part.
le reste s'est tenu au large, craignant de s'engager dans le golfe.
Je viens d'ordonner de réunir les 30 canonnières et d'attaquer cette nuit celles de l'ennemi ; il fait calme et les frégates ne pourront prendre part à l'action. Sire, les troupes de l'expédition, fiançaises, italiennes et napolitaines, se sont conduites à n\erveille; jamais débarquement ne fut plus difficile, il a fallu aborder sous le feu de la mitraille et de la mouscjueterie et cramponner les échelles pour arriver à terre et gagner les hauteurs d'où l'ennemi aurait pu nous écraser; les Corses ont abordé les premiers avec 100 hommes de la garde, un sergent de la marine de la garde a débarqué le premier et a été planter l'étendard tricolore sur le fort d'Anacapri, c'est à dire sur le palais de Tibère.
L'ennemi a beaucoup souffert, notre perte a été de 60 blessés et dix morts ; que Votre Majesté soit sans inquiétude, dix mille Anglais ne feront pas abandonner l'ile aux braves chargés de la défendre. Notre marine a beaucoup contribué au succès, je ne saurais assez dire à Votre Majesté avec quel zèle tout le monde s'est montré; dimanche au soir, je n'avais encore aucune barque de transport ; les vivres, l'artillerie, les munitions étaient encore dans les magasins, et lundi à 10 heures du soir, l'expédition était partie, 1 000 matelots furent pressés dans la nuit et tous les équipages complétés.
Sire, je donnerai ta Votre Majesté, en annonçant la reddition du fort, tous les détails de cette brillante expédition qu'on avait regardée jusqu'à ce moment comme impossible, elle est d'un intérêt majeur pour Xaples et d'un bon augure pour l'expédition de la Sicile.
L'ennemi ne pourra tenir la mer encore huit jours, il sera obligé de s'éloigner et nous alimenterons toujours l'ile.
Je suis...
JoACiiiM Napglkox.
P. -S. — Je n'ai pas écrit plus tôt à V^olre Majesté parce que je voulais lui annoncer la prise du fort.
Guerre el Arcliives du prince Mural. R. X\IX, p. i.
3507. — MURAT A X.^POLEON
Le 9oclobrc 180«.
SlRE,
Je n'ai point de nouvelles directes de Capri depuis hier. Il est .'jurvenu un coup do vent de Sud-Est qui a déjà forcé la flotille sici-
ROYAl ME DE \APLES. — 1808 3il
lienne à gagner le large, on ne l'aperçoit déjà plus, et deux frégates anglaises semblent vouloir imiter leur manœuvre. Le temps est affreux, cependant des embarcations sont toutes prêtes pour profiter du premier moment de beau temps pour porter des vivres à Capri ; nos mortiers commencent à faire feu sur le fort et le village. Nos canonniers ont fait merveille.
Aujourd'bui, j'ai été avec la Heine faire une visite à S' Janvier ' et j'ai profité de cette occasion pour faire la distribution de l'ordre des Deux-Siciles. J'ai été très satisfait de l'esprit public, l'entbousiasme se soutient toujours; l'expédition de (sic) doit assurer pour jamais la tranquillité du royaume. Ce .«erait le moment de faire celle de la Sicile, j'en garantirais le succès, car l'ennemi a disposé de toutes ses forces pour les porter en Portugal. J'attends le rctoiu" d'un envoyé dans cette ile pour donner à Votre Majesté l'état exact des forces ennemies. On a tiré à Messine et à Palerme le canon de réjouissance pour la capitulation de Junot, je n'y ajoute pas foi. On nous écrit de Trieste qu'on y travaille avec la plus grande activité à y équiper, ainsi qu'à Fiume, les cinquante bâtiments qui y sont prêts à mettre à la voile pour l'Espagne, lis seront escortés par les Anglais jusqu'à .Malte. \ous ne croyons pas à cette nouvelle. Je suis bien malbeureux depuis que j'ai perdu l'espoir de vivre auprès de Votre Majesté, depuis que je ne suis plus son enfant gâté.
Je suis...
Guerre.
3508 — MUR.^T A SALICETI
9 oclobre 1S08.
Monsieur le ministre, j'apprends par le télégraphe que la Hotte ennemie gagne fortement le large. Préparez des transports et fiiitesles charger de vivres et de nmnitions, afin de profiter du premier beau temps pour les faire passer à Capri.
' a Murât, écrit M Frt-déric Ma.sson, attribua une reotc aamicllo de 2 GOO ducats au chapitre de la chapelle du Tré.sor, il décora les chanoines d'une médaille d'or à l'effigie du saint, Poter cl cnslos palriw, et lui-même en grand cortège .. il s'y rendit; de ses propres mains, il déposa sur l'autel un soleil d'or enrichi de pierres précieuses, il subit tous les olfices et avant le Te Deum de Païsiello, il distribua des conimanderies de l'ordre des Deux- Sicilfs aux archevêques dont il venait de recevoir le serment, j {Xapoléoii et sa famille, IV, p. -389). L'Empereur reprocha vivement ii Murât d'avoir fait des singeries pour saint Janvier.
3509 — AIlRAi A SALICKTI
10 octobre 1808.
Mousifur lo iiiiiiistro de la ("iiumto, jo vous ai écrit le 29 septembre, pour que vous fissiez prendre des renseijjnements sur le sieur Harbatelli; vous ne m'avez pas répondu à ce sujet.
Je vous ai écrit le même jour pour me l'aire connaître s'il y aurait quelqu'inconvénient de donner à. la gendarmerie napolitaine les mêmes attributions qu'à la gendarmerie française pour la police judiciaire; vous ne m'avez j)oint encore donné votre avis.
J'ai décidé que le général Compère quitterait Salerne pour aller prendre le commandement de (lacté, et qu'il ne con.serverait plus son aide-de-camp ; laites exécuter mon ordre. Je ne sais pas non plus si iMateo Guida a été puni.
Arcliiies du prince Murât. R. XVI, p. 12 et 13.
:J510 — MUR.^T A NAPOLKOV
Xaples, 10 octobre 1808, à raiiiuil.
SiRK,
La croisière ennemie est toujours sous Capri, Klle nous a empêchés de cçmmunitiuer aujtturd'hui, cependant nous avons entendu sur les 3 heures une forte fusillade tout-à-fait sous les murs de la ville et du fort, et une forte canonnade des chaloupes canonnières ennemies et des forts que l'Anglais occupe encore. Ktait-ce une sortie ou une attaque sur la ville? C'est ce que je ne sais pas positivement. Il serait plus vraisemblable que ce fut une sortie de la part de l'ennemi pour chercher à détruire nos ouvrages. Il est onze heures du soir, et, depuis 3 heures, nous n'avons pas entendu un seul coup de canon. Le général Lamarque et le colonel du génie d'Hautpoiil qui dirigent le siège, ont écrit, il y a trois jours, qu'il était impossible que le fort put tenir pendant trois fois 2i heures. J'ai fait partir ce soir une petite l)ar(|ueet je lui ai promis 200 louis si elle m'apportait demain dans la journée des nouvelles. Je suis sans inquiétude, ainsi que je l'ai mandé à Votre Majesté, on m'assure que nous avons des vivres pour trois mois, et il e.<!t impossible fjue la croisière ennemie puisse, dans la saison actuelle, y rester encore tin mois, sans être obligée par un coup de vent à s'éloigner,
HOVAlMIi I)K XAPLKS. — 1808 3V3
et nous n'avons besoin (|ue de six heures pour ravitailler l'ile pour trois mois de plus.
Le canon qu'on supposait avoir été tiré à Messine en réjouissance de la capitulation du général Juuot, n'a eu lieu que pour la fête d'un saint; on n'a pas encore de nouvelles positives des expéditions parties de Sicile.
J'adresse à Votre Majesté les dernières nouvelles que j'ai reçues de Rome. Le Pape n'y exerce plus aucune espèce d'influence; il y est même, pour ainsi dire, tourné en ridicule. Votre Majesté pourra s'en convaincre par le rapport ci-joint au sujet du portrait du S. Père que l'on court en foule voir chez un marchand d'estampes et qui amuse, dit-on, dans ce moment, les habitants de la capitale. La tranquillité la plus parfaite continue à se maintenir dans tout le Royaume.
Sire, à force d'ordre et d'économie je suis parvenu à me procurer les moyens de payer à l'avenir le courant de tous les services, et même de payer tous les mois quelque chose de l'arriéré; mais, je le répète encore à Votre Majesté, j'ai besoin qu'Elle m'autorise à mettre son armée sur le pied de paix, car je ne puis y mettre les troupes napolitaines que lorsque Votre Majesté y aura mis les siennes, et il doit paraître ridicule que ma garde et les troupes qui font le service dans ma capitale soient sur le pied de guerre. Les maladies diminuent et l'armée de Votre Majesté paraît très contente et très bien disposée; elle est animée du désir de donner à Votre Majesté des preuves nouvelles de son amour.
Je suis...
Guerre et Archives du prince Muraf. R. XXIX, p. 5.
3011. — MLR.^T A SALICr-lTI
Au minlHre de la Guerre.
10 octobre 1808.
Monsieur le ministre, vous avez alloué au commissaire ordonnateur des Calabres pour le service des subsistances qui devrait avoir été fait par la compagnie Lambreschini, 33,333 ducats et 3,518 pour dépenses imprévues du matériel de la division. Comme le service des subsistances a du être fait par la compagnie liambreschini, vous ordonnerez à cet ordonnateur de rendre ses comptes et de justifier de l'emploi des fonds que vous aurez mis à sa disposition.
m JOACHIAI M nu Aï
Je (Icsiro aussi que \ous envoyez à la section de la Guerre du Conseil d'Ktal, les comples de la coinpajjnic Lanibreschini.
;5rU2. — MURAT A SALlClsTl
11 octobre 1808.
Au nn'nish'C de la Guerre.
Monsieur le ministre, à eonipter (\\\ I " novembre prochain, tons les officiers de l'armée morte seront mis sur le pied de paix, et les dépenses allouées pour les frais de poste seront supprimées. Quand je jugerai convenable et urjjent d'envoyer des ol'ficiers, je prendrai des mesures i)our qu'elles soient payées.
Arcliivos du priiicp Mural. R. XVI. p. 13.
3513. — MIRAT A SALICETI
11 octobre 1808.
Au ministre de la Police.
Monsieur le ministre, je vous envoie le procès-verbal d'un interrogatoire subi par des individus débarqués à Terracine, sur un bateau venant de l'île de Ponza. Vous y verrez que ces individus peuvent être soupçonnés d'avoir des intelligences avec l'ennemi et d'être ses agents ; une lettre trouvée dans les effets de l'un d'eux pourra aussi vous donner des indices sur une femme à la recherche (le laquelle la police paraît être, et qui tient à une famille dont plusieurs femmes sont déjà arrêtées.
Arcliiics du prince Mur.it. 11. XVI, p. li.
351V. — Ml RAT A SALIOliTI
II oclobre I80X.
Au ministre de la Police.
Monsieur le ministre, je suis informé que 5 à 6 voleurs d(> la rommune Del (îollc ' de la Province de .Molise, commettent tous les
' Collcdanciiisr, ilans la provinii' iu IiicIIl- dr Cuinpobasso.
ROYAIMK DK X^APLES. — 1808 345
jours des vols dans les environs et qu'ils reçoivent des vivres de leurs parents de la mètne commune, et que le Gouvernement se montre très indifférent. Faites prendre des renseignements et ordonnez la recherche de ces hrigands. Je suis aussi informé que le Procaccio des Ahruzzes venant de Naples et escorté par cinq armigeri, a été assailli aux environs de la commune de Hionero par dix voleurs qui à la première décharge tuèrent deux gendarmes et pillèrent la voiture; faites-les poursuivre par les gardes civiques.
Archiies du prince Murât. K. XVI, p. 14.
:j51.î. — MIRAT A XAPOLEOX
IVaples, 11 octobre 1808.
SiRK,
Je n'ai pu encore aujourd'hui communiquer avec Capri; le temps est très mauvais et l'ennemi croise sous cette île avec 2 frégates, 4 corvettes, 2 hricks, 2 galiotes et li canonnières. Nous avons entendu le canon deux ou trois fois dans la journée, ainsi qu'une forte fusillade. J'espère néanmoins avoir des rapports dans la nuit, ou demain dans la matinée. La tranquillité la plus parfaite continue à régner dans le royaume.
Je suis...
Guerre et Archives du prince Murât. R. X\I\, p. 6.