‹ Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1767-1815Chapitre 69 sur 104 · MURAT \ SAVARY · texte numérisé non relu

MURAT \ SAVARY

:{ no\eiiibre ISOH.

A monsieur le duc de I{ovi(/o, en Fraîicc.

Monsieur le duc, je ne puis prendre pour mon aide-de-camp, monsieur de Eussan, qtu' vous me recommandez; mais je le recr-vrai dans un des régiments de ma (larde, aussitôt que vous aurez (d)tenu pour lui une lettre de passe de rEm|)ereur.

.Iircliiw» ilu priiiip \liirat. H. XIV, p. •'{.'».

ROVAl'MK 1)K \APLKS. — 1808 385

3566. — MURAT AU (ÎÉXÉKAL iMORAM)

3 novembre 1808.

A monsieur le général Morand, commandant la 23' division mililaire.

Monsieur le général, j'ai reçu votre lettre de félicitations; j'ai été très sensible au bon souvenir des offlciers-généraux de la division que vous commandez, j'ai agréé la vôtre particulièrement.

Arciiives (lu prince iMnrat. R. XIV, p. 35.

3567. — .MUR. AT A CLARKI';

Le 4 novembre 1808. MONSIEIK LK COMTK, MINISTRE DE LA GUERRE,

Un parlementaire anglais a déposé à Capri 41 prisonniers dont je joins ici les noms; j'ai ordonné qu'à l'avenir on ne recevrait plus de parlementaires. Mon cbef d'état-major a dû vous rendre compte que le général Stuart proposait un cartel d'échange; je ne me suis pas cru en droit de l'approuver, sans préalablement en avoir obtenu l'autorisation de l'Empereur, et je me suis borné cà consentir que l'échange réciproque des prisonniers aurait lieu pour l'avenir, comme sous le règne du Roi Joseph qui l'avait toléré sans l'approuver. Ainsi les prisonniers continueront à nous être rendu par Scilla, à moins d'ordres contraires de l'Empereur. Je vous prie de me faire connaître ses ordres à cet égard.

Le Vice-Roi d'Italie ne m'a pas encore fait connaître l'itinéraire des troupes que vous m'avez annoncées.

Ne pouvant me procurer des chevaux de remonte dans mon royaume, ni dans les Etats voisins, je suis forcé de recourir aux bontés de l'Empereur. V'Oudriez-vous être assez bon pour lui faire la demande d'une autorisation d'extraire de France six cents chevaux que j'y ferais acheter; si j'étais privé de cette ressource, il me serait impossible de remonter ma cavalerie et le peu que j'ai aurait bientôt cessé d'exister. ,

J'ai écrit déjà plusieurs fois à Sa Majesté pour être autorisé à mettre l'armée sur le pied de paix, le mauvais état de mes tinances et les besoins immenses de mon royaume ne me permettant pas de

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tenir sur pied de jiucrrc mes troupes; ceijeudaul, rien de plus absurde ()ue de voir la «{arnison de ma eapilale et la «jarde (|iii fait le service de mon palais èire sur ce |)ied ; je ne |)uis néanmoins mettre sur j)ied de p,ii\ des lroM|)es napolitaines (juand les troupes françaises de la nu'-me jjarnison seraient sur le pied de «jucrre. Je vous prie d'obtenir uiu* décision faxorable de rKmpereur, en lui observant que toutes ses troupes en Italie et dans les Ktats Romains sont sur le pied de |)ai\.

Sur ce...

Guerre et .^rrliiies du priiire Mur I. H. XIU, p. 35.

356S. — \APOLi:0\ A MURAT'

Bayunni', ce 4 iiovcinbre ISOH.

Mon frère, j'ai lu avec j)laisir votre relation de la prise de (lapri. Je pense conune vous que le général Laniarque a fait une bêtise en laissant écbapper les Anglais. Je vous recommande de faire ra|)peler toutes mes troupes sur le continent. Encouragez bien celte désertion des Corses du service anglais, elle est utile sous tous les points de \ue. Menacez la Sicile par toutes sortes d'opérations.

Sur ce, je prie Uieu...

Votre bon frère.

N.ir'oi.Kov.

.Arcliives du prince Murât. D. -i"0. 12.

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